05 février 2011

Le voleur de culottes de la reine Victoria (suite et fin)

A la demande de Ferlinpimpim, voici la suite de l'article sur le voleur de culottes de la reine Victoria...


Le Dr Bondeson , maître de conférence en rhumatologie raconte : « Le gars Jones était très doué pour rentrer dans le palais. On ne pouvait tout simplement pas le tenir à l'écart.
Il s’asseyait sur le trône, regardait des livres dans la bibliothèque royale et allait dans les appartements privés de la reine Victoria, il a même volé une fois ses sous-vétements. »
Ce qui est étonnant, c'est à quel point il a pu s'approcher si près de la reine et les mesures extraordinaires prises par les autorités pour se débarrasser de lui.
Ils avaient peur de ce que pourrait raconter le gars Jones aux gens, et de ce qu’il pourrait en faire. Personne ne savait vraiment ce qu’il se passait dans sa tête.
Bien qu’il n’ait pas été reconnu coupable de vol lors de sa première entrée par effraction en décembre 1838, les autorités britanniques ne voulaient pas laisser impunis ses deuxième et troisième délits. Le gouvernement décida que le garçon devait comparaître devant le Ministère de l’Intérieur et que ce soit le Conseil Privé qui donne la sentence, procédé rarement utilisé depuis l’époque des Tudors. Ils fut condamné à la prison par deux fois, en décembre 1840 et à nouveau en mars 1841, où on le condamné cette fois aux travaux forcés avec pour seule nourriture du pain rassis et du gruau d'avoine.
Chaque audition fut tenue secrète dans le but d’épargner à la famille royale encore plus d’embarras.
Mais les autorités n’avaient pas compté avec la célébrité du gars Jones et avec l’intérêt des journalistes de l'époque qui se sont débrouillés pour l’interviewer et rapporter les évènements.
D’après les recherches du Dr Bondeson, Jones a été déporté dans l'ouest de l'Australie pour travailler comme vendeur de patés en croute, pour finir ensuite sa vie à Melbourne chez son frère.
Il est mort d'alcoolisme le 26 décembre 1893 autour de 70 ans, après être tombé saoul d’un pont et avoir atterri sur la tête.
Le Dr Bondeson conclut ainsi : « Le gars Jones fut le premier traqueur célébre reconnu dans l’histoire. Mais c'était un traqueur d'un type étrange. Il ne poursuivait pas la Reine partout, mais montrait une fascination pour le palais de Buckingham. »
Voilà révélée l'histoire extraordinaire du plus célèbre traqueur au monde, qui pénétra à maintes reprises dans le palais de Buckingham et vola les culottes de la reine Victoria...
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Pour la petite histoire :
Victoria est née le 24 mai 1819, enfant unique du Prince Edouard, duc de Kent. Elle régna de juin 1837 jusqu'à sa mort.
En 1840, elle épousa le Prince Albert de Saxe-Cobourg. Ils eurent 9 enfants (dont certains hémophiles) et 42 petits-enfants, dont 26 se marièrent à des cours royales européennes, ce qui lui valut le surnom de "grand-mère de l'Europe". 
Avec une durée de 63 ans et 7 mois, son règne fut le plus long de tous les règnes de monarques britanniques et le plus long règne dans l'histoire des femmes.
Elle échappa à une tentative d'assassinat à l'âge de 18 ans, enceinte de sa première fille (nommée également Victoria). Elle détestait être enceinte, allaitait avec dégoût et trouvait ses nouveaux-nés extrêmement laids.
Elle fêta son jubilé d'or en 1887 et son jubilé de diamant en 1896.
Elle survécut à trois de ses enfants et à onze de ses petits-enfants.

Elle est décédée d'une hémorragie cérébrale le 22 janvier 1901, à l'âge de 81 ans.

Elle avait demandé à être habillée de blanc et non de noir pour son enterrement. Il neigea ce jour-là.

Ce fut son fils Edouard VII qui prit sa succession.
File:The Young Queen Victoria.jpg
La reine dans sa vingtième année
File:Queen Victoria 60. crownjubilee.jpg
En 1897 

3 commentaires:

  1. C'est la reine Victoria qui demanda le prince Albert en mariage en 1840 (une année bissextile) et maintenant la coutume veut en Angleterre que les années bissextiles les jeunes filles peuvent demander les jeunes hommes en mariage.

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  2. Autant que je me souvienne, elle était amoureuse de son cocher, et ce ne fut pas un amour "platonique". Bonne soirée et merci pour votre blog.

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  3. Merci beaucoup pour cette histoire inconnue. Bisous.

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