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samedi 20 septembre 2014

Le pouvoir d'auto-guérison


Transcription du début du premier chapitre du livre de Peter Levine, "Guérir par-delà les mots", publié en langue française en août 2014. Le titre anglais est plus évocateur, "In an unspoken voice", d'une voix silencieuse, celle du corps qui peut se guérir tout seul des traumatismes subis si on lui en laisse la possibilité en ne l'assommant pas de tranquillisants et d'anti-dépresseurs. Peter Levine démarre son livre en nous relatant son expérience d'un grave traumatisme où il laisse son corps effectuer son auto-guérison.


 LE POUVOIR DE LA VOIX SILENCIEUSE


Quand un homme a appris dans son cœur ce que signifient la peur et le tremblement, il est protégé contre toute terreur produite par des influences extérieure.
I Ching, Hexagramme 34 ("Le Puits")


Quelle que soit notre confiance en nous, en une fraction de seconde, notre vie peut être complètement dévastée. Comme dans l'histoire biblique de Jonas, les forces obscures du traumatisme et de la perte peuvent nous avaler tout entier et nous précipiter dans les profondeurs de leur ventre froid et sombre. Pris au piège, nous sommes soudain glacés de terreur et d'impuissance.

Vers le début de l'année 2005, j'ai quitté ma maison par une matinée parfumée et caractéristique de la Californie du sud. La chaleur douce et la légère brise marine rendaient mon pas alerte. C'était certainement le genre de matinée qui donnerait envie à ceux qui habitent ailleurs de planter à leurs pelles à neige pour venir sur les plages chaudes et ensoleillées du sud du pays. C'était le commencement d'un jour quasiment parfait, une journée où vous savez que rien de mauvais peut vous arriver...

UN MOMENT DE VÉRITÉ

Je marchais, tout absorbé par le bonheur de me retrouver bientôt avec mon cher Butch pour fêter son soixantième anniversaire.

Je m'engage sur un passage pour piétons...

… L'instant d'après, je suis couché sur la route, paralysé, incapable de bouger ou de respirer. Je ne comprends pas ce qui vient de se passer. Comment est-ce que je me retrouve là ? Au milieu de ce tourbillon nébuleux de confusion et d'incrédulité, une foule de gens se précipite vers moi. Ils s'arrêtent, atterrés et forment au-dessus de moi un cercle qui se resserre ; leurs yeux effrayés fixent mon corps avachi et tordu. Dans mon état d'impuissance, ils me font l'effet d'une volée de corbeaux voraces qui fondent sur une proie blessée – moi en l’occurrence. Lentement je cherche à m'orienter et à identifier le véritable agresseur. Comme sur une ancienne photo prise au flash, je vois une voiture beige surgissant sur moi avec sa calandre comme des dents et son pare-brise fracassé. La portière s'ouvre brusquement. Une adolescente en sort, les yeux effarés. Elle me dévisage, horrifiée. Curieusement je sais et en même temps je ne sais pas ce qui vient de se passer. Mais tandis que les fragments se mettent en place, l'horrible réalité me parvient : j'ai dû être renversé par cette voiture en pénétrant sur le passage pour piétons. Incrédule et confus, je sombre à nouveau dans une demi-obscurité. Je réalise mon incapacité à penser clairement ou à m'extraire de ce cauchemar.



Un homme se précipite et s'agenouille à mes côtés. Il se présente comme auxiliaire médical. Quand je me retourne pour voir d'où vient la voix, il m'ordonne avec sévérité : "Ne bougez pas votre tête". Le contraste entre cet ordre cinglant et le désir qu'a mon corps de se tourner vers sa voix m'effraye et m'étourdit. Ma conscience se divise et je ressens une étrange "dislocation". C'est comme si je flottais au-dessus de mon corps, observant la scène.

Je suis brusquement ramené à la réalité lorsqu'il me saisit brutalement le poignet pour prendre ma tension. Puis il change de position et vient se placer au-dessus de moi. Maladroitement, il attrape ma tête avec ses deux mains pour la coincer et l'empêcher de bouger. Ses actions brutales et le son métallique de sa voix me paniquent et me paralysent encore plus. Une terreur s'introduit dans ma conscience embrumée : peut-être ai-je le cou brisé... Je ressens le besoin impérieux de fixer mon attention sur quelqu'un d'autre. Je voudrais rencontrer un regard qui me réconforte, une "corde" à agripper. Mais je suis trop terrifié pour pouvoir bouger et je me sens paralysé.

Le "bon samaritain" me bombarde de questions en succession rapide : "Quel est votre nom ? Où êtes-vous ? Où allez-vous ? Quelle est la date d'aujourd'hui ?" Mais je ne puis me connecter à ma bouche pour former des mots. Je n'ai pas l'énergie de répondre à ses questions. Sa façon de me les poser me désoriente encore plus et me plonge dans la confusion. Enfin, je parviens à former des mots et à parler. Ma voix est forcée et tendue. Je lui demande, avec mes mains et mes mots : "S'il vous plaît, reculez-vous". Il accepte. Comme si j'étais un observateur neutre qui parle à la personne étendue sur le bitume, je l'assure que je comprends bien que je ne dois pas bouger ma tête et que je répondrais plus tard à ses questions.

LE POUVOIR DE LA GENTILLESSE

Au bout de quelques minutes, une femme intervient discrètement. "Je suis médecin pédiatre", dit-elle. "Puis-je vous aider ?"

"S'il vous plaît, restez avec moi", lui dis-je. Son visage simple, plein de bonté est calme et amical. Elle prend ma main dans la sienne et je lui presse la main. Elle me répond avec douceur. Tandis que mes yeux cherchent les siens, je sens se former une larme. La senteur délicate et vaguement familière de son parfum me fait comprendre que je ne suis pas seul. Je me sens soutenu dans mes émotions par sa présence encourageante. Une vague de relâchement me traverse et j'inspire profondément pour la première fois. Puis un frisson en dents de scie me parcourt le corps. Les larmes coulent maintenant abondamment de mes yeux. Dans mon esprit, j'entends ces mots : "je ne peux pas croire à ce qui m'est arrivé ; ce n'est pas possible ; ce n'est pas ce que j'avais prévu pour l'anniversaire de Butch ce soir". Je suis englouti par une vague de regret indicible. Mon corps continue à trembler. La réalité prend le dessus.

Un peu plus tard, un tremblement plus doux commence à remplacer ces frissons brusques. Je sens des vagues de crainte et de chagrin alternativement. La possibilité que je sois grièvement blessé m'apparaît. Peut-être vais-je finir dans une petite voiture, infirme et dépendant. À nouveau de profondes vagues de chagrin me submergent. Je crains d'être englouti par ce chagrin et je m'accroche au regard de cette femme. Je respire plus lentement et je sens de nouveau son parfum. Sa présence continue me soutient. Je me sens moins accablé, ma peur commence à décroître. Je sens une lueur d'espoir, puis une vague déferlante de rage. Mon corps continue à trembler et à frissonner. Il est alternativement glacial et brûlant. Comment cette gosse stupide a-t-elle pu me renverser sur un passage pour piétons ? Elle ne pouvait pas faire attention ? Qu'elle aille au diable !

Le hurlement strident des sirènes et le clignotement de lumières rouges interrompent brutalement mes pensées. Mon ventre se serre, je cherche des yeux le regard bienveillant de cette femme. La pression de sa main sur ma main dénoue le nœud dans mon ventre.

J'entends qu'on déchire ma chemise. Interloqué, je me retrouve dans la position d'un observateur, en train de planer au-dessus de mon corps affalé. Je regarde des inconnus en uniforme m'attacher méthodiquement des électrodes sur la poitrine. Le "bon samaritain médical" signale à quelqu'un que mon pouls était monté à 170. J'entends ma chemise se déchirer encore plus. Je vois l'équipe d'intervention d'urgence me glisser une minerve autour du cou et me faire glisser avec précaution sur une civière. Pendant qu'ils m'attachent, j'entends une communication radio confuse. Les auxiliaires demandent une équipe spécialisée en traumatologie. L'inquiétude me saisit. Je demande à être transporté dans l'hôpital le plus proche, à deux kilomètres de là, mais on me répond que la gravité de mon état peut nécessiter mon transfert à l'hôpital de La Jolla, spécialisé dans les traumatismes graves, à une cinquantaine de kilomètres. Je m'effondre. Mais, curieusement, ma crainte se calme rapidement. Une fois dans l'ambulance, je ferme les yeux pour la première fois. Un reste du parfum de la femme et de son regard calme et bienveillant persiste. J'ai de nouveau l'impression réconfortante d'être soutenu par sa présence.

Ouvrant soudain les yeux dans l'ambulance, je me sens dans un état de vigilance accrue, comme si j'étais chargé à bloc d'adrénaline. Cette impression, quoi-qu’intense, ne me submerge pas. Mes yeux voudraient parcourir l'environnement inconnu et menaçant, mais je me force à me concentrer sur mes sensations internes. Je commence à analyser ces sensations corporelles. Cette attention concentrée me rend conscient d'un bourdonnement intense et désagréable à travers mon corps.

Je remarque aussi une tension particulière dans mon bras gauche. Je laisse cette sensation parvenir à ma pleine conscience et j'observe cette tension qui augmente continuellement. Peu à peu, je m'aperçois que mon bras cherche à se plier et se lever. Et tandis que cette impulsion intérieure grandit, le dos de ma main essaye aussi de pivoter. Je sens ma main se rapprocher tout doucement du côté gauche de mon visage – comme si elle voulait le protéger d'un coup. Soudain l'image fugitive du pare-brise de la voiture beige passe devant mes yeux et, une fois encore – comme sur une photo prise avec un flash – un regard effaré me fixe à travers le pare-brise fracassé comme une toile d'araignée. J'entends le bruit sourd de mon épaule gauche qui fracasse le pare-brise. Puis, contre toute attente, une sensation enveloppante de soulagement m'envahit. Je me sens revenir dans mon corps. Le bourdonnement électrique a disparu. L'image des yeux vides et du pare-brise fracassé s'éloigne et semble se dissoudre. Je me vois quittant ma maison avec la douce et chaude sensation du soleil sur mon visage et la joyeuse attente de retrouver Butch dans la soirée. Mes yeux se détendent et je regarde autour de moi. L'ambulance me semble moins étrangère, moins menaçante. Je vois plus clairement avec une sensation de douceur. J'éprouve le sentiment profondément rassurant de ne plus être figé, que le temps a repris sa marche et que je suis en train de me réveiller du cauchemar. Je regarde l'auxiliaire médicale assise à côté de moi. Son calme me rassure.

Après avoir été ballotté par les cahots de la route pendant quelques kilomètres, je ressens à nouveau une forte tension venant du haut de ma colonne vertébrale. Je sens que mon bras droit veut s'étendre. Je vois, dans un flash, l'asphalte noir de la route se précipiter vers moi. J'entends ma main qui frappe la chaussée et j'éprouve une sensation de brûlure sur ma paume droite. Je fais le lien avec la perception de ma main qui s'étend pour protéger mon visage et l'empêcher de s'écraser contre la route. Je ressens un incroyable soulagement, et en même temps un profond sentiment de gratitude envers mon corps qui ne m'a pas trahi, qui savait exactement que faire pour préserver mon fragile cerveau d'un choc qui aurait pu être mortel. Tout en continuant de trembler doucement, je sens une chaude vague de fourmillements et une force qui émerge depuis les profondeurs de mon corps.

Tandis que la sirène fait entendre son bruit criard, l'auxiliaire prend ma tension et note mon électrocardiogramme. Quand je lui demande de me donner mes signes vitaux, elle m'informe d'une manière douce, professionnelle, qu'elle ne peut me fournir ces renseignements. J'éprouve un désir fort et subtil d'engager avec elle une relation plus personnelle. Calmement je lui dis que je suis médecin (ce qui est une demi-vérité). Il règne une légèreté de plaisanterie complice. Elle tripote les appareils et me dit que les indications ne sont sans doute pas justes. Puis, une ou deux minutes plus tard, elle m'annonce que mon rythme cardiaque est à 74 et tension à 12,5/7.

"Quels étaient mes chiffres quand vous avez regardé la première fois ?" lui demandai-je.

"Eh bien, votre rythme cardiaque était à 150. Le gars qui l'avait pris avant que nous arrivions a dit qu'il était environ à 170."

Je respire avec un profond soulagement.

"Merci, lui dis-je. Et j'ajoute : Dieu merci, je n'aurai pas de syndrome de stress post-traumatique."

"Que voulez-vous dire ? Demande-t-elle avec une curiosité sincère.

"Eh bien, je veux dire que je n'aurai probablement pas de stress post-traumatique." Et comme elle reste perplexe, je lui explique que mes tremblements et le fait d'avoir été attentif à mes réactions d'autoprotection m'avaient aidé à rétablir mon système nerveux et m'avaient ramené dans mon corps.

"Ainsi, dis-je, je ne suis plus en mode 'combattre ou fuir'."

"Hum, serait-ce la raison pour laquelle les victimes d'accidents luttent parfois avec nous – sont-ils encore sur le mode 'combattre ou fuir' ?"

"Oui, c'est ça."

"Vous savez, ajoute-t-elle, j'ai remarqué qu'on empêchait les gens de trembler quand on les amenait à l'hôpital. Quelquefois, ils les attachent de manière à les immobiliser ou ils leur font une piqûre de Valium. Peut-être que ce n'est pas très bon ?"

"Non, en effet, confirma en moi le professeur. Ça peut les soulager pendant un moment, mais ça les maintient figés et bloqués."

Elle me dit qu'elle a récemment suivi un cours sur les premiers secours à donner en cas de trauma, appelé 'Debriefing des épisodes critiques'.

"Ils ont essayé sur nous à l'hôpital. On nous a demandé de dire comment nous nous sentions après un accident. Mais en parler m'a fait me sentir plus mal et c'était pareil pour mes collègues. Je ne pouvais plus dormir après – mais vous, vous n'avez pas parlé de ce qui s'est passé. Vous avez juste tremblé, si j'ai bien compris. Est-ce que c'est ça qui a fait descendre votre rythme cardiaque et votre tension ?"

"Oui", lui dis-je et j'ajoute que c'était aussi les petits mouvements spontanés que j'avais faits avec mes bras.

"Je parierai, dit-elle songeuse, que si on laissait se produire ces tremblements plutôt que de les empêcher, le rétablissement se ferait plus vite et peut-être que la douleur post-opératoire serait diminuée."

"C'est vrai", dis-je en souriant.

Aussi horrible et traumatisante que fut cette expérience, elle m'a permis d'expérimenter la méthode pour traiter les traumatismes ponctuels, cette méthode que j'avais développée et sur laquelle j'avais écrit et enseigné au cours des quarante dernières années. En écoutant la "voix silencieuse" de mon corps et en lui permettant de faire ce qu'il avait à faire ; en n'arrêtant pas le tremblement, en "suivant la trace" de mes propres sensations tout en permettant l'accomplissement des réponses de défense et d'orientation, et en ressentant les "émotions de survie" de rage et de terreur sans en être submergé, j'ai pu m'en sortir indemne, tant physiquement qu'émotionnellement. Je n'étais pas seulement reconnaissant ; cela a été aussi une leçon d'humilité pour moi de voir que je pouvais utiliser ma méthode pour me sauver moi-même.


Guérir par-delà les mots
Comment le corps dissipe le traumatisme et restaure le bien-être
Peter A. Levine, Interéditions éditeur.

11 commentaires:

  1. Document à ajouter dans ses papiers perso dans son porte feuille bien visible ?

    NE PAS M'INJECTER un produit anti tremblement, laissez passez la crise merci du fond du cœur !

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  2. Merci Hélios pour le travail de transcription !

    Voilà donc rassemblées en un seul texte les clefs de l’auto-guérison, que le trauma soit physique ou psychique, présent ou passé :

    • « je sens se former une larme » « Les larmes coulent maintenant abondamment de mes yeux »
    = Ressentir l’émotion et laisser les larmes –l’eau de mer- réinformer toutes les cellules de notre corps avec des informations de santé. Comme Angèle Lieby qui avait été sauvée de la paralysie par une larme au moment où elle était entrée en résonance avec l’amour témoigné par ses proches.

    • « j'inspire profondément pour la première fois »
    = la respiration profonde (en abaissant le diaphragme) agit sur le nerf vague, calme l’esprit et produit les larmes. Les bâillements les favorisent aussi au quotidien.

    • « je ne peux pas croire à ce qui m'est arrivé ; ce n'est pas possible ; ce n'est pas ce que j'avais prévu »
    = une pensée pure comme un rayon laser, une volonté sans mélange, sans doute, sans contradiction : reprendre la conduite de notre vie.

    • « Mon corps continue à trembler. »
    = les tremblements remettent en place la structure physique et la structure psychique. Ils sont le plus évident symptôme de la guérison en cours.

    • « un tremblement plus doux commence à remplacer ces frissons brusques »
    = À ce stade, certains ressentent une activité dans leur moelle épinière, comme des fourmillements. Je suppose que la production de cellules souche est lancée.

    • « Je sens une lueur d'espoir, puis une vague déferlante de rage. »
    = la rage ou la colère forte est très positive pour retrouver notre intégrité : nous nous servons de son énergie comme d’une vague à surfer pour passer de l’autre côté, où notre volonté de vivre va nous emmener.
    Mais le chagrin aussi est un véhicule, il est juste plus difficile d'accepter d'y embarquer pour le voyage. Et pourtant...

    • « Mon corps continue à trembler et à frissonner. Il est alternativement glacial et brûlant. »
    = l’hypothermie alternée avec l’hyperthermie, encore un accélérateur de guérison dont nous sommes équipés.

    • « Un reste du parfum de la femme et de son regard calme et bienveillant persiste. »
    = internaliser une présence absolument bienveillante, même quand on est entouré de robots. On peut aussi se connecter à l’Amour du Monde directement.

    • « je me sens dans un état de vigilance accrue, comme si j'étais chargé à bloc d'adrénaline. »
    = mission accomplie : on se sent en hyper vigilance et hyper énergisé, on est définitivement sauvé.

    • « Tout en continuant de trembler doucement, je sens une chaude vague de fourmillements et une force qui émerge depuis les profondeurs de mon corps. »
    = c’est ce que j’appelle la danse des cellules. C’est une fête avec la Vie, qu’il ne faut pas accepter d’échanger contre une drogue artificielle si nous ne voulons pas nous laisser voler notre pouvoir de guérir…

    Brigitte

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    1. Vous écrivez : "l’hypothermie alternée avec l’hyperthermie, encore un accélérateur de guérison dont nous sommes équipés." J'aimerais avoir plus d'information sur ce que vous écrivez là. Pourriez-vous me donner des liens ou m'indiquer des références sur le sujet ? Merci

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  3. Bonjour,
    Tout témoignage sur l'autoguérison est précieux. Je vous remercie pour la transcription du début du chapitre 1 du livre de M. Levine et je remercie M.Levine.
    Je suis scientifique pure et dure (physico-chimiste) et je n'étudie QUE l'autoguérison. (Je rappelle que les médecins ne sont pas des scientifiques) Vous trouverez les URLS des pages ci-dessous.
    Ce témoignage est important en soi comme tout témoignage d'autoguérison et aussi bien sûr aussi par la méthode que présente de M. Levine plus respectueuse du corps et de ses mécanismes naturels de sauvegarde. Il est important qu'elle soit diffusée partout où c'est nécessaire.
    Il y a cependant deux aspects qui n'ont font qu'un que je relève.
    Le premier :
    "Quelle que soit notre confiance en nous, en une fraction de seconde, notre vie peut être complètement dévastée. Comme dans l'histoire biblique de Jonas, les forces obscures..."
    Il n'y a PAS de force obscure !! En étudiant la santé je me suis rendu compte qu'un mot était étrangement souvent utilisé, le mot fatalité. J'ai cherché dans le dictionnaire pour savoir ce que cela voulait dire au juste. La définition est : "Puissance occulte qui, selon certaines doctrines, déterminerait le cours des événements d'une façon irrévocable.' Les scientifiques par définition n'aiment pas "les forces occultes" en fait le but même des scientifiques est de faire reculer la croyance en "une ou des forces occultes" (il n'y a pas si longtemps les êtres humains croyaient que lorsque les orages éclataient c'était parce que les Dieux étaient en colère). J'affirme donc qu'en matière de santé il n'y a PAS de force occulte indépendante de nous qui nous ferait tomber malade ou qui par la maladie nous enverrait une quelconque punition !
    Ce matin là, donc, M. Levine déborde de confiance en lui, son travail, ses amis, sa vie mais cela ne veut pas dire qu'un scénario, pas forcément négatif, ne s'est pas écrit en arrière plan de cette vie qui le comble.
    Scénario qui se déclenchera le moment venu, au bon endroit et avec les bonnes personnes.
    Notez que M.Levine n'a pas eu son accident en rase campagne, qu'une ambulance a pu être présente rapidement et qu'il a pu être transporté rapidement à l'hopital....
    S'il avait eu un traumatisme aussi grave dans d'autres conditions par exemple en tombant d'une falaise au cours d'une randonnée... il n'est pas certain qu'il aurait pu être là pour raconter son histoire.
    Personnellement je ne le trouve pas très reconnaissant de la présence de celui qu'il appelle "le bon samaritain".......
    Il n'y a PAS de force occulte en oeuvre dans la déclaration d'une maladie ni dans le fait d'avoir un accident. C'est LA première chose à comprendre en matière d'autoguérison et de guérison.
    Heureusement le hasard n'existe pas dans l'Univers ! (Même le loto n'est pas une question de hasard mais de probabilités qui plus est le loto n'existe que pour faire rêver ceux qui croient au hasard tandis que certains se servent au passage puisque ce n'est jamais la totalité des paris qui est remise en jeu...)

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  4. Deuxième aspect : La raison du scénario ?
    Elle est donnée en fin du texte :
    "Aussi horrible et traumatisante que fut cette expérience, elle m'a permis d'expérimenter la méthode pour traiter les traumatismes ponctuels, cette méthode que j'avais développée et sur laquelle j'avais écrit et enseigné au cours des quarante dernières années." et "de voir que je pouvais utiliser ma méthode pour me sauver moi-même."
    Voilà tout est dit.
    M.Levine a vécu cette EXPERIENCE programmé par LUI, dans des conditions parfaites élaborées par lui pour vérifier la validité de sa méthode.
    En disant cela je ne remets ni la méthode ni le travail de M.Levine, moi-même en tant que scientifique je me suis mise plus ou moins consciemment, mais plus consciemment que moins, en situation de vérifier par l'expérience personnelle TOUS les principes UNIVERSELS que j'avais compris sur les mécanismes d'autoguérison. Comme par définition nous travaillons sur les capacités naturelles du corps il est logique de vérifier par l'expérience que s'appuyer sur les capacités naturelles du corps marche !
    Tout est en ordre donc.
    Je tenais à éclaircir ces aspects qui n'en font qu'un parce que je veux vraiment faire comprendre qu'il n'y a PAS de force "occulte", ni de "fatalité" donc en matière de santé et comme M.Levine qu'il est préférable d'écouter le corps qui est NATURELLEMENT conçu pour l'autoguérison.
    La page facebook sur l'autoguérison : http://www.facebook.com/autoguerison
    Le site : http://www.bioenergetique.com/crbst_20.html

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    1. A Attia Chantal. Je ne suis rien, juste "moi" en simplicité . ;-)
      Tout ce que vous exprimez ici, j'y adhère ABSOLUMENT.
      Rien ne "porte bonheur", Rien ne "porte malheur" ! Le hasard, dans l'Univers n'existe PAS. Il n'y a que les lois Cosmiques, qu'hélas, nous savons pas toujours (et ou bien trop peu) reconnaître et de ce fait pouvoir les appliquer ...
      Quant à la médecine quantique, qui, dirai-je pour faire simple, arrive bien à fouiller l'inconscient du subconscient...de nos cellules, ( pas que dans notre psy par la psychanalise ! Faut pas tout mélanger dans ce que j'essaie d'exprimer !) Bien que notre psy n'y soit pas étranger... Grand débat que voilà !!! Je laisse la place à ceux qui y travaille... je ne suis que passionnée, en espérant que ce comm. n'est pas trop brouillon !
      ;-)
      Merci Attia !

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  5. • ""l’hypothermie alternée avec l’hyperthermie, encore un accélérateur de guérison dont nous sommes équipés." J'aimerais avoir plus d'information sur ce que vous écrivez là. Pourriez-vous me donner des liens ou m'indiquer des références sur le sujet ? Merci"

    Je vous laisse trouver des références, faute de temps. C'est un processus connu depuis la nuit des temps. Il ne s'agit évidemment pas d'hypothermie intense et prolongée qui ferait mourir la personne ou lui diminuerait ses chances de survie, mais d'un abaissement temporaire et naturel de la température qui a pour effet au contraire de provoquer des frissons et ensuite une hyperthermie avec une irrigation sanguine optimale. On en fait l'expérience fréquemment lors de traumatismes, pas seulement corporels, aussi suite à de simples réactions de peur.

    Si nous nous trouvons subitement dans une situation où le fonctionnement de notre corps paraît bloqué (en réponse ultime à des agressions de l'entourage, par exemple, ou à un vaccin), mais n'avons pas l'intention de mourir pour autant, nous pouvons, en nous plongeant dans un bain à 40° additionné d'argile verte, nous mettre à trembler comme des feuilles et avoir très froid, et nous apercevoir rapidement que les fonctions de notre corps sont en train de reprendre.
    Il est inutile d'expliquer cela à un médecin orthodoxe, mais sachez que les bains d'argile (appelée bentonite) ont été et sont utilisés par des médecins aux USA pour traiter et nettement améliorer l'état d'enfants atteints d'autisme après vaccins.

    Ici dans le texte d'introduction de Peter Levine, ce que je trouve intéressant est de relever, dans le récit spontané des phases par lesquelles il est passé, les éléments clefs qui permettent à n'importe quel Humain de prendre conscience de la manière dont son propre corps conduit sa guérison suite à un trauma.

    Tout comme le récit d'Angèle Lieby est intéressant parce qu'il dit en clair que sa guérison a été déclenchée par une émotion, matérialisée par une seule larme au regard extérieur d'un observateur, mais aussi par toute une vague de réinformation dans le corps, invisible, dont la source était cette émotion juste, associée à une volonté pure.

    Brigitte

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    1. Merci Brigitte (j'avais essayé de trouver des informations à partir de google en vain)

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  6. Une référence en voici une :
    La méthode GARDELLE :

    http://mabouillotte-et-mondoudou.over-blog.fr/article-la-methode-gardelle-ou-la-thermotherapie-differentielle-98696012.html

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    1. Merci je ne connaissais pas du tout cette méthode !

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  7. H.S..mais quel talent !

    http://fawkes-news.blogspot.fr/2014/09/une-rue-entiere-de-londres-sarrete-pour.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+FawkesNews-PlusOnEstDeFawkesMoinsIlsRient+%28Fawkes+News+-+Plus+on+est+de+Fawkes+moins+ils+rient+!%29

    ...il fait pousser des sourires sur les visages, le partage, un formidable pouvoir d'ouverture sur le monde, non tout n'est pas noir.
    " Pour faire disparaitre les ténèbres il suffit d'allumer la lumière ! "
    Alors, plein feu sur l'artiste...

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