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mercredi 25 mars 2015

Paroles de sagesse d'un chef sioux

La sagesse des amérindiens qui vivaient en symbiose avec la nature.


10 citations d'un chef sioux qui vous amèneront à revoir toute la culture "moderne"



Higher Perspective

Traduction par Hélios

Très peu de chefs amérindiens ont été capables de combler le fossé créé entre le mode de vie traditionnel des cultures indiennes et celui qui leur a été imposé avec l'arrivée des pionniers et explorateurs européens. Mais le cas s'est produit quand même. Des gens comme Black Elk , Charles Eastman et Gertrude Bonnin savaient à quoi ressemblait la vie dans les Grandes Plaines avant l'arrivée des européens et furent également témoins de celle qui suivit.

De gauche à droite : Charles Eastman, Gertrude Bonnin et Black Elk





Une autre figure connue ayant vécu la transition est Luther Standing Bear  (1868-1939). Ce chef sioux Lakota fut élevé dans les traditions de son peuple jusqu'à l'âge de 11 ans, puis il partit étudier à l'école Carlisle en Pennsylvanie, où il apprit l'anglais et le mode de vie européen. (Carlisle est reconnue comme un repère dans l'histoire de la nation, mais reste toujours un lieu de controverse dans les cercles amérindiens.)




Luther Standing Bear


Comme ses contemporains mentionnés ci-dessus, Luther Standing Bear avait de profondes racines indiennes. Ce qui en fit un intermédiaire unique entre deux cultures. Il eut beaucoup de succès dans le monde de l'homme blanc, il décrocha de nombreux rôles dans des films hollywoodiens, mais son legs durable est la protection du mode de vie de son peuple. Il publia durant sa vie quatre livres et devint le leader du mouvement progressiste dédié à la préservation de l'héritage et de la souveraineté des amérindiens. Voici 10 citations du grand chef sioux connu sous le nom de Standing Bear ["Ours debout"] qui vont sûrement vous donner matière à réflexion à propos de la culture "moderne" :

Les louanges, la flatterie, les manières exagérées et les belles paroles ne faisaient pas partie de la politesse  des Lakota. Les manières excessives étaient décriées comme hypocrites et le parleur impénitent était considéré comme grossier et irréfléchi. Une conversation ne démarrait jamais d'entrée ou dans la précipitation.

On apprenait aux enfants que la vraie politesse se définissait par des actes plutôt que par des mots. On ne les autorisait jamais à passer entre le feu et une personne âgée ou un visiteur, à parler pendant que d'autres parlaient ou à se moquer d'une personne handicapée ou défigurée. Si un enfant essayait de le faire inconsidérément, un parent, d'une voix tranquille, remettait immédiatement les choses au point.


Chez les Lakota, le silence avait une grande importance et observer un moment de silence avant de parler était une pratique de réelle politesse et un respect de la règle selon laquelle  "on réfléchit avant de parler"... et dans les temps de peine, de maladie, de mort ou d'un quelconque malheur, et en présence de notables et de gens éminents, le silence était une marque de respect... la stricte observance de ce principe de bonne conduite a été sans doute la raison pour laquelle l'homme blanc y a faussement accolé le qualificatif de stoïque. Cette règle a été jugée idiote, stupide, comme une preuve d'indifférence ou d'insensibilité.


Pour nous les grandes plaines à perte de vue, les belles collines ondoyantes, les ruisseaux sinueux à la végétation luxuriante n'étaient pas "sauvages". Il n'y avait que pour l'homme blanc que la nature était une "sauvagerie" et qu'elle était "infestée" d'animaux "sauvages" et de gens "barbares". Pour nous elle était docile. La terre était généreuse et nous étions enveloppés des bénédictions du Grand Mystère.


Être proche de toutes les créatures de la terre, du ciel et de l'eau était un principe actif et réel.  Un sentiment fraternel avec le monde des animaux et des oiseaux permettait de vivre en sécurité parmi eux. Et certains Lakota étaient si proches de leurs amis à plumes et à poils qu'ils échangeaient en toute fraternité un langage commun.


Cette façon de concevoir la vie et les relations était source d'humanisation et faisait vivre le Lakota dans un amour constant. Il emplissait son être de joie et du mystère de la vie ; il lui faisait vénérer toute vie ; il attribuait une égale importance à tout ce qui existe.


Il était bon pour la peau d'être en contact avec la terre, et les anciens aimaient enlever leurs mocassins et marcher pieds nus sur la terre sacrée... les aînés s'assoient toujours sur la terre pour rester en contact avec sa force vitale. S’asseoir ou s'allonger sur le sol  les rend capable de réfléchir plus profondément et de ressentir plus vivement. Ils peuvent voir plus clairement les mystères de la vie et vénérer plus étroitement les autres vies qui l'entourent.


Tout possédait une personnalité, ne différant de nous que par sa forme. La connaissance était inhérente à toutes choses. Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l'herbe, les ruisseaux et les oiseaux et animaux qui partageaient de la même manière les orages et les bénédictions de la terre. Nous apprenions à faire ce que l'étudiant de la nature apprend et c'était de ressentir la beauté. Nous ne pestions jamais contre les tempêtes, les vents furieux et le froid mordant du gel et de la neige. Le faire est une futilité, aussi nous nous adaptions à ce qui arrivait en déployant plus d'effort et d'énergie si nécessaire, mais sans nous plaindre.


… les aînés Lakota étaient des sages. Ils savaient que le cœur de l'homme, loin de la nature, s'endurcit ; ils savaient que le manque de respect pour tout ce qui pousse conduisait bientôt à un manque de respect des humains aussi. Ils gardaient donc leurs enfants proches de l'influence assouplissante de la nature.

La civilisation m'a été imposée... et elle n'a pas amélioré d'un iota mon amour de la vérité, de l'honnêteté et de la générosité.

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D'autres photos de chefs amérindiens, sioux pour la plupart (source : Vintage everyday)






3 commentaires:

  1. Je ne sais par quel miracle cette mémoire vit en moi ... merci Helios
    c'est peut être inconvenant dans ce monde perturbé, je suis en paix profonde, vraiment, simplement, aimée du Grand Esprit, sans chercher quoi que ce soit,
    bisous

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  2. Au 30ème étage d'une tour en acier et en verre , entouré d'ondes Wifi, la nature la plus proche étant celle des nuages que l'on aperçoit entre les autres tours il est difficile de se reconnecter à la Terre Mère .
    Heureusement parfois il pleut !
    Et qui prends garde au vent qui ébouriffe (un peu) les cheveux ou les sourcils ?
    Et certains n'avait d'autres ressource que de s'éparpiller en menus morceaux à la surface d'un massif montagneux, au grand dam de leurs familles, ?

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