mercredi 13 février 2019

Apprenez à écouter Jacques Attali (vidéos)


Apprenez à l'écouter, les médias se chargent de diffuser sa bonne parole.

C'est cette vidéo de Christophe Cros Houplon, datée du 5 janvier 2019, qui m'a incitée à faire ce court article.

Vous pouvez démarrer directement à 1'45 :



Christophe Cros Houplon parle de cette vidéo du 2 janvier 2019. Il est vrai qu'Attali a mauvaise mine.


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Jacques Attali est né le 1er novembre 1943 (Pour ceux qui connaissent l'astrologie, il est Scorpion – Ascendant Taureau avec une Lune en Maison VIII) à Alger. Il est originaire d'une famille juive séfarade.


Sa page Wikipédia (sujette à caution comme toutes les pages Wikipédia, ce qu'ils avouent sur la page "discussion". Je vous recommande d'aller sur la page "discussion" quand vous faites une recherche pointue, on peut y lire ce qu'il est bon ou non de nous faire savoir) cite toutes les écoles par lesquelles il est passé. 
La bio rédigée par Attali lui-même sur son propre site est plus concise. 

Il a été "conseiller spécial" de Mitterand, mais il est l'éminence grise de tous les présidents qui ont suivi et très probablement celle du prochain (ou de la prochaine, comme il l'annonce dans une vidéo ci-dessous). C'est lui qui fait la pluie et le beau temps mauvais temps à l'Élysée.

Si l'on prête attention à ses interventions médiatisées (dont un bon nombre sur BFMTV), il nous prévient à l'avance de ce qui va se passer.

Voici quelques vidéos "annonciatrices" :

Juillet 2013 : à 0'51 :"Je pense qu'on aura une révolution dans ce pays" (Gilets Jaunes ?)


Ce qui est confirmé en Avril 2016 :


En août 2014 : il annonce l'arrivée de Macron et de son successeur (ou plutôt sa "successeuse" à 1'58 : "Je crois que je connais celle qui viendra après lui. Je dis qu'il y a dans la jeune génération des 25-26 ans des gens absolument exceptionnels, surtout des filles, qui feront la vie politique française. Mais il y en a plusieurs."
Un rapide calcul. Marion Maréchal est née le 10 décembre 1989. En 2014, elle avait 25 ans… Serait-ce elle ? Son père biologique lui a donné un nom de famille propice.




Octobre 2014 : L'arrivée des immigrants ("au nom de l'altruisme") et de Zemmour sur la scène politique (à 3'30) :



Mai 2015 : Confirmation de l'arrivée du Front National "Si d'ici à 2022 le pays n'a pas fait toutes les réformes qu'il doit faire, démocratiquement, lucidement, eh bien en 2022 ce sera le déclin et le Front National ou quelqu'un du même genre arrivera au pouvoir" :


Ici, une interview sur sa vision de l'avenir, décrite dans son livre 'Une brève histoire de l'avenir' publié en 2006 (51') :



Son site : https://www.attali.com/

lundi 11 février 2019

Le fakir était-il un imposteur ? (3/3)

Première partie

Deuxième partie

Source

TROISIÈME PARTIE

D'autre part, l'idée d'un Gandhi qui libère l'Inde des Britanniques par une désobéissance civile non-violente est un mensonge, un gros mensonge. Mais il était nécessaire de le raconter pour faire passer la protestation non-violente comme une forme de protestation efficace (si ce n'est la plus efficace). Mais ce n'était que du théâtre Kabuki. Beaucoup vous diront que les Britanniques auraient quitté l'Inde quoiqu'il arrive, parce qu'ils ne pouvaient plus maintenir le projet colonial après la seconde guerre mondiale. Je doute un peu que ce soit la vraie raison. Ils ont pu quitter l'Inde officiellement mais ils avaient déjà mis en place leurs agents à la tête de l'état, aussi bien en Inde qu'au Pakistan et il était temps de passer à l'étape suivante du plan et de partir (on était en 1947 après tout…). Ils laissaient leurs agents aux commandes (avec l'image de marque Gandhi pour appuyer leur légitimité) pour s'assurer que les profits continueraient à remonter vers la chaîne de commande, probablement en échange d'une part légèrement plus grosse du gâteau et d'un peu plus d'autonomie au jour le jour. Ce fut du moins l'argument présenté par Hume à la classe dirigeante des indigènes de l'Inde pour mettre le CNI en route (comme vous pouvez le lire sur sa page wiki), bien qu'il l'ait tourné en un discours plus sophistiqué pour donner l'impression qu'il leur faisait une faveur. 
 
Mais juste avant de partir, ils s'ingénièrent fort opportunément à créer deux états qui sont des ennemis mortels l'un pour l'autre. C'est juste la bonne stratégie du "diviser pour mieux régner". Bien entendu, je ne sais pas s'ils étaient impliqués dans la rupture entre le Pakistan et l'Inde et les massacres qui en ont résulté et je n'ai pas fait de recherches sur les détails de cette scission. Mais sachant que Gandhi, Nehru et Jinna semblent avoir été des agents travaillant sur le projet (juste comme ils furent des agents et collaborateurs du régime colonial britannique), il est prudent de supposer que la scission faisait partie du plan. On dirait qu'ils ont même fait un essai avec la scission du Bengale en 1905. Je suis sûr que les ploutocrates ont gagné beaucoup d'argent en vendant des armes à ces deux états qui furent à couteaux tirés pendant si longtemps. De plus, comme Hermann Göring l'énonçait si bien, il est plus facile d'étouffer un désaccord quand les gens pensent être sous la menace d'une attaque. Et je devrai ajouter ici qu'en montant autant les gens les uns contre les autres (comme pour les sexes), on les rend malheureux et les gens malheureux achètent plus de choses, comme Miles l'a fréquemment souligné. Cela les rend aussi plus craintifs, plus dociles et plus faciles à contrôler. 

samedi 9 février 2019

Le fakir était-il un imposteur ? (2/3)

Première partie ICI.

Source 

DEUXIÈME PARTIE


LES RÉSEAUX IMBRIQUÉS DU MOUVEMENT D'INDÉPENDANCE INDIEN

Voyons, qui d'autre a fait ses études à l'Inner Temple ? Eh bien, il s'avère que toutes les grandes figures du mouvement d'indépendance indien ont fréquenté l'Inner Temple : Jawaharlal Nehru, premier Premier Ministre de l'Inde et collaborateur de longue date de Gandhi ; Muhammed Ali Jinna, leader de la ligue musulmane et fondateur du Pakistan (curieusement sa page wiki dit qu'il a étudié à Lincoln Inn mais il figure sur la page Inner Temple comme y ayant été diplômé) ; et un autre Indien "radical" qui fut un acteur majeur dans le mouvement d'autonomie indienne, Shyamji Krishna Varma (on peut lire sur sa page wiki la pitoyable tentative pour tenter de dissimuler son milieu de naissance fortuné). Que des coïncidences ! Bonnerjee, premier président du Congrès National Indien, a fait ses études au Middle Temple
 
Indépendamment des Temples, il semble que de nombreux acteurs-clé de l'indépendance indienne, comme Nehru, Jinnah, Krishna Menon et même le récent premier ministre Manmohan Singh, ont été éduqués dans l'ambiance malsaine de la Fabian Society et de la London School of Economics (LSE, École d'Économie de Londres) où ils seront influencés par Harold Laski, professeur à la LSE. D'après l'entrée Wikipédia sur la Fabian Society :
"La Fabian Society est une organisation socialiste britannique dont le but est de faire avancer dans les démocraties les principes d'un socialisme démocratique grâce à un effort graduel et réformiste plutôt que par un renversement révolutionnaire."

Les Fabiens fondèrent le parti travailliste britannique et, selon Wikipédia, "Au début des années 1900, des membres de la Fabian Society prônèrent l'idéal d'une société planifiée scientifiquement et ils furent partisans de l'eugénisme au moyen de la stérilisation." Bigre, comme c'est progressiste.
"Des membres plus tardifs de la Fabian Society comme Jawaharlal Nehru et certains autres leaders des nouvelles nations créées à partir de l'ancien empire britannique, utilisèrent les principes Fabiens pour créer des démocraties socialistes en Inde, au Pakistan, au Nigeria et ailleurs, à la suite de la décolonisation britannique après la seconde guerre mondiale."
La LSE fut fondée en 1895 par des membres de la Fabian Society avec le but ostensible de promouvoir une plus grande égalité et une "amélioration de la société" par des efforts supposés graduels et réformistes sans demander trop de concessions à la "haute société". La LSE se situe aussi à deux pas du district du Temple. Quant à Laski, il vaut le coup de lire cet extrait et d'aller ensuite fouiller sa bio juste pour détecter tous les signaux d'alarme sur ce gars :
"Selon John Kenneth Galbraith, 'au cœur de la pensée de Nehru il y avait Laski' et 'l'Inde est le pays le plus influencé par les idées de Laski'. C'est en partie grâce à son influence que la LSE a un statut quasi-mythique en Inde. Il ne variait pas dans son intransigeant plaidoyer pour l'indépendance de l'Inde. Il était une figure révérée des étudiants indiens de la LSE. Un premier ministre indien a dit, "à chaque réunion du Cabinet il y a une chaise réservée au fantôme du Pr Harold Laski."
Pendant que nous sommes sur le sujet des acteurs-clé du mouvement d'indépendance indien, saviez-vous que l'un d'eux était anglais ? Moi non. Son nom est Allan Octavian Hume. Il était haut responsable du service civil britannique en Inde. En d'autres mots, il était un membre de haut rang de l'autorité coloniale britannique en Inde. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai trouvé plutôt étrange qu'un officiel colonial soit le co-fondateur du Congrès National Indien, qui est le parti/organisation politique qui dirigera plus tard le mouvement d'indépendance indien avec Gandhi à sa tête. Son entrée Wikipédia le décrit comme un administrateur colonial bienveillant, voire éclairé, qui soutient les autochtones et critique la brutalité et "l'étroitesse d'esprit" de l'administration coloniale (dont il faisait partie).

vendredi 8 février 2019

Le fakir était-il un imposteur ? (1/3)

Si vous entendez parler de Gandhi, quelle sera votre réaction ? Ah, le Mahatma Gandhi ? Il est très connu, c'est un guide spirituel indien, l'apôtre de la non-violence... Presque un saint...

Mais cela vaut-il peut-être le coup d'aller fouiller un peu pour voir si l'image qu'on s'en fait correspond à la réalité ?

Mon ami Josh a eu cette idée. Son article est un PDF de 33 pages, je l'édite en trois fois.

Le fakir était-il un imposteur ?

Notes sur la psy-op Gandhi

Par Josh G
Traduit par Apolline


Inquiétant et même répugnant de voir ce M. Gandhi, l'avocat séditieux du "middle temple" [l'une des quatre écoles de droit de la City de Londres, à l'emplacement d'anciens bâtiments templiers, voir plus loin], accoutré à la manière des fakirs d'Orient, monter à grandes enjambées et à moitié nu les marches du palais du vice-roi, pendant qu'il organise et conduit toujours une défiante campagne de désobéissance civile, pour parlementer sur un pied d'égalité avec le représentant du roi-empereur. (Winston Churchill, 1930)
On a beaucoup écrit ces dernières années pour tenter de discréditer la figure mythique connue sous le nom de Mohandas Karamchand Gandhi. Ces anti-hagiographies semblent surtout destinées à ternir son image, cherchant à montrer que Gandhi n'était pas celui qu'on a fait passer pour un grand Mahatma. Une partie de cette entreprise se focalise plutôt sur le côté grivois d'un Gandhi qui dort nu avec ses petites-nièces ou sur sa prétendue relation homosexuelle avec un culturiste allemand [Hermann Kallenback, architecte juif-allemand]. Une autre partie ramène l'attention sur l'hypocrisie de ses actes et paroles contradictoires, soulignant son attitude raciste envers la population noire d'Afrique du Sud ; son soutien actif aux Britanniques pendant la guerre des Boers et la violente répression du soulèvement Zoulou ; son engagement à recruter des troupes indiennes pour la 1ère guerre mondiale ; sa croyance en la suprématie aryenne et ses lettres à Hitler qui le nommait son ami ; son implication dans la dissimulation de la mort d'un américain tué au cours d'émeutes en Inde dont il était l'organisateur. Mais mon objectif n'est pas de continuer à "remuer la merde" et de trainer le nom de Gandhi dans la boue. Alors que ces efforts semblent avoir pour but de montrer que Gandhi était plutôt moins que ce que nous pensions, je vise ici à découvrir si Gandhi était au contraire plus que ce que nous pensions.