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lundi 18 septembre 2017

Rois de France, croisades et Templiers selon Miles Mathis (2ème partie)

La première partie est ICI.


(...)


Mais revenons à Guillaume le Conquérant, le petit-fils de Judith de Bretagne :


Il y a de quoi rigoler quand on voit qu'ils publient toujours ça comme Guillaume le Conquérant. Ils n'ont pas peur de montrer son air juif, car ils n'ont aucun respect pour votre intelligence. Je suis simplement surpris qu'ils ne publient pas de portraits de lui avec une kippa.

Mais suivons une autre lignée. La mère de Marie de Montferrat se nommait Isabelle Ière de Jérusalem. Elle était la fille de Marie Comnène, elle-même fille de Marie Taronitissa [ou Taronitès], "descendante des anciens rois d'Arménie". Tenez bon. L'Arménie avait été récupérée par l'empire byzantin, mais l'Arménie n'était pas en soi chrétienne. Ces anciens rois arméniens étaient donc turcs ou arabes (ou juifs) et notre première idée – étant donnée la formulation – est qu'ils étaient du califat Omeyyade. C'est curieux, car selon l'histoire qu'on nous sert, la raison des croisades était de combattre les Arabes, non de faire alliance avec eux. Malgré tout, étant donnée l'ampleur de l'histoire que nous déroulons, mon idée est que Marie Taronitissa n'était pas du tout arménienne. Elle pouvait être originaire d'Arménie, mais il est plus probable qu'elle était juive, nous donnant une autre lignée d'infiltration. L'Arménie possédait une importante population juive, même du temps du califat, car l'histoire officielle admet que les califes toléraient très bien les Juifs à l'époque.

Notez aussi le nom Comnène. Nous l'avons déjà vu plus haut, orthographié avec un "K". Komnène. Les récits officiels se soucient-ils de relier ces deux noms ? Non, pour autant que je sache. Souvenez-vous, ils nous disaient que les Komnène de Byzance étaient grecs (ou Romains ou Aroumains ou Valaques). Maintenant ils nous disent que Comnène est arménien. Vous voyez pourquoi je pense qu'on nous mène comme d'habitude en bateau en nous parlant de tout sauf des Juifs.


 
Pour comprendre ce que je veux dire, il vous suffit d'aller sur la page Wiki 'Juifs d'Arménie'. Elle nous dit que la présence juive en Arménie remonte à plus de 2000 ans. Il y existait une large population juive au premier siècle avant notre ère. Vartkesavan était presque depuis le début un important centre commercial avec une population juive concentrée. Au 4ème siècle de notre ère, il y eut un afflux massif de Juifs en provenance de la Grèce et "de nombreuses villes arméniennes devinrent à prédominance juive". Des Juifs de Samarie et d'Assyrie furent déportés plus tard d'Arménie. Notez cela : on nous dit que l'Arménie était un lieu de rassemblement et une zone d'attente pour les Juifs pendant les siècles précédant les croisades. 
 
Mais attendez, n'avons-nous pas vu le nom Vartkesavan plus haut ? Non, c'était un Komnène qui gouvernait la région Vaspurakan d'Arménie. Mais Vartkesavan se trouvait-elle dans la région du Vaspurakan ? Comme il est dit que Vaspurakan était le berceau de la civilisation arménienne, je le supposerais. Une autre recherche à ce sujet rapporte quelques pépites, car selon l'histoire officielle, les gouverneurs du Vaspurakan appartenaient pendant ces siècles à la maison d'Artsrouni. Ce Komnène était donc un Artsrouni, ce qu'on ne nous dit pas sur d'autres pages. Et si nous suivons ce lien-là, nous découvrons que les Artsrouni prétendent descendre des fils du roi assyrien Sennachérib de la bible (Isaïe, XXXVII, 38). Ce qui nécessite un détour, mais un autre bref détour est nécessaire d'abord, car sur la même page ils admettent que les Bagratides, rois de Géorgie [dans le Caucase], prétendent descendre du roi David. Je ne le savais pas. Bien entendu, les historiens actuels rejettent ces deux affirmations, mais comme ces historiens ont des noms comme James Russell, nous pouvons prendre leur refus avec un brin de scepticisme.

Les Bagratides prétendent certainement appuyer ici ma thèse, mais les Artsrouni prétendent le contraire, n'est-ce pas ? C'est à dire, si ce qu'on nous dit sur Sennachérib est exact, ce ne l'est probablement pas, jamais. L'Assyrie est dépeinte comme l'ennemie tant de Babylone que de Juda, ce qui est étrange sachant que Babylone et la Juda étaient aussi ennemis jurés. Sennachérib est celui qui a détruit Babylone en 689 avant notre ère, ce qui sans aucun doute a rendu les Juifs extrêmement heureux. Je pense que l'indice ici est que les Artsrouni prétendent descendre des fils de Sennachérib et non de Sennachérib lui-même. En quoi cela aurait-il de l'importance ? Eh bien, cela en a beaucoup, parce que ces fils tuèrent en fait leur père "en d'obscures circonstances". Ces circonstances sont-elles si obscures ou ont-elles été obscurcies pour la même bonne vieille raison ? À vous de décider.

Sennachérib eut deux épouses et quatre fils. Le premier fut tué par les Babyloniens. Le quatrième fils fut le seul de sa seconde épouse, mais c'est ce fils-là qui devait lui succéder. Étrange. Ainsi les deux fils intermédiaires étaient à juste titre en colère. Mais pourquoi avaient-ils été court-circuités ? Ce n'est pas dit, mais si nous supposons que la première femme de Sennachérib était juive, cela répondrait à toutes nos questions à la fois, n'est-ce pas ? On aurait des Artsrouni juifs, ce que je soupçonnais depuis le début et expliquerait les "obscures circonstances" de Ninive. Pour conforter cela, remarquez que nous avons les habituelles "obscures circonstances" sur les sites officiels, qui ont beaucoup à dire au sujet de la seconde épouse, Naqi'a Zakitu – avec même un lien vers sa propre page sur Wiki – mais n'ont rien à dire sur la première épouse [elle ne figure même pas sur le Wiki en français]. Son nom est donné comme Tašmētu-šarrat, mais aucune information n'est disponible sur Wiki. Nous devons aller sur Oxford, où nous en apprenons un peu plus. On nous parle là d'inscriptions où elle est appelée la "femme chérie", "dont les traits dépassaient en perfection ceux de toutes les femmes". Le texte admet que de telles inscriptions étaient peu courantes ou même "uniques", supposant que ce genre de mariage n'était habituellement pas un mariage d'amour. Ce que nous pouvons prendre aussi comme confirmation de nos hypothèses. D'autres indices proviennent du début du règne de Sennachérib, où nous découvrons qu'il n'était pas le premier fils. Quand son père Sargon II mourut, la transition vers Sennachérib ne se fit pas "en douceur". Elle déclencha des révoltes au Moyen-Orient et il fallut trois ans ou plus pour que Sennachérib consolide sa prétention au trône. Mais pourquoi une transition du père à son fils causerait-elle des révoltes ? De nouveau, quelqu'un pourrait mettre sur la table la possibilité que sa mère était également juive. Je le fais. Son nom était Ra'ima. Un nom court comparé aux deux autres reines, indiquant quelque chose de caché. Pourquoi ont-elles deux noms et n'en a-t-elle qu'un ? Si nous faisons des recherches, nous trouvons que Raima est un nom féminin arabe qui signifie "agréable". Il est donc bien plus dénué de sens et peut indiquer qu'il a été inventé. Ils ont juste ajouté une apostrophe pour le faire paraître assyrien.

De nouveaux indices arrivent quand nous étudions la campagne de Sennachérib contre Juda. On nous dit qu’Ézéchias avait renoncé à l'allégeance syrienne. Bien, cela veut dire que jusqu'en 701, Juda avait prêté allégeance à l'Assyrie. Ce qui signifie qu'ils étaient alliés. (S'ils étaient alliés, alors ces rois assyriens ont très bien pu prendre des femmes juives comme premières épouses dans les premières années – pour leur beauté – et ensuite prendre des épouses assyriennes comme secondes épouses pour engendrer des héritiers. Nous avons des signes à ce sujet avec Sargon et Sennachérib). Cette campagne est tout aussi curieuse dans ses détails, car Sennachérib fut très clément envers Juda et Jérusalem en particulier. Il prit Sidon et Ascalon et le reste de Juda céda. Puis il "assiégea" Jérusalem, mais "ne la mit jamais à sac". Ézéchias garda même son trône ensuite, bien qu'il ait dû prêter de nouveau allégeance. Ce qui semble une réponse très molle en réponse à une rébellion, selon les standards actuels, et ce qui confirme aussi mes doutes. Par comparaison, regardez ce que fit Sennachérib à Babylone quand elle se rebella : il fit égorger tout le monde, fit raser entièrement la ville et même détruire la colline sur laquelle elle était bâtie en détournant l'eau des canaux qui l'entouraient, l'inondant complètement. Pas un cancrelat n'y échappa.

Autre chose intéressante à évoquer, Lord Byron écrivit un poème sur Sennachérib : "La destruction de Sennachérib", qu'on trouve dans ses Mélodies hébraïques. Il raconte cette attaque contre Jérusalem et Ézéchias. Nous devons de nouveau nous demander pourquoi Byron, un "Gentil", s'intéressait autant à de tels sujets et je vous ai donné la réponse dans mon article sur Napoléon : Byron n'était pas un Gentil, c'était un autre crypto-juif, commémorant sa propre histoire. Cependant, Byron fait plus que la commémorer, il la falsifie, rapportant que les soldats de l'armée assyrienne moururent miraculeusement dans leur sommeil. Les annales assyriennes n'en parlent pas ainsi, étrangement. Wikipédia a d'autres intéressantes informations pour nous, quand elle admet que le poème de Byron était très important pour Mark Twain. Il est mentionné dans Tom Sawyer et plusieurs autres de ses écrits. Pourquoi ? Encore une fois, je vous ai donné la raison dans mon exposé sur Twain : il appartenait aux mêmes familles. Moussorgski écrivit plus tard une chorale basée sur le poème de Byron, nous indiquant son ascendance. En fait, Wiki admet que les Moussorgski (les "éboueurs") descendaient des Rurik, fondateurs de la dynastie Rurik, via les princes de Smolensk. Nous avons vu Smolensk dans d'autres articles et la dynastie Rurik fait une deuxième apparition dans celui-ci. Regardez St Olga ci-dessous [beaucoup plus loin dans l'article], également de la dynastie Rurik. Cela relie Moussorgski aux principales lignées généalogiques de cet article et le met en lien direct avec Hugues, comte de Champagne, l'un des premiers Templiers.

Nous pourrons en apprendre davantage une autre fois, mais pour l'instant nous devons reprendre la ligne directrice. Retournons donc aux rois de Jérusalem après les croisades. Il est intéressant aussi de mentionner Morfia de Malatya, épouse de Baudouin II, roi de Jérusalem en 1118. Sa mère n'est pas mentionnée, mais son père est Gabriel, noble arménien qui fut le gouverneur de la Malatya (un peu plus à l'est de l'Arménie). On nous dit qu'il était grec orthodoxe, mais étant donné son rôle de gouverneur de Malatya, il y a peu de chance que ce soit vrai. D'autres pages de Wikipédia le confirment, car elles admettent l'histoire officielle : après la bataille de Manzikert en 1071, où les Turcs triomphèrent des Byzantins, la région entière tomba aux mains des Seldjouk. En fait, Malatya tomba bien avant, conquise en 1058. Gabriel gouverna ensuite, il n'y a donc aucune chance que le gouverneur d'une ville soit un grec orthodoxe. Étant donné son nom, il était probablement juif. Les Seldjouk n'auraient pas nommé un chrétien pour gouverner la ville, mais ils ont pu nommer un riche Juif pour gérer les finances locales. Ou bien, Gabriel a pu acheter son indépendance avec d'énormes tributs aux Seldjouk. Rappelez-vous ce que nous avons découvert plus haut : l'Arménie a été fondée par des immigrants juifs venant des siècles plus tôt de Grèce. Gabriel pouvait donc être grec en ce sens. Ses ancêtres ont pu arriver de Grèce, mais ils étaient juifs.

Je vous encourage à constater toutes les autres contradictions flagrantes qu'on peut lire au sujet de Gabriel. On nous dit qu'il a été relevé de son grade de l'armée byzantine. D'accord, alors pourquoi dirigerait-il la ville après que l'armée byzantine ait été mise en déroute ? On nous dit qu'il préserva l'indépendance de Mélitène [l'ancien nom de la ville de Malatya] avec l'aide des Danishmendites [dynastie turque convertie à l'Islam] – rivaux des Seldjouk – mais ils ne firent la capture de Mélitène qu'en 1100. Et par ailleurs, ils étaient aussi les grands ennemis des croisés. Et pourtant sur la même page il est dit qu'après 1100, Gabriel "s'investit fortement auprès des commandeurs de la première croisade". Les deux sont-ils compatibles ? Comme sa fille épousa le roi de Jérusalem, il y a quelque chose qu'on a omis de nous dire ici. Le seul moyen d'y trouver un sens est de reconnaître que Gabriel était très riche, probablement grâce au commerce de tissus ou à quelque chose du même genre, et il a acheté les Turcs, qui n'ont pas réalisé qu'il finançait aussi les croisés. Gabriel utilisait manifestement les croisés pour garder les Turcs occupés à guerroyer dans le sud, en détournant leur esprit de Mélitène – qu'ils pensaient posséder déjà. Cela fonctionna jusqu'en 1100, quand les Turcs se rendirent compte du double jeu de Gabriel et Mélitène devint le lieu d'une immense bataille. Gabriel appela ses potes croisés à la rescousse mais ils ne purent l'aider. Les Turcs gagnèrent et exécutèrent Gabriel. On ne peut pas dire qu'il ne l'ait pas vu venir.

Mais Gabriel avait déjà joué sa meilleure carte en mariant sa fille à Baudouin. Quand les croisés rentrèrent enfin en Europe de l'ouest, ils emportaient avec eux les gènes de toutes ces épouses d'orient. Ils emmenaient aussi avec eux d'autres membres de la famille dans l'entourage, qui pareillement se marièrent à la cour une fois de retour. De cette manière, l'effet à long terme des croisés ne fut pas la conquête de Jérusalem, de la Palestine ou du Moyen-Orient, ce fut l'inverse : une infiltration des lignées royales occidentales par les familles d'Orient. Nous avons vu cela quand plus tard les Médicis, Jagiellon et Vasa s'introduisirent par mariage dans les maisons royales d'Europe, mais cela s'était déjà fait à l'époque de la première croisade et avant.

Vous direz que cela fonctionna dans les deux sens et que c'était juste un autre exemple de métissage mondial et jusqu'à un certain point, c'est exact. La différence étant aujourd'hui que les Juifs avaient apparemment un plan alors que les Gentils n'en avaient pas. Les croisés n'avaient aucune intention d'infiltrer les maisons royales juives ou turques ou arabes, car ils ne l'envisageaient même pas semble-t-il comme un but désirable. S'ils ont pris des femmes orientales, c'était uniquement parce qu'elles étaient belles ou séduisantes. Mais de l'autre bord, il y avait définitivement un plan, sinon les Juifs auraient marié leurs filles aux Européens sans discrimination. Nous voyons au contraire qu'ils ne les marient qu'à des rois ou autre noblesse reconnue. Dans la plupart des autres cas, les Juifs étaient bien plus stricts pour marier les leurs.

Une étude attentive nous fait dire qui réécrit ce récit. Presque sans exception, les protagonistes juifs restent dans l'ombre. On n'entend généralement pas parler d'eux et les rares fois où ils sont mentionnés dans ces récits, c'est en tant que victimes impuissantes, massacrées sans raison apparente. Dans ces histoires de croisades, on nous dit que les croisés ont été envoyés par le pape pour libérer les terres saintes des méchants Arabes, mais si c'était le cas, pourquoi irions-nous massacrer les Juifs ? Cela n'a aucun sens. Étant donné ce que nous savons par l'histoire plus tardive, un scénario plus probable est que ce sont les Juifs qui voulaient nettoyer les terres saintes de ces Arabes et ce furent eux qui invitèrent et payèrent les croisés pour qu'ils viennent. Nous en avons déjà eu un aperçu plus haut, car il est admis que les empereurs de Byzance demandèrent de l'aide au pape. C'est ce qui a fait démarrer les croisades. Eh bien je viens de vous montrer que les empereurs byzantins de l'époque étaient des Komnène et qu'ils étaient très probablement de descendance juive.

Il est donc peu plausible qu'on ait massacré ces Juifs sans discernement. Si certains furent tués, c'était sans doute par des croisés qui ne faisaient pas la différence entre un Juif et un Arabe. Mais je suppose que le nombre de morts juifs a été largement gonflé, afin de détourner l'attention sur eux dans le récit global. Et aussi pour les faire apparaître comme les victimes d'un combat plus vaste où ils n'avaient presque pas pris part. Juste le contraire de la vérité, comme à l'accoutumée.

Mais revenons à la sixième croisade. Si vous trouvez une logique dans cette croisade, vous méritez une médaille. L'ensemble du récit fait penser qu'on dissimule le combat entre le pape et le Saint Empire Romain (ce qui est bien admis sur la page Wiki). Frédéric II prit la route de St jean d'Acre en 1227, mais dut revenir en Italie quand son armée fut décimée par une épidémie (de quoi, on ne le dit pas). Le pape Grégoire IX l'excommunia immédiatement, bien qu'on ne nous dise pas comment fuir une épidémie constitue une offense passive d'excommunication. Comme Frédéric repartit bientôt en croisade, la raison de son excommunication n'est pas claire. Pourquoi n'a-t-elle pas été levée après son deuxième départ ? Frédéric fit ensuite une halte à Chypre, où une autre chamaillerie avec Jean d'Ibelin fut fabriquée pour expliquer pourquoi il n'eut que peu de soutien. Mais si c'était le cas, le pape aurait dû excommunier Jean pour avoir interféré avec la croisade. Quand Frédéric atteignit Acre, le Patriarche et le clergé refusèrent de l'appuyer à cause de l'excommunication. Mais dans ce cas, ce fut le pape en personne qui se mettait en travers de la croisade. Il aurait dû s'excommunier lui-même.

Comme je l'ai dit, il n'y a aucune once de bon sens ici. Bien que Frédéric n'ait pu témoigner de sa force, pour une raison quelconque le sultan d’Égypte céda Jérusalem, Bethléem, Nazareth, Jaffa et Sidon aux croisés sans même un combat. Étrange liste de noms, dois-je dire. Le sultan céda-t-il aussi le Mont Ararat, la Mer Morte et Disneyland ? On nous apprend que l'un des résultats du traité fut que les Juifs eurent l'interdiction de vivre à Jérusalem. Bien. Je suppose que le sultan était d'accord pour que les Égyptiens aient l'interdiction de vivre au Caire.

Franchement, cette sixième croisade semble totalement fabriquée, ce qui expliquerait l'excommunication de Frédéric : il n'y est jamais allé. Il aurait pu obtenir le même traité sans s'être jamais montré, n'est-ce pas ? Ce qui expliquerait aussi le manque de bataille. Le sultan céda-t-il réellement quelque chose ? C'est douteux. Il me semble qu'il était occupé ailleurs et que les Européens revendiquèrent simplement Jérusalem pendant son absence. En 1244 (juste 15 ans plus tard) il revint d'Orient et mit un terme à toutes leurs revendications inconsistantes. Je serais intéressé de voir la copie égyptienne de ce traité, qui a donné Jérusalem sans un seul combat. Je pense que soit il n'existe pas, soit il a été rédigé sur un cahier d'écolier.

Ce qui nous conduit à la cinquième croisade. Si vous y comprenez quelque chose en lisant les divers récits sur internet, vous méritez deux médailles d'or. Ces récits semblent être passés par un standard téléphonique de l'Uttar Pradesh. Non seulement ils sont simplistes et bourrés de fautes de grammaire, mais ils se contredisent à plusieurs endroits. On nous dit sur Wikipédia que les croisés, conscients qu'ils ne pourraient prendre Jérusalem alors qu'elle était contrôlée par un puissant sultan d’Égypte, décidèrent d'attaquer en premier l’Égypte. Mais ensuite ils nous disent que les musulmans de Jérusalem, craignant un nouveau bain de sang comme lors de la première croisade, s'enfuirent de la ville et abattirent les murs, pour que les chrétiens n'aient aucune protection après avoir pris la ville. Bon, si ce fut le cas, alors qu'est-ce qui empêchait les croisés de prendre Jérusalem ? Je suppose qu'ils passèrent juste par là en avançant vers le sud, refusant de prendre une cité non protégée jusqu'à ce qu'ils aient vaincu d'abord une Égypte bien protégée.

L'université du Michigan nous dit qu'en 1218, André II de Hongrie tenta de prendre Acre. Mais les autres sites nous disent qu'Acre était dès le départ une base opérationnelle pour la cinquième croisade. C'était le siège supposé de Jean de Brienne, roi de Jérusalem. Ce qui nous conduit au problème de nombreuses croisades, comment ces rois de Jérusalem ont-ils pu garder leur trône en Terre Sainte pendant ces longues périodes où la région était contrôlée par les Seljouk, les Égyptiens ou par d'autres régions de l'Orient. Il est difficile de croire qu'ils se détournèrent de Acre, car on la disait incroyablement riche. On nous dit qu'elle était en 1170 le principal port de la Méditerranée et qu'elle procurait plus de richesses à son dirigeant que la totalité des revenus du roi d'Angleterre. Elle aurait été gardée par les croisés pendant tout un siècle, de 1191 à 1291, mais c'est difficile à croire sachant qu'après la troisième croisade, toutes les armées croisées repartirent pour l'Europe. Philippe II de France et Léopold V d'Autriche firent rapatrier leurs armées en 1191 et l'année suivante Richard Ier d'Angleterre partit aussi. Sans ces armées, tout ce qui restait à Acre était un traité, fondamentalement sans valeur. Les différents rois de Jérusalem auraient eu besoin d'immenses armées sur pied pour tenir à distance toutes les armées d'Orient et ils ne les avaient tout simplement pas. Donc rien de tout ceci n'est crédible dès le premier mot.

Pour étayer cela, on nous dit que les dirigeants de la cinquième croisade avaient réclamé une alliance aux Seldjouk pour attaquer l’Égypte. Quoi ? Pourquoi les Seldjouk se seraient-ils alliés aux croisés ? Qu'avaient-ils exactement à y gagner ? Ou devrais-je dire, qu'avaient les croisés à offrir ? Les croisés voulaient Jérusalem (qui, rappelez-vous, était supposée à l'époque débarrassée des Musulmans et non protégée), mais qu'avaient les croisés qui serait utile aux Seldjouk ? Acre et rien d'autre. Et ils pouvaient la prendre quand ils le voulaient. Tout ce qu'ils avaient à faire était d'attendre le retour des armées croisées en Europe.

Tout ceci nous rappelle que les croisés avaient de nombreux ennemis en Orient, pas juste un seul. Ils avaient d'abord les Seldjouk et les Ayyoubides à combattre et s'il y avait une quelconque alliance à faire, c'était avec ces armées. Ils étaient tous des orientaux et la dernière chose qu'ils voulaient était un pouvoir occidental venant démarrer des guerres de religion. Les Seldjouk et les Ayyoubides auraient pu être ennemis, mais c'étaient tous des états musulmans. Encore plus, c'étaient tous des musulmans Sunni. Leurs guerres n'étaient donc pas des guerres de religion. Ils n'auraient pas fait une alliance avec les chrétiens d'occident juste pour le plaisir.

Voici quelque chose d'intéressant à étudier :


C'est l'empire Seldjouk dans sa plus grande extension en 1092. [Miles a extrait cette image du Wiki anglophone. Si on cherche la même image sur le Wiki français, on a une autre carte où le "trou" dont il parle plus bas est inexistant. Bizarre, non ? Voir ICI] Sa capitale à l'ouest était Hamadan, aujourd'hui à l'ouest de l'Iran (au nord et à l'ouest de l'étoile sur la carte). Ce n'était donc pas un empire à deux balles d'éleveurs de chèvres. Ces gars étaient de sérieux guerriers. Ce n'est cependant pas pour dire ça que j'ai posté cette carte. Il y a un trou plutôt bien visible sur la carte [zone en jaune pâle], n'est-ce pas, au-dessus de la Palestine et à l'est de Byzance. C'est quoi ? C'est l'Arménie. Pourquoi ces Seldjouk auraient-ils été capables de conquérir Byzance mais pas l'Arménie ?

Mont Ararat

Vous pouvez vous y perdre, car ce n'est pas l'Arménie d'aujourd'hui, qui se trouve à des centaines de kilomètres vers l'est. Mais à l'époque des croisades, l'Arménie était centrée dans le coin oriental de la Méditerranée, au-dessus d'Antioche. Donc, encore une fois, pourquoi les Seldjouk auraient-ils abandonné l'Arménie ? C'est un indice central pour ce grand mystère, car l'Arménie revient toujours sur le devant de la scène. Vous ne voyez pas encore l'indice ? Ajoutez-y cet autre indice : en plein centre de ce trou sur la carte de l'empire Seldjouk et en plein centre de l'Arménie de l'époque il y a le Mont Ararat (ci-dessus). À moins d'être un chrétien ou un Juif très cultivé, vous auriez pu supposer que le Mont Ararat était en Israël ou en Syrie ou en Jordanie, mais il se trouve en fait dans la Turquie actuelle, loin au nord. C'est là que l'Arche de Noé se situerait. Ce qui nécessite une autre digression. Si vous allez sur la page Wikipédia pour 'Arche de Noé', vous trouvez la déclaration suivante, "Il n'y a aucune preuve scientifique d'un déluge". Wiki a même une page intitulée "le mythe du déluge". Il est amusant de lire sur cette page qu'ils admettent :
Les inondations qui ont fait suite à la dernière période glaciaire ont pu inspirer des mythes qui survivent de nos jours.
C'est en quelque sorte un mensonge de mettre ce titre sur la page, n'est-ce pas ? S'il y a eu des déluges étendus suite à la dernière période glaciaire, alors comment ces déluges seraient-ils un mythe ?
Et si vous faites une recherche générale sur 'des déluges mondiaux ont-ils existé ?', vous voyez comment les officiels se contredisent. En fait, la seconde entrée de cette recherche nous emmène vers un article de 2012 sur ABCNews, qui nous parle d'une preuve d'un grand déluge à l'époque dans les Terres Saintes. Par ailleurs, la science officielle a connaissance des âges glaciaires grâce aux données provenant d'échantillons de glace prélevés en Antarctique et grâce à beaucoup d'autres preuves. Le dernier âge glaciaire s'est terminé en – 9500, il n'y a pas si longtemps. Quand des ères glaciaires s'achèvent, vous allez manifestement avoir des déluges étendus à très grande échelle. Alors, si oui ou non il y a eu un grand déluge aussi récemment que l'époque de Noé (en – 5000 ?), la probabilité qu'il y ait eu antérieurement de grands déluges est très élevée. En fait, concernant la preuve de ces déluges, pour ceux qui ne souhaitent pas creuser d'anciens traités scientifiques, différentes personnes ont compilé et noté des preuves, comme Vélikovsky et Donnelly. Tous deux sont aujourd'hui vilipendés mais le Ragnarok de Donnelly compile bon nombre de preuves intéressantes dans ses premiers chapitres en se servant des recherches respectées de Sir Archibald Geikie, Louis Agassiz et d'autres. Vélikovsky fait de même. Je ne fais pas la promotion des conclusions données par chacun de ces hommes, mais leurs livres sont une source facile de données d'un grand intérêt, difficiles à trouver autrement.

À SUIVRE

2 commentaires:

  1. Pour les intéressés, je conseille de commencer par la première partie pour éviter de se perdre dans la démonstration de M. Mathis.

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  2. merci Hélios.
    petite note: dans l'histoire officielle, les croisades ont eu lieu pour combattre les Turcs sunnites, eux-mêmes en guerre contre les Arabes chiites ismaéliens du khalifat du Caire (jusque vers 1171 il me semble, date à laquelle les chiites furent remplacés par des sunnites turcs orthodoxes), et soutenus par le khalifat abbasside sunnite de Bagdad qui avait accueilli et converti les turcs.
    Ce qui est intéressant est ceci: les turcs sont des turco-mongols, comme les ashkénazes, les Alains,...
    Mais aussi:" en 1072, le khalifat Fatimide (d'un coup d'état pro sunnite favorable au khalifat de Bagdad) fut sauvé par un arménien converti à l'Islam, Badr al-Djamali, gouverneur de Palestine, qui marcha sur l'Égypte à la tête d'une armée composée de soldats arméniens; au début 1074, il rétablit Al-Mustansir (chiite ismaélien, [comme les hashishins])sur le trône. in Bernard Lugan "Histoire de l'Afrique", p.196

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