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samedi 7 mars 2015

Le père de la médecine holistique moderne (2/2)

Suite de la vision d'Edgar Cayce sur la santé et les soins.


LA CIRCULATION




Le troisième aspect d'entretien d'une bonne santé, selon Cayce, est la circulation. "La circulation … est la principale propriété du corps ou ce qui garde vivant l'organisme tout entier," disait-il souvent en transe et des références à la circulation apparaissaient approximativement dans 60 % des lectures. Mettant l'accent sur le rôle que joue la circulation dans l'assimilation et l'élimination, il soulignait que "Il n'existe pas d'état du corps dont le reflet ne puisse être ramené à l'irrigation sanguine, car le courant sanguin transporte non seulement les forces de reconstruction du corps, il emporte aussi les forces usagées et les élimine pareillement par les mêmes voies". Dans la même lecture, Cayce avait fait une surprenante remarque prophétique : "Le jour arrivera bientôt où l'on pourra prendre une goutte de sang et diagnostiquer l'état du corps".

Cayce faisait référence non seulement à la circulation artérielle, mais à la lymphatique, qu'il considérait comme aussi importante. La Source parlait du fluide du système lymphatique comme le "sang blanc" ou le "sang lymphe" et soulignait qu'à la différence du système artériel qui a le cœur et les muscles des parois des artères, le système lymphatique ne possède pas de pompe en propre et il dépend d'autres méthodes pour charrier les déchets hors du corps. Une méthode recommandée par Cayce était le massage. Bien que qualifié de "dorlotage" pour personnes désœuvrées, Cayce voyait le massage comme curatif, particulièrement pour les sédentaires.

Le moyen le plus naturel de conserver une bonne circulation générale, autant de la lymphe que du sang, disait Cayce, est l'exercice physique. Comme il le soulignait dans une lecture pour une femme de 46 ans, "L'exercice physique est merveilleux et nécessaire – et peu de gens le considèrent comme nécessaire, de manière systématique". Pour un autre patient il disait que l'exercice "n'est pas quelque chose à prendre à la légère ou à négliger". Des étirements quotidiens, des mouvements de la tête et du cou et de la marche, de préférence une vingtaine de minutes, étaient toutes les recommandations que donnait Cayce.




LA RELAXATION




Le quatrième modalité envisagée par Cayce comme vitale pour une bonne santé était ce qu'il nommait relaxation. En transe, Cayce disait que "l'activité du mental ou force animique du corps peut contrôler le corps tout entier par l'action d'équilibrage du système nerveux sympathique, car ce système est à l'âme et aux forces spirituelles ce qu'est le cérébro-spinal pour les forces physiques de l'entité". Le système nerveux est le véhicule grâce auquel, selon l'expression de Cayce, "le mental en tant que bâtisseur", peut influencer le plus directement le corps.

Les lectures physiques de Cayce divisaient le système nerveux en trois parties : le système cérébro-spinal, comprenant le cerveau et la moelle épinière ; le système nerveux sensoriel, qui incluait les organes des sens ; et le système nerveux sympathique, ou système nerveux autonome [végétatif] sur lequel la personne n'a pas de contrôle conscient. Selon les lectures, le système nerveux sympathique peut être considéré comme "la manifestation cérébrale des forces de l'âme dans le corps". Cayce suggérait aussi que c'est dans ce système que les habitudes – aussi bien bonnes que mauvaises – se créent et se conservent. Ces habitudes gouvernent les liens entre notre esprit et notre corps. Et apparemment quelqu'un peut "corriger des habitudes en en créant d'autres ! C'est valable pour tout le monde !"

Bien que le praticien médical d'aujourd'hui regarde souvent le pouvoir de la "suggestion" comme une pseudo-science, Cayce préconisait souvent la suggestion positive comme devant faire partie du traitement quotidien du patient. Cayce disait que les émotions, qu'elles soient positives et négatives, activent les énergies électriques par le système nerveux, affectant ainsi tout l'organisme. Son message ici était que le système nerveux agit comme un intermédiaire et transporte des impulsions et des instructions à toutes les cellules du corps. Des pensées positives et négatives peuvent donc changer physiquement le fonctionnement de chaque cellule. De nouveau, Cayce était largement en avance sur son temps en mettant le doigt sur le rôle que le stress joue sur la santé. Dans une lecture, Cayce déclarait que "l'inquiétude et la peur [sont] les pires ennemis d'un santé normale du corps". À un autre patient, il disait, "Car les pensées sont des choses réelles ! Et elles ont un effet sur les individus ...elles sont juste aussi concrètes que si on leur enfonçait une aiguille dans la main !"

Ce même thème a été étendu lors d'une lecture pour un médecin de 44 ans."Bien qu'il soit vrai que les médecines, les préparations, les appareils mécaniques ont tous leur place et font partie des forces créatives, il n'en reste pas moins que la capacité d'éveiller l'espoir, de créer la confiance, d'apporter la notion de conviction dans la conscience d'un individu est tout à fait nécessaire", disait la Source. "Ce n'est que lorsque tous les éléments de la structure anatomique de l'être humain sont accordés aux influences divines … qu' une vraie guérison peut survenir."

Cayce disait aussi que la préoccupation pour une maladie particulière pourrait engendrer la manifestation de cette maladie dans sa propre vie. Pour conserver la santé, Cayce suggérait que "le calme, la méditation, pendant une minute, apporteront de la force ...si le corps prend conscience de ce calme, qu'on marche, qu'on soit debout ou qu'on se repose." Et Cayce pressait les patients de trouver un équilibre dans leur vie : "Organisez votre temps afin qu'il y ait une période régulière d'enrichissement du corps physique et aussi de l'être mental et spirituel. Car c'est nécessaire... afin de recréer et reposer le physique, il est de même nécessaire de recréer et de reposer le mental".



TOUTES LES FORCES CURATIVES DOIVENT PROVENIR DE L'INTÉRIEUR



Contrastant avec la vision prédominante de médecins qui soignaient exclusivement par la médecine ou la chirurgie, la vision de Cayce était que "sauf pour enlever un état qui est devenu aigu par négligence ou autres causes de même nature, toutes les forces curatives doivent provenir du soi intérieur et de la totalité de l'être physique : car le corps anatomique humain fonctionne en un tout parfait". En ce sens, Cayce voyait le corps humain comme un miracle de la création dans sa capacité à se guérir lui-même. Sa vision devint plus apparente dans une déclaration faite à un groupe de médecins entreprenants qui cherchait une information sur des produits de soin qu'ils voulaient faire fabriquer. Dans cette lecture demandée en leur nom par le fils de Cayce, Hugh Lynn, et son neveu, Tommy House, Cayce a dit, "Il n'existe pas de plus merveilleuse usine dans l'univers que celle du corps humain dans son état de réaction naturel. Car il y a ces machines ou glandes dans le corps capables de produire, à partir de l'air ou de l'eau et des aliments nutritifs donnés au corps ...tous les éléments quels qu'ils soient connus dans le monde matériel !" Cayce disait aussi, plutôt deux fois qu'une, que "toutes les cellules du corps sont un univers en soi."

Dans d'autres lectures, Cayce alla encore plus loin en parlant des propriétés génératrices du corps en suggérant que si une personne maintient une attitude correcte et conserve ses organes bien coordonnés entre eux, elle peut vivre aussi longtemps qu'elle le souhaite : "Car, comme pourrait le dire tout médecin-légiste, il n'y a aucune raison connue qu'une entité ne puisse vivre aussi longtemps qu'elle le désire. Et il n'y a pas de mort, sauf dans la conscience. Parce que tous les autres sont morts, vous vous y attendez et vous mourez !

La capacité d'un être humain à prolonger sa vie, selon Cayce, dépend du fonctionnement correct du système endocrine. Les glandes, disait Cayce, sont "ce qui rend possible le corps à se reproduire". Le système glandulaire sert également de point matériel de contact entre le système nerveux d'une personne et ses "corps spirituels". Les lectures identifiaient sept glandes qui sont aussi connues comme les sept centres, ou "chakras", qui agissent comme des centres de développement pour le corps physique et de centres spirituels majeurs. Ces sept centres se composent des gonades – appelées aussi cellules de Leydig – des surrénales, du thymus, de la thyroïde, de la glande pinéale [sécrète la mélatonine et règle les cycles biologiques] et de la glande pituitaire [ou hypophyse, régulée par les hormones venant de l'hypothalamus]. Dans les années 1930, quand Cayce fit des lectures sur ces glandes, leur raison d'être fut chaudement contestée et à un certain degré, aucune ne sera pleinement comprise par la profession médicale avant un demi-siècle ou plus. 
 
Comme pour le système nerveux, Cayce décrivait comment les émotions de la personne affectent l'activité des glandes : "Comme il a été indiqué de plusieurs manières, il existe une certaine activité dans l'organisme produite par la colère, la peur, l'hilarité, la joie ou toute ces forces qui produisent ces activités par l'intermédiaire de la sécrétion glandulaire qui se déverse dans l'ensemble de l'organisme". Ces sécrétions causées par les émotions pourraient faire des ravages sur la santé. "La colère fait sécréter des poisons par les glandes", disait-il. "La joie a l'effet opposé". À une autre occasion, il notait : "Personne ne peut haïr son voisin sans avoir des problèmes d'estomac ou de foie". Personne ne peut être jaloux sans avoir une digestion perturbée ou être affecté de troubles cardiaques." L'assertion peut-être la plus radicale a été de dire que toutes les maladies sont causées par le péché, plus notablement le péché de peur, car il représente un manque de foi. "La peur est la racine de la plupart des maladies de l'humanité", disait-il dans une lecture donnée en juin 1928.

Cayce allait déclarer aussi, en état de transe, que bien que le corps spirituel ne soit pas en réalité contenu dans le corps physique, qu'"il y a un schéma dans le plan matériel ou physique pour chaque maladie, qui existe aussi dans le plan cosmique ou spirituel". C'était pour cette raison, peut-être, que Cayce ne considérait pas la maladie comme étant strictement causée par des problèmes physiques ou qu'il n'envisageait pas de traitement uniquement dans le domaine matériel. La foi et l'anticipation jouent également un rôle important dans le processus de la guérison. Il rappelait aux patients que "...ce que vous demandez en Son nom, ayez confiance et vivez-le [esprit bâtisseur]." Il disait aussi que "un bon fou-rire, la gaieté sont bons pour le corps, physiquement, mentalement et donnent une opportunité d'élargissement du mental et d'un éveil spirituel." Dans une autre lecture il disait : "on a la jeunesse de son cœur et de sa détermination. Restez gentil. Restez amical. Continuez d'aimer si vous voulez rester jeune."

Selon Cayce, l'attitude qui guérit vraiment est la "conscience christique... la seule source de guérison pour le corps physique ou mental." Comme la Source l'a déclaré un jour : "Il n'y a en vérité aucune maladie incurable...ce qui existe est et a été produit par une cause première et elle peut-être retrouvée et contrecarrée, ou changée." Dans une autre lecture, Cayce disait que "toute force, toute guérison de quelque nature qu'elle soit est un changement de vibrations venant de l'intérieur, l'harmonisation du divin dans le tissu vivant du corps avec les énergies créatrices. Cela seul guérit. Que ce soit accompli par l'usage de médicaments, d'un bistouri ou d'autre chose, c'est l'harmonisation de la structure atomique de la force vivante avec son héritage spirituel".

Autant Cayce conseillait à ses patients de ne pas ignorer le spirituel face aux défis de santé, autant il les avertissait de ne pas ignorer non plus leur vie matérielle. Lors d'un diagnostic physique, la Source a dit : "Le corps est constitué du physique, du mental, du spirituel," et "chacun a ses lois, qui fonctionnent mutuellement et l'ensemble est l'homme matériel, ne traitez pourtant pas totalement les maladies physiques par les lois spirituelles ou mentales et ne vous attendez pas de même à une réponse unique." C'est un concept qui peut s'appliquer à tous les aspects de la vie – même en dehors du domaine médical. Nous devons prier et penser positivement, mais nous devons répondre aux préoccupations et problèmes dans le royaume matériel.

Parmi tous les traitements physiques, Cayce considérait la thérapie ostéopathique comme la plus approfondie pour le processus de guérison du corps. "Il n'existe aucune forme de mécano-thérapie physique si totalement en accord avec les dimensions de la nature que des ajustements ostéopathiques correctement exécutés," disait-il. Les ostéopathes, dont les diplômes sont généralement considérés comme équivalents à ceux des docteurs en médecine, accentuent la capacité naturelle du corps à guérir et travaillent par la manipulation du système musculo-squelettique. Comme le déclarait Cayce, "La science de l'ostéopathie n'est pas principalement de mobiliser un certain segment ou de faire craquer les os, mais c'est de conserver un équilibre – par le toucher – entre le système sympathique et le système cérébro-spinal. Cela est de la vraie ostéopathie !"

Dans une lecture particulièrement émouvante datée du 24 mai 1934, dans laquelle il résumait une bonne part de sa philosophie, Cayce discutait de la beauté d'être "un avec Dieu", en un sens spirituel aussi bien que matériel. "Quand la terre fut amenée à l'existence ou dans le temps et l'espace, tous les éléments extérieurs à l'homme peuvent être trouvés dans le corps humain vivant. D'où le fait que la coordination de tous ces éléments, comme nous le voyons dans la nature, comme nous le voyons dans l'air, dans le feu ou dans la terre, font de l'âme, du corps et de l'esprit un facteur de coordination avec l'énergie créatrice universelle que nous appelons Dieu".

De la même façon que Cayce parlait d'être un avec Dieu, il suggérait que les cellules du corps doivent agir de concert pour entretenir la santé. Dans des milliers de lectures médicales, Cayce présentait des traitements physiques dirigés vers une amélioration de la "coordination". Pareillement, le thème de "vibration" était tout à fait évident dans ses commentaires. Comme il l'avait dit dans des lectures pour le moteur Stansell [moteur à mouvement perpétuel qui à l'époque devait révolutionner l'industrie automobile et dont Cayce avait donné les plans, mais dont les expériences furent abandonnées avec l'arrivée de la seconde guerre mondiale] : "La vie dans ses manifestations est vibration, l'électricité est vibration". En ce sens, Cayce suggérait que les mêmes principes d'harmonies qui gouvernent la libération d'énergie sont à l’œuvre dans le corps humain. Tous les remèdes de Cayce étaient destinés à corriger les vibrations des diverses cellules du corps, que ce soit par la médecine, la manipulation ostéopathique de la colonne vertébrale, l'hydrothérapie, l'application de chaleur et de froid, les thérapies électro-magnétiques, ou la simple imposition des mains.

L'un des concepts les plus intéressants concernant la bonne santé et la longévité mis en avant par Cayce était que "il n'y a pas mieux pour améliorer le corps que de servir ton semblable du mieux possible". De même, quand une femme lui demanda combien d'années il lui restait à vivre, Cayce répondit : "Combien d'années souhaitez-vous [sont nécessaires] ? Que votre prière soit toujours : 'Père, aussi longtemps que j'ai la possibilité d'être utile en tant que manifestation de Ton amour sur terre, et tant que je peux être aimable et gentille et vraie et pure envers mes semblables, garde-moi, O Seigneur, ici".

Quand on lui demandait "Qui m'aidera le plus dans mon travail et ma vie quotidienne ?", Cayce répondait simplement, "Dieu". Dans une autre lecture, la Source disait : "L'église est en toi. Car le corps est le temple du Dieu vivant." Et en fait, au-delà de tous les conseils donnés sur l'alimentation, les habitudes, les traitements physiques, les états mentaux, les ajustements d'attitude et les exercices pour garder un corps en bonne santé, un thème sous-jacent apparaissait toujours – la volonté de demander l'aide de Dieu par la prière et croire fermement que l'aide allait venir. À ce sujet, Cayce donnerait peut-être son conseil le plus inspirant et le plus facile à comprendre :

"Ne soyez jamais inquiets tant que vous pouvez prier. Si c'est impossible, vous pouvez commencer à vous faire du souci ! C'est alors qu'il faudra réellement vous inquiéter !"

5 commentaires:

  1. Ça fait du bien à lire, ça a du te faire du bien à traduire ... Je diffuse autour de moi,
    merci Hélios

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  2. "Ne soyez jamais inquiets tant que vous pouvez prier. Si c'est impossible, vous pouvez commencer à vous faire du souci ! C'est alors qu'il faudra réellement vous inquiéter !"

    Je pense aux malades sous morphine ou similaire , en fin de vie, qui ne peuvent même plus prier!
    Alors si vous leur rendez-visite, priez à côté d'eux, si possible à voix haute, au moins à leur oreille !

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  3. Très, TRÈS, bon article... MERCI Hélios. Cet article que tu nous a traduit parle correctement de ce qu'il fut tout en étant restreint .
    Attention appelée , à ceux qui désirent acheter certains livres le concernant... les prix les plus corrects sont en collection j'ai lu ;)
    Si ce que dit Edgar est bien connu de certains d'entre nous, l'application de ses dires... est autre chose !

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  4. On s'évertue encore et encore à tenter de devenir le plus sain possible en parcourant des articles tels que celui-ci... Mais au final à quoi bon lorsque l'on connait et expérimente la facilité et rapidité avec laquelle il est possible d'interagir négativement avec les ondes sur l'humain ?

    A partir le cœur léger en se disant que l'on aura fait son maximum, passionnément, en toute bonne foi.

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  5. "Car, comme pourrait le dire tout médecin-légiste, il n'y a aucune raison connue qu'une entité ne puisse vivre aussi longtemps qu'elle le désire."

    => Quid du cas des télomères/télomérase ?

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