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mercredi 20 septembre 2017

Rois de France, croisades et Templiers selon Miles Mathis (3ème partie)

Partie 1 ICI
Partie 2 ICI

(...)


Mais revenons à la cinquième croisade. Il y a autre chose qui n'a ni queue ni tête. Quand les croisés assiégèrent Damiette, au nord-est de l’Égypte, on nous dit qu'ils ont pris la célèbre tour à l'extérieur de la cité, mais qu'ils n'ont pu prendre la ville elle-même. Malgré cela, le sultan Al-Kamil offrit d'échanger Jérusalem contre Damiette. Vachement généreux de sa part, sachant que les croisés n'avaient même pas pris Damiette. Néanmoins, ces croisés refusèrent. Comment pouvaient-ils refuser quand le point central de la croisade était de prendre Jérusalem ? On la leur offrait sur un plateau en échange de quelque chose qu'ils n'avaient même pas (et qu'ils n'auraient peut-être pu garder), alors sur quelles bases pouvaient-ils refuser ? Leur chef Pélage aurait dû être excommunié et ensuite écartelé par ses propres troupes. On nous dit à la place que ces troupes ont suivi Pélage dans une attaque contre Le Caire. À nouveau en plein été ! Personne apparemment dans l'armée croisée n'a réalisé que le Nil était en crue l'été et ils furent piégés et annihilés. De nouveau, non crédible. Toute personne de l'ancien monde âgée de plus de 10 ans savait que le Nil allait de nouveau déborder en été. Même les idiots du village d'Islande et de Mongolie le savaient.


OK, alors intéressons-nous aux Chevaliers du Temple. Le premier indice que nous avons sur Wiki est le suivant :
Des membres non-combattants de l'ordre organisèrent une large infrastructure économique à travers la chrétienté, développant des techniques financières innovantes qui constituèrent une première ébauche de banque…
Hum… Banque, dites-vous ? Qui d'autre connaissons-nous qui étaient banquiers ?

Ils admettent aussi que les Templiers étaient en lien étroit avec les croisades. Je viens de vous montrer que les croisades étaient un ancien projet juif, démarré par les empereurs byzantins de la maison de Komnène. Nous devrions donc nous demander si les Templiers faisaient partie de ce projet. Vous me direz que les Templiers furent dissous sur l'instigation de Philippe IV [Le Bel] de France et du pape Clément V travaillant de concert, mais nous devrions mettre un autre point d'interrogation pour cette histoire et y revenir. Comme les hommes de Philippe avaient kidnappé le précédent pape Boniface quelques années plus tôt, il n'y a aucune raison sensée pour que le nouveau pape Clément accorde quelque faveur à Philippe.

Avant de commencer, souvenez-vous que les Templiers étaient en fait nommés "Pauvres soldat-chevaliers du Christ et du Temple de Salomon". Le mot Templier vient du nom du temple de Salomon. Ne trouvez-vous pas curieux de les voir faire ouvertement référence au temple de Salomon ? Les chrétiens seraient-ils davantage enclins, ou … disons… que les Juifs à le faire ? Le temple était l'endroit abritant l'Arche d'Alliance et l'Arche contenait les tables originales des Dix Commandements et le bâton d'Aaron. La plupart des chrétiens se fichaient complètement du bâton d'Aaron. Il est curieux aussi que le roi de Jérusalem ait fait installer son Templum Domini [le "temple du Seigneur"] sur le Dôme du Rocher où existait un temple juif. Notez que le roi ne le nommait pas temple du Christ ou temple de Jésus. Juste Templum Domini, et 'Domini' pouvait désigner n'importe quel seigneur – chrétien, juif ou autre.



Si j'ai bien compris, les premiers chrétiens s'intéressaient plus à la vie et aux enseignements du Christ qu'aux temples juifs. Pourquoi les croisés étaient-ils donc si intéressés par Jérusalem et ses sites juifs sacrés ? On nous dit que c'était pour les pèlerins chrétiens, mais ce concept n'a jamais été clair pour moi. Je ne me souviens pas que le Christ ait enseigné à ses fidèles de faire des pèlerinages sur des sites sacrés juifs, afin de s'incliner en hommage aux personnages de l'Ancien Testament. Ne serait-il pas plus probable que c'étaient d'importants Juifs qui s'intéressaient autant à Jérusalem et au Mont du Temple ?

Il est amusant aussi que le fondateur des Templiers soit un gars nommé Hugues de Payns. On le donne parfois comme Hugo de Paganis, ce qui peut vous aider à y voir plus clair. C'est à dire, Hugo de Pagan, ou autrement Hugo le Pagan. Ils vous disent que cela signifie Hugo du village de Payns, mais ce n'est presque certainement pas le cas. Regardez : pagan est un mot courant en français, signifiant païen. Donc ce fondateur supposé d'un ordre chrétien célèbre s'appelait Hugo le Païen ou Hugo des Païens. On doit en rire. On ne sait pas grand-chose autrement sur cette personne. C'est un fantôme.

Pour rendre les choses plus confuses, Hugues de Pays est associé dans la littérature à Hugues, comte de Champagne. S'ils vous ajoutent suffisamment de Hugues et Hugo, vous arrêterez peut-être de vous poser des questions. Mais ce comte de Champagne est aussi un signal d'alarme. Sa mère était Adélaïde de Valois et son grand-père s'appelait Raoul IV de Valois. Il se remaria avec la veuve de Henri Ier de France dont le nom était Anna Yaroslavna. Elle fut la mère du roi Philippe Ier. Donc le beau-fils de Raoul était roi, faisant du roi l'oncle de Hugues de Champagne. Gardez cela en mémoire : le premier Templier était le neveu d'un roi. Donc ces gars appartenaient à une maison royale.

Et Yaroslavna ? Vraiment ? Ça ne semble pas très français, n'est-ce pas? Elle était la fille du grand prince de Kiev, Yaroslav Ier. Kiev est en Ukraine, bien sûr, mais nous avons vu plus haut que les rois de Géorgie prétendaient descendre de David. Existe-t-il un lien ici ? Nous verrons, mais pour l'instant vous devez savoir qu'Anna était la petite-fille de Vladimir le Grand de la dynastie Rurik, qui était le fils de Sviatoslav Ier, qui était à son tour le fils de Ste Olga – qui se serait convertie au christianisme en 957. Olga était supposée Viking, mais nous avons entendu cette vieille histoire auparavant. Nous avons aussi dévoilé plusieurs faux saints, nous ne serons donc pas trop impressionnés. Voici certaines choses que fit cette sainte : elle a fait enterrer vivants vingt prétendants ; elle en a fait brûler vif une vingtaine d'autres ; elle a fait tuer 5000 invités par ses soldats lors de funérailles ; non contente de cela, elle fit incendier une ville entière et ordonna à ses soldats de tuer quiconque échapperait aux flammes. Cette dame ne voulait vraiment pas être remariée ! Je suppose que nous comprenons maintenant pourquoi les femmes ne sont pas en charge des armées. Une personne adorable pour faire la première sainte chrétienne de Russie, eh ? Pensez-vous que ce soit juste un accident ? Impossible que ce soit une des premières calomnies du christianisme, n'est-ce pas ?

Puis Sviatoslav, le fils de Ste Olga, devint roi. On admet qu'il fut le premier dirigeant de la Kiev russe à porter un nom slave et non norrois [vieille langue germanique du nord]. Ce qui vient contredire ce qu'on nous a dit sur Olga, d'accord ? Elle était supposée Viking. D'où venait donc l'influence slave ? Du facteur ? La fameuse ethnographe Tatishchev donnait Predslava pour la mère d'Olga, qui est un nom slave et non Viking. Les faux érudits de Wiki tentent de l'expliquer mais ne font pas du très bon travail, comme d'habitude. De la même manière, on nous dit que le jeune Sviatoslav avait pour tuteur un Viking nommé Asmud, mais ce n'est pas non plus un nom Viking. C'est probablement juif, devenant Asimov, comme pour Isaac Asimov, un juif. Curieusement, l'origine des épouses de Sviatoslav n'est pas donnée, encore un signal d'alarme. La mère de Vladimir est donnée comme Maloucha que les sagas nordiques décrivent comme sorcière et gouvernante de Sviatoslav. Étrange endroit pour trouver une reine. (Autrement Vladimir avait 800 concubines – notez le nombre.) Et devinez quoi, Maloucha est un nom juif. Allez lire cette page [en anglais] à Rootsweb qui nous dit que Maloucha dérive du mot hébreu Malka, qui signifie princesse. Le gars qui a écrit cette page, Andrew Kalinkin, tente de minimiser les éléments de recherche mais uniquement en mettant en lien un commentaire désobligeant. Il ne fournit aucune réfutation pas plus qu'on contre-argument, donnant simplement crédit à toutes ses affirmations. Par exemple il n'a rien à dire par rapport à Maloucha qui provient de Malka, la plus importante donnée de la page. Il ne s'en occupe même pas.

Avec 800 concubines et plusieurs épouses, pourquoi Sviatoslav irait faire du fils de sa gouvernante son héritier ? Non, laissez-moi deviner : l'ensorcela-t-elle en faisant bouger le bout de son nez ?

Mais revenons à Raoul de Valois. En épousant une reine, il se mariait avec une cousine, car on nous dit "L'union brisa les règles de la consanguinité". Que nous apprend-on ainsi ? Que Raoul était aussi étroitement lié à ces "slaves" de Russie. J'aurais dit que Raoul était relié à Yaroslavna par sa mère suédoise, mais n'ai trouvé aucun suédois dans les ancêtres immédiats de Raoul. Wikipédia détourne l'attention en nous disant que Raoul "était relié à la maison Capétienne par un degré de parenté interdit", mais il n'avait pas épousé un roi, il avait épousé une reine qui n'était pas de sang capétien.

De toutes façons, ce Raoul fut finalement excommunié pour ses problèmes de mariage, nous dit-on. Mais je vous ai montré la manière dont cette histoire a été fabriquée. Il n'aurait pu partager de parenté avec la reine que s'il avait été un Yaroslav. Il a donc pu être excommunié parce que c'était un crypto-juif. Nous avons de toutes façons les sonnettes d'alarme habituelles ici, sonnant dans la même direction que toutes les autres.

Ce qui fait que le petit-fils de Raoul, Hugues de Champagne, était probablement juif aussi, ce qui explique sa connexion avec les Chevaliers du Temple de Salomon. Encore plus important, peut-être, cela faisait du roi Philippe un Juif par sa mère Anne de Kiev. Ils admettent qu'elle fut la seule à donner le nom de Philippe et on nous dit que c'était un nom grec. Elle gouverna en tant que régente jusqu'aux 14 ans de Philippe, première reine de France à le faire. C'est une autre histoire courante avec ces reines crypto-juives : voyez Catherine de Médicis, par exemple, qui régna également en tant que régente pour son fils.

Nous avons vu que Hugues de Champagne était le neveu du roi. Bien, il était aussi son gendre, car il épousa Constance, la fille de Philippe. Ils nommèrent leur enfant Manassès. Quel nom pour un enfant français du 12ème siècle ! C'est un nom hébreu ! Ce comte de Champagne naquit dans la ville de Troyes, ce qui nous donne un bel indice. Troyes était une place commerciale importante, célèbre pour ses foires aux tissus et aux draps. C'était aussi un marché réputé pour le cuir, les fourrures et les épices. À quoi cela vous fait-il penser ? Peut-être à la Compagnie des Indes Orientales ? Et notez ce que dit Wiki sur la page des foires de Champagne :
Dès le 12ème siècle, les foires, idéalement situées sur les anciennes routes terrestres et auto-régulées par l'application de la Lex Mercatoria, "la loi des marchands", commandaient les échanges commerciaux et bancaires opérant dans les régions frontières entre le nord et la Méditerranée.
Je pense que vous avez repéré "échanges bancaires"?

Ceci également :
La prédominance des foires de Champagne sur celle d'autres régions a été attribuée au rôle personnel joué par les Comtes à garantir la sécurité et les droits de propriété des marchands et des organisations commerciales participant aux foires et à s'assurer que les contrats signés lors des foires seraient honorés dans tout l'occident chrétien. Les Comtes fournissaient un service de police, les "gardiens de la foire", qui entendaient les plaintes et faisaient appliquer les contrats, excluant ceux qui manquaient à leurs engagements d'une nouvelle participation ; les poids et mesures étaient strictement réglementés. L'historien Jean Favier a écrit que "le succès des foires de Champagne peut être entièrement attribué à cette intelligente police qui appliquait un ordre public aux affaires". Le souci des Comtes pour la protection de ce commerce profitable s'étendit au-delà de leurs frontières : Thibaud II négocia un traité par lequel les rois de France s'engageaient à prendre sous protection royale tous les marchands traversant le territoire royal pour aller aux foires de Champagne et en repartir. Le roi s'impliqua finalement ; en 1209, Philippe-Auguste accorda en France un sauf-conduit aux marchands en voyage pour les foires de Champagne, accroissant ainsi leur importance internationale.
Il semble donc que les comtes de Champagne s'étaient extraordinairement impliqués dans la protection des marchands. Je me demande pourquoi ?

Troyes devint, en fait, presque la capitale de la France dans les années 1400 et l'aurait été peut-être si elle n'avait pas été reprise par Jeanne d'Arc en 1429. C'étaient les Anglais qui voulaient Troyes comme capitale et ils reçurent le soutien des comtes de Troyes et des ducs de Bourgogne, que nous avons vu plus haut. Une chose intéressante à voir une autre fois, c'est St Bernard (ci-dessous, notez le nez), qui fut installé avec ses moines cisterciens par Hugues à l'abbaye de Clairvaux en 1115. Ce qui déclenche un autre signal d'alarme.

Hugues de Champagne était l'un des douze premiers Chevaliers du Temple. Un autre s'appelait André de Montbard, qui se trouvait être l'oncle de St Bernard. Mais il n'y avait pas d'histoire de népotisme là-dedans, je vous l'assure. Bien entendu, on a l'indication que Montbard et Bernard avaient un lien avec Hugues de Champagne, bien qu'aucun "vrai" historien ne l'ait jamais remarqué.

Jetons maintenant un rapide coup d’œil à Baudouin II, croisé et troisième roi de Jérusalem, en lien très étroit avec les Templiers. Son père était Hugues Ier, comte de Rethel, qui était lui-même le fils de Manassès III et de Judith de Roucy. Hello ! Il y a quelqu'un d'éveillé ici ? Ce sont à l'évidence des noms juifs. Les frères et sœurs de Baudouin se nommaient Manassès, Béatrice et Hodierne. Sa grand-mère maternelle s'appelait aussi Hodierne. Ils étaient de Gometz.

Ça ne ressemble pas non plus à un nom français, n'est-ce pas ? Parce qu'il ne l'est pas. Il est également hébreu. Il est devenu plus tard Gomez. Wiki tente de relier ce Gometz à un arrêt de train entre Paris et Chartres [dans l'Essonne], mais les Gometz étaient comtes de Troyes et du Vexin dès les années 800. Mon site de généalogie les fait remonter à Charles Martel et Childebrand, duc de Bourgogne.

Mais revenons à Baudouin. Nous avons déjà vu qu'il épousa Morfia de Mélitène et il est maintenant plus facile de comprendre pourquoi il a pris cette femme juive arménienne comme épouse. Ce n'était pas anodin. Elle était issue aussi de royauté juive et pouvait être une lointaine cousine. Ils ne le vous disent pas, mais Baudouin avait aussi des liens étroits avec Troyes. Son oncle s'appelait Milon le Grand et le fils de Milon était Milon II, vicomte de Troyes. Milon mourut en 1118, l'année où Baudouin prit le trône de Jérusalem. Comme ce Milon était contemporain de Hugues de Champagne, l'un comte avec son siège à Troyes et l'autre vicomte de Troyes, ils devaient être en relation étroite. Ils avaient tous deux des Manassès dans leur famille, ce qui double notre supposition. Ils devaient être proches cousins. Étrange que tous les Templiers et rois de Jérusalem soient si étroitement liés et cela on ne s'embête pas à vous le dire. Ils semblent tous sortir de la même famille.

Prenez un moment pour inventorier aussi le nom Milon. L'Irlande a été prise par les Milésiens, dirigés par un Milon. Il est dit venir d'Espagne, mais ces familles que nous avons étudiées étaient en lien avec la Navarre, qui est bien sûr au nord de l'Espagne, à la frontière avec la France. Donc si Milon, vicomte de Troyes était juif, les Milésiens ont pu l'être aussi. De quoi faire une nouvelle recherche.

Maintenant, j'ai laissé en suspens le fait que l'ordre des Templiers avait été dissous de force par le roi de France et le pape. Vous pourriez dire que peut-être le roi et le pape avaient finalement découvert que les Templiers étaient juifs et les ont annihilés pour cette raison (et pour voler leurs biens). Mais comme je vous ai montré que le roi de France venait aussi d'une importante lignée juive de l'époque, cette solution ne colle pas vraiment. Comme vous le verrez, la réponse est quelque chose de totalement différent.

Le roi de France de l'époque était Philippe IV, surnommé le Bel. Appellation peu pertinente, comme nous allons le voir. Son épouse la reine s'appelait Jeanne de Navarre, Philippe était donc aussi roi de Navarre. Ils régnaient aussi sur la Champagne, ce qui est un très gros indice, étant donné ce que nous venons de découvrir sur Hugues de Champagne. Ils régnaient sur la Champagne parce qu'ils étaient en lien étroit avec Hugues, comte de Champagne, l'un des premiers Templiers. Le grand-père de Jeanne de Navarre était Thibaud III, comte de Champagne et son arrière grand-père était Thibaud II, comte de Champagne. C'est Hugues qui le précéda jusqu'en 1125.

Étant de la même famille, il n'y a aucune chance que le roi de France ait été l'ennemi des Templiers. Laissez-moi vous faciliter les choses : les Templiers gouvernaient la Champagne et le roi de France la gouvernait aussi. C'étaient les mêmes gens. Il est donc logiquement impossible ici qu'un parti ait détruit l'autre. Car si ce qu'on nous a dit est vrai, les gouverneurs de Champagne auraient dû se détruire mutuellement. La fin des Templiers n'a été qu'un autre canular. Ce n'était pas une fin pour eux, ils ont juste changé de nom. Les biens sont restés dans la même famille, ils ont juste changé de place les documents officiels.

Mais j'ai une sorte de double preuve pour vous. Philippe IV n'était pas juste relié à tous ces mêmes gens par la reine, il leur était lié par le sang. Consanguinité. Sa mère était Isabelle d'Aragon dont le grand-père était André II de Hongrie, un Arpad. L'arrière grand-mère maternelle de Philippe était Alice de Jérusalem, que nous avons vue plus haut. Le père d'Alice était Baudouin II, roi de Jérusalem, également relié aux comtes de Champagne. Ainsi, le roi Philippe IV de France et son épouse la reine Jeanne de Navarre étaient Templiers. Quand on vous dit que Philippe IV a détruit les Templiers, on compte sur votre méconnaissance de ces généalogies.

Et il y a encore autre chose, car Philippe IV et la reine Jeanne étaient en fait cousins. Le grand-père de Philippe était Louis IX et son arrière-grand-mère était Blanche de Navarre, l'ancêtre de Jeanne de Navarre. Et encore plus : si nous restons dans la lignée maternelle de Jeanne, nous découvrons que son arrière-arrière-grand-mère s'appelait Irène Angelina de Byzance, que nous avons vu auparavant. Vous souvenez-vous d'elle ? Elle était une Komnène ! Son père était Isaac II Ange, empereur de Byzance.

J'espère que vous voyez ce que cela implique ? Cela veut dire que les Templiers, les rois de France et les empereurs de Byzance appartenaient tous à la même famille. C'était donc un coup monté de l'intérieur de proportions majeures. Une branche de la famille a réclamé les croisades et une autre branche a rappliqué pour les diriger.

Ce qui implique que les papes faisaient partie du projet, étant probablement de la même famille. Pour une fin supposée des Templiers, il fallait que le pape Clément V soit dans le coup. Nous devrions chercher la preuve qu'il faisait partie de ces familles. On ne nous simplifie pas la tâche, car – à la différence des nobles – les généalogies de ces papes ne figurent pas sur les sites grand public. Mais nous avons un bel indice, parce qu'il est dit que Clément était de Villandraut en Aquitaine [en Gironde]. Bon, vous vous rappelez peut-être d'Aliénor d'Aquitaine par le film Le Lion en Hiver, avec Katherine Hepburn qui joue son rôle. Aliénor était la mère d'Aliénor d'Angleterre, qui fut la grand-mère de Louis IX, nous renvoyant encore à tous ces mêmes gens. 

Mais nous avons plus. La page sur Clément nous donne un indice quand il est admis que son frère a été archevêque de Lyon de 1289 à 1294. Sur la page de son frère (Bérard de Got), nous trouvons que leur père était le seigneur de Villandraut. Et si nous allons sur la page de l'archevêque de Lyon, nous avons un problème substantiel. On nous y raconte que entre 1290 et 1295 l'archevêque de Lyon était Louis de Naples (St Louis de Toulouse), nommé par Clément mais sans lien avec lui.

Ce sont St François et St Louis de Toulouse, une fresque peinte en 1318 par Simone Martini. Nous voyons de nouveau les visages très allongés et les longs nez, traits qui s'avèrent terriblement évidents avec St Louis. Même si ces personnages sont stylisés, Martini allongeant peut-être les visages qu'il peignait (comme le faisait El Greco par exemple), vous pouvez voir que celui de St Louis est plus prononcé que celui de St François. On devrait au moins se demander pourquoi Martini l'a peint de cette manière.

De toutes façons, quelque chose ne colle pas dans l'histoire qu'on nous raconte ici. Bérard et Louis n'ont pu être tous deux archevêque de Lyon durant la même période. Il n'y en avait qu'un à la fois. Mais le mystère est rapidement résolu car nous trouvons que ce Louis de Naples n'était pas du tout de Naples. Il était de la Provence et ses parents étaient… attendez… Charles d'Anjou et Marie Arpad de Hongrie. Nous l'avons vue plus haut, n'est-ce pas ? Nous avons bouclé la boucle car son arrière-petit-fils était le Jean de Gand dont nous avons vu le grand portrait en début d'article. Le père de Marie était roi de Hongrie et sa grand-mère était Marie Lascarine. La mère de Marie Lascarine était Anne Angeline Komnène, et Anna était la fille d'Alexis III Ange, empereur de Byzance pendant la quatrième croisade. Il semble donc que les récits ont été trafiqués pour cacher le fait que le pape Clément V était en fait le frère de St Louis de Toulouse et donc un Komnène.

Je viens donc de vous prouver – en n'utilisant que les sources officielles – que les rois de France, le pape Clément V et les Templiers étaient tous en lien direct et étroit avec les empereurs de Byzance. Nous savons donc que la fin des Templiers était un canular. Il n'y a aucune chance que Philippe IV ait ordonné l'arrestation d'un quelconque Templier. Les charges d'homosexualité ont été fabriquées, personne n'a craché sur la croix, personne n'a été torturé, les bulles papales étaient des faux et personne n'a été brûlé sur le bûcher. L'ordre a pu être dissous, mais cela signifie simplement que ses biens ont été absorbés par ces autres parents. Philippe n'avait aucun besoin de saisir des biens, car ils étaient déjà dans la famille. Et il n'était pas en dette avec les Templiers car, encore une fois, ils étaient de la famille. Il était Templier, en effet, et ne pouvait être en dette avec lui-même.

Ce qui en fait ruine tout le récit des événements. Mais quelle en est la signification ? Suis-je en train de vous dire que les croisades étaient complètement simulées ? Non. Je ne le pense pas. Il semble qu'elles dissimulaient quelque chose d'autre. J'ai suggéré plus haut que c'était une couverture pour une infiltration juive des maisons royales d'occident, mais nous avons vu que ces maisons royales étaient déjà juives dès le départ. Alors même si les croisades ont pu être la continuation de cet ancien projet, il devait y avoir plus. Je pense qu'il y avait la volonté de conserver les voies commerciales terrestres vers l'Extrême-Orient pour que ces familles puissent continuer à importer librement ou à bon compte des tissus, des épices, des fourrures et je suppose, de l'opium. J'ai dû faire une recherche pour voir si le commerce de l'opium remontait aussi loin et c'est sûrement le cas. On nous dit que les Arabes exportaient de l'opium vers la Chine dès 400 ans après J-C et s'il partait vers l'est, il partait forcément aussi vers l'ouest.

Cela veut dire que les croisades étaient le précurseur de ce qui deviendrait plus tard l'East India Company [Compagnie des Indes Orientales], avec les Templiers, les Arméniens, les empereurs de Byzance et les rois de France, avec l'Allemagne, la Bohême et la Hongrie jouant le rôle d'agents de la branche occidentale depuis Acre jusqu'à l'Europe de l'ouest. Le sujet n'était pas les pèlerinages chrétiens, mais l'argent. C'est pourquoi les foires aux tissus de Champagne ont été un indice aussi précieux, sachant qu'on y commerçait bien plus que des tissus.

Et qu'en est-il de Philippe III le Hardi ? Fut-il remplacé par un imposteur ? Eh bien, il n'est pas facile de le dire avec certitude, même après tout ce que nous avons appris. Je dirais que le récit qu'on a fait de cette croisade a sans aucun doute contribué à couvrir quelque chose et que l'histoire qu'on nous a servie est mensongère. Je vous ai montré que St Louis, son père, était probablement juif, la famille n'avait donc pas besoin d'être infiltrée. Mais il est évident selon moi que quelque chose n'allait pas comme prévu et nécessitait une assez formidable rectification. Depuis que nous étudions les lignées juives, ce sont en fait les lignées féminines les plus importantes, l'épouse de Philippe, Isabelle d'Aragon, est donc un point-clé ici. Son grand-père était André de Jérusalem, descendant de Baudouin II, roi de Jérusalem. Et les grand-parents de Baudouin étaient Manassès et Judith, rappelez-vous. (comme Isabelle était la grand-mère de Jeanne de Valois, cela signifie que Manassès et Judith étaient les aïeuls 8 générations en arrière de Jean de Gand) En d'autres mots, la reine Isabelle est le lien central de l'action. Sa lignée est encore plus importante que la lignée royale capétienne de France, qui n'intéressait nullement les autorités juives sauf quand elle fut sur le point d'être interrompue par Anna Yaroslavna (que nous avons vue plus haut). Philippe III le Hardi ne fut donc qu'un roi de façade. Il était relativement insignifiant pour la question du sang, n'étant utile que parce qu'il était l'héritier du trône. Mais si St Louis avait décidé pour une raison ou pour une autre de changer la ligne de succession après le mariage de Philippe III avec Isabelle (et après la naissance de Philippe IV), un très gros problème aurait surgi pour les pouvoirs en place derrière Isabelle. En fait, nous voyons un problème très similaire quelques siècles plus tard quand les forces au pouvoir derrière Catherine de Médicis ont dû se débarrasser de Henri II. Henri a pu parler d'un changement d'héritier et ce ne fut pas permis. Dans le cas qui nous occupe, je suggère que Louis parlait de nommer le jeune frère de Philippe, Jean Tristan, comme héritier et ce ne fut pas autorisé. Il fallait arranger les choses pour que le fils d'Isabelle reste l'héritier. Ce qui a pu nécessiter des mesures très drastiques, qui expliquent toutes les morts. Ou tous les déménagements pour Tunis. Comme aujourd'hui, toutes ces morts ont pu être simulées. Comme nous l'avons vu dans des dizaines d'articles, les relocalisations accomplissent la même chose que les décès sans le mauvais karma associé à un meurtre réel. Tunis a pu être l'Amérique du sud de l'époque, agissant comme une destination pour ceux qui avaient besoin de disparaître d'Europe.

Bien que cette théorie ne soit pas aussi amusante ou cinématographique que celle de l'imposteur, je pense que – étant donné ce que nous avons découvert grâce aux généalogies – c'est plus que probable. Je m'en contenterai pour l'instant.

Certains lecteurs auront buté sur mon assertion des "pouvoirs en place derrière Isabelle". Suis-je en train de dire que le roi et la reine n'étaient pas au sommet de la hiérarchie ? Oui, c'est ce que je veux dire. Comme aujourd'hui. Ceux qui semblent gouverner ne gouvernent pas vraiment. Les dirigeants restent dans l'ombre, où il est plus facile de faire s'accomplir les choses. Nous pouvons supposer que les pouvoirs derrière Isabelle étaient les marchands et banquiers juifs – tout comme actuellement – probablement de la maison arménienne des Komnène.

Et qu'est-il donc arrivé à ces Komnène ? Ont-ils disparu de la circulation ? C'est douteux. Comme rien n'a vraiment changé depuis mille ans, la supposition logique est que les mêmes familles qui géraient alors les choses les gèrent toujours. Les Komnène ont pu changer leur nom pour celui de Rothschild, par exemple. D'ailleurs ceci pourrait vous intéresser : en arménien, Komnen signifie "enfer". Alors qu'est un Komnène ? Un habitant de l'enfer ? Et de quelle couleur serait le blason qu'il porterait en enfer ? Peut-être un blason rouge ["red shield" en anglais] ? Red shield = Roth Schild. Juste une suggestion.

Vous avez pu voir ici quel outil puissant offrent les généalogies et la prochaine fois que vous entendrez des gens se plaindre que je me suis égaré dans les ancêtres, envoyez-leur cet article. S'il ne sont pas fascinés par les liens découverts ici, pas la peine de discuter avec eux.

11 commentaires:

  1. passionnant, je me suis toujours interrogé sur l'identité des z'intriguants banc-questeurs tirant les ficelles des chavaliers pantins se suicidant en croisades .
    donc des marchands de l'ouest européen voulaient sécuriser la route vers le proche orient, en même temps que leur cousins empeteurs argentiers bysantins cherchaient à assoir leur famille dans les maisons de l'ancien empire romains d'oxidant en voie de reconstruction ....

    pour les z'amateurs d'enquête: voici mon article de la semaine sur les dérives de la réinfo sur les sites alternatifs
    http://www.algarathselect.com/fr/ca-sent-bouzzin-l-alter-web/

    encore bravo pour la traduction et l'ouvrage de fouine perspicace

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  2. Très intéressante recherche qui vient valider tout ce que je subodorais. Ceci est relié au fait que tous les dirigeants de ce monde sont au moins cousins à des degré différents. Nous sommes dominés par des lignées de sang qui ne se mélangent pas et à qui on attribue le sang "bleu".
    Dans le même temps leur grand projet est le métissage forcé des peuples pourquoi? Chercher dans l'ADN...

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  3. Du Miles Mathis ça faisait longtemps et ça fait plaisir cette traduction, merci Hélios.

    Perso la lecture fut franchement pas simple au début avec tous ces noms cités à la suite, je me disais que Mathis pour une fois allait s'aventurer dans quelque chose avec trop de suppositions mais à la lecture finale, il n'en est rien.

    Mathis s'est juste contenté de citer les généaologies et c'est franchement...improbable tous ces descendants aux noms juives.

    Evidemment on va nous sortir que c'est le "grand complot juif" pour se moquer du travail de Mathis mais zut quoi.

    Franchement les articles de Mathis sont tous en lien. Si vous avez déjà lu ses articles sur Hitler, la révolution avortée de 1918 en Allemagne, la révo° française qui n'a pas de sens etc etc

    Perso je perçois pas un complot juif mais bêtement l'action du diable se servant des lignées juives.

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  4. Petite remarque si ce n'est pas indiscret Hélios. Je remarque que ton site doit tourner facile à plus de 10 000 pages vues par jour (et c'est tant mieux y'a encore 18 mois c'était pas autant dans mes souvenirs).

    Les derniers articles de Miles Mathis ont fait combien en terme de vues ?

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    1. Je ne sais pas où tu as vu que le blog générait plus de 10.000 pages vues par jour. Pour le mois dernier, on en est à 118.600 pages vues. Concernant les derniers articles de Mathis, ce matin, il y avait 680 vues pour la 1ère partie.

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    2. Hmm du 3500/4000 par jour à peu près. Et bien je pensais à un chiffre plus important en comparaison de mon site et via ces sites d'analyses :

      http://www.worthofweb.com/

      https://www.similarweb.com/

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  5. Enquete intéressante, un peu fouillis comme toujours, mais quand on lit Mathis depuis longtemps on s'habitue. J'aimerai beaucoup qu'il nous fasse une synthèse dans quelques temps.
    Pendant ma lecture j'ai eu un flash : il y a une histoire de substitution dans le film de Ridley Scott ''Robin des bois'' avec Russel Crowe. Et ce n'est pas tout, il découvre aussi qu'il est le fils d'un leader important, assassiné. Dans ce énième film sur Robin des bois, qui a déçu le public, il ya tous les ingrédients décrits par Mathis. Ridley Scott essaye-t-il de faire passer un message? de rendre un hommage?

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  6. Dans ce site qui détaille l'histoire d'une ville du nord de la France, on trouve un paragraphe étonnant, qui résonne avec les suppositions de Mathis en terme de substitution:
    L'aventure du faux-Baudouin
    Bertrand Cordel, l’imposteur, était saltimbanque et jongleur. Après Bouvines, vers 1220, les Franciscains ont commencé à arriver en Flandre, accompagnés d'un grand prestige. La rumeur plaçait parmi eux d'anciens croisés flamands revenus au pays. C’est dans ce contexte qu’en 1225, un baron crut reconnaître Baudouin IX en Bertrand, qui vivait de mendicité publique et passait pour ermite dans le bois de Glançon, près de Valenciennes. Bertrand, installé dans un hôtel de cette ville, finit par jouer le jeu. Des personnalités dirent le reconnaître et lui apprirent vraisemblablement des rudiments de la vie de l’empereur et de la manière de bien se comporter. Il fut acclamé à Valenciennes, à Tournai, à Lille, ses entrées à Bruges et à Gand furent magnifiques. Il y était revêtu de tous les attributs impériaux.

    La comtesse Jeanne, fille de Baudouin, dut alors se réfugier au Quesnoy avec quelques fidèles. On tenta même de l’enlever. Elle put néanmoins gagner Mons alors que l’imposteur régnait à sa place (avril-mai 1225), entouré des barons dont il servait les intérêts. Jeanne de Constantinople tenta pour le confondre de le faire venir au Quesnoy, mais Bertrand déclina l’invitation. Cependant, grâce au témoignage de Josse de Materen, un des franciscains, ancien croisé, qui avait accompagné le grand comte jusqu’à sa mort en Bulgarie, elle fut convaincue de son bon droit. Elle en appela au jugement du roi Louis VIII, qui ne pouvait que s’alarmer car le roi Henry III d’Angleterre avait déjà pris contact avec le faux-Baudouin : le roi le convoqua à Péronne,tandis que Jeanne rassemblait toutes les personnes ayant connu son père, dont tous les franciscains qui durent reprendre contact avec le monde pour témoigner, contrairement à leurs vœux. L’enquête fut présidée par l’évêque Guérin de Senlis. Bertrand ne put se soustraire à la convocation du suzerain capétien : il fut accueilli comme s’il était le comte, mais l’imprécision de ses réponses au roi et à Guérin furent décisives : devant les barons flamands ébahis, il ne sut pas dire quand, où et par qui il aurait été fait chevalier, ni quand et dans quelle chambre il aurait épousé Marie de Champagne! Comme preuve définitive, la nuit suivante il s’enfuit de la cour comme un voleur, ne doutant plus de la pensée du roi (30-31 mai 1225).

    Retrouvé en Bourgogne ou réfugié à Valenciennes, il fut ramené en Flandre, où il fut condamné à mort et étranglé à Lille (fin septembre 1225). Son cadavre fut exhibé au gibet de Loos.

    Version tirée de l’encyclopédie Wikipedia :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Baudouin_IX_de_Flandre

    Voir aussi l’Abbé Behague, op.cit. pages 26 à 28
    source : http://home.nordnet.fr/~rgombert/Meteren/Le_Moyen-Age.htm

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  7. Bonjour, étude intéressante mais à mon avis tronquée. Première chose vous n'avez sans doute pas oublié que jésus était juif. Que les chrétiens étaient aussi donc très probablement par beaucoup d'entre eux juifs. Donc retrouver des juifs sémites en Europe me semble logique. Le problème que je vois est l'inverse de ce que vous décrivez , et si les têtes couronnées étaient des juifs non sémite ? En fait des non juifs qui auraient été convertis au 8 ème siècle pour services rendus ? Car vous faites l'impasse sur l'hypothèse Khazars dont vous ne parlez pas ? Dommage car en regroupant votre travail avec cette hypothèse je suis sur que vous trouveriez matiére plus intéressante que des histoires de gros nez. Je vous invite donc à regarder de plus près la chose.

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    1. Oui c'est une évidence que le royaume Khazar d'où sont issus les ashkénazes d'aujourd'hui, a servi d'infiltration juive massive en Europe et en Russie.

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    2. Merci de votre réponse, si cela est une évidence pour vous ceci ne transparaît pas dans l'étude et j'ai bien l'impression que le lien n'est pas fait , est-ce que je me trompe ?

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