21 février 2011

Water makes money

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NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS
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Censé être diffusé sur ARTE  à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau le 22 mars 2011 à 20h15, malgré le dépôt de plainte pour diffamation porté par le groupe Veolia, numéro 1 mondial du secteur.
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Voici  Water makes money dans son intégralité sur « cequevousdevezsavoir » 
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Soit dit en pensant, au Québec nous pourrions très bientôt être confronté  à une privatisation de l’eau. La province est plus endettée que jamais, si nous étions un pays, nous figurerions dans le top 20 des pays les plus endetté de la planête. http://www.iedm.org/fr/e  Il est important de comprendre que nous pourrions tôt ou tard être approché par ces compagnies pour privatiser ce bien public nous appartenant tous. Être approché est un grand mot, ça fait longtemps qu’il y a du lobbying entre le gouvernement et ces compagnies. Pour les sceptiques d’une future privatisation de l’eau au Québec: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201101/27/01-4364275-attention-eau-quebecoise-a-vendre.php
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Réalisation: Leslie Franke & Herdolor Lorenz
Production: KernFilm

SYNOPSIS
Tout comme l’air que nous respirons, l’eau est un élément indispensable à la vie. Ainsi, le 27 juillet 2010, l’accès à l’eau potable a été intégré à la Déclaration des Droits de l’Homme par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Malgré tout, l’eau reste en proie aux intérêts économiques des entreprises multinationales obsédées par leurs profits. Cette mainmise sur l’or bleu touche aussi bien les pays en voie de développement que les riches pays industrialisés…
Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux de l’eau pointent leur museau. Ensemble, ils constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. En France, par exemple, ils approvisionnent près de 80% de la population. Conséquences : hausse vertigineuse des prix à la consommation, baisse de la qualité de l’eau, manque de transparence souvent lié à un climat de corruption… Même s’il ne s’agit plus de privatisation à proprement parler, mais de partenariat public-privé, le résultat est le même : les profits sont privatisés et les pertes collectivisées.
Le documentaire Water Makes Money explique comment les entreprises multinationales s’accaparent la distribution de cet élément vital et créent ainsi une alchimie déroutante : elles transforment l’eau en argent ! L’analyse de ce phénomène par des experts est agrémentée par plusieurs exemples de communes, allemandes et françaises, en proie à la domination de ces entreprises peu soucieuses d’offrir un service de qualité. Mais, à l’instar de Paris, des collectivités se soulèvent pour passer en régie publique. Le contrôle citoyen de l’eau est nécessaire et possible…
Note d’intention des réalisateurs
« La plupart des humains ne se rendent compte de la valeur d´une chose que lorsqu’elle leur manque : l’eau fait partie de ces choses. Un être humain est constitué à 70% d’eau. Il lui faut refaire le plein sans cesse sinon c’est la mort au bout de 3 jours. C’est pourquoi l´eau, nourriture de base indispensable, a toujours été un bien public, géré publiquement. Jusqu’à aujourd’hui l’approvisionnement en eau dans le monde entier, est à 80% encore public. L’eau potable et l’assainissement sont toujours un monopole local. Nulle part au monde ne circulent dans les mêmes tuyaux, des eaux distinctes, de fournisseurs concurrents. Un marché est impensable. Qui privatise malgré tout ce service vital, remplace un monopole public par un monopole privé.
Pourtant c’est exactement ce qui se passe actuellement, partout dans le monde, au nom de la concurrence et du marché, lorsque des multinationales de l’eau comme Veolia et Suez, frappent à la porte de communes à court d´argent. Veolia, multinationale née en 2003, à la suite du plus important crash financier de l’histoire en France, celui de Vivendi Universal, – Veolia donc est présente dans au moins 69 pays sur les cinq continents et en cela le N°1 incontesté de la gestion privée de l’eau. En Allemagne, la multinationale française a réussi, par des participations dans les services des eaux de plus de 450 communes, à prendre la première place dans l’approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées. Les multinationales françaises annoncent tous les jours de nouvelles conquêtes. Ils promettent l’efficacité, des financements avantageux et le développement durable. Cependant, chez eux, en France, on leur fait de moins en moins confiance…
C’est précisément là où Veolia et Suez fournissent l’eau de 8 citoyens sur 10, que de nombreuses communes veulent se débarrasser des deux entreprises, l’opacité, la mauvaise qualité de l’eau, une augmentation continue des prix et l’abus de leur situation de monopole, voilà les reproches qu’on leur fait. Les communes ont du mal à contrôler si les prix facturés correspondent bien au travail effectué. Est-ce que les milliards de redevances payés pour la réparation des tuyaux ont bien été utilisés à cet effet ? L’argent de l’eau des communes françaises n’a-t-il pas financé l´expansion mondiale de Suez et de Veolia ?
À Paris, au cœur de leur pouvoir, les géants de l´eau ont déjà une plaie dangereuse. La capitale et plus de cent communes françaises ont décidé de reprendre le contrôle de ce service vital.
Le film « Water Makes Money » veut informer sur cette évolution actuelle. Il veut montrer les leçons que Paris et d’autres communes françaises ont tiré de la domination de Veolia & Co et comment elles réussissent à reprendre l’eau en régie publique »
Lorsqu’on lance une vidéo tout devient blanc, c’est normal, ça peut durer 15 à 30 secondes et la vidéo commençera. Il faut simplement patienter un peu, ces vidéos font entre 700Mo à 900Mo, alors c’est normal.




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Durée de la vidéo : 89 minutes


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2 commentaires:

  1. Ou l'on voit que les cadeaux des grands groupes sont parfois uniquement des avances de finances à faire rembourser par les consommateurs. A 12% c'est super !

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  2. Hello,

    L'eau est un cadeau du ciel et devrait être gratuite. Si tout n'était pas aussi pollué, pesticides, anti bio, pour ne citer qu'eux, pas besoin de centres d'épurations.

    Bref, un cercle vicieux et une question de "fric"!

    Bien a vous, Léa

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