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jeudi 4 septembre 2014

Les dix mensonges les plus destructeurs sur la nutrition (2/2)

Les dix mensonges les plus destructeurs sur la nutrition (2/2)


Dr Mercola, Waking Times

Traduit par Hélios

Mensonge n°5 : le soja est un bon aliment pour la santé


L'ascension fulgurante du soja comme "aliment sain" est le parfait exemple d'une brillante stratégie de marketing qui va duper des millions de gens. Mais ne vous y trompez pas – les produits à base de soja non fermenté NE sont PAS des ajouts sains à votre alimentation, quel que soit votre âge ou votre sexe. Je ne suis pas opposé à tous les sojas – convenablement fermentés et de préférence de qualité bio, comme le tempeh, le miso, le natto [et le tamari], ils présentent de grands bienfaits pour la santé, grâce aux bactéries (probiotiques) produites par les effets de la fermentation.


Des milliers d'études ont pourtant fait un lien entre le soja non fermenté et un grand nombre de problèmes de santé. Plus de 90 % des cultures de soja américaines sont aussi transgéniques, ce qui aggrave leurs risques pour la santé. Si vous trouvez cette information surprenante, je vous encourage à revoir certains articles sur ma page soja. La table suivante fait une liste des nombreux effets dommageables sur la santé que la science a mis en relation avec le soja non fermenté :


Cancer du sein
Troubles de la thyroïde
Allergies alimentaires sévères
Problèmes de grossesse et d'allaitement
Troubles de la reproduction et fécondité affaiblie
Développement anormal des enfants
Dégâts cérébraux et troubles de la cognition
Problèmes cardiaques
Calculs rénaux
Problèmes digestifs
Malnutrition



Mensonge n°6 : Les céréales complètes sont bonnes pour tout le monde


L'usage de céréales complètes est un sujet où l'on s'embrouille facilement, surtout chez les passionnés de santé et de nutrition. Pendant très longtemps, on nous a dit que les céréales complètes étaient hautement bénéfiques. Malheureusement, TOUTES les céréales peuvent augmenter le taux d'insuline et de leptine [ou "hormone de la satiété, qui régule les réserves de graisse de l'organisme], même les céréales complètes et les variétés biologiques – et un taux élevé d'insuline et de leptine augmente le risque de maladies chroniques. C'est spécialement vrai si vous souffrez déjà de résistance à l'insuline avec tension artérielle élevée, de taux de cholestérol perturbés, de surpoids ou de diabète.


Mon expérience est que 85 % des américains ont des perturbations du contrôle des taux d'insuline et de leptine et présentent un ou plusieurs des symptômes listés ci-dessus. Vous pouvez être l'un de ceux-là si vous avez du mal à garder un poids idéal, si vous avez tendance à accumuler de la graisse sur le ventre ou possédez un profil lipidique sous-optimal. En fait, tout dérèglement insuline/leptine est un indicateur courant de maladies très fréquentes aujourd'hui, comme le diabète, les maladies cardiaques, la démence et le cancer.

De nombreuses céréales complètes contiennent aussi du gluten, qui est un déclencheur connu d'allergies et de sensibilités. Une intolérance au gluten est bien plus courante que vous ne pourriez le penser, avec des symptômes qui ne sont pas toujours évidents. Je recommande fortement d'éliminer ou du moins de réduire les céréales de votre alimentation, ainsi que les sucres et fructose, surtout si vous présentez une des conditions listées ci-dessus. En règle générale, plus les taux d'insuline sont élevés, plus vous devriez restreindre la consommation de céréales.

Mensonge n° 7 : Les aliments transgéniques sont inoffensifs et comparables aux aliments conventionnels [L'agriculture américaine autorise les OGM, NdT]


La manipulation génétique de nos aliments pourrait être l'aspect le plus dangereux de nos ressources alimentaires actuelles. Je recommande fortement d'éviter tous les aliments transgéniques. Comme plus de 90 % du maïs et 95 % du soja cultivés aux USA sont génétiquement modifiés, vous pouvez donc en déduire que virtuellement tout aliment transformé contient au moins un composant transgénique s'il ne porte pas la mention "100 % biologique" ou "sans OGM". Le côté peut-être le plus grave est que les cultures sont saturées par l'un des plus dangereux herbicides du marché, le glyphosate, à hauteur de 500 tonnes par an. On ne peut enlever ce produit chimique toxique car il s'intègre dans presque toutes les cellules de la plante et il passe ensuite dans votre corps.

Personne ne sait exactement quel sera l'impact final de ces aliments sur la santé, particulièrement sur le long terme. Les études sur les animaux ont souligné une augmentation de maladies, la stérilité et des anomalies de naissance comme principaux problèmes incriminés. La toute première étude sur une alimentation à vie avec des aliments OGM [étude entre autres de Gilles-Éric Séralini et coll. sur des rats, publiée en novembre 2012] a montré une augmentation sévère de dégâts des organes, de cancers et de raccourcissement de la durée de vie. Il est important de réaliser qu'à moins de n'acheter que des aliments bio ou de les produire vous-même, vous consommez probablement chaque jour des aliments génétiquement modifiés. Pour éviter autant que possible ces aliments, prenez conscience que les cultures courantes qui suivent sont probablement génétiquement modifiées sauf mention contraire :

Maïs, soja, colza, alfalfa, courgettes, courge à cou-tors, coton, sucre de betterave, papaye.


Mensonge n°8 : Les œufs sont mauvais pour le cœur


Les œufs sont l'un des aliments les plus diabolisés aux US...à cause du mythe du cholestérol. La croyance erronée que le cholestérol, comme celui du jaune d’œuf, va donner une maladie cardiaque est tout simplement fausse. Des études ont montré que les œufs n'ont pas d'impact préjudiciable sur les taux de cholestérol et sont en fait l'un des aliments les plus sains à consommer. Dans une étude de Yale, on a demandé aux participants de consommer deux œufs par jour pendant six semaines. Les chercheurs ont trouvé que cette consommation d’œufs ne faisait pas grimper le taux de cholestérol et n'avait aucun effet négatif sur la fonction endothéliale, une mesure du risque cardiaque.

Choisissez des œufs bio de poules élevées en plein air et évitez les "œufs oméga-3" car ce n'est pas le bon moyen d'optimiser votre taux d’oméga-3. Pour produire ces œufs oméga-3, les poules sont habituellement nourries avec des matières grasses oméga-3 de mauvaise qualité qui sont déjà oxydées. Ces œufs se conservent aussi beaucoup moins bien. Ci-dessous sont énumérés les nombreux bénéfices nutritionnels des œufs :

Un œuf contient 6 grammes de protéine de haute qualité et les 9 acides aminés essentiels.

Vitamine D : les œufs sont l'un des rares aliments à contenir naturellement de la vitamine D.

Ils sont bénéfiques à la santé des yeux grâce à la présence de lutéine et de xanthine, des antioxydants qu'on trouve dans la pupille et la rétine, qui aident à prévenir les maladies des yeux, comme la dégénérescence maculaire et la cataracte.

Ils contiennent du soufre, composant essentiel du glutathion, qui améliore la santé des cheveux et des ongles.

Bonne source de choline, un membre de la famille des vitamines B (essentielle pour le système nerveux, le système cardiovasculaire, et le développement du cerveau du fœtus).

D'autres nombreuses vitamines et sels minéraux (vitamines B, A et E, calcium, cuivre, iode, fer, magnésium, potassium, sélénium et zinc).


Mensonge n° 9 : Les aliments à faible teneur en matières grasses évitent l'obésité et les maladies cardiaques

Ces quarante dernières années au moins, les recommandations classiques appelaient à une diminution sérieuse de toutes les graisses de l'alimentation, mais cette aversion pour le gras est aujourd'hui la force gouvernant par derrière les dérèglements métaboliques, l'obésité et la mauvaise santé en général. Comme il a été discuté plus haut, la plupart des gens ont besoin de 50 à 85 % de leurs calories sous forme de matières grasses – très éloigné du chiffre inférieur de 10 % de graisses saturées recommandé par l'USDA ! [United States Department of Agriculture, organisme qui gère aussi l'alimentation]. Kris Gunnars l'a très bien énoncé :

"Les premières directives alimentaires pour les américains ont été publiées en l'année 1977, presque au moment exact où démarrait l'épidémie d'obésité. Bien sûr, cela ne prouve rien (la corrélation n'égale pas la cause), mais il semble logique que ce puisse être plus qu'une coïncidence.
Le message anti-gras met essentiellement la responsabilité sur les graisses saturées et le cholestérol (inoffensifs), tout en laissant le champ libre au sucre et aux hydrates de carbone raffinés (très malsains). Depuis la publication des directives, de nombreuses études ont été menées sur l'alimentation à faible teneur en MG. Elle n'est pas meilleure pour la prévention des maladies cardiaques, l'obésité ou le cancer que l'alimentation occidentale standard, qui est aussi malsaine que possible".
Regardons les choses en face, si une alimentation à faible teneur en MG [matières grasses] fonctionnait, les États-Unis serait la nation avec la meilleure santé de toute la planète – avec des gens qui la pratiquent depuis la fin des années 70 ! Mais si vous regardez le graphique qui suit, vous pourrez voir que le tour de taille de l'Amérique n'a fait que s'élargir depuis. Impossible de dire combien de personnes sont mortes prématurément en suivant ces directives débiles. Malgré une montagne de recherches disant le contraire, l'alimentation à faible teneur en MG est toujours présentée comme "bonne pour le cœur" par une majorité de nutritionnistes, de cardiologues et autres médecins.



Mensonge n° 10 : Les hydrates de carbone devraient être la principale source de calories


J'ai déjà expliqué la manière dont la résistance à l'insuline est le facteur-clé des maladies (voir mensonge n°4). Une alimentation riche en hydrates de carbones sans fibres – particulièrement en céréales transformées et en sucre – conduit directement à une résistance à l'insuline et à la leptine. Quand le pourcentage calorique le plus important provient de bonnes graisses, ces problèmes n'existent tout bonnement pas. La plupart des régimes riches en hydrates de carbone contiennent beaucoup de sucre et d'amidon et pas de légumes. Quand le mantra d'une faible teneur en MG a été propagé dans le pays, un engouement pour le régime riche en hydrates de carbone a suivi. Quand on a enlevé la graisse des aliments, il a bien fallu rajouter quelque chose pour rendre les aliments plus savoureux – et ce quelque chose a été le sucre. Particulièrement sous la forme de fructose très concentré, comme le sirop de maïs, synonyme de catastrophe métabolique pour le corps.

Avec la graisse qu'on a identifié comme l'ennemie (bien que ce soit faux), le sucre a été complètement ignoré – bien qu'il soit le réel coupable de l'inflammation, du dérèglement métabolique, du diabète et des maladies cardiaques. L'amour de l'Amérique pour le sucre a été une aubaine pour l'industrie des aliments transformés – qui a ajouté du fructose dans pratiquement tout. Si vous voulez voir quels sont les effets produits sur la santé du pays et le tour de taille, regardez les nouvelles nationales.

Une alimentation riche en hydrates de carbone perturbe les signaux de l'insuline et de la leptine et avec le temps un diabète de type 2 peut en être le résultat. Par contraste, une alimentation riche en graisses bénéfiques corrige ces problèmes métaboliques. Une récente recherche a démontré que le régime cétogène – caractérisé par une restriction en hydrates de carbone et de substantielles quantités de bonnes graisses – allongeait la durée de vie de souris de plus de 20 pour cent, parce qu'il optimisait leur sensibilité à l'insuline et aux autres processus métaboliques. Il existe des preuves qu'une alimentation pauvre en hydrates de carbone, combinée à des quantités appropriées de protéines, pouvait même ralentir la maladie d'Alzheimer et le cancer.

Maintenant la vérité n°1...


Plus vous mangerez comme vos ancêtres, mieux ce sera – aliments frais complets, cultivés localement et durablement, et aliments peu ou pas transformés. C'est le genre d'aliments auxquels vos gènes et votre biochimie sont adaptés et qui vous fourniront la capacité de faire reculer et empêcher la plupart des maladies. Vous les trouverez sur votre marché local, dans les coopératives ou dans votre propre jardin. Et vous serez étonnés des changements positifs sur votre santé quand vous "ferez du ménage" alimentaire ! Méfiez-vous des conseils nutritionnels venant "d'experts" grand public car ils peuvent ne pas être scientifiques – ou seront basés sur de mauvaises informations datant de plusieurs dizaines d'années. Une information précise est en vérité votre arme numéro un dans le contrôle de votre santé.



1 commentaire:

  1. Oui, tout à fait d'accord! Toutes els lectures que j'ai effectuées sur le sujet vont dans ce sens. Et les hydrates de carbone, j'ai pris très tôt l'habitude d'en consommer très peu (maman et grand-mère étant diabétiques de type 2, grand-père, cardiaque)... Vaut mieux prévenir, hein!
    Merci d'avoir traduit cet article. le site est fort intéressant, je l'ai souvent consulté. mais je suis un peu paresseuse pour lire trop longtemps en anglais ;-)

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