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jeudi 24 novembre 2016

L'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme (1)


Cette fois-ci Miles Mathis s'est attaqué à un gros morceau : l'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme, symbolisés par le Putsch de la Brasserie en 1923, l'un des mythes fondateurs du régime nazi. Mathis déroule le fil des événements pour nous montrer combien les écrits officiels ont tenté de déguiser ce qui s'est vraiment passé. Quelques décryptages de photos accompagneront bien sûr le texte.

Comme c'est un gros pavé, je le publierai comme d'habitude en plusieurs fois. Une nouvelle fois, merci à Valuebreak pour avoir participé à cette traduction.


Le Putsch de la Brasserie
 


Par Miles Mathis (février 2016)

Traduit par Hélios et Valuebreak

Comme à l'accoutumée, ce n'est que mon opinion, reposant sur une recherche personnelle.

Le putsch de la Brasserie est une tentative de coup d'état manquée menée par Hitler en 1923 à Munich. Je montrerai que – dans la lignée de nombreux événements du 20ème siècle ce fut une imposture. 
 
Nous pouvons dire sans trop d'effort que ce fut une imposture, car le récit est incohérent. Si nous allons lire sur Wikipédia l'intox grand public, le premier indice est de faire très tôt allusion au marxisme. On nous dit qu'Hitler et les autres révolutionnaires étaient en colère contre les conséquences de la Première Guerre Mondiale [J'utiliserai le terme anglo-saxon pour en parler, WWI], convaincus que l'armée allemande avait été trahie par ses chefs. Nous laisserons en suspens pour l'instant la question de cette éventuelle trahison, car elle n'a rien à voir avec l'indice. L'indice est de nous dire que les révolutionnaires se pensaient trahis par les marxistes – les soi-disant Criminels de Novembre. Allez consulter la page Wikipédia sur le mythe du "coup de poignard dans le dos" pour approfondir ce sujet. Ce qui vous conduira à la Révolution allemande de 1918, qui est en soi un curieux événement.

Cette révolution de novembre se produisit à la fin de WWI, et même s'ils vous disent qu'elle s'est produite parce que l'Allemagne avait perdu la guerre, les historiens admettent que ce n'est pas tout à fait vrai. En fait, rien n'avait été décidé au cours de la guerre et en octobre il était supposé y avoir eu une bataille navale décisive entre l'Allemagne et l'Angleterre – une bataille à laquelle s'attendaient surtout (dans les rangs des non-gradés) les Anglais. Le fait qu'elle n'ait pas eu lieu est l'un des grands mystères de cette guerre. Au lieu de combattre, l'Allemagne a décidé de s'effondrer en un tas. On nous dit que les marins et ensuite les ouvriers se sont révoltés et qu'immédiatement après l'empereur [le Kaiser] Guillaume II abdiqua et s'enfuit.

Tout cela ne rime à rien non plus. On prétendait que Hindenburg et Ludendorff gouvernaient le pays à l'époque. Hindenburg était maréchal et Ludendorff général, et si ce qu'on nous a dit à leur sujet est donc vrai, il est peu probable qu'ils aient dirigé ou autorisé une révolution juste avant une bataille décisive. 
 
À l'évidence, quelque chose s'est produit en novembre 1918 dont nous n'avons pas eu connaissance.

Vous remarquerez qu'on ne nous a jamais dit qui étaient ces criminels de novembre. Je vous encourage à étudier à ce sujet toutes les pages renvoyées en lien sur Wikipédia. Étudiez les manuels scolaires et les livres des historiens. Ils nous induisent tous en erreur. Des révolutions de cette ampleur ont besoin de leaders, mais on ne nous dit jamais qui ont été ces leaders ou comment la révolution s'est faite aussi rapidement. Par exemple, allez sur la page "République de Weimar". Nous ne trouvons rien jusqu'à ce que Philipp Scheidemann déclare la République de Weimar le 9 novembre. Une révolution réussie nécessite normalement plus qu'une déclaration.

Je peux dire que la vérité est dissimulée simplement en fonction de la forme donnée par le récit officiel. Il se lit comme un mensonge parce qu'on ne vous dit pas les choses qu'on s'attendrait à entendre dans une histoire sensée. On parle des leaders après la révolution, mais pas avant, par exemple. La totalité de la révolution se serait passée en moins d'une semaine, sans chefs. On passe rapidement dessus comme un fait accompli, bien qu'une importante révolution de ce genre n'est jamais un fait accompli, encore moins quelque chose qui peut se produire en une semaine.

On nous raconte que la révolution a été faite simplement par quelques marins mécontents qui se révoltaient aux environs d'Halloween et une semaine plus tard le Kaiser a quitté le pays. Et vous croyez ça ? Tout d'abord, notez la date. Halloween. Ce curieux événement se serait passé à l'époque d'Halloween. On nous a dit que la flotte allemande prévoyait d'attaquer la flotte anglaise le matin d'Halloween. On a vu à la place une mutinerie de marins. Ce qui en soi signe cette histoire comme une imposture. Voyez mes précédents articles où l'on voit que le renseignement militaire a organisé plusieurs événements factices au moment d'Halloween. Un autre signe est d'admettre que seuls quelques marins se sont mutinés et que "les mutins se sont rendus et ont été emmenés sans résistance". Si les petites mutineries ont été immédiatement étouffées, comment ont-elles pu mener à une révolte de la nation et à la chute de la monarchie ? Cela n'a aucun sens. Seules des mutineries réussies auraient pu mener à une révolte de la nation toute entière.

Voici l'indice suivant :
Le commandant de l'escadron, le vice-amiral Kraft, effectua une manœuvre avec ses cuirassés dans la baie d'Héligoland. La manœuvre fut couronnée de succès et il pensa avoir repris le contrôle de son équipage. Tout en se déplaçant sur le canal de Kiel, il fit emprisonner 47 membres de l'équipage du SMS Markgraf considérés comme des meneurs.
Pourquoi ai-je cité ce passage ? Avez-vous vu ? Le nombre 47. C'est l'un des signes du Renseignement, comme je vous l'ai montré à maintes reprises. Vous me direz que ça se passait avant 1947 et le démarrage de la CIA, et qu'il n'était donc pas possible de se référer à cet événement plus tardif. Non, ils n'auraient pas pu se référer à cet événement ultérieur si ce récit avait été écrit à l'époque. Il a été rédigé plus tard dans une nouvelle version qui déguiserait tous ces événements de 1918. Toute cette histoire remaniée contient énormément de signes d'une manipulation ultérieure, comme je le montre ici. Nous reverrons le nombre 47 plus loin.

Et une autre absurdité :
Les marins ne cherchaient pas à se rapprocher davantage des syndicats, le UPSD et le PSD [partis sociaux-démocrates]. Sur ce, la Maison des Syndicats fut fermée par la police, conduisant à un rassemblement en plein air encore plus important le 2 novembre.
Si la police avait fermé la Maison des Syndicats, pourquoi la police ou la marine aurait-elle autorisé un rassemblement en plein air des marins et des socialistes ? C'est impossible. Dans de telles conditions, les marins auraient été confinés dans leurs quartiers et on aurait tiré à vue sur tout marin quittant son poste en tant que déserteur ou mutin.

Et ça continue :
Le sous-lieutenant Steinhäuser, dans le but de stopper les manifestants, ordonna à sa patrouille d'envoyer des salves d'avertissement et ensuite de tirer directement sur la foule. Sept personnes furent tuées et 29 gravement blessées. Certains manifestants ouvrirent également le feu. Steinhäuser lui-même fut sérieusement blessé par des coups de crosse et des balles, mais contrairement aux rumeurs, ne fut pas tué. Après cette irruption, les manifestants et la patrouille se dispersèrent. Néanmoins, la manifestation de masse tourna à la révolte générale.
De nouveau, toute personne ayant une quelconque connaissance de l'armée ou de l'histoire ou de quoi que ce soit d'autre peut constater que ce n'est pas crédible. Une patrouille ne se disperserait pas tant qu'elle ne serait pas totalement écrasée et nous n'avons aucune indication à ce sujet. Les patrouilles militaires qui tentent de mater un soulèvement ne se dispersent pas juste parce que "des manifestants ouvrent le feu". Si cet événement s'était vraiment produit, nous devrions supposer que la plupart ou tous ceux qui ont été tués ou blessés étaient des manifestants et non des membres de l'armée. Auquel cas il n'y aurait pas de raison pour que la patrouille se disperse. Et si un officier comme Steinhäuser avait été réellement blessé, des renforts auraient immédiatement été envoyés. On était en temps de guerre et l'armée allemande toute entière était déjà mobilisée. Il n'est pas possible que quelques faux socialistes aient battu l'armée allemande pendant la guerre. L'idée même est si stupide qu'elle dépasse l'entendement. Comme d'habitude, de faux historiens mettent bout à bout des récits complètement irrationnels – et les saupoudrent de la numérologie du Renseignement en espérant que vous allez les avaler.

Notez aussi que vous devriez avaler cette alliance entre marins et marxistes. À l'époque comme aujourd'hui, des militaires n'auraient aucun intérêt à s'allier à des marxistes, qu'ils auraient considéré comme un groupe de pompeux intellectuels et des philosophes de comptoir. Les soldats sont dans l'ensemble des patriotes – même si ce sont des naïfs et il n'y aurait pas eu d'interaction entre eux et ces révolutionnaires visiblement factices, dont une bonne partie n'était même pas allemande. Ces jeunes hommes de la marine ont été élevés sous une monarchie et on leur a enseigné à la respecter. Une fois dans la marine, la même chose s'applique et on leur avait inculqué le patriotisme, avec un violent dégoût pour tout révolutionnaire étranger ou universitaire de gauche. Nous devons néanmoins croire ce qui suit :
Le député du PSD, Gustav Noske, arriva à Kiel et fut accueilli avec enthousiasme, même s'il avait des ordres du nouveau gouvernement et de la direction du PSD pour ramener le soulèvement sous contrôle. Il s'était élu président du conseil des militaires et rétablit paix et ordre. Quelques jours plus tard il reprit le poste de gouverneur, pendant que Lothar Popp du UPSD devenait président du conseil des militaires. Noske réussit les semaines suivantes à réduire l'influence des conseils à Kiel, mais il ne put empêcher la propagation de la révolution en Allemagne. Les événements avaient déjà largement débordé les limites de la ville de Kiel.
Attendez, on n'est que le 4 novembre, d'où venait donc le "nouveau gouvernement" ? N'ont-ils pas mis la charrue avant les bœufs ? Ne devrait-on pas avoir une révolution avant un nouveau gouvernement ? Mais ici, le nouveau gouvernement s'est déjà installé quelque part avant la révolution. Et que veut dire, "Il s'était élu" ? Comment s'élit-on soi-même ? Et pourquoi souhaiterait-il rétablir la paix et l'ordre ? Si ce qu'on nous a dit est vrai, il avait intérêt à accélérer rapidement la révolution, ce qui ne pouvait se faire par la paix. Et une autre indication pour nous fourvoyer : "Il ne put empêcher la propagation de la révolution". En tant que marxiste, pourquoi l'empêcher ? Son seul espoir était de la propager, d'accord ? Néanmoins, "les événements avaient déjà largement débordé les limites de Kiel". OK, mais comment ? Si tout était paisible à Kiel, comment la révolution a-t-elle pu s'étendre ? On nous dit que des marins se sont dispersés à d'autres endroits et que les jours suivants tous les souverains des états allemands ont abdiqué. Quoi ? Parce que des marins se sont montrés ? Ces états allemands n'avaient-ils aucune armée ou police ? Je vous encourage à lire attentivement la section parlant de "propagation de la révolution". C'est une blague.

Nous trouvons d'autres preuves de mensonge dès qu'on commence à remettre en question tout ceci. Comme le récit officiel ne tenait pas debout, j'ai commencé quelques recherches de certains termes sur Google pour tenter de faire sortir d'autres informations. J'ai immédiatement vu plusieurs signaux d'alarme sur Philipp Scheidemann, par exemple. Pour commencer, "scheiden" signifie diviser ou découper en allemand. Il m'a donc semblé un peu tiré par les cheveux que ce meneur de révolution se nomme "diviseur". L'autre signal a été que ce nom est peut-être juif. J'ai donc cherché Philipp Scheidemann juif sur Google. Les deux premières choses à sortir étaient des fausses pistes dans des directions opposées, la suivante étant un site pro-hitlérien distribuant des essais sur Mein Kampf. Le premier essai était un travail "d'érudit" par Stephen Bonner, qui raconte que Scheidemann, Ebert et Noske faisaient partie d'une "faction majoritaire pro-guerre" du Parti Social Démocrate allemand. Sûr qu'ils en faisaient partie. Si la faction majoritaire du PSD était pro-guerre, pourquoi une révolution "socialiste" aurait-elle entraîné la fin de la guerre ?

[Ajout mai 2016 : Dans un précédent article sur Napoléon [traduit en 3 parties sur le BBB] j'ai découvert que l'un des premiers professeurs de Napoléon à l'École Militaire s'appelait Pierre-Simon Laplace. Le nom de jeune fille de sa mère était Sochon, j'ai donc cherché sur une possibilité qu'il soit juif. Non seulement j'ai découvert qu'elle l'était probablement, mais j'ai trouvé quelque chose qui se reliait à cet article-ci. Il s'avère que l'amiral Wilhelm Souchon était le gouverneur de la base navale de Kiel. Dans l'histoire que j'ai étudiée pour cet article sur le Putsch, son nom a été gommé. Nous savons maintenant pourquoi. C'est un énorme signal d'alarme et pas seulement parce que son nom est juif. Il a été assigné à la base le 30 octobre, le jour précédent la mutinerie. Quelles sont les chances qu'un amiral soit assigné à une base un jour et que le lendemain une mutinerie éclate, démarrant la révolution allemande qui a mis fin à la première guerre mondiale ? Mais il y a plus. Il se trouve justement que son neveu Hermann Souchon était l'un des soldats qui aurait assassiné Rosa Luxembourg et jeté son corps dans le fleuve.]

Comme d'habitude, ça n'a ni queue ni tête. On nous vend une histoire grand public et ensuite une histoire corrigée ou alternative, mais les deux se lisent comme de la propagande.

Mais le plus gros problème celui qui nous ramène vers le Putsch de la Brasserie et Hitler – est qu'on nous dise des deux côtés que cette révolution de 1918 était une révolution socialiste ou marxiste. Cela ne pouvait être une révolution socialiste ou marxiste, car – comme je l'ai démontré avec force détails dans plusieurs autres articles – le marxisme était en soi une imposture. Marx était le fils d'un rabbin et l'héritier d'un milliardaire et il n'était lui-même qu'une taupe. Le marxisme a été créé aux environs de 1848 pour détourner l'attention des révolutions républicaines mondiales de cette année-là. Ce fut un projet très réussi pour diviser et conquérir, redirigeant l'énergie et l'esprit révolutionnaires vers des événement fabriqués voués d'avance à l'échec. Aux États-Unis, nous avons vu ceci se produire plus tard dans divers partis communistes bidons, dirigés par des imposteurs convaincants comme Eugene Debs. Eh bien, pendant que Debs travaillait sa magie ici, ces imposteurs d'Allemagne faisaient la même chose là-bas. En d'autres mots, le marxisme n'était – et n'est toujours – qu'une façade. Avec Debs nous voyons que les marxistes étaient des capitalistes déguisés et nous pouvons supposer que c'était pareil en Allemagne. Tous ces capitalistes ne sont pas juifs ou banquiers mais certains ou plusieurs d'entre eux le sont. Le marxisme en soi était un projet juif depuis le début, mais pas seulement un projet juif. Comme il bénéficiait à tous les commerçants, banquiers et industriels, ils l'ont rejoint, juifs ou non.

Pour aller dans ce sens, j'ai montré dans de nombreux articles que les capitalistes ne visaient pas seulement le christianisme. Ils visaient aussi le judaïsme. Eh oui, les gros bonnets "juifs" de la finance ont voulu détruire le judaïsme autant que le christianisme ou l'Islam. Pourquoi ? Parce que toutes les religions font obstacle au libre-échange. Pour cette raison, même la question juive est une feinte. J'ai confirmé ailleurs que les juifs les plus fortunés sont en fait impliqués jusqu'au cou là-dedans et dans toutes les autres conspirations. Mais j'ai montré et ne cesserai de montrer qu'ils ne sont pas impliqués en tant que juifs. Ils sont impliqués en tant que capitalistes. En d'autres mots, ils agiraient pareillement s'ils n'étaient pas juifs et non pas parce que le judaïsme le recommande. De plusieurs manières, leur Bible est la Bible chrétienne et l'Ancien Testament ne recommande pas leur façon de vivre. Ils font ce qu'ils font parce que ce sont de cupides bâtards qui ont décidé d'ignorer tous les avertissements de leurs propres textes sacrés. Beaucoup de Gentils ignorent les textes sacrés précisément de la même façon, c'est pourquoi je dis que ce n'est pas à la base un problème juif.

On peut me dire que ceux de descendance juive sont pour le dire aimablementsur-représentés dans les rangs des gros magouilleurs du capitalisme et j'ai bien peur que ce ne soit la vérité. Pourtant cela n'en fait pas pour autant un problème juif. Pourquoi ? Parce que si nous enlevions tous les juifs de ces rangs, leur place ne resterait pas vide, n'est-ce pas ? Non, de cupides Gentils seraient enchantés de prendre leur place et ce serait fait en quelques secondes. Nous savons tous cela. C'est pourquoi ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, qu'on doit tout mettre sur le dos des Juifs. Ni les Juifs ni le judaïsme n'ont inventé la cupidité. Honnêtement si je jette un coup d’œil autour de moi, je ne vois pas beaucoup de vertueux Gentils corrompus par de vilains Juifs. Ce que je vois, ce sont de rares Gentils, Juifs et autres à demi-vertueux submergés par d'immenses hordes de pauvres types et d'arrivistes. Je pense personnellement que ces pauvres types et ces arrivistes n'ont qu'eux-mêmes à blâmer pour ce qu'ils sont. Aucun de ces arrivistes n'est "choisi", peu importe jusqu'où ils arrivent – comme ils l'apprendront quand ils mourront, voire avant. Et il n'est pas certain que même des demi-vertueux soient pris en grande pitié par les dieux ou les muses, car ils sont toujours libres de devenir plus vertueux quel que soit leur environnement et leur infériorité numérique. La vertu n'est pas une affaire de statistique.

Mais revenons au sujet du jour. Une autre chose qui n'a aucun sens est qu'on nous dise que le Chancelier Maximilien de Bade a proclamé l'abdication de l'empereur. C'est tout simplement une contradiction dans les termes. Seul l'empereur peut abdiquer, par définition. C'est une démission et personne ne peut démissionner pour vous. Vous seul pouvez démissionner de votre position. Par exemple votre patron peut vous mettre à la porte mais il ne peut annoncer unilatéralement que vous avez démissionné. Vous seul pouvez le faire selon la définition de "démissionner". Un empereur peut être déposé, mais son chancelier ne peut le faire abdiquer. De Bade était nommé par l'empereur, il n'avait donc pas autorité pour faire abdiquer l'empereur et certainement aucune autorité pour le déposer. Alors utiliser le mot "abdiquer" est un signal d'alarme en soi. Les vraies révolutions ne se passent pas ainsi. Pas une seule. Aucun roi ou empereur n'a jamais abdiqué dans une telle situation.

Encore un autre enfumage avec cette étrange assertion :
Lors d'un acte légalement contestable, le prince Max de Bade, chancelier du Reich, transféra ses pouvoirs à Friedrich Ebert, qui, bouleversé par la chute de la monarchie, accepta à contre-cœur.
La question n'est pas si c'est légalement contestable, mais si c'est logiquement contestable. Cela n'a pas de sens. Pourquoi un chancelier et prince transfère-t-il pacifiquement son pouvoir à un dirigeant socialiste, sans aucune force révolutionnaire à l'extérieur du palais qui l'oblige à le faire ? Il aurait trahi l'aristocratie, sa propre famille, l'empereur et son peuple. Et la façon de tourner l'histoire dénonce le mensonge, comme nous le voyons avec le baratin du "accepta à contre-cœur". Nous voyons le même baratin transparent avec Ebert "bouleversé par la chute de la monarchie". Sûr qu'il l'était. Et nous le voyons de nouveau deux phrases plus tôt quand on nous dit,
Le 9 novembre 1918, la "République d'Allemagne" fut proclamée par un membre du PSDM [parti social-démocrate majoritaire], Philipp Scheidemann, dans le bâtiment du Reichstag à Berlin, à la grande fureur de Friedrich Ebert, le leader du PSDM, qui pensait que la question de la monarchie ou de la république devait répondre d'une assemblée nationale.
Si Ebert était si vertueux et si modeste, pourquoi n'a-t-il pas usé de sa nouvelle autorité pour appeler une assemblée nationale et mettre la question aux voix ? Et si Ebert était le leader du PSDM, pourquoi est-ce Scheidemann qui a fait la proclamation ? Ne vous attendriez-vous pas à ce que ce soit le leader qui fasse la proclamation ?

Nous voyons un problème du même genre avec cette histoire idiote :
En 1917, Hindenburg et Ludendorff décidèrent que Bethman-Hollweg n'était plus acceptable à leurs yeux en tant que chancelier et ils exigèrent du Kaiser que quelqu'un d'autre soit nommé. Quand on leur demanda qui ils accepteraient, Ludendorff recommanda Georg Michaelis, un personnage falot qu'il connaissait à peine. Le Kaiser ne connaissait pas Michaelis, mais accepta la suggestion.
Pourquoi Ludendorff recommanderait-il quelqu'un qu'il connaissait à peine et pourquoi le Kaiser a-t-il nommé cette personne qu'il ne connaissait pas du tout ? On nous raconte manifestement du baratin mais dans quel but ? Probablement parce qu'on détourne notre attention avec Michaelis. En disant qu'il est falot, nous sommes encouragés à ne pas l'étudier de trop près ou à ne pas le suspecter de quoi que ce soit. Nous sommes supposés croire que c'était une erreur de toute part. Comme c'est improbable, je vous suggère le contraire. Je suggère que Michaelis n'était ni un personnage falot, ni un fonctionnaire ni un bureaucrate. S'il a été nommé chancelier, c'est probablement à dessein par quelqu'un et comme ce quelqu'un est apparemment ni Ludendorff ni le Kaiser, ce doit être par quelqu'un d'autre. Michaelis a été mis en place par un parti invisible pour une bonne raison. Comme Michaelis était le premier non-aristocrate à remplir cet office, nous devons supposer qu'il était un cas de jurisprudence pour l'imminente République de Weimar et une façade pour les mêmes personnes se cachant derrière la République. Cela nous apprend que dès l'été 1917, l'aristocratie avait déjà perdu le contrôle de l'Allemagne. Ils en avaient probablement perdu le contrôle longtemps avant, mais les réels gouvernants du pays avaient gardé les nobles comme d'utiles façades. En 1917 les nobles n'étaient plus considérés comme utiles et Michaelis fut introduit pour tester cette idée sur la population.

À SUIVRE

5 commentaires:

  1. Âmes vendues au diable - La société de thulé et hitler (Par Jacques Bergier en 1978) :

    https://www.youtube.com/watch?v=TvM9orE86Gc

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    1. ah, Jacques Bergier ...

      la toute première phrase de sa fiche Wikipedia (anormalement longue, d'ailleurs) situe le personnage :

      Jacques Bergier, né Yakov Mikhaïlovitch Berger (Яков Михайлович Бергер) le 8 août 1912 à Odessa (Ukraine) et mort le 23 novembre 1978 à Paris d'une hémorragie cérébrale, est un ingénieur chimiste, espion, journaliste et écrivain, de nationalité française et polonaise d'ascendance juive.

      tout est dit, non ?

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  2. Je me languis de lire tout ça mais la nouvelle police est volontaire ? Ca agresse un peu je trouve.

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    1. J'ai compris d'où venait le problème. On va y remédier.

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