Bistro Bar Blog

dimanche 14 février 2016

L'assassinat de John Fitzgerald Kennedy (1ère partie)


AVERTISSEMENT AU LECTEUR (comme on dit au début d'un livre) : cette démonstration est très longue, elle m'a demandé quelques dizaines d'heures de travail, car je n'utilise jamais de traducteur. Pour les lecteurs courageux intéressés, je conseille de tout lire dans l'ordre pour bien suivre le fil de l'analyse de Miles Mathis.

L'assassinat de JFK, bien que passé depuis plus d'un demi-siècle, suscite encore bien des interrogations. Cet homme est quasiment devenu un martyr du gouvernement de l'ombre qui l'aurait assassiné.

Alors qui fut son véritable assassin le 22 novembre 1963 ?


Miles Mathis, dont j'ai déjà traduit deux articles (StephenHawking et l'arnaque des bombes atomiques) et qui a une manière bien à lui d'aborder certains dossiers de l'histoire, nous livre ici le fruit de ses recherches (publié en 2014) presque à la manière d'une enquête policière et grâce à son sens aigu de l'observation, il décortique minutieusement les différentes photos et films de l'événement pour nous donner sa surprenante conclusion.


L'assassinat de JFK
ou
Le(s) roi(s) caché(s)




Par Miles Mathis


Traduit par Hélios




Cet article a été écrit il y a plusieurs années [fin 2007]. Je l'ai mis de côté pendant plus de 7 ans. Mais aujourd'hui, après avoir publié de nombreux autres articles dans la même lignée – les événements truqués – celui-ci va peut-être passer plus facilement.


(…) Comme les autres fois, j'offre cet article en tant que texte d'opinion protégé par les droits à la liberté d'expression. C'est mon interprétation professionnelle des preuves, à prendre en tant que telles. Quand je dis professionnelle, je veux dire que j'ai déjà présenté des expertises d'interprétation et de déchiffrage de preuves photographiques. En tant qu'artiste réaliste [quelques-unes de ses oeuvres seulement en lien], j'ai affûté mon regard pendant plusieurs dizaines d'années. Une partie de mon métier a longtemps consisté à travailler à partir de photos que j'avais prises. Pour faire des portraits à partir de ces photos, je dois pouvoir déchiffrer toutes les ombres et éléments subtils contenus dans l'image. Je suis donc habitué à observer de plus près le monde, réel et imagé, que la plupart des gens. Je vois des choses que la plupart des gens ne voient pas. Vous imaginez combien cette capacité est utile pour décoder ces faits truqués qu'on nous a fait avaler.


Ces dix dernières années, quelques personnes se sont réveillées. Alertées par les mensonges entourant le 11 septembre, Aurora et Sandy Hook, elles ont appris à discerner que ce qu'on leur a raconté sont des contes à dormir debout. En arrêtant d'accepter les invraisemblances, elles sont maintenant prêtes à reconsidérer les autres récits de l'histoire récente. Dans cet article nous allons étudier le conte de fée de l'affaire Kennedy. Nous commencerons par voir l'assassinat de JFK, mais nous verrons à la fin que tous les récits sur la totalité des Kennedy sont du même acabit : tout ce que vous pensiez savoir depuis 1944 est faux.



Pour une majorité de gens intelligents ayant étudié les preuves, il est clair depuis longtemps que la Commission Warren était une tentative pour étouffer l'affaire. Quelque chose comme 80 % des personnes interrogées admettent qu'elles ne croient pas au rapport de la Commission Warren et nous sommes amenés à supposer que les autres 20 % sont très crédules. Il y en a d'autres qui ont aussi étudié les soi-disant théories de la conspiration – c'est à dire les théories alternatives. Mais il devrait être également clair que les théories alternatives sont, dans la plupart des cas, aussi émaillées de trous et aussi mal construites que la théorie standard. À l'image du rapport Warren, les théories alternatives se lisent aussi comme de la propagande. Le style de toutes les contre-théories, quelle que soit leur forme, est juste aussi louche que l'affaire de la Commission Warren. Pour ceux qui sont entrainés à regarder autant la forme que le contenu, les contre-récits se lisent aussi comme un script ou comme un effort transparent de contrôle de l'esprit.


Laissez-moi vous suggérer que les deux types de récits ont été crées principalement pour nous fourvoyer et nous désinformer. Ce qui ne veut pas dire que tous les théoriciens alternatifs sont contrôlés par le gouvernement ou par qui que ce soit d'autre. C'est seulement pour suggérer que presque toutes les théories alternatives semblent être encouragées par le gouvernement et les pouvoirs en place. Nous avons toujours supposé que les théories alternatives seraient réprouvées ou découragées et nous n'avons pourtant jamais vu d'effort réel important pour les supprimer. En fait, dans la plupart des cas, la dissémination des théories alternatives semblent plus facilement encouragées par les média grand public que supprimées. Demandez-vous s'il est possible que les théories alternatives et leurs créateurs colportent les grandes lignes d'une affaire voulue tout aussi largement que la théorie standard. Pour les pouvoirs en place, peu importe que vous croyiez à la présence d'un ou de plusieurs tireurs ou même que vous croyez à l'implication de la CIA ou du FBI. L'essentiel est que vous croyez au fait que Kennedy a été assassiné ce jour-là et les théories alternatives convainquent de ce fait avec encore plus d'insistance et d'enthousiasme que la Commission Warren.


[Ajout de Miles Mathis] : c'est pourquoi William Cooper a été autorisé par les media à divulguer ses théories. Ce n'était pas parce que la CIA ne voulait pas créer de martyr. C'était parce que la CIA était enchantée de voir Cooper reparler de la théorie de l'assassinat de Kennedy. Ce n'était jamais la forme qui était importante, c'était le message. Il se trouve que les théories alternatives font de Kennedy un bien plus grand héros que la théorie standard et il est possible que ce soit un effet secondaire bienvenu pour les conspirateurs dignes de foi.


Le premier besoin de ceux qui contrôlent les deux types de récit est que vous, le public, restiez dans une monumentale confusion, afin que vous ne puissiez jamais vous poser les bonnes questions. Ce but est réalisé en mettant de nombreuses théories en compétition. De cette manière, la Commission Warren n'était qu'un récit officiel truqué. Mais les autres récits truqués sont tout aussi importants et s'efforcent depuis longtemps de faire croire qu'il n'y a pas de réponse exacte. Les fabulateurs sont tout à fait satisfaits d'avoir une masse toujours plus importante de spéculations et d'opinions, qui submergeront inévitablement tous les enquêteurs. Plus de diversions seront créées, moins il y aura de risque que quelqu'un découvre les vrais indices.


(…) Dans cet article je vais vous dire ce qui s'est vraiment passé ce jour-là et ce qui s'est vraiment passé depuis 1944. Le mystère JFK n'est qu'une partie d'un plus grand mystère, mystère qui sera élucidé dans la deuxième partie de cet article. L'assassinat de JFK est la clé qui déverrouille des portes closes depuis plus d'un demi-siècle, nous permettant de voir l'envers du décor.


Le problème dès le départ est qu'on vous a donné des théories avant que vous ne regardiez vous-même les faits. Je vais procéder à l'envers en vous donnant les faits avant de vous dévoiler toute l'affaire. Vous avez déjà construit votre propre théorie, c'est très probable, avant même que je ne commence à rassembler les faits. Les faits eux-même vous guideront. Je vais vous présenter les faits les plus essentiels ainsi que des indices, des photos et d'autres preuves, sans les considérer au départ comme faisant partie d'une théorie ou d'une autre. Comme nous l'a appris Sherlock Holmes, il est dangereux d'avoir une théorie avant d'avoir les faits. Et jusqu'à aujourd'hui, nous avons eu deux théories possibles. Soit Kennedy a été tué par Oswald soit il a été tué par quelqu'un d'autre. Je vais vous montrer que les faits, pris séparément, ne pointent vers aucune de ces deux conclusions.


Ceux qui ont fait une quelconque investigation connaissent les nombreux arguments s'opposant à la théorie standard. Mais examinons maintenant d'un œil critique les théories alternatives, sans faire pour autant l'apologie de la théorie standard, mais simplement en tant que des personnes rationnelles.


Les théories alternatives nous disent que tout ce qui nous a été raconté est un mensonge. Nous pouvons l'accepter, je pense. Puis elles commencent à construire une argumentation en déclarant que Kennedy avait de nombreux ennemis. La principale différence entre les différentes théories concerne l'ennemi qui l'a abattu. On nous a dit que ces ennemis seraient Johnson, la CIA, le FBI, Edgar Hoover [le directeur du FBI à l'époque], les services secrets, les pétroliers texans, Castro, les russes, les banquiers et la pègre. Ça fait pas mal d'ennemis puissants. Toutes les théories alternatives, sans exception, acceptent que Kennedy se soit fait beaucoup d'ennemis puissants. Certaines théories minimisent l'importance des acteurs ci-dessus et en mettent d'autres en valeur, mais toutes les théories commencent avec l'idée que Kennedy était entouré d'ennemis.


Maintenant, je n'ai pas besoin de contre-argumenter tout ou partie de cette liste. Je pourrais tenter de la réduire en pièces en montrant que malgré des ennemis dans la CIA par exemple, Kennedy en contrôlait une autre partie et que cette partie était tout aussi puissante – pleinement capable de rassembler des informations. Je pourrais démontrer que son frère, ministre de la justice, était très puissant et qu'il avait de très puissants amis au département de la justice et ailleurs. Je pourrai vous rappeler que Joseph Kennedy, son père, avait des liens avec la pègre (c'est le moins qu'on puisse dire) et que John avait aussi des liens directs avec elle. Je pourrais vous rappeler que Frank Sinatra et Sam Giancana, par exemple, sont réputés avoir aidé à assurer les élections de 1960. Et ainsi de suite. Mais je n'ai pas besoin de le faire. Je peux accepter que Kennedy soit entouré de formidables ennemis. Je peux accepter la totalité de la liste ci-dessus. En fait, plus la liste s'allonge et plus elle est effrayante, plus je l'apprécie. Car elle amène ma première question :


Si Kennedy était entouré d'une telle meute de chacals assoiffés de son sang, pourquoi se serait-il aventuré à circuler en plein jour en voiture décapotée entre de grands immeubles non surveillés ? Pourquoi l'aurait-il fait sans faire stopper la circulation habituelle de Dallas (il y avait un trafic normal dans la direction opposée – vous pouvez voir les voitures à l'arrière-plan du film de Zapruder) [Revisionnez ce célèbre film ICI, car il y sera souvent fait allusion dans cet article]. Les vitres de la voiture étaient même entièrement baissées, alors que le verre blindé existait en 1963 et nous devons supposer que le véhicule en était équipé. Regardez soigneusement les photos de cette journée et vous verrez que la vitre de l'autre côté est remontée en partie, fournissant une protection pour les dames de ce côté-là. Mais du côté de JFK, la vitre était entièrement baissée. De même, selon Zapruder et d'autres documents et films, le public était autorisé à se masser le long de la rue, très près du cortège de véhicules. Nous pouvons voir que plus d'une personne est descendue sur la rue sans être interpellée par la police. Une dame prétend s'être approchée à une longueur de bras du cortège en criant, "Regardez par ici pour la photo !" Nous savons que c'est vrai grâce à d'autres preuves comme le film de Daniel qui filme la voiture quand elle sort de l'obscurité du tunnel (avec les deux petits garçons qui font un signe de main). La voiture passe tout près des garçons et de la caméra. Je donne une autre preuve plus loin avec mon analyse des photos de Bell.


Ces théoriciens alternatifs soulignent combien il est étrange qu'on n'ait pas mis d'agent des services secrets à l'arrière du véhicule et que les fenêtres du bâtiment soient restées ouvertes sans compter qu'il est encore plus étrange que la rue soit aussi facilement accessible au public. Ils insinuent, par omission, qu'il était normal en 1963 d'avoir des dames avec des appareils photo qui descendent dans la rue et des hommes avec des caméras qui s'affairent sur les pelouses et des centaines de badauds qui jouent les curieux comme ça leur plait, sans strictement aucun effort pour contenir la foule ; mais ce n'est pas le cas. Comparez avec les visites à Miami ou Chicago les semaines précédentes et vous verrez que ce protocole n'était pas du tout habituel, pas plus en 1963 qu'en 1863. Le bon sens voudrait qu'on n'autorise aucun étranger aussi près du Président, en aucune circonstance. Cela n'a rien à voir avec "le temps de l'innocence" des années 60 ou autre mystification. Truman ne s'y serait pas fait prendre, pas plus que Wilson ou quiconque d'autre, encore moins un président comme Kennedy, supposé entouré d'une foule d'ennemis sans précédent dans l'histoire.


On essaie ensuite de rendre ses services secrets responsables, mais Kennedy avait des yeux. Même s'il est vrai qu'il aurait pu ne pas être informé des fenêtres ouvertes du Dépôt de Livres scolaires [le bâtiment d'où aurait tiré Lee Harvey Oswald] avant d'arriver, les autres facteurs étaient clairs pour toute personne éveillée. Il n'avait pas besoin d'être averti ou de dépendre des rapports d'agents du renseignement pour savoir qui était qui. Tout ce qu'il avait à faire était de regarder autour de lui. Toute personne roulant dans ce cortège pouvait voir que le public était massé le long des rues, que la circulation était libre, que la voiture n'avait aucune protection et ainsi de suite. Même en lui mentant sur l'itinéraire, il avait des yeux pour voir qu'il était une cible facile. Pensez-vous qu'un homme avec autant d'ennemis irait sourire et saluer la foule, et supposer qu'il était assez stupide pour se retrouver piégé dans cette situation ? Non, il se cacherait sous le siège en ordonnant au chauffeur de dégager le plus vite possible.


En réponse à cette question, on me dit que Kennedy était naïf, que c'était un ego-maniaque, qu'il était sous contrôle, etc. Mais qui est naïf ici ? Ces réponses sont-elles même un semblant de réponse sensée à ma question ? Non, c'est encore de la propagande supplémentaire, présentée pour nous empêcher de voir ce qui s'est passé sans explication préétablie. Un ego-maniaque serait bien la dernière personne à se laisser prendre dans cette situation, car elle accorde une très grande valeur à sa vie. Elle ne s'exposerait pas ainsi juste pour recueillir quelques applaudissements.


Nous savons que Kennedy n'était pas stupide. Il n'était pas non plus naïf. Dans ce fameux discours que les théoriciens alternatifs adorent écouter, Kennedy nous avertit du gouvernement secret et nous demande notre aide. Le même homme qui a fait ce discours s'autoriserait-il à monter dans une voiture décapotée dans une grande ville sans surveillance, avec sa tête pour cible ? Bien sûr que non.


L'un des films les plus influents des théories alternatives, après le JFK d'Oliver Stone [1991], est un documentaire en plusieurs parties diffusé à l'origine sur le History Channel britannique [dès 1988, en 9 épisodes], qui s'appelle Les hommes qui ont tué Kennedy. Remarquez que nous avons une chaîne grand public qui présente une théorie de la conspiration et que ce documentaire a peu ou prou eu accès à pas mal d'obscures preuves du FBI. (Notez aussi que le History Channel est un avant-poste du renseignement, créé spécialement pour délivrer de la propagande aux spectateurs). Je n'ai aucune intention de critiquer ce film point par point ou même dans son ensemble. Je veux simplement en relever une scène. À Miami, le FBI aurait, nous dit-on, infiltré les plans d'une tentative d'assassinat identique à celui de Dallas. Les comploteurs ont été filmés sur cassette audio et dans le film les agents montrent eux-mêmes comment ils ont positionné le matériel d'enregistrement et dans quelle maison. Puis nous écoutons la bande datée d'octobre 1963. Le moment-clé est quand le méchant demande à l'espion, "Savez-vous combien de doublures a le Président ici ?"


La plupart des gens ne s'arrêtent pas là-dessus, mais cela a attiré mon attention. L'homme ne demande pas s'il y a des doublures, mais "combien ?" Bien entendu, le Président voyage avec des doublures. Les théoriciens alternatifs ont avancé cette idée avec Saddam Hussein, puisque selon plusieurs d'entre eux, Hussein n'est pas mort. En fait, je pense très probable que Hussein ne soit pas mort. Le film de sa mort semblait truqué. Il était suspect de plusieurs façons. Mais il y en a peu à se souvenir que Kennedy avait lui aussi des doublures, tout comme Hussein.


Si Kennedy avait décidé que le cortège devait circuler, simplement comme une personne publique en déplacement pour gagner des voix à l'élection de 1964, il aurait certainement demandé à une de ses doublures de prendre sa place. Les critiques de ma théorie diront que les gens pouvaient faire la différence, mais les gens ne sont pas aussi performants qu'on le dit pour apprécier de petites différences du visage. En fait, sans les indices fournis par la voix, les vêtements et les gestes familiers, les gens ont du mal à faire la différence entre des personnes qui se ressemblent.


[Miles Mathis cite ensuite un exemple de "caméra cachée" où des gens dans la rue n'ont pas remarqué qu'un animateur TV connu avait été remplacé par sa doublure.]


(…) D'après mon expérience, une majorité de gens reste aveugle à presque toutes les différences flagrantes. Mais je devrais présenter cela avec encore plus de force. Comme nous le verrons plus loin, les gens ont du mal à distinguer les indices, peu importe la plus ou moins grande évidence ou subtilité des différences faciales.


Tout cela pour dire qu'une grande majorité de gens est fabuleusement facile à duper, que cela concerne les doublures ou quoi que ce soit d'autre. Ceux qui pourraient faire la différence sont poussés par le contexte à refuser de se poser la question. Presque personne ne va se demander si l'homme dans la voiture est bien Kennedy, car ils pensent dans leur subconscient, "qui d'autre pourrait se trouver dans la voiture ?" Presque personne n'était assez près pour l'identifier et ceux qui l'étaient ne se seraient pas posés la question. D'autres personnes dans le cortège pourraient également avoir été dupés sans grand effort. Laissez-les simplement regarder le vrai Kennedy qui attend pour monter dans la voiture, effectue la substitution au dernier moment, à l'ombre d'un parking ou autre et ensuite repart en voiture. Il est devant, de sorte que tout ce qu'ils peuvent voir, c'est l'arrière de sa tête. Celui qui trouve un indice pourra être soudoyé ou intimidé. Mais l'intimidation n'est même pas nécessaire, car ceux qui font partie du cortège sont soit des amis soit des ennemis. Vous vous fichez de ce que pensent vos ennemis – vous utilisez la doublure pour les duper. Et vos amis ne vont rien dire de toutes façons. Ils comprendront le besoin d'une doublure, n'est-ce pas ? S'ils doivent mentir ensuite, et alors ? Ce sont des politiciens. Ils mentent pour gagner leur vie.


Dans ce qui est considéré comme l'une des théories les plus outrées concernant JFK, un chercheur du nom de Robert Morningstar a présenté l'idée qu'un officier de police de Dallas, J.D. Tippit, aurait servi de doublure au Président. Si vous vous souvenez, il a été dit que Tippit avait été tué par Oswald quand il s'enfuyait de Dallas. Strictement parlant, Morningstar voulait que Tippit ait servi de doublure pour le cadavre, mais l'idée est très semblable. La police de Dallas parlait de Tippit comme étant le sosie de Kennedy. De plus, la blessure à la tête de Tippit ressemblait à la blessure à la tête décidée pour Kennedy par la Commission Warren. Bien suggestives toutes deux, je suppose que vous serez d'accord. Cependant, après un examen plus poussé, l'argument de Morningstar commence à s'effondrer. Une grande partie de son argumentation est centrée sur les grains de beauté, mais des caractéristiques plus importantes et plus faciles à voir que des grains de beauté détruisent sa preuve visuelle. La plus célèbre photo du cadavre (photo qui aurait "fuité") est celle de Robert Groden à Bethesda [l'hôpital naval où a été emmené le cadavre de JFK, près de Washington]. Morningstar publie cette photo juste à côté d'une photo du cadavre de Tippit. J'ai pu distinguer immédiatement le problème, qui est le septum du nez. C'est la cloison séparant les deux narines. Nous voyons les deux têtes par au-dessus et les deux septa sont bien visibles. Le nez de Tippit est extraordinaire avec son septum très étroit. Le cadavre de Kennedy, ou de quiconque d'autre, montre un septum large. Ce n'est pas Tippit.


Non, la théorie de Morningstar envoie dans une mauvaise direction, une de plus. Il est possible que ce soit de la désinformation officielle, ou ce n'est peut-être qu'une tentative réussie de quelqu'un d'extérieur, qu'on laisse se perpétuer précisément parce que c'est faux. D'une manière ou d'une autre, elle est suggestive et le demeure, même après avoir démontré la faille. Même si c'est pour nous égarer volontairement, on peut la retenir, car elle contient un soupçon de vérité. Car, même si le cadavre de Kennedy à Bethesda n'est pas celui de Tippit, ce n'est pas non plus celui de Kennedy, comme je vais le montrer.


Cela dit, il est possible que Tippit ait servi de doublure à Kennedy dans une autre partie de l'affaire. Tippit a pu servir de doublure supplémentaire de cadavre à Dallas, mais ce n'était pas lui en doublure de cadavre à Bethesda, comme vous le verrez. En étudiant les photos citées par Morningstar de Kennedy et Tippit, ainsi qu'en retournant aux archives pour y examiner les célèbres photos de Kennedy, plusieurs caractéristiques très distinctes m'ont sauté aux yeux. On peut dissimuler ou créer des grains de beauté mais d'autres éléments ne sont pas faciles à dissimuler ou truquer. Dans les photos des décédés de Bethesda, nous ne pouvons tout voir clairement, seulement certaines choses. Nous voyons les dents du haut, le front, le septum et la forme du dessous de nez. La chose logique à faire est donc de prendre ce que l'on a, plutôt qu'essayer de comparer des choses qu'on ne peut avoir. Nous savons que les blessures ont été manipulées, car même si elles ne l'ont pas été pour de sombres desseins, elles l'ont été dans un but médical. Les médecins ont pu tenté au départ de les refermer pour stopper l'hémorragie, par exemple, ou pour un tas d'autres raisons valables. Il vaut mieux donc regarder les zones qui n'ont pu et n'ont pas dû être manipulées.




Le front est un bon endroit de départ, car une bonne partie est en bon état. Nous avons une blessure bien au-dessus de l’œil droit, près de la naissance des cheveux, et le sourcil droit a été rasé. Il est vrai que Kennedy avait un sourcil moins garni de ce côté-là, mais il était moins garni à l'extérieur qu'à l'intérieur. Nous pouvons voir clairement ici la partie interne du sourcil et il n'y a rien. C'est très curieux.


Le commentaire logique de cette photo est de signaler que la blessure ne correspond pas à l'énorme trou du film de Zapruder et je suis d'accord avec. Je ne suis pas ici pour contredire les commentaires de cette section mais pour les compléter. Je suis d'accord que la blessure est louche, mais je pense qu'il y a bien d'autres choses qui sont louches. Tout d'abord, pourquoi le sourcil est-il rasé et non la naissance des cheveux ? Raser le sourcil est une procédure pré-opératoire, mais il n'y avait aucune raison d'opérer une blessure de ce genre. Premièrement, l'homme était déjà mort. Deuxièmement, si les premiers médecins de Dallas avaient prévu d'opérer post-mortem, dans le fol espoir d'un miracle ou pour protéger leurs arrières (comme l'ont prétendu certains médecins) ils auraient alors rasé le sourcil et les cheveux au sommet de la tête. Ils auraient rasé au moins la zone autour de la blessure. Et pourtant ce n'est pas ce qu'on voit. Les cheveux plus près de la blessure que du sourcil sont à leur place. Donc pourquoi avoir rasé le sourcil ? Je vous suggère que le sourcil a été rasé simplement parce qu'il ne ressemblait pas à celui de Kennedy. L'arc et l'épaisseur du sourcil sont très distinctifs et ce serait l'une des premières choses qu'on regarderait pour une ressemblance. Le sourcil de ce gars ne correspondait pas à celui de Kennedy, ils l'ont donc rasé. C'est tout aussi simple que ça.


Vue latéralement, la forme du sourcil ne peut vraiment pas être déterminée. Tout ce que nous pouvons voir sur ces deux photos est que le sourcil gauche n'a pas été rasé. Nous ne pouvons déterminer grand-chose à son sujet. Mais le sourcil droit intact de la première photo serait l'une des premières choses que nous regarderions pour établir une ressemblance. C'est pourquoi on l'a enlevé. Il est intéressant de noter que cette photo de face et le profil gauche ont "fuité", mais pas le profil droit. Le profil droit est beaucoup plus important, car c'est là que se trouve la blessure, mais on a à la place le profil gauche, où rien n'est visible, même pas l'arc du sourcil intact. C'est aussi un indice.


Revenons maintenant au front. Comme vous le voyez, ce front est très lisse. Il ne montre pas de rides, même en pleine lumière comme ici. La lumière vient d'en dessous, comme on peut aisément le voir avec l'ombre au-dessus de la lèvre supérieure et l'ombre encore plus épaisse au-dessus du nez. Et une lumière rasante est puissante, car nous regardons une table d'autopsie avec des scialytiques à la lumière crue. Et pourtant nous ne voyons pas du tout de rides sur le front. Ce qui devrait sembler doublement étrange, car les cadavres ne sont pas réputés conserver de l'eau. Comme tout le monde le sait, les cadavres se momifient. Les rides devraient s'accentuer et non s'effacer. Oui, les cadavres font d'étranges choses et d'autres parties du corps peuvent gonfler. Mais il ne devrait plus y avoir d'eau dans la tête, surtout dans le cas d'une tête d'où le cerveau est absent.


Pour poursuivre avec cette logique, étudions les yeux. Ne trouvez-vous pas curieux qu'ils soient ouverts ? Là, on était de nombreuses heures après le décès, souvenez-vous. Le cadavre a été transporté sur une longue distance entre les villes. Nous sommes apparemment supposés croire que les yeux n'ont jamais été fermés. Et pourtant ils contiennent toujours du liquide ! Comment est-ce possible ? Nos yeux se dessèchent si nous ne clignons pas des yeux toutes les dix secondes et nous sommes en vie. Mais nous sommes supposés croire que ce "cadavre" a eu les yeux ouverts plusieurs heures et que ses yeux sont encore miraculeusement remplis de liquide ? De nouveau c'est supposé être un cadavre avec une tête sans cerveau et vidée de son sang qui a explosé suite au coup tiré par un fusil à gros calibre, nous dit-on. Il ne devrait donc rien y avoir dans ce crâne qui conserverait les yeux humidifiés. Ils devraient être complètement déshydratés. Non seulement ce gars n'est pas Kennedy, mais il n'est même pas mort.

À suivre.

9 commentaires:

  1. Bon travail, Hélios !
    Cependant beaucoup de "palabre" (forme de manipulation aussi) au final pour nous faire adhérer à ce que dit ce Miles Mathis , la chose bien occulté fut La maladie d'Addison dont il était atteint depuis jeune ! Sa mort ainsi programmée a servit à d'autres profits... en en faisant un "martyr" . J'attends la suite ;)
    http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/4389-John-Kennedy-un-dossier-medical-longtemps-cache-aux-Americains
    les 2 photos montre et oui ;) encore que les oreilles ne sont pas les même, mais quand on désire démontrer un vraie différence, il est judicieux de montrer 2 photos prises sous le même angles ! Merci Hélios pour ce travail considérable. Il est vrai que trop de personnes "gobent", elles en arrivent à ne même plus avoir le réflexe de réfléchir, et surtout réfléchir par elles mêmes ! Pauvres certains humains... Quant à ceux qui résistent, réfléchissent, ne se font pas ou évitent de se faire manipuler par les systèmes, ils sont traités d'hurluberlus, d’anormaux, d'affabulateurs s'ils essaient d'éveiller les "consciences"...

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    1. Je ne sais pas de quel palabre tu parles pour faire adhérer à ce que dit Miles Mathis...
      Miles Mathis parle plus loin de la maladie d'Addison de JFK, il a bien étudié son affaire avant de publier.

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    2. Oups, je ne voulais pas te froisser ! palabre n'est peut être pas le mot juste, j'ai voulu dire qu'il explique tellement , surtout en début de son texte que cela donne l'impression, à moi, qu'il en fait trop. Bien qu'il y ai des personnes avec la "compreniure" difficile ! Ton travail à toi est excellent comme d'hab.

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    3. Je ne suis pas froissée :)

      Etant donné ce qu'il révèle, il fait bien d'expliquer sa méthode de travail.

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  2. bravo Helios, pour ce colossal boulot.c'est hyper ineterressant pour moi le septique de l'info.merci beaucoup pour la porte que tu ouvres aux restes des mensonges que "des gens" essaient de nous faire gober.merci!

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  3. Passionnant, fascinant ! Merci pour ce travail qui donne envie, à travers un exemple éloigné de nous, de regarder l'information qui nous entoure avec un oeil plus ouvert.

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  4. Hello... serait il possible de se procurer la version originale de l'article, c'est pour des amis anglophones, merci d'avance. Bravo pour ce formidable travail, bien à vous.

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    1. Elle est sous le titre de l'article en cliquant sur le nom de l'auteur, Miles Mathis.
      Merci pour les compliments !

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