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mercredi 15 juillet 2015

Restauration d'un tableau de maître, pas à pas (épisodes 13 et 14)

Épisode 13, 23 janvier 2015 (LIEN)

Portrait Jabach : remise sur pied

Par Michael Gallagher



Traduit par Hélios


Vidéo (à voir ICI, durée 1'27) : Les conservateurs, Michael Gallagher, George Bisacca, Alan Miller, et Jonathan Graindorge Lamour refixent le portrait Jabach sur son châssis en vue des phases finales de la restauration.

Nous avons franchi une étape majeure juste avant les vacances dans la restauration du portrait Jabach : refixer la toile sur son châssis. La courte vidéo ci-dessus donne une bonne image du processus réalisé par George Bisacca, Alan Miller, et Jonathan Graindorge Lamour. Cette opération a nécessité en tout deux heures de travail.

Une fois la toile détendue, j'ai fait quelques rebouchages préliminaires et des réparations sur des zones où la couche de peinture et la toile avaient été endommagées suite à la fixation du tableau sur un châssis plus petit au début du 20ème siècle.

À gauche : un élément de la toile fixée sur l'angle supérieur droit de l’œuvre, où une portion de la toile d'origine manquait. À droite : le même angle après rebouchage. Photo de Michael Gallagher


La face avant de la toile, vu en cours de rebouchage. Notez les nouvelles incrustations de toile dans les trous faits par les clous. Photo de Michael Gallagher




Revoir le tableau sur un chevalet fut une splendide manière de démarrer la nouvelle année !

Dans mon prochain article qui sera publié le 28 janvier, je montrerai le vernissage du tableau en préalable aux retouches.



Épisode 14, 28 janvier (LIEN)



Portrait Jabach : première couche de vernis



Par Michael Gallagher



Vidéo (à voir ICI, durée 2'20)) : Michael Gallagher applique la première couche de vernis.



Le nettoyage et le travail structural étant achevés sur le portrait Jabach, l'étape suivante de sa conservation est l'application d'une première couche de vernis. Le vernis agit comme une couche isolante entre la peinture d'origine et les retouches – qui viendront plus tard – mais, le plus important, il démarre le processus de saturation de la surface, qui est si cruciale pour un tableau de cette époque-là.

Le vernis révèle et rehausse la couleur et la gamme des teintes de la composition. Bien sûr, de nombreux artistes plus tardifs choisissent de ne pas vernir leurs œuvres, préférant une surface non saturée, mate ou avec une apparence moins homogène. Ce n'est pas le cas cependant pour la majorité de ce qu'on appelle les chef-d’œuvres du passé.

Il me faudra appliquer plus d'une couche de vernis au fur et à mesure de la progression de la phase des retouches, mais je ne recherche pas un fini super-brillant ; je pense plutôt qu'une surface saturée, discrète et élégante est appropriée pour une couche de peinture qui a de l'âge et a évolu.

Voir le grand portrait de famille de Le Brun revenir à la vie quand on applique le vernis est vraiment enthousiasmant.

À suivre...
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