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lundi 29 septembre 2014

Le jeu de la déresponsabilisation

Un petit jeu auquel nous nous livrons tous les jours sans le savoir, savamment entretenu par la Matrice et qui nous prive sans le vouloir d'une partie de notre force intérieure.

Un article de Soren Dreier

Traduit par Hélios



Le jeu de la déresponsabilisation



La Matrice, ou société, fournit globalement les directives pour manipuler les populations afin de les réduire à l'impuissance et nous devons prendre garde à ne pas communiquer ce vilain modèle de syndrome de Stockholm à notre entourage.

D'une certaine façon nous nous retrouvons à des niveaux vraiment basiques de notre existence.

Nous pourrions nous poser cette question :

"Est-ce que j'apprends vraiment aux gens autour de moi à se retrouver impuissants et pourquoi suis-je enclin à le faire ?"

Les "programmeurs à l'impuissance", par exemple, prendront toujours soin des besoins matériels de leur partenaire, manger, s'habiller etc.

Maintenant il n'y a rien de mauvais là-dedans si c'est fait à un niveau très conscient, ce peut très bien être une expression sincère d'amour, de tendresse, et d'attention.



Quand ce n'est pas le cas, ce pourrait très bien être un prolongement d'une programmation de la société. Je pense que ça l'est la plupart du temps, car tout est si bien conditionné et orchestré.

Un exemple :

Elle part en week-end, mais avant elle va cuisiner pour tout le week-end et faire des repas en boîte à réchauffer au micro-onde et dira :

"Il ne sait pas cuisiner tout seul, donc je prépare des petites boîtes prêtes à réchauffer, ne suis-je pas une gentille épouse ?"

Oui, vous l'êtes, ma chère, mais attention ! Qu'apprenez-vous à ce pauvre mari ? Une totale dépendance et un sentiment d'irresponsabilité.

On ne cherche pas ici à déchiffrer le Da Vinci code.

Dites-lui :

"Tu fais une liste, tu vas au centre commercial, tu cherches une recette sur internet et tu t'en sors sain et sauf" et l'argument massue : "Que préférerais-tu vendredi soir, une soirée en amoureux ou que je te prépare des petites boîtes de nourriture ?"

S'il choisit les petites boîtes, je penserais à réévaluer quelque peu la relation du couple.

J'ai souvent vu cela et ces femmes souvent bien intentionnées n'en tirent aucun plaisir, c'est du moins ce qu'elles disent : "Ah, il est tellement désemparé tout seul".

Eh bien qui lui a appris cela ?

- Oh, c'est sa mère !

Oui, et qui a pris le relais ?

- Moi ?

Bingo.

Elle l'accuse donc de ce qu'elle lui enseigne tous les jours !

C'est tout à fait ainsi que la société fonctionne, en jouant la carte de la culpabilisation sur les populations alors que la société leur a appris à dépendre d'elle. Et ce serait presque comme les abandonner dans la nature sauvage.


Ce qui y ressemble.

Le problème pourrait se présenter ainsi :

Les personnes rendues à l'impuissance ont des problèmes de dignité, elles s'enfoncent dans leur zone de confort et pensent : cela me convient de me retrouver impuissante. Pas besoin d'agir, de penser et de ressentir. Les autres le feront pour moi. Comme le font les médias ? Et cela expliquerait la vision d'ensemble.

Les hommes font de même :

"Chérie, le pneu est à plat, laisse-moi faire"

Peut-être faudrait-il lui montrer à la place comment faire...

Plus nous sommes compétents, plus nous devenons solides et plus nous nous affermissons, ce qui nous rend fiers de nous.

Souhaitons-nous vraiment à transmettre ceci à nos enfants ?:

Nous utilisons souvent ce bizarre stupide contrôle. C'est une forme de contrôle, très discret, mais présent quand même. Pourquoi ? Parce que nous voulons une réponse au :

"M'aimez-vous tous maintenant ?"

Et tous les enfants de répondre en chœur : "Ouiii, ouiii !" Et cela résonne dans tout le quartier...

Cela rappelle un peu la politique, non ?

Transposons ce mécanisme sur nos hommes politiques et ils vont aller réserver un stade prêt à glorifier les sujets obéissants qui participent au jeu de la déresponsabilisation. Bons étudiants. Bravo, bravo.

Mêêê : "Oui, nous aimons que vous sachiez nous confisquer notre liberté à réussir notre vie de manière accomplie". Acclamations.

C'est donc vraiment moche car en provenance de ce système de croyance :

"On m'aime pour ce que je fais et NON pour qui je suis réellement".

Et c'est un très mauvais endroit pour vivre. Parce que nous allons nous retrouver à voyager sans fin à la recherche d'un amour et d'un respect en échange des services rendus, mais non pour qui nous sommes vraiment.

Si je demande à des gens de se présenter, 99 % se définiront par ce qu'ils font !

Ce n'est pas ce que nous sommes.

- Qui êtes-vous ?

- Que faites-vous dans la vie ?

Ce sont deux questions plutôt différentes, n'est-ce pas ?

La Matrice voudrait vous focaliser sur une définition de vous en fonction de ce que vous faites, alors à notre époque avec le chômage en augmentation et qui se tapit derrière toutes les portes, si vous êtes viré, vous n'aurez aucune idée de qui vous êtes. C'est l'une des raisons des suicides pour cause de chômage.

L'autre est bien sûr l'effondrement économique interne.

- Plus de travail : je suis mort.

Non, vous ne l'êtes pas, vous étiez l'otage d'une impuissance acquise et d'une identification déformée.

Ce peut être malgré tout une sale situation.

Nous devons nous débarrasser de ce schéma de comportement et nous réveiller. Enseignez à vos enfants qu'ils peuvent réussir.

Restez forts et on vous aimera pour qui vous êtes vraiment et non pour les services que vous rendez.

Pas de "dîners micro-onde", si rapidement préparés mais sans aucune valeur nutritionnelle.

Exactement comme ceux de la Matrice.

30 commentaires:

  1. Félicitation Hélios pour le choix de ce texte (et pour la traduction...)
    C'est bien comme ça que je vois les choses. Cette déresponsabilisation n'explique t-elle pas, en partie du moins, le mécanisme de la soumission à l'autorité ?
    Une chose semble certaine, tous les systèmes organisés ( assos, partis, religions, états...) ne visent qu'à se maintenir pour continuer à exister. Pour cela il leur faut absolument éviter le chaos et maintenir l'ordre. Toute leur énergie y est pratiquement consacrée. Cet ordre peut-être maintenu par la force, mais en général ce n'est pas durable... mieux vaut utiliser la carotte, c'est-à-dire ce qui plaît à nos sens, et bien sûr la propagande qui nous conditionne à ce que nous devons trouver bon.
    Finalement, ne serait-ce pas la recette la plus efficace pour avoir "le meilleur des mondes" ?
    Faut que je trouve ce que Nietzsche pensait de ça...
    Le VC

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    1. à - Le VC ; très bonne déduction et presque tout y est dit , l'important et que le maintien - de leurs pouvoirs et de leurs profits (assos, religions, états...) - reste en place.
      Voici de ce jour un bon aperçu complémentaire ! Nous y baignons d'où la dé- responsabilité

      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/francois-kersaudy/kersaudy-la-republique-de-la-peur-29-09-2014-1867511_1931.php

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  2. https://www.youtube.com/watch?v=btMyHBAuMDE

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  3. Je m'excuse par avance, Hélios, de m'exprimer avec le coeur sur ton blog, désormais. C'est le seul sur lequel je suis maintenant branché.

    Ton analyse est vraie, mais, sans vouloir te froisser, on dirait un jugement sur l'ongle du petit doigt de la bassesse humaine. Bassesse que je n'ai jamais voulu juger car je suis moi-même faillible, totalement conditionné. Ma lutte depuis plus de 25 ans contre ce conditionnement ne porte pas exactement des fruits très mûrs...

    Nous luttons chaque jour contre une continuité féroce de ce conditionnement reçu durant l'enfance. Peu de gens luttent, et beaucoup le font avec un autre conditionnement, dans le sport, le travail, le "positivisme" ou toute autre forme qui n'est en fait qu'un détournement à 360°.

    La "Matrice", comme tu l'appelles, a une connaissance de l'humain totale et complète, car elle s'est nourrie des expériences US, Nazies et soviétiques. Y échapper ne relève pas de l'intelligence, mais bien au delà de nos conceptions mentales.

    Comme je l'ai dit avant de couper mon blog et tous mes supports Internet, "Je pensais pouvoir changer le Monde, puis je me suis rendu compte que Jésus, aussi, avait voulu le faire".

    Nous avons tous les deux échoués.

    C'est un beau point en commun, n'est-ce pas?

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    1. Honorée que tu ne viennes plus que sur le BBB...

      Pour info, je n'ai fait que traduire l'article de Soren Dreier qui veut faire ressortir des attitudes quotidiennes dont nous n'avons pas conscience et qui renforcent le pouvoir de la matrice.
      Oui, nous sommes tous conditionnés peu ou prou, mais nous pouvons tenter de décoder nos croyances et comportements en prêtant attention.

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    2. "Y échapper ne relève pas de l'intelligence, mais bien au delà de nos conceptions mentales."

      Cela relève de l'intelligence qui est au delà de nos conceptions intellectuelles.

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  4. Désolé, tu devrais mettre la source en fin et non en début ( conseil de praticien )... Car le lecteur est impatient de lire l'info, donc, passe le début...

    Je m'en remettais donc à la fin " Par Hélios"... Et cela induit en erreur.

    Désolé.

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    1. Lire trop vite, encore un de nos travers...

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  5. à FERLIN :

    LUTTER n'a JAMAIS été une bonne VOIE (je l'ai expérimentée longtemps moi aussi , Jésus jamais !)

    S'accompagner (avec beaucoup d'Amour !) dans sa marche journalière, et parfois en marche arrière, pour contempler ce qui est déjà construit, et regarder les fruits mûrir et ceux déjà mûrs et les savourer avec bonheur, c'est peut-être ça le bonheur simple ... que la "matrice" veux nous cacher !

    LUTTER c'est vouloir faire (ce que nos éducateurs-éleveurs nous ont inculqués !) en prendre le relais c'est notre choix ( il y a 5 minutes inconscient mais maintenant ? ).

    Amitiés et soutien sincères .
    NED

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  6. Le désordre... Encore un de nos travers...

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  7. Chère Hélios... Très chère Hélios...

    Pense tu être au dehors de la contamination ambiante?

    Je pense à celle du conditionnement, féroce, qui nous entoure.

    Dis nous comment tu te protèges, comment tu fais, toi....

    Merci.

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    1. Je ne me protège pas. Je vis dans ma campagne, ne regarde jamais la TV, n'écoute pas la radio non plus et je m'occupe de mon jardin, de mes animaux et du blog...Suis-je conditionnée ? Sûrement, par mon éducation, mais je remets beaucoup en question. Cette réponse te suffit-elle ?
      Bon, je retourne à la traduc de la vidéo.

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    2. Quelle belle photo de bannière ! merci !

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  8. Demain soir, Stéphane Berne :o) anime une émission "Le jardin préféré des français".
    Je pense Hélios que tu pourrais y avoir ta place quand on vois toutes les jolies photos de ton jardin que tu postes.
    Bravo !

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  9. Ferlin, vous me semblez désespéré, inquiet… Reprenez-vous, nom de Dieu ! Vous ne me semblez plus être un gamin.
    Qu’y a t-il de blâmable à juger la « bassesse humaine » ? Juger ce n’est pas condamner, juger c’est penser tout simplement. Bien sûr que nous sommes tous faillibles, et alors ? Si l’homme était parfait ça se saurait, non ? Moi, je n’en connais d’ailleurs aucun.
    Vous parlez du conditionnement reçu durant l’enfance… mais ce n’est pas le seul. Nous sommes tous conditionnés (plus ou moins j’y reviendrais plus loin) par notre environnement, notre culture, nos gènes etc… Notre liberté commence avec la prise de conscience de tout ça. La liberté est un combat, oui. Jamais fini même. Et alors ? Vous êtes pressé ? Peut-être fatigué je peux le comprendre, alors reposez-vous un peu, regardez les oiseaux…
    Comme le dit Soren Dreier dès le début de ce texte, la Matrice, c’est tout simplement la société. Cette société dans laquelle nous vivons, nous conditionne évidemment, mais je ne crois pas qu’il y ait à sa tête un groupe dirigeant qui aurait « une connaissance humaine totale et complète », comme vous dites, et encore moins un Projet. Je ne crois pas être naïf en pensant cela, je sais bien que des groupes influents, que ce soit dans les affaires, les médias ou la politique (le triumvirat), magouillent en secret, parfois même pas… afin de tirer leur épingle du jeu. Leurs projets ne sont de toute façon qu’à court terme. Tout ça est moche, oui. Mais il existe aussi du beau, regardez les asters d’Hélios. Quant à cette « connaissance de l’humain totale et complète », qui pourrait l’avoir ? Ne serait-ce que pour encadrer ce que nous appelons si souvent « la nature humaine »… vaste sujet, non ?
    Vous pensiez pouvoir changer le Monde… Mais quelle vanité ! Moi aussi je pensais ça dans ma jeunesse, c’était un signe de bonne santé, non ? Et puis… Vous-vous êtes rendu-compte que même Jésus avait échoué… Je ne suis pas croyant, mais je sais que ce personnage a laissé sa trace, et personnellement je la vois bien plus belle que celle que nous laisserons nous. Aujourd’hui le Monde est comme il est. Il aurait pu être différent, certes… Mais comment aurait-il été si… ? Si quoi, finalement ? Quoi qu’il en soit, il sera différent demain.
    Ferlin, vous semblez avoir pris conscience de beaucoup de choses. C’est déjà énorme. Continuez à réfléchir, à apprendre, à essayer d’en comprendre toujours un peu plus… Je le dis souvent, mieux vaut ne rien faire que de faire des bêtises. Et puis, la pensée n’est-elle pas déjà une forme d’action ?
    Soyons modestes, nous ne changerons pas le Monde, il changera par la « force des choses». Je ne prêche ni le je m’en foutisme, ni le défaitisme, ni le nihilisme. Je prêche l’humilité et le travail de la liberté. Je suis convaincu que l’issue, si nous en avons une, est dans cette direction.

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  10. Merci, Anonyme, pour vos pensées. Elles me touchent profondément.

    Je suis très certainement allé trop loin dans mes recherches, peut-être jusqu'au Coeur ( je pense à Fatima, La Salette, Garabandal... )...

    Je suis imprégné du message de La Sainte Vierge.

    Je n'ai aucune éducation religieuse, rien, rien de rien... Mais son message, depuis 160 ans, me touche au plus profond.

    Parce que je reste humain, que je regarde les oiseaux chaque jour?... Parce que ce matin, en sortant dehors, j'ai entendu du bruit dans les branches, et que deux écureuils se chamaillaient?...

    Oui, je suis humain, inquiet, très inquiet pour ce qui vient.

    Je n'y peux rien. Car je sais.

    Et celui qui sait ne dit plus rien.

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  11. Excellent Hélios :
    Se faire « esclave » pour fournir à autrui des prestations non demandées, et attendre une reconnaissance ou un résultat en retour, ça ne changera jamais le monde…
    Être soi-même, ça change le monde instantanément.

    Les "programmeurs à l'impuissance" sont bien les collabos les plus précieux du système de contrôle qui détruit cette Humanité, puisque sans eux ce système s'effondrerait de lui-même. Ils fabriquent des générations d'esclaves persuadés que la Caverne c'est le monde et qu'une force au-delà de leur entendement décide tout à leur place, dans le sens du mal.
    Nous avons constaté les résultats lors des photos avec le père Noël, lors des tentatives de "formation" de Carly...

    Si nous croyons que nous sommes impuissants, nous gardons le monde tel qu'il a été fabriqué par les contrôleurs, et nous désespérons.
    Si nous exerçons notre responsabilité individuelle et vivons notre puissance à chaque instant, nous changeons le monde. Organiquement. Et c’est jubilatoire.

    Clin d'oeil à toi et à Valérie
    Brigitte

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  12. Le Monde change en permanence. A chaque instant, une infinité de faits, des plus anodins aux plus spectaculaires, provoquent une infinité de conséquences, plus ou moins importantes… et ainsi de suite. Et le Monde continue de tourner …
    Mais le Monde ne tourne pas très rond en effet, et personne ne semble savoir comment arranger ça. La prise de conscience de cette réalité, largement partagée maintenant, conduit souvent au désespoir. Du moins à ce sentiment d’impuissance ou de résignation que nous observons… qui conduit à tout et n’importe quoi, et qui c’est sûr, ne pourra rien arranger.
    Mais, cette prise de conscience est-elle une raison pour désespérer ? Je ne crois pas. Même si nous n’avons plus rien à espérer, nous pouvons encore éviter le désespoir. Nous avons à portée de main tellement de belles choses à admirer, à découvrir, à faire, à penser… Ces choses n’ont pas besoin d’être grandioses, spectaculaires... c'est à chacun de nous de leur donner cette valeur.
    Une simple prise de conscience chez un individu qui parvient à se libérer du piège d’une croyance quelconque, c’est-à-dire d’un conditionnement… aura des conséquences dans ses actions futures. Partant de là, le Monde sera un peu différent de ce qu’il aurait été s’il était resté enfermé dans son ancienne croyance. Vu sous cet angle, nous pouvons en effet changer le Monde. Et si nous avons vu juste… nous pourrons de fil en aiguille, laisser une trace de notre passage qui ne soit pas trop moche. C’est déjà beau, non ?

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  13. c'est surtout chez les médecins que ce mécanisme me fait peur par son ampleur
    car il se confond avec un ordre des choses établi.

    pour ce médecin vous devez avoir cette attitude schizoïde
    d'à la fois vous remettre entièrement à ses prescriptions
    et à la fois accepter qu'il n'est q'un humain faillible
    c'est pourquoi il recherche votre consentement
    afin que vous ne puissiez vous retourner contre lui.
    mais malgré tout vous devez lui faire confiance.


    d'autant qu'ils doutent,apparemment car ils deviennent violents
    interprétant toute question du patient comme une remise en question ,
    voire une attaque
    de ce qu'ils sont ,eux, vous crient dessus et vous effraient avec de lourds sous entendus,
    tout en avouant qu'ils ne sont pas chimistes (donc ne peuvent expliquer pourquoi et comment ce médicament agit sur la charge électrique de la cellule , par exemple)

    les effets secondaires et leur perception sont en fin de compte de variables à imaginaires en fonction du praticien que vous avez en face de vous .
    sils peuvent s'en laver les mains, c'est mieux ?
    c'est aussi souvent le cas pour les diagnostics .

    ..." il arrive trop souvent que l’aidant, croyant aider, n’ait en fait qu’une attitude de déni du ressenti du patient…augmentant alors la douleur qu’il croit soulager !
    Le déni dévastateur
    Pensant aider, trop souvent celui qui soigne ne fait que se positionner en déni. Il arrive même que le soignant reproche au patient d’être dans le déni alors que c’est le soignant qui est dans le déni de l’expression et du ressenti du patient."
    source
    http://www.maieusthesie.com/index.htm


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  14. "Les "programmeurs à l'impuissance", par exemple, prendront toujours soin des besoins matériels de leur partenaire, manger, s'habiller, etc.
    Maintenant il n'y a rien de mauvais là-dedans si c'est fait à un niveau très conscient, ce peut très bien être une expression sincère d'amour, de tendresse, et d'attention."

    J'ai retenu ce passage, parce qu'il introduit le minimum indispensable de relativisation à cette étude. Avec quand même un manque de rigueur, car le "niveau très conscient" évoqué devrait toujours aussi tenir compte d'une évolution possiblement négative que l'attitude altruiste peut provoquer chez des personnes manquant de maturité.

    Car l'égoïsme est un trait de base de l'être humain. Au départ, le bébé innocent n'est qu'égoïste. Comment faire autrement quand on dépend totalement d'autrui pour ses besoins vitaux? Quel chemin alors, jus'à devenir un adulte responsable! Je ne dis pas "indépendant", puisque cela n'existe pas.

    Quel chemin rempli de multiples embûches, à commencer par celles semées par certaines mamans utra-protectrices qui ne se rendent pas compte à quel point elles sont possessives! Ensuite, il y a tous ces méchants qu'on se plaît depuis un certain temps à englober sous le nom de "matrice" (hein? finalement pas si mal trouvé!). C'est toujours la même chose: Partout où il y a refus d'évoluer, la personnalité reste immature et donc foncièrement égoïste.

    Que ce soit une femme ou un homme à se servir plus ou moins consciemment de ces prédispositions pour maintenir leur partenaire adulte dans la dépendance, que ce soient des vieux parents qui continuent à pourrir leurs descendants qui devraient voler de leur propres ailes, que ce soit une autre autorité qui a pris leur place, une doctrine, une institution, etc., bref, que ce soit "la matrice": le principe reste le même!

    Tabler sur l'égoïsme et l'incompétence savamment entretenus est le B-A-BA pour dominer les humains. Et trouver normal de constamment attendre le maximum des autres, de tendre toujours la main sans réelle nécessité, revient tout simplement à accepter l'esclavage qui caractérise nos sociétés.

    Se situer dans ce jeu de forces n'est pas facile. Réfléchissons! "Être soi-même", comment le définir? Je pense que nous nous définissons continuellement les uns par rapport aux autres. L'être humain ne peut pas vivre dans l'auto-suffisance. C'est s'illusionner et être assez orgueilleux de croire qu'on ne demande jamais rien à personne. C'est parfaitememnt ingrat, car nous ne sommes pas avant tout les esclaves de tous ces grands méchants que l'on conaît, mais surtout les bénéficiaires de mille petits services rendus par d'humbles anonymes.

    Finalement se pose la question de ce qui est plus constructif: servir ou être servi? Il se pourrait que "servir", servir sans compter, mais servir en connaissance de cause, fasse précisément de nous les humains libres que nous aspirons d'être.

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    1. Très bonne réflexion Hortense. Merci.
      « L’égoïsme est un trait de base de l’être humain » : Je le crois aussi.
      Je dirais même que c’est la particularité de tout être vivant. Afin de survivre dans son environnement, tout organisme ne vise qu’à maintenir son propre équilibre. Selon les langages, on peut appeler ça « homéostasie » , « gestalt »…
      Cet équilibre, indispensable à la survie, est finalement maintenu par n’importe quel moyen.
      L’individu que l’on qualifie d’égoïste, celui qui ne se préoccupe que de ses intérêts et de son nombril… pour peu qu’il n’ait pas été formaté par une quelconque morale, peut très bien se soucier des autres et des conséquences de ses actes, comme de sa première chemise. Et ce, sans qu’il en éprouve le moindre désagrément, c’est-à-dire sans que son équilibre en soit perturbé. Aucune mauvaise conscience, aucun souci… les conditions réunies pour avoir un bon appétit, un bon sommeil, etc. Voilà pour l’animal.
      A l’inverse, celui qui aura développé une conscience, une morale, une réflexion sur son humanité et sa liberté… celui-là, régulièrement confronté à des dilemmes, devra faire des choix. En connaissance de cause, il devra peser le pour et le contre. D’un côté l’intérêt immédiat à portée de main… et de l’autre le « prix à payer » c’est-à-dire les conséquences, positives ou négatives, pour sa conscience, son équilibre. Et c’est toujours cette balance qui lui indiquera ce qu’il doit faire.
      On peut comprendre alors que ce que nous appelons « l’altruisme » (celui de l’abbé Pierre ou de mère Teresa…) n’est en fait qu’une forme extrême de notre égoïsme.
      Ceci dit, et je n’y avais pas encore pensé... je suis assez d’accord avec votre conclusion : « Il se pourrait que "servir", servir sans compter, mais servir en connaissance de cause, fasse précisément de nous les humains libres que nous aspirons d'être.»
      Le « VC »

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  15. @ "VC"
    Votre écho me réconforte et ouvre la voie à de nouvelles réflexions. Pouvez-vous développer celle sur "l'altruisme" genre Abbé Pierre ou Mère Teresa? Merci!

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    1. Je ne suis pas psy, mais je m’intéresse un peu à tout … Je prends la psychologie pour ce qu’elle est, une science humaine, donc avec précaution… Dans ce domaine, vous pourrez trouver pas mal d’informations (même sur le Net, je viens de regarder) sur ce qu’on appelle « l’altruisme pathologique ». Mais c’est plutôt dans les sciences dures que j’ai pu trouver des réponses à mes questions et expliquer bon nombre de phénomènes.
      A travers mes lectures, j’ai découvert il y a une vingtaine d’années, Henri LABORIT, neurobiologiste avec un parcours passionnant. J’ai lu plusieurs de ces livres dont : Biologie et structure – La nouvelle grille – Eloge de la fuite. C’est bien écrit, facile à lire et à comprendre. Faut avoir envie, tout simplement.
      Pour revenir à l’altruisme de l’abbé Pierre ou de mère Térésa, je veux simplement dire que leurs actions, leur dévouement, étaient pour eux absolument indispensables au maintien de leur équilibre. Comme d’autres ont besoin de leur dose de sucre, de sport, d’adrénaline… Chacun sa came, en somme.
      Le VC.

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  16. @ V. C.

    Vous avez raison de ne pas vouloir vous référer à la psychologie. Et même, lui accorder l'étiquette "science humaine"est encore lui faire trop d'honneur. Ignorant souverainement l'objet de ses prétendues études, l'âme humaine, partant de mythes arrangés selon les penchants de ses inventeurs, elle se cantonne aujourd'hui dans les statistiques, le comportemental. Avec des postulats changeants, elle prétend pouvoir dépanner des mécanismes relationnels qui grincent et n'a, à ma connaissance, encore jamais réellement aidé ou "guéri" personne. Il n'en reste que des concepts et des mots creux.

    La neurobiologie, ça paraît plus sérieux, parce qu'au moins, on n'y parle pas indûment d'âme, et on peut y "voir" quelque chose. Je ne doute pas du sérieux avec lequel des chercheurs découpent le cerveau en carpaccio et de la sophistication des procédés d'investigation comme de la visualisation par images de synthèse pour que le profane puisse apprécier ce travail. Un travail de Sisyphe, car avec chaque nouvelle génération de chercheurs, ces travaux sont invalidés par d'autres.

    Le plus fantastique est que la non-connaissance ou l'éviction de l'âme humaine n'empêchent pas qu'on prétend déterminer ses anomalies. C'est à dire, de ce qui ne cadre pas avec ce qui, à un moment donné, correspond au comportement de tout le monde. Nous connaissons celui de notre époque. Des figures comme l'Abbé Pierre et Mère Tereza, fêtés un jour, décriés un autre, détonnent forcément. De là à parler d'une pathologie... je ne sais pas. Alors j'aurais tout simplement été curieuse de savoir si quelqu'un comme vous a réussi à se faire une idée personnelle à leur sujet.
    Hortense

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    1. Hortense, je suis bien d’accord avec vous. La psychologie est une « science » humaine… La « connaissance totale et complète » de la « nature humaine » est pour moi un non-sens. Ce qui ne m’empêche pas de continuer à essayer de comprendre, par différents moyens, ce que nous avons sous le crâne.
      Les sciences dites « dures » comme la physique ou la biologie, sont d’une autre nature. Pas à pas, elles font avancer les connaissances selon une méthodologie très stricte reposant sur les probabilités et l’expérience (expériences maintes fois répétées…) Vous dites : « avec chaque nouvelle génération de chercheurs, ces travaux sont invalidés par d'autres. » Pas exactement. Au fil du temps, il arrive effectivement que certaines théories soient totalement invalidées, mais le plus souvent les théories sont simplement « affinées » afin d’englober un peu plus la réalité. Cette réalité, quand on l’écrit avec une majuscule, est ce qu’elle est. Et nous ne pourrons jamais la cerner totalement, seulement l’approcher. Il restera toujours des questions, des énigmes… et au bout, L’Énigme. Rien ne nous empêche de chercher à l’expliquer, personnellement je me contente de la contempler.
      Je l’ai déjà dit, l’abbé Pierre était pour moi un Grand Homme. J’ai lu quelques-uns de ces livres, je vous conseille « Absolu », il s’agit d’un dialogue entre lui et Albert JACQUART, lui aussi un Grand Homme, sur ce qu’ils entendent par ce mot ABSOLU. Passionnant !
      Je ne connaissais mère Térésa que par ce que nous en montrait la télé… Je viens de découvrir sur ce blog qu’elle n’était pas aussi belle qu’on voulait nous le faire croire. Je n’en sais pas plus et ça ne m’intéresse pas tellement. Je pense que tout système de pensée (idéologie) peut facilement déraper. Ce qui ne doit pas nous interdire de continuer à réfléchir et de mettre de l’ordre dans cette pagaille qui embrouille nos cerveaux, et/ou nos âmes…
      Le « Vieux Con »

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    2. "...et au bout, "L'Énigme"". Il faut quand même faire très attention avec ça. Car la matrice est assez habile pour transformer cette conviction en dogme du progrès scientifique illimité qui nous asservit au même titre que le reste. Qui veut "réussir" dans la vie doit impérieusement le suivre. Quitte, dans le meilleur des cas, à se sentir à la fin de sa vie un salaud dont la science "dure", que ce soit la physique où la biologie, a surtout conduit à des catastrophes. Inutile de citer des exemples, même si dans le monde de la matrice on ne les met pas en avant, il en est suffisamment question sur ce blog.

      Ou, comme certains amateurs, de simples "suiveurs", se ménager une échappatoire mentale nommée "l'Énigme". Disant cela je ne veux surtout rien dire contre cette respectueuse et quasiment religieuse attitude envers quelque chose qui nous dépasse. Mais, surtout, il ne faut pas se tromper de chemin!
      Hortense.

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    3. Hortense. Je ne suis surtout pas scientiste et je ne crois nullement au progrès scientifique illimité. Je me suis trompé en écrivant "Enigme", j'aurais dû écrire "le Mystère". Parce qu'une énigme ne demande qu'à être résolue, alors que le mystère demeure. Mais peut-être que ça ne change rien à vos yeux. Ce qui est embêtant avec les mots, c'est qu'ils n'arrivent pas toujours à traduire nos idées. D'autres l'appellent Dieu, moi pour mettre un mot sur ce mystère, qui en effet nous dépasse, j'aime bien tracer un superbe point d'interrogation. Je suis agnostique et je tiens à faire la différence entre spiritualité et religion.
      A bientôt sur d'autres sujets.
      VC

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  17. "La Matrice, ou société, fournit globalement les directives pour manipuler les populations afin de les réduire à l'impuissance et nous devons prendre garde à ne pas communiquer ce vilain modèle de syndrome de Stockholm à notre entourage."

    J"avais juste envie de poser une petite remarque en peu en marge du débat en cours au sujet du syndrome de Stockholm . Ne trouvez-vous pas étonnant que le film "V, comme Vandetta" soit classé dans la liste des œuvres illustrant ce syndrome ? Dans ce cas précis le manipulateur n'agit pas pour servir ses intérêts personnels. L'otage dans le film à tout à y gagner, l'abandon de la peur qui est la condition de sa liberté (intérieur). C'est d'un don qu'il s'agit qui ne peut être classé avec ce phénomène pathologique qui est de surmonter le peur en adhérant à la cause "dominante" . Cela revient à distinguer "comprendre et approuver" avec "comprendre et de ne pas approuver" les raisons qui poussent quelqu'un ou un groupe à prendre des personnes en otages pour servir leurs intérêts personnels aux dépends des autres.

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    1. Etonnant oui en effet, je l'avais bien remarqué mais je ne l'avais pas relevé, merci à vous ! :)

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