04 février 2011

Le saviez-vous (suite)



Extraits de V.I.T.R.I.O.L. N° 12

Une longue (à transcrire) interview de Joël Labruyère, sans concessions, mais fort instructive, comme à l'habitude.

“ANTICIPER LE FUTUR...”

V.I.T.R.I.O.L. :Vous avez été présenté dans les médias comme “l'éminence grise des sectes”, le “conseiller secret des gourous”. Qu'en est-il vraiment ? Quel est votre rapport avec les minorités spirituelles ?

Joël Labruyère :Tout cela est amusant. Défenseur des indéfendables, je crois que c'est un titre qui me convient. Toutefois, il ne faut rien exagérer, et certains gourous, comme on dit, m'ont exaspéré par leur arrogance et leur ignorance. Ils sont pour la plupart inféodés à leur soi karmique, ce qui leur procure quelques petits pouvoirs et un charisme séducteur.
Quant aux minorités spirituelles, l'expression est exacte, plutôt que “sectes” qui est une formule utilisée par l'inquisition de la république. Conseiller des minorités spirituelles, oui.
Depuis 1996, j'ai aidé les gens qui étaient em difficulté, persécutés, menacés à cause de leurs croyances. Celles-ci ne sont pas forcément les miennes, même pas du tout, mais comme disait Voltaire : “pour défendre la liberté d'expression, je défendrai mon ennemi.” Sur cette base, je me suis mis à travailler, à essayer de comprendre ce qu'étaient ces communautés, ces petits groupuscules qu'on dit sectaires. J'ai étudié leurs idées, leurs croyances, leurs pratiques, sans préjugé aucun. Je voulais juste défendre ces gens, au nom de la liberté d'association, y compris de vie communautaire, ce qui est mal considéré.

Comment a commencé votre croisade contre cette “nouvelle inquisition”?

Je suis intéressé par les idées non conventionnelles. J'ai navigué dans pas mal de croyances, d'idéologies, de voies initiatiques, parcourues et traversées plus ou moins en diagonale, et ce pendant longtemps. Disons que j'ai toujours été intéressé par toutes les doctrines possibles et imaginables, orientales ou occidentales. J'essaie de comprendre toutes les façons de concevoir la vie, la mort, que ce soit de façon orthodoxe ou ésotérique. Tout m'intéresse. J'ai acquis ainsi une capacité de discerner très vite de quoi il retourne quand je suis face à une croyance, à une doctrine. Je veux voir d'où elle vient, quelles sont ses racines, de quel terreau elle est sortie ou, au contraire, si ce n'est simplement qu'une fantaisie Nouvel Âge, comme une bulle qui explose à la surface de la culture décadente.
Em parallèle, il y a en moi une pulsion profonde à me révolter et à attaquer toutes les formes d'inquisition, de normalisation mentale, par respect pour la diversité spirituelle.

A votre avis, qui est à l'arrière-plan de la chasse aux sectes ? Qui a intérêt à diaboliser les initiatives communautaires qui sortent du cadre des religions banalisées ?

Les groupes se rassemblent pour obtenir une certaine force collective. Evidemment, le système social et économique veut que les gens soient individualistes, que chacun ait sa voiture, sa maison, etc., et que personne ne regroupe ses moyens avec d'autres. Dès qu'une communauté se forme, la voiture et la maison peuvent servir à plusieurs. Il y a une grande économie de moyens, et c'est ce que le système ne veut surtout pas. En fait, le système français attaque toute idée de mise en commun des moyens de survie pour ses citoyens, alors qu'il le tolère pour des ethnies étrangères qui prospèrent grâce à une organisation communautaire. Il y a en fait une discrimination contre les français qui n'ont que la liberté de rester isolés dans leur petite vie.

Mais qui a organisé cette chasse aux sectes ?

Elle a été organisée par différents lobbies qui se rejoignent sur la même idéologie. Il y a d'abord le jacobinisme, qui ne tolère aucune différence. Tout le monde doit marcher à la baguette depuis l'école maternelle jusqu'à la maison de retraite. C'est la politique centralisatrice de la France, tous au même régime, ce qu'ils appellent l'égalité. C'est évidemment une tromperie. Et puis il y a des lobbies religieux et idéologiques qui refusent que les citoyens s'écartent de leur pensée dominante, à savoir les croyances scientifiques et religieuses dont les dogmes sont officialisés dans notre culture. Le reste n'est pas considéré comme relevant d'une pensée saine mais d'une déviance psychopathologique. Par exemple, l'Eglise catholique, avec notamment l'ordre dominicains et les jésuites, ne veut pas que se perpétuent certaines hérésies anciennes. Certaines loges maçonniques devenues très intolérantes, laïques et matérialistes, veulent empêcher que les idées ésotériques se développent. Elles se réservent les secrets de l'occultisme. Quant au judaïsme, il a un projet global de contrôle de la planète au niveau idéologique et économique.
Qu'est-ce qui est toléré en France ? Le bouddhisme tibétain, l'islam et le judaïsme. En dehors de cela, si vous êtes dans une autre catégorie, vous êtes un hérétique, potentiellement asocial.

Il y aurait une intolérance spirituelle d'une part, et une intolérance politique d'autre part ?

C'est le même système. La source de l'intolérance est la même. Les lobbies anti-sectes ne veulent pas que, dans le grand projet d'unification de l'ordre mondial, il puisse exister des poches de dissidence. Ils craignent les groupes qui feraient leurs propres lois, qui formeraient leur gouvernement et pourraient devenir autonomes.

Pensez-vous qu'il soit possible de sortir de ce système d'emprise sociale?

Je ne suis évidemment pas partisan de l'ordre mondial uniforme. Je suis un opposant farouche à ce système, inéluctable par ailleurs, on le sait bien. Je propose que des communautés se forment en marge de la société conforme. Elles seront d'abord des communautés de pensée, et deviendront progressivement des communautés autonomes au niveau énergétique.

Est-ce que cela pourra aller jusqu'au plan physique ?

Oui, il le faudra, car dans le système actuel on ne peut pas échapper à la globalisation économique. Nous sommes tous soumis à cet esclavage. Mais il est fort possible qu'à l'avenir le système de contrôle ne puisse pas enfermer tout le monde. Des foyers libres se formeront, dès l'instant où cette civilisation aberrante commencera à craquer. Soit par des catastrophes naturelles, soit par des bouleversements sociaux. Tout est possible. La paix à long terme, durable, cela n'existe pas. Il y aura encore des bouleversements étonnants sur la planète, qui nous permettront de nous séparer des gouvernements en place et de réformer de petites unités, comme ce fut le cas, par exemple, dans les villes autonomes et les petits royaumes de la Grèce antique - gage d'une civilisation à visage humain.
Les clans dissidents du futur s'organiseront pour survivre dans des conditions qu'on ne peut pas décrire pour l'instant. A ce propos, une prophétie sérieuse affirme que l'humanité va se scinder ne deux groupes : ceux qui seront noyés dans l'ordre mondial et robotisés, et d'autre part, ceux qui se regrouperont dans des communautés protégées par les puissances des dimensions supérieures. Ces forces divines ne pourront pas laisser toutes les âmes devenir robotiques et quasi insectoïdes.

La chasse aux sectes est-elle une nouvelle inquisition pour contrer ceux qui pourraient s'organiser dans le futur ?

Oui. La politique se pense longtemps à l'avance. Les dirigeants de notre planète ont prévu que dans les siècles à venir (!), il y aurait des enclaves dans lesquelles des êtres se rassembleront pour former des communautés dissidentes de l'ordre mondial. Des groupes qui diront non à la robotisation et aux mutations scientifiques. Les dirigeants occultes préparent déjà la riposte contre ces communautés à travers la chasse aux sectes, qui n'est qu'une répétition, un avant-goût des persécutions futures, quand véritablement une nouvelle race d'êtres libres se séparera de l'humanité ordinaire.
(...)
Je ne poursuis pas le modèle d'Osho (empoisonné par les services secrets américains), ni de Lanza Del Vasto (sur le plateau du Larzac, où les gens pouvaient vivre d'une façon confortable dans des conditions rigoureuses en hiver. Sans électricité, sans appareils et sans tracteurs, ils pouvaient cultiver et se nourrir. C'était une communauté agraire.) A l'avenir, les communautés devront trouver les moyens de produire de l'alimentation végétale par des méthodes beaucoup plus sophistiquées, sur de petits espaces, voire des cultures clandestines pour que les autorités ne puissent pas les repérer.

Vous-même, vous sentez-vous de cette trempe-là?

Je ne poursuis pas le modèle d'Osho, de Lanza Del Vasto, ni d'aucun mouvement connu. Modestement, je tente de réaliser une expérience d'abord sur le plan de l'unité spirituelle, avant de passer vraiment à la survie pratique, pour unifier un groupe qui deviendrait énergétiquement autonome, dans le sens spirituel du terme. Cela pourrait aller jusqu'à déclencher dans le groupe des phénomènes de concentration de radiations et d'énergie éthérique, ce qui permettrait d'envisager la vie et la survie d'une façon complètement différente.

Il y a donc nécessairement à la base de tout groupe une unité spirituelle avant qu'elle ne devienne une force agissante ?
Bien sûr, l'union matérielle ne veut rien dire. Il faut qu'il y ait une unité spirituelle. L'unité spirituelle, c'est assez mystérieux. Ce n'est pas une croyance commune, c'est une façon d'arriver à un point d'accord et d'harmonie dans un groupe, grâce auquel les gens dépassent les limites de l'individualisme ordinaire. Ils se considèrent d'abord comme les éléments d'un clan plutôt que des personnes isolées, naviguant seules dans un monde cruel.

Est-ce que les groupes qui dirigent le monde actuellement doivent leur succès à leur organisation et à leur unité profonde ?

Oui, tous les groupes ! Les lobbies bien organisés sont des clans fermés, des familles, des dynasties. La maçonnerie, les jésuites, le judaïsme, les tibétains, ce sont des clans puissants, qui tirent leur force de leur unité et de leurs buts communs. C'est une unité psychique. L'unité matérielle ne suffirait pas à générer cette force.

Vous ne pensez donc pas qu'il faille essayer de changer de société ?

Le système est en progression négative constante. La technologie des ondes va s'étendre durablement, et inéluctablement dans un mauvais sens. La planète devient de plus en plus électromagnétique. On va vivre dans les ondes. Il n'est pas question de rêver que cela change. Il faut que la décadence matérialiste aille jusqu'à son terme. Ce terme signe hélas la destruction de la nature, ce qui est déjà en partie réalisé, si on a encore assez de coeur pour ressentir ce qui se passe vraiment sur la Terre. C'est un ravage quotidien, auquel les gens s'habituent parce qu'on leur montre encore des décors naturels à la télévision, décors déjà moins naturels quand on les approche de près. Les gens vont de plus en plus s'écarter de la réalité pour entrer dans un monde virtuel, artificiel, imaginaire, qui leur conviendra mieux puisqu'il est plus confortable que la dure réalité. La vie se déroule finalement comme dans un grand microprocesseur, un ordinateur dans lequel les âmes peuvent naviguer sur des réseaux électromagnétiques.
(...)
Un être lucide doit plutôt être favorable à l'écroulement de ce système. D'accord ? Et pas à son amélioration. Aujourd'hui, la trahison est de vouloir améliorer les choses à la façon du Nouvel-Age. Tous ceux qui cherchent à améliorer la situation planétaire, finissent par renforcer les systèmes d'aliénation, par les rendre acceptables, ce qui est une escroquerie abominable.

A partir de ce portrait très sombre de la civilisation, quelles perspectives pour le futur ? Où placez-vous votre espérance ?

Comme on ne peut pas placer son espérance dans le monde matériel, puisque de toutes façons il est transitoire et périssable, il faut disposer d'une espérance métaphysique. C'est très important pour la survie et l'immortalité de nos âmes. C'est la seule question qui importe dans la vie : “est-il possible à l'âme de survivre éternellement, et sur quelle dimension se déroule l'immortalité ?”
La grande Tradition universelle nous enseigne qu'il y a d'autres univers ne fonctionnant pas sur la même fréquence que la nôtre, qui a un rythme dialectique de vie et de mort. Les univers divins sont en expansion constante, dans une dynamique d'élévation éternelle. Et cela n'a rien à voir avec les paradis nirvaniques de l'au-delà qui sont eux aussi temporaires. Donc l'espérance est de retrouver l'onde qui nous permette de nous raccrocher à ces dimensions divines. L'espérance, c'est le retour à notre patrie originelle pour redevenir des enfants des dieux. La vie terrestre ne laisse aucune possibilité de vie réelle. C'est un leurre.
Pour immortaliser nos âmes, il faut que nous opérions un travail sur nos systèmes biologiques lourds. Il faut faire muter nos structures psychologiques, émotionnelles et mentales, pour transformer notre système atomique, le faire vibrer sur la fréquence des rayonnements universels qui sont purs et puissants. Ces derniers se déversent actuellement dans l'atmosphère par les planètes Uranus, Neptune et Pluton, que l'on appelle les “planètes des Mystères”. Elles sont des transmetteurs d'énergie, de renouvellement complet de nos dimensions d'êtres incarnés. Ainsi, nous pouvons reconstruire notre véhicule d'immortalité, notre corps glorieux qui est fait de matière éthérique pure.
Ces planètes réactivées dans l'Ere du Verseau nous permettent de réaliser cette immortalisation. Voilà ma foi. Je crois en l'immortalité individuelle dans un corps divin. Ni plus, ni moins. Pas une immortalité d'automate angélique, mais une immortalité qui est un retour conscient sur la dimension éthérique supérieure de l'Univers. C'est la dimension sur laquelle les âmes incarnées dans le circuit terrestre sont actuellement en train de remonter, à condition qu'elles ne s'attardent pas dans les illusions de la vie physique et astrale. Mais beaucoup se perdent dans la quête d'un ego spiritualisé, ce qui mène à la réincarnation.
Il faut accélerer le processus de remontée par un travail d'unification du coeur et de la tête, de l'amour et de la pensée, afin de remettre en route le grand véhicule de l'âme que l'on appelle Merkavah dans la tradition héritée des Phéniciens. Nous avons un vaisseau individuel de toute éternité. Il faut lui redonner sa propulsion, remettre en route les moteurs de nos âmes. C'est là l'espérance. C'est à cela qu'il faut travailler, en sortant de l'atomisation, en se réunissant avec ceux qu pensent et ressentent comme nous, qui ont le même espoir que nous, et qui veulent regrouper leurs énergies pour avoir la force de s'élever ensemble.

Que les chercheurs d'absolu se réunissent en confréries énergétiques, en communautés d'esprit et de vie. Seuls, nous ne pouvons rien faire. C'est pourquoi, je défends le principe de l'association qui est la racine de la vie initiatique et spirituelle. Le futur sera aux groupes unis, aux petites unités indépendantes, séparées de l'ordre mondial. Car l'heure de la séparation a sonné.

A SUIVRE

2 commentaires:

  1. Merci Hélios
    J'avais lu ailleurs l'histoire de la scission de l'humanité en deux groupes , cela me parait tout a fait plausible.

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  2. Pour ceux qui voudront vivre sainement, ce détaché d’une pensée unique imposé et l’aliénation d'une société qui risque de devenir de plus en plus rigide et n'auront guère je choix, il me semble.
    Ce qui est certain afin que cela fonctionne s’est qu’il faudra revoir et se détacher en profondeur beaucoup de nos habitudes encrées dans notre psychisme

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