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mardi 1 novembre 2016

Napoléon 1er revu par Miles Mathis (3ème et dernière partie)

Suite et fin de l'article de Miles Mathis sur Napoléon.

1ère partie
2ème partie

Traduit par Hélios



(...) Mais d'autres guerres truquées étaient nécessaires pour lever davantage d'impôts dans les nations européennes et transférer l'argent du trésor public dans les poches des milliardaires. Juste comme aujourd'hui. Le meurtre du duc servit donc à inciter à de nouvelles guerres, mettant prétendument en colère les royautés d'Angleterre et d'Autriche.

Pour que les choses soient claires, je ne dis pas que ces guerres et batailles ne se sont jamais produites. À ce stade, je laisse la question ouverte, mais je suppose qu'il y eut vraiment des guerres. Il me semble que la plupart des batailles sont surestimées et orchestrées, mais je suppose que beaucoup de gens y ont participé et qu'il y eut des morts. Dans certains cas comme Marengo, soit la bataille n'a pas eu lieu du tout ou elle a été largement exagérée et faussement rapportée. Mais dans la plupart des cas je suppose que les batailles sont simplement exagérées et faussement rapportées. En d'autres mots, elles se sont produites d'une certaine façon, mais pas comme on nous l'a dit.

Bien que cela puisse apparaitre sans doute comme une opinion radicale, je ne suis pas sûr qu'elle aille assez loin. Il est possible qu'après d'autres recherches, nous découvrirons qu'une majorité de batailles de l'histoire ne se sont déroulées que sur le papier. Si vous avez suivi mes recherches de ces trois dernières années, je pense que vous voyez ce que je veux dire. Strictement rien dans ce que nous avons étudié ne s'avère être ce qu'on nous a enseigné.


Nous allons le constater encore une fois avec la bataille navale du Cap Finisterre [au large de la Galice espagnole, au mois de juillet] de 1805, qui n'a aucun sens. Les marines française et espagnole tentaient de détourner de l'Angleterre la marine britannique pour libérer la Manche en vue d'une attaque sur l'Angleterre. Dans les compte-rendus du premier jour de la bataille, on nous dit que le brouillard créait des conditions impossibles et une mêlée, où aucune des deux flottes ne savait où était l'autre, même durant l'altercation. C'est bien commode. Du côté anglais, l'amiral Calder agit de très étrange façon, interrompant les hostilités le lendemain alors qu'il aurait pu créer de sérieux dommages à la flotte adverse. La version officielle admet que ce fut curieux, si curieux que Calder passa en cour martiale – bien que ladite cour martiale a pu servir de couverture. Du côté français, le résultat est encore plus curieux, car avec le retrait de Calder et Nelson en poste aux Antilles, ils avaient ce qu'il fallait pour envahir l'Angleterre. Mais l'amiral Villeneuve préféra rebrousser chemin vers Cadix en Espagne au lieu de se diriger immédiatement vers la Manche.

Même en lisant naïvement ce récit, le lecteur pensera que des ordres avaient été donnés des deux côtés pour créer une impasse, plus particulièrement pour qu'il semble impossible que la France envahisse l'Angleterre, tout en laissant la flotte française intacte pour que Nelson puisse la détruire plus tard dans l'année [octobre 1805] alors que Napoléon était en Autriche.

L'étape guerrière suivante est tout aussi risible. Napoléon attaqua l'Autriche avec 210.000 hommes, mais l'Angleterre – bien qu'étant le principal élément de la coalition contre la France – ne fit rien. Avec la totalité de l'armée française en marche vers l'Allemagne, l'Angleterre et la Suède aurait pu descendre sur Paris et la capturer sans effort. Rappelez-vous, cette guerre était au départ la France contre tout le monde – l'Espagne exceptée peut-être. Mais l'Angleterre laissa poliment la France tranquille pendant que Napoléon dirigeait tous ses soldats vers l'est. Encore plus fort, l'Autriche divisa aussi poliment son armée en trois, envoyant 95.000 hommes vers l'archiduc Charles en Italie – alors qu'il ne s'y passait rien. Comme réponse, on nous dit que Masséna emmena 50.000 hommes en Italie, pendant que 30.000 autres étaient laissés à Boulogne pour prévenir une attaque des Anglais. 20.000 autres furent envoyés à Naples en tant que feinte. Mais on a maintenant une armée française de 310.00 hommes. Même si c'était vrai, il ne reste que 30.000 hommes pour garder la France au nord, à l'ouest et au sud. Dans une guerre de la France contre tous, ce serait de la pire inconscience pour Napoléon d'emmener 210.000 hommes en Allemagne.

Vous me direz que l'Angleterre n'a pas abandonné la France : Nelson a détruit la flotte française à Trafalgar pendant que Napoléon était en marche. Oui, mais l'Angleterre ne fit rien par la suite. Souvenez-vous, Napoléon avait tenté de repousser Nelson afin de pouvoir envahir l'Angleterre. Mais on est supposé croire que Nelson n'a pas seulement dissuadé la flotte française, il l'a complètement détruite. Ce qui aurait dû laisser la France ouverte à une invasion, d'accord ? Alors pourquoi aucune invasion par l'Angleterre et la Suède ? Je vous suggère que c'est parce que l'attaque de Nelson était écrite à l'avance. Ils ne pouvaient laisser la France complètement seule pendant que Napoléon était parti en Autriche, ils ont donc fabriqué cette bataille maritime. Ce qui fait penser que l'Angleterre ne se tournait pas complètement les pouces.

Cependant, la question subsiste, "Pourquoi une grande bataille navale de ce genre et ensuite laisser la France tranquille ? Pourquoi aucune invasion?"

On nous dit qu'au sud de l'Allemagne, Napoléon fit avancer son immense armée de 210.000 hommes si vite qu'elle put encercler une armée d'un dixième de sa taille sur son propre sol. Non crédible. Même en Allemagne, l'Autriche divisa ses forces, manœuvrant avec 70.000 hommes mais la divisant en une plus petite armée de 23.000, celle que Napoléon encercla. Demandez-vous ceci : si vous étiez un général autrichien, iriez-vous à la rencontre d'une armée de 210.000 hommes avec une armée de 70.000, a fortiori de 23.000 ? Non, puisque vous savez que les Russes vont venir à la rescousse, vous rebroussez chemin pour aller à leur rencontre. Vienne étant votre camp de base, vous revenez en arrière sur Vienne et les attendez. On nous dit qu'à la place ces idiots d'Autrichiens ont divisé leurs forces et ont marché sur Ulm, où ils étaient certains d'être encerclés.

Le récit n'a pas plus de sens côté napoléonien. On nous dit qu'en se rendant sur Ulm, Napoléon captura 60.000 troupes autrichiennes. Pourquoi ferait-il cela ? Capturer des troupes ennemies ne fait que ralentir, car il faut en faire quelque chose. Impossible de les mettre simplement dans un sac. Et pourtant, alors qu'il capture tous ces gens, on apprend qu'il traverse aussi le pays à toute allure, si vite que les Autrichiens ont été débordés. Les deux déclarations sont contradictoires. Impossible de faire galoper une immense armée en territoire étranger et capturer en même temps 60.000 prisonniers.
Austerlitz

L'ensemble de la réponse autrichienne incite à penser qu'un échec était prévu dans le scénario. On a la suite avec la bataille d'Austerlitz, où la réponse russe était également vouée d'avance à l'échec. Après être arrivés trop tard pour les premiers combats, la première chose que décident les forces russes est un ordre de retraite. Ouais, c'est exactement ce que je ferais après avoir marché 1500 km – donner l'ordre d'une retraite immédiate ! Ce qui est curieux aussi, c'est la manière de nous dire avec combien d'hommes sont arrivés les Russes. Sur tous les liens donnés sur les pages Wikipédia, ils ont mystérieusement éludé la question. Ils donnent deux chiffres, mais cela exige que vous fassiez des calculs. Sur une page on apprend que les Alliés avaient 73.000 hommes avec 70 % de Russes. Mais sur la page d'Austerlitz, on nous dit que les Alliés avaient 85.000 hommes avec 70 % de Russes. C'est donc entre 51 et 59.000 Russes qui sont arrivés. Étant donné qu'on veut toujours nous faire croire que les Russes ont l'armée la plus grande du monde, ce chiffre semble faible. Comme personne n'attaquait la Russie, ils n'avaient pas besoin de laisser leurs forces principales dans leur pays.

Donc, tandis que la Russie ne craignait pas d'attaque sur son propre sol, elle n'envoya que 51.000 hommes. Mais la France, qui craignait une attaque à tout bout de champ sur son propre sol, a vidé le pays, envoyant 280.000 hommes en Allemagne et en Italie.

Encore une fois, la vitesse avec laquelle Napoléon a vaincu les forces combinées de l'Autriche et de la Russie n'est pas crédible. Napoléon a traversé le Rhin le 25 septembre. Le 19 octobre il avait capturé l'armée autrichienne à Ulm. En novembre, il avance et occupe Vienne. Austerlitz dura un jour, le 2 décembre, et les Alliés auraient perdu 36.000 hommes ce jour-là. Et tout est terminé.

Notez aussi que sur toutes les pages d'histoire en ligne, on néglige de dire comment ou quand exactement Napoléon a occupé Vienne. C'est simplement inséré entre la victoire d'Ulm et la bataille d'Austerlitz. La plus importante partie du récit est ainsi cachée dans l'ombre. Les Autrichiens auraient dû tout faire pour empêcher la capture de Vienne, mais ils semblent n'avoir strictement rien fait.

Le Traité de Presbourg qui mit fin à ce conflit n'a également aucun sens. Napoléon était à ce stade en possession du sud de l'Allemagne et de l'Autriche et les concessions auraient dû se révéler exorbitantes. Elles le furent, mais elles n'allèrent pas à la France. L'Autriche céda à la place des territoires aux "Alliés de la France" comme la Bavière, Baden et le Wurtemberg. D'autres territoires furent cédés à l'Italie, pays dont Napoléon se considérait le roi. En fait, l'Autriche gagna l'Électorat de Salzbourg dans l'affaire.

Deux choses portent à discussion avant d'aller plus loin. D'une part, nous trouvons Baden cité comme un allié de la France. Mais c'est l'endroit où vivait le Duc d'Enghien, vous vous rappelez ? Il fut kidnappé là et il est supposé que ce fut une énorme affaire car Baden était neutre. Mais nous voyons maintenant l'inverse. Si le duc avait vraiment souhaité se mettre hors de portée des Français, il ne serait pas parti à Baden, un allié proche, d'accord ? Ce qui est une nouvelle indication de la mise en scène de toute cette histoire.

D'autre part, où était la Prusse dans tout ça ? La principale conséquence du Traité de Presbourg était la dissolution du Saint-Empire Romain, qui à l'époque était en fait l'empire d'Autriche. La Prusse et l'Autriche se disputaient depuis des siècles les territoires allemands, mais dans la bataille qui met finalement fin au Saint-Empire Romain, la Prusse semble endormie. Voilà un énorme indice ici. La seule mention qu'on ait sur la Prusse est au moment où Napoléon aurait fait marcher une partie de son armée en bordure de la Prusse. Ce qui n'a pas semblé réveiller la Prusse, n'est-ce pas ? C'est parce que la Prusse avait besoin de rester hors de vue dans cette phase de jeu. Il fallait que notre regard soit détourné de la Prusse et de Napoléon. Mais la Prusse gagna en réalité bien plus que la France avec les campagnes napoléoniennes. C'est à dire que la mort du Saint-Empire Romain était d'un intérêt beaucoup plus grand pour la Prusse que pour la France, comme vous pouvez le voir en regardant une carte contemporaine. Ce fut la Prusse et non la France qui récupéra tout le sud de l'Allemagne. C'est la Prusse et non la France ou l'Autriche qui devint l'Allemagne moderne.

On dit que la Prusse perdit en 1807 la Westphalie au profit de Napoléon après une défaite prussienne ; mais cela ne dura que cinq ans environ et cette défaite est également curieuse. Napoléon avait 87.000 hommes, nous dit-on, et la Prusse 143.000. Pour justifier cette mystérieuse défaite, on apprend que l'armée prussienne était en piteux état, avec un haut commandement sans envergure et des généraux très âgés. Mais cela va bien sûr contre tout ce qu'on nous a enseigné jusqu'ici sur l'armée prussienne. Dans quelle autre guerre l'armée prussienne fut-elle décrite en ces termes ?

On nous dit qu'un seul corps d'armée du maréchal Davout vainquit sans l'aide de personne le gros de l'armée prussienne, malgré la non-participation du maréchal Bernadotte aux batailles. Ce qui veut dire que vous pouvez soustraire 20.000 au montant total des hommes de Napoléon, ramenant ses forces vives à 67.000 à Iéna-Auerstedt. C'est 67.000 contre 143.000. Ce qui fait moins de la moitié. Davout avec 27.000 hommes aurait défait le duc de Brunswick avec ses 90.000 hommes.

Mais nous avons d'autres problèmes ici. Premièrement, on nous dit que Brunswick fut mortellement blessé. Pourtant, en vérifiant, nous voyons qu'il avait 71 ans cette année-là. Il est bizarre que ce soit le plus vieil homme du champ de bataille à avoir été mortellement blessé. Il a pu mourir de vieillesse trois semaines plus tard et ils l'ont tout bonnement répertorié comme mortellement blessé.

Deuxièmement, il est curieux de trouver le maréchal Bernadotte dans cette bataille. Il devint plus tard roi de Suède et de Norvège. Il serait né en France et n'était pas aristocrate. Son père était procureur et son grand-oncle était abbé laïc. À l'âge de 31 ans il était général de division et il reçut des louanges pour avoir fait traverser les Alpes à ses troupes en plein hiver. Impossible, comme je l'ai dit. Ils pouvaient tout aussi bien affirmer qu'il avait franchi au milieu de l'hiver le Mont Everest avec ses troupes en costume de bain. Ils ont fabriqué plus tard une histoire avec Bernadotte qui se serait joint au complot de 1802 contre Napoléon. Napoléon voulait au début faire fusiller Bernadotte, mais à la place il lui donna le titre de maréchal de l'empire en 1804. Il participa en 1805 aux victoires à Ulm et Austerlitz. Lors de la campagne polonaise de 1807 il fut de nouveau porté manquant à la bataille d'Eylau et fut réprimandé par Napoléon. Et de nouveau en 1808, il était supposé conduire une expédition contre la Suède, mais toute l'affaire tomba mystérieusement à l'eau. Bernadotte aurait porté des accusations contre Napoléon à la bataille de Wagram et une autre fois à celle d'Anvers ; mais plutôt que de le faire exécuter, Napoléon le nomma gouverneur de Rome. Ce fut alors qu'on lui offrit le trône de Suède, au cours peut-être de la plus étrange tournure d'événements dans l'histoire des trônes. Les récits officiels ne prennent même pas la peine de le justifier. On nous dit seulement qu'un courtier, le baron Karl Otto Mörner, lui offrit le trône de sa propre initiative. Il aurait ensuite été élu par le Riksdag [la Diète] pour être prince de la Couronne avec l'assentiment du roi régnant. [Ces dernières informations ne figurent pas sur le wiki français et rien sur ce baron en français.]

Ce qui nous conduit bien entendu à nous demander, "Qui était ce baron Mörner ?". Personne ne le sait. Wikipédia parle d'un courtier, l'encyclopédie Britannica d'un lieutenant et une autre source nous dit qu'il était le chambellan de la reine Éléonora. Comme cette dernière appellation remonte à 1693, ce baron Mörner devait être son arrière-arrière-grand-père. Nous savons que le baron Mörner de notre événement n'avait que 29 ans, on a donc du mal à comprendre d'où lui venait ce pouvoir. Selon P.P. Iverslee, l'idée ne venait pas de Mörner, mais d'un certain Axel Fersen. Ce serait le comte Hans Axel von Fersen le Jeune, également général et maréchal de Suède. Accrochez-vous, car ce que nous allons découvrir est une bombe. La mère de ce comte était Hedwige-Catherine de la Gardie, qui appartenait à la Maison Royale de Vasa. Ce nom de Vasa vous rappelle-t-il quelque chose ? Vous souvenez-vous de Sigismond III Vasa, qui devint roi de Suède en 1592 ? Il était le fils de Catherine Jagiellon de Pologne, que je vous ai montrée comme la fille probable de Barbara Radziwill. Je vous ai montré qu'elle était probablement juive, ce qui veut dire que Sigismond III Vasa était le fils d'une mère et grand-mère juives. Je vous suggère que le maréchal Jean Bernadotte était également juif et était relié aux Vasa, ce qui expliquerait bien sûr pourquoi il fut appelé sur le trône de Suède en 1810.

En faveur de cette hypothèse, nous découvrons que le père de Fersen était l'un des hommes les plus riches de Suède, et aussi le plus puissant sur le plan politique.

Il régnait sur quatre grandes maisons de Suède :
Löfstad (hérité de sa femme), Steninge, Ljung et Mälsaker. Il était par ailleurs propriétaire de mines, de terres, de forêts et de fonderies d'acier en Suède et en Finlande. Il possédait aussi bon nombre de parts dans l'East India Company, l'entreprise la plus rentable du pays.

Ha, ha, l'East India Company qui refait surface ! Si vous vous souvenez, cette société se composait principalement de milliardaires juifs et un grand nombre des hommes les plus riches d'Europe y étaient associés.

Il faut vraiment que vous lisiez la page de Fersen Le Jeune pour le croire. Elle a été manifestement rédigée par un suédois car elle contient des fautes de grammaire, mais elle est néanmoins fascinante. Jeune homme, Fersen fit la connaissance de Voltaire et ensuite de Marie-Antoinette pendant un bal. À l'âge de 24 ans (1780) il partit aux US pour rencontrer le général Washington à Hartford. À l'époque, Washington combattait le général britannique Clinton. Nous avons vu ce nom récemment, n'est-ce pas? [référence à un précédent article de Mathis] Fersen fut nommé aide de camp du général Rochambeau et plus tard Washington le fit entrer à la Société de Cincinatti [Société fondée en 1783]. À son retour en Europe, on lui décerna divers postes honorifiques, mais il passa son temps en voyages et rencontra le duc de Brunswick, l'empereur Joseph II et le pape. Sa tâche la plus importante de l'époque fut de trouver un chien pour Marie-Antoinette, qu'elle nomma Odin.

Au cours de la Révolution, Fersen devint l'intermédiaire particulier des rois Gustave et Louis XVI. Je passe sur le reste concernant la Révolution, car je prévois d'en parler ailleurs. Après 1796, Fersen se retrouva conseiller en chef du roi Gustave IV. Il fut nommé chancelier d'Uppsala en 1799. Il devint l'homme le plus titré de la Cour de Suède en 1801. En 1810, les choses prennent une tournure vraiment intéressante. Le Prince de la Couronne s'appelait Charles-Auguste de la Maison Schleswig-Holstein-Sonderburg-Augustenborg. Bien que populaire, Fersen et d'autres s'opposaient à lui, leur préférant le Prince Gustave de Vasa. Le nom Vasa vous dit pourquoi il était préféré. Souvenez-vous, Fersen appartenait aussi à la Maison de Vasa, qui était crypto-juive. Opportunément pour les Vasa juifs, le Prince de la Couronne Charles-Auguste fut soudain saisi un jour de convulsions, tomba de son cheval et mourut. Cela vous semble-t-il familier ? Nous avons vu des choses similaires se produire en Pologne quand les Vasa étaient par là. Je soupçonne que Charles-Auguste a été empoisonné et beaucoup de gens soupçonnèrent la même chose à l'époque. Fersen et sa sœur Sophie furent les premiers à être suspectés d'empoisonnement. Fersen fit l'erreur de suivre à cheval le convoi funèbre de l'homme qu'il avait empoisonné et il y eut une émeute populaire pendant laquelle il fut tué. Il fut accablé d'injures mais on ne nous dit pas lesquelles. Je suggère que la foule avait appris qu'il était juif et que les injures étaient de cette sorte.

Et voilà pourquoi on ne pouvait mettre le Prince Gustave de Vasa à la place de Charles-Auguste comme Prince de la Couronne, même si on savait qu'il était le fils du précédent roi Gustave IV Adolphe. Le peuple suédois avait enfin réalisé au bout de 200 ans que des crypto-juifs s'étaient emparés de leur trône et ils n'allaient pas laisser régner d'autres Vasa. Il fallait donc berner le peuple en faisant venir ce maréchal français et le mettre sur le trône. Personne ne soupçonna qu'il était aussi un Vasa.

Mais retournons à Napoléon et à la chute du Saint-Empire Romain. Pourquoi s'est-on servi de Napoléon ? Parce qu'il était juif, et après Rome, les Juifs ne haïssaient personne autant que les Habsbourg. Les Juifs prenaient le Saint-Empire Romain pour cible depuis des siècles, comme nous le voyons dans mon article sur la Kabbale. Rappelez-vous la Guerre de Trente Ans qui décima le Saint-Empire en 1648. C'est exactement la date des débuts de l'ascension de la Prusse avec Frédéric-Guillaume. Eh bien la Guerre de Trente Ans fut planifiée par les financiers juifs précisément avec cela (et d'autres choses) en tête. Mais qu'avaient les Juifs contre le Saint-Empire ? Juste des siècles de répression et de persécution.

Il ne leur fallut qu'un peu plus de 180 ans pour le détruire.

Je pense ne pas avoir l'envie ou l'endurance pour mettre en pièces toutes les batailles de Napoléon ou son parcours. J'y reviendrai plus tard. J'ai démarré cet article par jeu, mais comme d'habitude je m'y suis laissé prendre. Il semble maintenant interminable et je pourrais probablement m'y consacrer jusqu'à la fin de mes jours. Mais vous remarquerez que je vous ai néanmoins donné d'étonnantes informations. Ce qu'il reste à faire est d'additionner toutes les supposées victimes de ces guerres napoléoniennes et de les comparer à ce qu'on sait de la population de ces pays. J'ai dans l'idée que les chiffres ne peuvent se justifier. Par exemple, la population masculine de France en 1800 était d'environ 12 millions.


Note : ce graphique ne figure pas dans l'article de wiki français sur le même thème (démographie de la France)

Cette population pouvait-elle alimenter les prétendues pertes annuelles des guerres napoléoniennes *? Selon ce graphique de Wikipédia, nous ne voyons aucune diminution de population au début des années 1800. Nous voyons plutôt une augmentation régulière. À moins que les femmes de France n'aient imaginé comment être enceintes en se mettant en couple homosexuel, je ne vois pas comment c'est possible.

Vous n'avez pas à tenir compte des victimes, vous devez tenir compte du pourcentage des hommes en âge de se reproduire qui étaient en service à l'armée ou dans la marine, dont bon nombre d'entre eux étaient à l'étranger. Et comme la France n'avait pas subi d'envahissement, les femmes françaises ne pouvaient même pas se retrouver au lit avec des soldats étrangers, comme pouvaient le faire celles des autres pays. Les guerres napoléoniennes ne se passaient pas en France mais en Italie, en Égypte, ou en Autriche ou Pologne ou Espagne ou Prusse ou Russie. Les femmes françaises n'ont donc pu être violées par quiconque.

* Wikipédia : "Alors que les pertes militaires sont toujours estimées entre 2,5 millions et 3,5 millions de morts, les pertes civiles varient de 750.000 à 3 millions. Ainsi, les estimations des pertes au total, à la fois militaire et civile, s'évaluent raisonnablement entre 3.250.000 et 6.500.000."



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