Bistro Bar Blog

samedi 17 décembre 2016

La Révolution Française vue par Miles Mathis (2/3)

La partie 1 est ICI.

(...)


Mais quittons La Fayette pour retourner à la convocation des États-Généraux en 1789. Le premier voyant rouge s'allume quand on nous apprend que "la suggestion de convoquer les États-Généraux provenait de l'Assemblée des Notables". Cela n'a aucun sens. Pourquoi ? Parce que les États-Généraux comprenait le tiers état ou gens du peuple. Il y avait trois états, vous le savez, le premier étant le clergé, et le second la noblesse. L'Assemblée des Notables se composait des deux premiers. Pourquoi donc suggérer d'introduire le tiers état dans l'affaire ? En fait, on se serait attendu à ce qu'ils fassent ce qui était en leur pouvoir pour résoudre le problème sans inclure le tiers état. Si vous appartenez aux deux premiers états, vous savez que la règle numéro un est de ne jamais, jamais ouvrir la porte au républicanisme. Et sommes-nous pourtant censés croire que les deux premiers états ont simplement envoyé une invitation au troisième pour qu'il vienne les aider à résoudre leurs problèmes financiers ? Que pensaient-ils qu'il se passerait : que les roturiers allaient arriver et seraient volontaires pour payer de nouveaux impôts ? Pensaient-ils que le tiers état allait venir avec des sacs remplis d'argent qu'ils verseraient directement au trésor public ?

Non, la seule raison d'inviter le tiers état à participer était de l'utiliser comme pion contre l'aristocratie et l'église. Comme ni le premier, ni le second état ne voulait les inviter, nous sommes obligés de supposer que quelqu'un d'autre les a invités. Je vous ai montré que ce quelqu'un d'autre était les financiers. Ces gars ont découvert des siècles plus tôt que le meilleur moyen de solidifier leur propre pouvoir était de créer un conflit interne. Et le meilleur moyen pour créer un conflit interne était d'inventer des problèmes monétaires apparemment insolubles et d'inciter chacun à culpabiliser tous les autres. Les financiers iraient se cacher dans l'ombre jusqu'à ce que le dernier homme tombe et prendraient ensuite le contrôle de l'épave.


Le signal d'alarme suivant est de nous dire que le premier état était d'accord pour se joindre au tiers état pendant les États-Généraux, c'est à dire que le clergé se joindrait aux roturiers pour mettre la noblesse en minorité. Pas une chance de se produire. On nous dit que cette alliance a ensuite créé l'Assemblée Nationale menant à l'ébauche de la constitution. Cette constitution fut-elle écrite par le clergé ou par les roturiers ? Nullement. Par La Fayette et Thomas Jefferson. C'est à dire par un prétendu noble et un américain. Très curieux.

Mais même Wikipédia nous offre un indice. Nous y trouvons ceci :
Cette toute nouvelle Assemblée Nationale se rapprocha immédiatement des capitalistes – sources de crédit nécessaires pour financer la dette nationale [Déjà inventée à l'époque] – et du petit peuple. Ils consolidèrent la dette publique et déclarèrent que tous les impôts existants avaient été illégalement imposés, mais plébiscitèrent ces mêmes impôts provisoirement aussi longtemps que l'Assemblée continuerait à siéger. Ce qui restaura la confiance des capitalistes et les incita fortement à maintenir l'Assemblée en session.
Pourquoi l'Assemblée Nationale aurait-elle besoin de se rapprocher des capitalistes ? Je vous montre que c'est parce que les capitalistes menaient le bal. La citation ci-dessus nous le montre, puisque c'est toujours le petit qui se rapproche du puissant. Cet énoncé nous apprend que les capitalistes constituent l'entité pré-existante et que l'Assemblée Nationale – y compris le clergé et le peuple – n'est qu'un accessoire. Une formulation encore meilleure serait que l'Assemblée Nationale était l'outil des capitalistes. Qu'il y ait eu ou non de réelles rencontres de l'Assemblée Nationale, que ce soit sur un court de tennis ou ailleurs, est presque superflu. Les capitalistes ont dit qu'elles ont eu lieu, donc elles ont eu lieu.

Notez aussi la formulation "restaura la confiance des capitalistes et les incita fortement à maintenir l'Assemblée en session". Oups. Je dirais que c'est un peu trop révélateur. Cela implique que l'Assemblée Nationale siégeait uniquement selon le bon vouloir des capitalistes. Ce qui bien sûr était exact. L'Assemblée Nationale a été créée par les capitalistes et ne leur servait que d'écran de fumée.

L'alerte suivante est Desmoulins. Il est arrivé dans l'histoire en tant que protégé de Mirabeau qui l'avait embauché pour écrire dans son journal. Nous avons déjà établi que Mirabeau était crypto-juif ou travaillait pour ces gens sous le contrôle du trône suédois. Desmoulins était donc l'employé des mêmes personnes. En ce sens, nous voyons que la franc-maçonnerie était un autre écran de fumée. Soit ces gens n'étaient pas de vrais franc-maçons, soit les franc-maçons avaient été infiltrés et ne servaient à ce moment-là que de couverture pour les intérêts juifs. Comme Desmoulins était un employé, cela veut dire que la foule qu'il harangua pour prendre d'assaut la Bastille était soit embauchée par les capitalistes ou incitée à l'émeute par des provocateurs rémunérés. Je penche fortement pour la première hypothèse, car obtenir de la bourgeoisie qu'elle agisse à l'unisson de cette manière est proche de l'impossible. Il est bien plus facile de payer une petite armée de mercenaires et de les habiller comme des gens du peuple. Par ailleurs, ils admettent que le nombre qui a "pris d'assaut" la Bastille était inférieur à 1000. Engager une foule de cette taille était aisé. Souvenez-vous, Leni Riefenstahl a engagé 30.000 figurants pour ses films nazis.

En faveur de cette argumentation, revenons à Necker. On nous annonce que le renvoi de Necker est ce qui a mis le feu aux poudres, ce qui a déclenché les émeutes. Mais les commerçants de Paris étaient bien les derniers à se soucier du sort de Necker, le banquier milliardaire. Ils auraient même plutôt profité de l'occasion pour le dépecer, mais ils n'auraient pas levé le petit doigt pour le sauver. C'est comme si on nous disait que les new-yorkais de 2016 déclenchaient une émeute en apprenant qu'un Rockefeller vient d'être saqué. C'est plus qu'absurde et constitue une nouvelle indication que les auteurs de cette anecdote stupide étaient les banquiers eux-mêmes. 
 
La prise de la Bastille est tout aussi absurde. Il est admis que la Bastille n'était occupée que par sept prisonniers à ce moment-là, alors pourquoi les émeutiers se seraient-ils efforcés de la prendre d'assaut ? 
 
Et comment expliquer cette coïncidence ? Le marquis de Sade était le huitième prisonnier dix jours plus tôt, mais on venait de le transférer ailleurs. Il semble que quelqu'un savait ce qui allait se passer. De plus, on nous dit que 25.000 troupes du roi se trouvaient déjà dans les parages, ce n'était donc pas le bon moment pour une émeute. Où étaient ces troupes pendant la prise de la Bastille ? C'est comme si quelqu'un les avait payées pour ne pas bouger. Wikipédia admet,
Les troupes du roi ne firent rien pour stopper la propagation du chaos social à Paris pendant ces journées.
Curieux, n'est-ce pas ? Le 14 juillet, Paris était sous le contrôle de la milice bourgeoise (appelée ensuite Garde Nationale). D'où venait-elle ? Et pourquoi les troupes royales lui ont-elles donné la ville sans un combat ? En quelques heures cette milice se retrouva avec des armes près de l'Hôtel des Invalides, où étaient entreposés comme par hasard sans surveillance 30.000 mousquets. Et puis nous avons cette bombe au sujet de la Bastille :
Étant donné le coût de maintien de la garnison pour un ouvrage médiéval à l'utilité si restreinte, il avait été décidé de la remplacer par un espace ouvert public peu de temps avant que les troubles ne commencent.
Quoi ? Pour bien comprendre, il est souhaitable que vous lisiez cette phrase une centaine de fois en vous frappant en même temps la tête. Selon ma compréhension de l'anglais, cela veut dire qu'au moment de sa "prise", la Bastille était un espace ouvert public [cette info ne figure que dans un sous-chapitre du wiki en anglais, belle omission sur le wiki français]. Les émeutiers ont donc pris d'assaut un espace ouvert public. On nous dit qu'ils l'ont prise d'assaut pour s'emparer des 250 barils de poudre que le commandant des Invalides avait pris la précaution d'y faire apporter. Mais attendez, dois-je comprendre que le commandant a fait venir 250 barils de poudre dans un espace ouvert public pour le mettre en lieu sûr ? 
L'image d'Épinal de la prise de la Bastille
 
Pour l'expliquer, ils changent le récit. Dans le paragraphe suivant, la Bastille n'est plus un espace ouvert public. Il est gardé maintenant par 82 invalides et 32 grenadiers. Vraiment ? Ainsi les "sept hommes âgés" – faussaires et fous – incarcérés à la Bastille sont gardés par 114 soldats ? Il semble que le rapport gardes-prisonniers est assez disproportionné, n'est-ce pas ? On me dira, "non, ils gardaient la poudre". Mais je ne comprends pas pourquoi la poudre se trouvait là, ou pourquoi elle n'était pas déjà en possession des troupes royales. Tout ce récit ne duperait pas un enfant de dix ans, mais curieusement il dupe le monde entier depuis 220 ans.

Par ailleurs, si les émeutiers n'avaient pas encore de poudre, comment ont-ils pris quoi que ce soit d'assaut ? Il doit être assez difficile d'attaquer un château-fort à créneaux avec des mousquets vides. Comme on va le voir, rien n'a été pris d'assaut. Selon le récit officiel, les troupes à l'intérieur ont simplement ouvert les portes après des pourparlers. Cette partie du récit n'est pas logique non plus, car malgré l'absence de garantie d'une escorte sécurisée, le gouverneur de Launay aurait quand même ouvert les portes et capitulé. On nous informe qu'il a agi ainsi parce qu'il s'inquiétait pour le ravitaillement en nourriture et en eau. Au bout de quatre heures ? Cette forteresse géante abritait 250 barils de poudre à fusil… et pas assez de nourriture pour tenir plus de quatre heures ? Il est dit que de Launay et le maire Flesselles ont été tués ce jour-là, mais j'ai tendance à ne pas le croire.

Toute aussi incroyable est la réponse du roi le jour suivant [le 14], qui a été… "rien" [c'est ce qu'aurait inscrit Louis XVI dans son journal]. Les troupes ont reçu l'ordre de se disperser dans le pays et Paris fut livrée à la foule. Ou bien livrée à La Fayette, qui prit la tête de la Garde Nationale. C'est curieux, dirait-on. La Fayette qui vivait à Versailles quelques années plus tôt commandait maintenant les révolutionnaires. Peut-on parler "d'opposition fabriquée" ? Dans les jours qui ont suivi, le roi en personne se mit à porter une cocarde tricolore.

Nous assistons à la même chose avec les Jacobins, à qui on attribue le renversement de la monarchie. Mais ils étaient déjà constitués à Versailles et comptaient parmi eux des Bourbons comme le duc d'Orléans. Là encore, quelque chose ne colle pas. Nous avons vu que les franc-maçons (La Fayette) et les Jacobins étaient issus de Versailles, le palais du roi. Ça ne colle que si vous réalisez que les Jacobins n'étaient qu'une autre façade pour les capitalistes et qu'ils avaient trompé des aristocrates comme Orléans en lui promettant la couronne une fois Louis parti. Ils avaient besoin d'Orléans quand le temps serait venu d'ordonner aux troupes royales de ne pas bouger. Orléans a très bien pu le faire de sa propre autorité. Nous étudierons Orléans plus en détails un peu plus tard.

La Révolution a été élaborée à Versailles, sous le nez du roi et ce fut possible parce que les banquiers vivaient à Versailles avec Louis. Les banquiers ont infesté depuis chaque bâtiment de France, ville de Versailles comprise. Comme aujourd'hui, on ne peut aller aux toilettes sans payer une redevance aux banquiers. Cette ville n'a pas été  capturée à la Révolution; elle l'était depuis longtemps.

Et puis il y a Robespierre. Nous trouvons un curieux aveu sur Wikipédia :
Il a été suggéré qu'il avait des ascendants irlandais, son nom de famille étant peut-être une déformation de "Robert Speirs". George Henry Lewes, Ernest Hamel, Jules Michelet, Alphonse de Lamartine et Hilaire Belloc ont tous fait état de cette théorie bien qu'elle ne semble pas très concluante.
On cherche à nous égarer. Pourquoi tous ces gens célèbres y croient en l'absence de preuves concluantes ? Ils pensaient juste le contraire, je suppose. Mais les rédacteurs de wiki ont besoin de détourner notre attention aussi vite que possible, car quelqu'un comme moi pourrait se dire, "Hum, je me demande si Speirs est un nom juif ?" Il s'avère que ce n'est pas impossible. On trouve quelque chose ici :
Une autre source serait peut-être la célèbre cité allemande de Speyer avec sa cathédrale, où furent annulées en 1529 des libertés religieuses, ouvrant la voie au protestantisme. Elle apparaît également sous le nom de Speier et Spire. Martin Luther y a résidé. Au cours des siècles la persécution obligea beaucoup de gens à fuir la ville, particulièrement les juifs et les protestants. L'exode débuta aux environs de 1100. Consultez aussi "Histoire des croisades" de Runciman, volume 2, pages 254-259. Spier a aussi une origine juive (ashkénaze).
L'un de ceux qui pensait que Robert Speier avait été francisé en Robespierre fut l'écrivain Jules Michelet et il est le seul à nous avoir dit que Napoléon était juif. Souvenez-vous aussi que dans mon article sur la Kabbale, on nous rappelait que de nombreux catholiques accusaient Martin Luther d'être juif. Le nom de sa mère était Lindeman, qui sonne juif. 
Maximilien de Robespierre

Il vaut également la peine de noter que le nom est souvent écrit Spier. Un spier [en anglais = espion] est quelqu'un qui fait de l'espionnage. En d'autres mots, un agent du Renseignement. Nous n'avons pas regardé le rôle du Renseignement français dans la Révolution, mais vous pouvez l'y inclure ici par simple substitution. Partout où vous voyez les noms Jacobin, Girondin, Montagnard ou franc-maçon, vous pouvez leur substituer Renseignement. Partout où vous lisez capitaliste, financier ou banquier, vous pouvez mettre à la place "financier du Renseignement". C'est particulièrement vrai des Jacobins et explique pourquoi ils furent constitués à Versailles et comprenaient des gens comme le duc d'Orléans. Le Renseignement français avait sans aucun doute une salle à Versailles et je dirai que cette salle était le lieu de rassemblement des Jacobins. 
 
Même sans savoir cela, l'ascension de Robespierre est difficile à expliquer et c'est même admis par la version officielle dans la digression suivante :
Même si les membres dirigeants de la corporation étaient élus, Robespierre, chef de l'opposition, réussit à se faire élire avec eux.
C'est pour expliquer son élection comme représentant du tiers état. Ce qui m'indique que Robespierre n'était pas réellement leur adversaire mais leur opposant rémunéré. Robespierre alla bientôt aux réunions des Jacobins, mais comme ils venaient de Versailles, on ne comprend pas bien pourquoi Robespierre y aurait été le bienvenu. Plus exactement, ce n'est pas compris selon l'histoire officielle. Mais si c'était un crypto-juif, tout devient clair. En tant que tel, il faisait partie du Renseignement français et fut introduit aux réunions des Jacobins pour ces deux raisons. Même si, comme Desmoulins, il avait débuté comme agent-écrivain, il arriva finalement comme principal agent-provocateur. 
 
La bio de Robespierre nous permet de jeter un œil sur l'insurrection du 10 août 1792. C'est la prise du Palais des Tuileries. Comme pour la "prise" de la Bastille, cette insurrection n'a pas de sens. Comme précédemment, le roi était protégé par une force armée ridiculement faible, des Gardes Suisses principalement. Il n'a jamais été expliqué durant cette période pourquoi le roi, les aristocrates, le clergé ou l'armée du roi autorisèrent les Jacobins à s'emparer de l'Assemblée Législative, à diriger le pays, à déclarer la guerre à l'Autriche ou à déplacer des troupes. Pour une raison quelconque nous sommes supposés croire que toutes ces entités se sont simplement dissoutes en 1789 et n'ont jamais fait de tentative sérieuse pour se protéger des révolutionnaires. 
 
Il est assez étonnant que les pays environnants n'aient fait aucune tentative pour prendre Paris après 1789 ; plus étrange encore est que le gouvernement existant de l'ancien régime de France ait abandonné Paris sans combat et n'ait jamais essayé une seule fois de libérer la ville. On veut nous faire croire que l'un des plus grands et des plus puissants pays dans l'histoire de l'Europe soit tombé aux mains de poissonnières et de marchands de vin. Au début de la Révolution, l'armée française était l'une des plus importantes au monde, n'étant devancée (peut-être) que par la Russie. Elle pouvait déployer plus de 300.000 hommes, comme nous l'avons vu après avec Napoléon. Où était donc cette armée en 1789 ou en 1792 ? Qu'est-il advenu de tous ses officiers ? Se sont-ils juste évaporés en 1789 ? Uniquement parce que des assemblées de révolutionnaires se sont formées et ont commencé à faire des déclarations ne veut pas dire que ces discours seraient suivis. En supposant que Louis n'a pas eu le courage d'ordonner la fermeture des assemblées et l'arrestation des leaders, d'autres nobles ou généraux auraient pu le faire de leur propre autorité. Il n'y a tout simplement aucun moyen que la Révolution ait pu se produire de la manière qu'on nous l'a enseignée, nous devons donc supposer que les choses se sont passées autrement.

Nous en avons encore un aperçu avec les événements du 10 août. On nous dit que Louis avait 950 Gardes Suisses pour le protéger et que ce nombre était très faible par le fait que l'Assemblée Législative avait dissous la garde royale le 29 mai. La question est alors, pourquoi le roi ou ses gardes se sont-ils inclinés devant un tel décret ? Pourquoi ces assemblées ont-elles pu agir avec si peu de résistance pendant trois ans ? Quand tout ceci a commencé en 1789, toute personne saine d'esprit se serait attendue à voir les troupes du roi défiler par dizaines de milliers dans Paris, déclarer la loi martiale et remplir la Bastille jusqu'au toit avec les prisonniers. Nous voyons à la place une totale démission. Sur l'ordre de qui ? d'Orléans ? Des banquiers ? Ou du roi lui-même ?


On peut faire une analyse identique pour l'été 1792 quand La Fayette est revenu à Paris. Mais pourquoi n'est-il pas venu avec ses troupes pour reprendre Paris ? Il revenait du front du nord où il commandait en tant que général des dizaines de milliers de soldats. Pourquoi venir tout seul et simplement faire un tiède discours contre les Jacobins ? Pourquoi lui et d'autres généraux sont-ils restés attentistes en regardant Vergniaud faire des menaces claires contre la personne du roi le 3 juillet? Et pourquoi toutes ces troupes sont-elles parties sur des fronts lointains pour mener d'absurdes guerres pendant que le roi avait moins d'un millier de Gardes Suisses pour le protéger ? Encore une fois, pourquoi Paris a-t-elle été donnée aux révolutionnaires sans combat et pourquoi leurs lois ne furent-elles jamais contestées ?

Comme tout le reste, l'attaque du palais des Tuileries est absurde. Il a été non seulement mal défendu pendant les discours anti-royalistes prononcés chaque jour par les révolutionnaires, mais on nous dit que "par une quelconque négligence, ils se retrouvèrent sérieusement à court de munitions". Et vous croyez ça ? Du danger tout autour et ils oublient simplement de stocker des munitions ? 
 
Notez comment on détourne l'attention sur la page Wikipédia, où on nous donne ceci :

Le palais était facile à défendre. La garnison comprenait les troupes habituelles des deux côtés – 950 vétérans de la Garde Suisse (une rumeur les donnait pour quatre fois plus nombreux) ; ils étaient secondés par 930 gendarmes, 2000 gardes nationaux et 200 à 300 chevaliers de Saint Louis et autres royalistes volontaires. Cinq mille hommes auraient dû être une ample défense…
Mais attendez. Quelqu'un apparemment ne sait pas faire des calculs simples. Ces chiffres additionnés ne donnent pas cinq mille, n'est-ce pas? Ils sont plus près de 4000. De plus, ces chiffres sont eux-mêmes gonflés comparés aux autres récits. Ils sont gonflés comparés aux chiffres donnés sur la même page, dans l'encadré, où le nombre de défenseurs est de 1200 plus "quelques gardes nationaux royalistes". Pour moi, "quelques gardes nationaux royalistes" ne signifie pas 3000. Cela représente autour de 50 hommes. Et pour commencer, les gardes nationaux n'étaient pas royalistes. Ils faisaient partie de la force révolutionnaire. Ce qui n'en faisait pas un très bon choix pour défendre le roi. 
 
Un dessin représentant la Salle du Manège à gauche (aujourd'hui disparu) et le Palais des Tuileries au fond
Lors de l'attaque des Tuileries, il y avait une force de 20.000 hommes, composés des gardes nationaux de Paris et des troupes venant de Bretagne et de Marseille. Encore une fois, on ne comprend pas pourquoi on a laissé ces troupes extérieures marcher sur la capitale. On ne peut faire rentrer en douce des troupes dans Paris. Les troupes bretonnes étaient à l'ouest : pourquoi La Fayette ne s'est-il pas précipité pour les intercepter ? Remarquez bien, on nous dit que les gardes nationaux étaient des deux côtés. 10.000 gardes nationaux environ attaquaient le palais des Tuileries et 2000 le défendaient. OK. Comme cette bataille fait penser à une nouvelle fiction, on va passer à autre chose. 

 
On nous apprend que lorsque les Tuileries semblaient prises, Louis se réfugia à l'Assemblée Législative. Pourquoi personne ne pose-t-il ces questions : 1) Pourquoi Louis se trouvait-il aux Tuileries ? Étant donnés les événements, la famille royale aurait dû se cacher à Versailles ou même encore plus loin. Il n'y avait strictement aucune raison que Louis se trouve là et il avait toutes les raisons de ne pas s'y trouver. On nous dit qu'il avait été retenu là de force et qu'il s'y trouvait depuis octobre 1789, quand une foule (féminine) en colère avait attaqué Versailles. Ce qui soulève d'autres questions, telles que a) "pourquoi 20.000 soldats sous les ordres de La Fayette n'ont-ils pu contrôler 7000 femmes non armées ou pauvrement armées ? Si ces parisiennes étaient si formidables, on aurait dû les mettre à combattre contre la Prusse, armées de fourches et de rouleaux à pâtisserie. b) Si Louis était déjà retenu de force aux Tuileries en 1792, quel besoin de l'attaquer là ? S'il est prisonnier dans sa propre maison, pas besoin de l'attaquer, n'est-ce pas ? 2) Pourquoi trouver refuge à l'Assemblée Législative ? Ces gens étaient ses ennemis. On va me dire que c'est parce que la commune de Paris avait autorisé l'attaque des Tuileries mais pas celle de l'Assemblée Législative, mais ce n'est qu'un stratagème méchants/gentils. Les historiens créent ces divisions pour embrouiller. Dans ce cas, ils avaient besoin de quelque chose qui semblerait chasser Louis des Tuileries en le faisant venir à l'Assemblée, il fallait donc une tierce partie : voilà, la commune de Paris se réunit dans la nuit et remplit ce vide. 3) n'est-il pas commode que l'Assemblée Législative se trouve juste à côté des Tuileries dans l'ancien manège ? Oui, l'Assemblée Législative se trouvait concrètement dans la Salle du Manège, sur le territoire des Tuileries. 4) Comment Louis a-t-il atteint le manège qui était devant les Tuileries ?

Louis aurait dû au départ se trouver derrière la façade principale, vers le haut de ce diagramme. Les jardins étaient devant et ils devaient être remplis de troupes prêtes au combat. Il fallait que Louis s'enfuie sur la route nommée Le Manège. Il y avait un mur entre les jardins et le Manège, mais il n'était pas bien haut. Il devait y avoir de nombreuses troupes des deux côtés du mur et le trajet n'aurait pas été dégagé. En fait, ces 20.000 troupes devaient encercler complètement le Manège. Il n'est pas possible que Louis ait pu l'atteindre.

Ce qui nous ramène à une autre chose étrange que nous n'avons pas examiné jusqu'ici. Il est utile de connaître où se situaient ces divers corps législatifs révolutionnaires. Vous souvenez-vous des États-Généraux de 1789, l'assemblée qui a enclenché tout ce bazar ? Curieusement, ils se sont réunis à Versailles. Versailles était la résidence du roi. C'est Louis XIV qui a fait construire ce château et il était immense et somptueux. Il se situe à la périphérie de Paris. Eh bien, nous voyons une chose similaire avec l'Assemblée Législative de 1792. Comme vous l'avez vu, elle s'est tenue dans l'enceinte des Tuileries. Qu'étaient les Tuileries ? C'était la résidence parisienne du roi et elle remontait à Henri IV vers la fin des années 1500. Ne semble-t-il pas suspect de trouver ces assemblées de révolutionnaires se rencontrant dans les résidences du roi ? Louis leur faisait-il payer un loyer ?

Il me semble que la Révolution Française était une opération de l'intérieur, littéralement. Elle provenait de l'intérieur des palais royaux.

Recentrons-nous maintenant un peu sur notre sujet et regardons non plus du côté de la noblesse mais du clergé. Il y a eu deux grands perdants à la Révolution Française et l'Église a perdu largement plus que la monarchie. La monarchie a fait son retour en 1814, mais l'Église ne s'en est jamais vraiment remise. Voici ce que nous trouvons à ce sujet sur Wikipédia :

La Révolution fut responsable d'un énorme déplacement du pouvoir de l'Église catholique romaine vers l'état. Sous l'ancien régime, l'Église était le plus gros propriétaire terrien du pays, en possession d'environ 10 % des terres du royaume. L'Église était exemptée du paiement de taxes au gouvernement, tout en percevant une dîme – un impôt de 10 % sur les revenus, souvent collecté sous la forme de récoltes – payée par la population, dont seule une fraction était redistribuée aux pauvres… L'Église constituait le premier état avec 130.000 membres du clergé. Quand l'Assemblée Nationale fut créée en juin 1789 par le Tiers-État, le clergé vota pour le rejoindre, ce qui perpétua la destruction des États-Généraux en tant que corps de gouvernement.
Si vous vous demandiez pourquoi l'Église était le premier état et non le roi ou la noblesse, voilà la raison. Elle possédait plus de terres que le roi. Mais de même qu'il faut nous demander pourquoi le roi et les nobles se sont aplatis sans combat pendant la Révolution, nous devons nous demander pourquoi l'Église fit de même. Pourquoi les 130.000 membres du clergé ont-ils abandonné leurs privilèges aussi facilement ? Pourquoi le clergé voulait-il rejoindre le tiers état à l'Assemblée Nationale ? Cela n'a pas de sens. Très tôt, en 1789, cette Assemblée Nationale que l'Église aurait rejointe avait aboli son autorité sur la dîme. La même année, elle mit les biens de l'Église à la disposition de la nation. En février 1790, tous les ordres religieux avaient été dissous. Vraiment ? Juste comme ça ? Mais où était l'archevêque Loménie de Brienne à l'époque ? Ne devait-il pas défendre l'Église ? Que nenni. Il avait été fait cardinal et passait ses vacances en Italie. Il revint en 1790 pour prêter serment à la Constitution Civile, cédant en gros le premier état au troisième (ou aux banquiers). Il fut l'un des rares à le faire et le plus haut placé. Mais à l'époque quelques-uns commencèrent à le percer à jour, y compris le pape qui le défroqua. Brienne répudia le catholicisme en 1793. Il n'y a pas beaucoup d'exemples dans l'histoire d'un cardinal répudiant le catholicisme, cela va sans dire.

Tout cela confirme bien sûr ma thèse. Brienne était une taupe : un banquier et probablement un juif déguisé en archevêque. Son boulot depuis le début était de liquider l'Église et il a fait du très bon travail. Détruire l'Église de France en une nuit de cette façon nécessitait un plan de longue date et des gens placés à tous les bons endroits. Il fallait aussi la connivence de certains nobles de premier plan, qui faisaient partie aussi du complot de destruction de l'Église. Les banquiers n'auraient pu mettre si rapidement l'Église et la monarchie en échec de la manière dont on nous le présente. Une bien meilleure supposition serait que les banquiers avaient fait alliance avec le duc d'Orléans et certains traîtres de la noblesse. Par un contrat annexe, ils ont établi une deuxième alliance secrète avec le roi lui-même. Les trois réunis allaient détruire l'Église et diviser les profits. Mais le roi n'était pas au courant pour Orléans et vice versa. Alors quand tout l'argent provenant de la liquidation de l'Église a commencé à affluer, les banquiers ont trahi les deux côtés en utilisant l'argent pour acheter les généraux. Les généraux qui n'étaient pas déjà alliés aux banquiers juifs par le sang ou par un ancien serment furent payés pour aller s'installer sur les frontières pendant la prise de Paris. Quand le roi et Orléans réalisèrent qu'ils avaient été dupés, il était trop tard.

Mais le roi et Orléans ne furent pas les pires perdants. En fait, comme les capitalistes avaient besoin d'eux pour que s'accomplisse la Révolution, ils ne s'en sortirent pas trop mal comparé à l'Église et à la petite noblesse. Vous comprendrez plus loin ce que j'entends par là.


À SUIVRE. La dernière partie sera publiée le19 décembre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont validés après acceptation. Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.