Bistro Bar Blog

dimanche 3 août 2014

Végétalisme ? Végétarisme ? Omnivorisme ? : quelle est la meilleure solution ? (1/2)


Le végétarisme est devenu à la mode depuis quelque temps. Qu'en est-il vraiment ?

Première partie.

Le végétarisme est-il une bonne solution ?


Waking Times, 25 juillet 2014


Traduit par Hélios pour le BBB.

 

Le végétarisme. Quel est son réel impact sur la santé ?

 

Le fait est que le végétarisme est un sujet sérieux. Alors que de nombreuses personnes l'adoptent pour des raisons allant d'une mauvaise digestion à la compassion pour les animaux, de nombreux praticiens de santé – dont je fais partie – observent une augmentation d'effets négatifs causés par le régime de nombreux végétariens.


Que se passe-t-il vraiment ? Le végétarisme serait-il un choix équilibré mais avec des principes mal appliqués ? Ou bien est-il nocif ?

Et qu'en est-il du végétalisme ? Serait-il un meilleur choix ou une forme plus radicale de dérèglement alimentaire uniquement pour les "braves" dans leur quête du respect de la vie ?

Allons au fond des choses.


Les animaux : que nous enseignent-ils ?


Si nous observons les animaux dans la nature en prenant par exemple les ours, nous voyons qu'en fonction des espèces ils mangent de manière radicalement différente.


Les ours polaires sont presque 100 % carnivores, mangeant à l'occasion un peu de plantes marines, alors que les grands pandas ne mangent que du bambou. La plupart des autres ours mangent à la fois des plantes et de la viande. Pourquoi tous les ours ne partagent-ils pas le même "régime équilibré spécial ours" ?

Pour la même raison que les humains ne partagent pas tous le même "régime équilibré spécial végétarien".



Russel Ciochon, un anthropologue qui fait de la recherche sur les pandas a observé que "comme pour beaucoup de gorilles végétariens, une faible surface corporelle par rapport au volume du corps (du panda géant) est un indicateur d'un faible taux métabolique. Ce faible taux métabolique et un mode de vie sédentaire permettent au grand panda de subsister avec des ressources nutritives modestes telles que le bambou".

En fait, le métabolisme du panda compense en s'adaptant à la grande quantité de plantes qu'il ingère. D'un autre côté, les ours polaires mourraient sûrement avec une alimentation végétalienne et se sont adaptés à un régime très gras et très protéiné pour survivre au climat de la banquise arctique.

On trouve de nombreux autres exemples dans la nature. La plupart des requins sont des prédateurs et ne mangent que des protéines et des graisses, mais certains requins n'ouvrent leur gueule que pour prendre du plancton microscopique à la manière des baleines.

Les espèces animales ne partagent manifestement pas la même biochimie ou ne tirent pas parti des mêmes aliments. Il existe d'énormes différences au sein des espèces.

En tant qu'humains, il est ridicule de penser que nous sommes tous semblables et que nous partageons la même biochimie et qu'il n'existe donc qu'un "seul régime sain" pour tous les êtres humains – qu'ils soient végétariens ou omnivores. Cette façon de penser est malheureusement largement acceptée dans le monde traditionnel de la nutrition.

Accepter un très large éventail d'individualités biochimiques au sein de la même espèce – l'homme en faisant bien sûr partie – c'est accepter simplement la manière dont la nature a évolué. Quand on en vient aux animaux sauvages nous tenons pour acquit qu'ils ne choisissent que les aliments qu'ils savent instinctivement être bons pour eux à partir de ce qui est facilement disponible (selon le lieu et les saisons). Et c'est exactement ce qu'ont fait nos ancêtres autour du monde.

Pourquoi donc pensons-nous devoir tous bénéficier à l'identique des mêmes aliments ?


Êtes-vous un esquimau végétarien ?

Imaginez que vous soyez un esquimau. Vous pouvez manger jusqu'à 1 kilo de viande par jour, d'énormes quantités de graisse et pratiquement aucun hydrate de carbone. Mais vous êtes en parfaite santé. Toute votre famille est en bonne santé et vos ancêtres l'étaient aussi. Ils ne savaient pas ce qu'était le cancer ou les maladies de cœur. Mais ensuite vous décidez de déménager vers la jungle d'Amérique du sud et vous allez vivre avec les indiens quichuas, qui se portent bien depuis longtemps d'un régime presque végétarien. Vous vous mariez et vous avez des enfants.


Donc que mangerez-vous alors sur place pour rester en bonne santé ? Et vos enfants ? Passerez-vous d'un régime précédemment carnivore d'esquimau à un régime localement végétarien ?

Ce scénario a très peu de chances de se produire dans la vie réelle, mais j'espère que vous avez pigé l'analogie...

Nous vivons dans un melting pot génétique. Nos ancêtres sont arrivés de différentes parties du monde et la plupart d'entre nous avons des sangs différents qui coulent dans nos veines. En 1930 un scientifique brillant et mondialement renommé, le Dr Weston Price, a voyagé autour du monde à la recherche des populations indigènes non polluées par l'homme blanc et leurs aliments transformés, pour étudier leur régime alimentaire et leur état de santé. Son livre "Nutrition et dégénérescence physique" est une étude remarquable.

Il découvrit que les régimes de tous les peuples indigènes étaient incroyablement variés, en fonction de la géographie, du climat et de la nourriture disponible dans la nature. Les peuples indigènes qui suivaient le régime ancestral avaient une robuste santé mais ceux qui étaient partis ou qui pour d'autres raisons avaient abandonné le régime ancestral avaient développé des processus dégénératifs.

Le Dr Price a aussi analysé l'alimentation des peuples indigènes en la comparant avec celle des américains de son époque et il a découvert qu'elle fournissait au moins dix fois plus de vitamines liposolubles provenant d'aliments animaux tels que le beurre, les œufs de poisson, les coquillages, les abats, les œufs et les graisses animales. Il concluait :
qu'il n'y avait aucune société ou tribu végétarienne en bonne santé. Alors qu'il avait découvert des végétariens, il y avait toujours des tribus en meilleure santé qui consommaient de la viande ou des produits animaux. En fait, en étudiant l'anthropologie culturelle, une des choses qu'on découvre, c'est que la quantité de viande mangée par une société quelconque était déterminée non par des croyances religieuses ou une mode, mais plutôt par la seule disponibilité. En regardant les régimes des aborigènes traditionnels d'Australie, on peut en avoir un exemple clair. Les aborigènes à l'intérieur des terres ont un régime approximativement entre 75 et 90 % végétal et entre 10 et 25 % animal. Les aborigènes de la côte, qui ont accès à du poisson et à de plus gros animaux comme le kangourou, ont une alimentation à 75 % animale et 25 % végétale.
Envisagé d'un point de vue purement historique, le dogme actuel sur consommation de viande/santé cardiaque est tout aussi suspect. Les humains ont mangé des nourritures animales en tant que base alimentaire dans tous les endroits du monde ayant un hiver. Ce qui inclut le poisson consommé dans toutes les régions en bordure de lacs et d'océans. Plus généralement, les humains ont mangé de la viande et des graisses animales saturées tout au long de l'histoire de l'évolution qui s'étale sur des centaines de milliers d'années. Si manger de la viande était si malsain comme suggéré, nous n'aurions pas duré aussi longtemps. (Paul Check – le végétarisme dans tous ses états)

 

Qu'est-ce qui est le plus important sur le plan nutritionnel ?


La viande et les légumes sont deux groupes d'aliments importants. Mais le légume ou la viande de l'un peut être un poison pour l'autre. C'est parce que nous sommes tous aussi différents au plan biochimique que nous le sommes pour nos empreintes digitales.


Les aliments à base de plantes ont un rôle vital dans la majorité des populations actuelles, seuls la proportion et le type de ceux-ci sont différents, en fonction de la manière dont les générations se sont adaptées aux variétés locales.

On pourrait survivre sans fruits ni céréales, mais ce serait presque impossible sans végétaux pour la plupart des populations du monde. Leur consommation quotidienne en quantité suffisante pourrait aider à prévenir de graves maladies, comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Les végétaux sont riches en minéraux, vitamines, fibres et composants phytochimiques. Ils contiennent d'importantes quantités de beta carotène, de vitamine B5, B6, de biotine, de vitamine C, de folates, de vitamine K, de lutéine, de magnésium et de potassium.


Quand on parle de consommation de viande, les graisses saturées jouent de nombreux et importants rôles dans le corps. Ils procurent l'intégrité de la paroi cellulaire, aident le corps à utiliser les acides gras essentiels, améliorent le système immunitaire, protègent le foie et contribuent à la solidité des os. Les poumons et les reins ne peuvent fonctionner sans graisses saturées. La viande rouge est une riche source de nutriments qui protègent le cœur et le système nerveux ; cette dernière contient des vitamines B 12 et B 6, du zinc, du phosphore, de la carnitine et du co-enzyme-Q10. Du cholestérol dans l'alimentation contribue à une paroi intestinale solide et aide les bébés et les enfants à construire un cerveau et un système nerveux sains. Le cholestérol est vital pour la fabrication de nos hormones, qui ont une profonde influence sur la manière dont nous nous sentons et agissons.

Il y a des métabolismes qui profitent de bonnes quantités de viandes rouges et de graisse et d'autres qui profitent mieux de viandes blanches maigres. Les proportions de protéines et de graisses animales, de même que le type de protéines et de graisses varient incroyablement d'une personne à l'autre, d'une culture à l'autre, d'un métabolisme à l'autre.

Le seul régime de bonne santé est celui qui va à la rencontre de nécessités basées sur la génétique. Pour la plupart d'entre nous, exclure complètement l'un de ces groupes alimentaires vitaux de notre régime serait une erreur qui se répercuterait sur notre santé.

Notre demande en nutriments est largement influencée par notre environnement et le style de vie que nous menons, qui ont changé de manière spectaculaire au cours du dernier siècle. L'individualité biochimique est responsable du fait que les nutriments se comportent différemment pour les différents métabolismes. William Wolcott, fondateur du Système Excellence pour les différents Types Métaboliques explique :
"La graisse ne vous fait pas engraisser. Les protéines ne vous font pas engraisser. Les hydrates de carbone non plus. Et même en soi les calories ne vous feront pas engraisser. Mais ce qui vous fait engraisser, c'est l'incapacité de métaboliser correctement ou de convertir en énergie les hydrates de carbone, les protéines, les graisses et les calories.
Mangez les aliments justes pour votre type métabolique et mangez les justes proportions de macronutriments (protéines, graisses, hydrates de carbone) et vous donnerez à votre corps l'exact type de carburant pour ses moteurs métaboliques. La science commence à s'éveiller à l'idée qu'une bonne partie de ce que fait notre corps avec la nourriture a son origine dans nos gènes."
À suivre.

19 commentaires:

  1. « L'individualité biochimique est responsable du fait que les nutriments se comportent différemment pour les différents métabolismes. »
    • Merci Hélios. Et l’individualité spirituelle a une influence au moins aussi grande que l’individualité biochimique sur le métabolisme.

    « ce qui vous fait engraisser, c'est l'incapacité de métaboliser correctement ou de convertir en énergie les hydrates de carbone, les protéines, les graisses et les calories. »
    • Sans doute que cette incapacité de métaboliser a été beaucoup « aidée » par des interventions extérieures à but intéressé, ajoutées au diktat « faire trois repas par jour », sur fond de violence endémique mais non identifiée qui caractérise la vie des Humains dans la Matrice et se traduit par un état de peur endémique non identifiée.

    « La science commence à s'éveiller à l'idée qu'une bonne partie de ce que fait notre corps avec la nourriture a son origine dans nos gènes. »
    • Oui, si nous gardons à l’esprit que nous avons aussi le pouvoir de modifier nos gènes par l’intérieur, même si nous n’en avons pas conscience.
    L’essentiel de ce que fait notre corps avec la nourriture dépend de ce que nous pensons, de ce qui est disponible et du climat.

    « Le Dr Price a aussi analysé l'alimentation des peuples indigènes en la comparant avec celle des américains de son époque et il a découvert qu'elle fournissait au moins dix fois plus de vitamines liposolubles provenant d'aliments animaux tels que le beurre, les œufs de poisson, les coquillages, les abats, les œufs et les graisses animales. »
    • Et il a sûrement dû remarquer en même temps que les peuples indigènes nourris à la graisse animale ne se croyaient pas obligés de faire trois repas par jour, mais peut-être un seul et parfois aucun.
    Ce qui mettait quotidiennement leur organisme en état qu’on appelle aujourd’hui le jeûne, permettant à leur organisme de transformer naturellement les graisses en carburant, à la place de s’épuiser à utiliser le sucre (hydrates de carbone).
    Ce métabolisme est radicalement différent des régimes à base d’hydrates de carbone.
    Il est appelé aujourd’hui je crois « cétogène ». Je l’avais mentionné sous la vidéo que tu avais publiée parlant d’un centre de guérison par le jeûne en Russie.

    « Les humains ont mangé des nourritures animales en tant que base alimentaire dans tous les endroits du monde ayant un hiver. »
    • Information vitale.

    En résumé, je pense que nous pouvons savoir nous-mêmes comment nous alimenter sainement si nous retrouvons la signification réelle du « jeûne » au quotidien.

    Brigitte

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Régime cétogène :

      http://newsoftomorrow.org/vie/nutrition/interview-de-stephen-phinney-sur-le-regime-cetogene

      Supprimer
    2. Je suis étonnée que l'on ne traite pas du cannibalisme !!
      Le cannibalisme, pratique rituelle de manger de la chair humaine, phénomène social observé dans certaines sociétés traditionnelles. Le terme " cannibalisme " provient de canibale, le nom espagnol d'Indiens des Caraïbes qui avaient la réputation de manger des êtres humains et vivaient dans les Antilles à l'arrivée de Christophe Colomb. La pratique du cannibalisme fut attestée dans de nombreuses parties du monde. Certains témoignages laissent penser que le phénomène remonte à des temps aussi anciens que le Néolithique. L'Historien grec Hérodote ainsi que d'autres auteurs de l'Antiquité décrivent quelques peuples qu'ils qualifient de cannibales. Au moyen Âge, le voyageur italien Marco Polo rapporta que des tribus, du Tibet jusqu'à Sumatra, pratiquaient le cannibalisme. Le phénomène fut relevé également chez de nombreux Indiens d'Amérique du Nord, en particulier dans les tribus de la côte ouest du golfe du Mexique. Jusqu'à une époque récente, on pensait que le cannibalisme existait en Afrique centrale et occidentale, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Mélanésie, à Sumatra, en Nouvelle-Guinée, en Polynésie et dans des régions éloignées d'Amérique du Sud.
      Plusieurs motifs furent invoqués pour expliquer la pratique du cannibalisme. Dans certaines cultures, on pensait que la personne qui mangeait un cadavre acquérait les qualités de celui qu'il mangeait, surtout s'il s'agissait d'un ennemi valeureux. Il existe quelques exemples qui semblent prouver que le cannibalisme n'est dicté que par un désir de vengeance. Selon certaines croyances, le fait de manger le corps d'un ennemi permettrait de détruire totalement l'âme de celui-ci, qui ne trouverait plus où se loger. Le cannibalisme faisait partie d'une pratique religieuse. En Inde centrale, les adorateurs de la déesse Kali mangeaient le corps des personnes âgées et des malades, cet acte étant censé réjouir leur déesse, selon leur croyance. Au Mexique, des milliers de victimes humaines étaient sacrifiées tous les ans par les Aztèques à leurs divinités. Après la cérémonie du sacrifice, les prêtres et la population mangeaient les corps des victimes, croyant qu'ils se rapprocheraient ainsi de leurs dieux.

      Dans les sociétés occidentales, où le cannibalisme semble n'avoir jamais existé en tant que rite institutionnalisé, on releva des cas isolés de consommation de la chair humaine dans des circonstances particulières. Ainsi, en Union soviétique, la population durement touchée par la grande famine des années 1932-1933 se serait parfois nourrie de cadavres, de même que les membres d'une équipe de football uruguayenne, rescapés d'un accident d'avion en 1972, choisirent la même solution pour survivre pendant soixante-dix jours.

      Selon Broca on peut distinguer sur un squelette, les cassures naturelles dues à des événements géologiques de celles opérées par la dent de l'homme.

      Nous pouvons constater la survivance de l'Anthropophagie jusqu'en 1888, époque durant laquelle d'étranges disparitions se produisirent dans les îles Marquises. En 1907, la consommation de prisonniers japonais par la tribu de Takou Kan, de Formose, souleva un émoi considérable dans le monde entier.
      Sophie

      Supprimer
  2. La plupart des autres ours mangent à la fois des plantes et de la viande. Pourquoi tous les ours ne partagent-ils pas le même "régime équilibré spécial ours" ? Voilà une bonne question ! C'est pareil pour les humains...
    J'ai la préférence ; le régime équilibré spécial ours ... en tenant compte de ne pas faire des associations complexes pour avoir une bonne digestion ... Viandes (toutes les protéines) et farineux, ce n'est pas le top - Viandes ( toutes les protéines) et légumes cuits , estomac souriant ;-)
    Pour obtenir un plus de confort quant à Végétalisme ? Végétarisme ? Omnivorisme ? j'ajoute ceci

    http://www.heuliad.fr/2012/09/histoire-de-conseils/la-recette-du-kefir-de-fruits/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai bu ce kéfir une bonne partie de mon enfance.

      Pour les mélanges alimentaires, je suis bien d'accord qu'il y a des "relations dangereuses". Les céréales et féculents ne s'accordent qu'avec les légumes verts. Les protéines aussi. Les produits laitiers et le sucre ne vont avec rien.
      J'ai connu avec Shelton, "les combinaisons alimentaires et la santé", hygiéniste du milieu du 20ème siècle.
      C'est dans un livre d'Alfred Tomatis ("l'oreille et la vie") que j'ai lu le nom de Shelton. Tomatis, bien nourri par son italienne de mère, était obèse à 20 ans. Avec les combinaisons alimentaires, il a perdu 1 kg par semaine pendant 52 semaines et ne les a jamais repris.

      Supprimer
    2. On a le droit de ne pas vouloir manger de viande, et d'essayer de convaincre ses semblables d'en faire autant. Un certain nombre d'arguments ne résistent cependant pas à une réflexion sérieuse.

      Le premier concerne la souffrance des animaux d'abattoir. Au cours de ma carrière professionnelle de vétérinaire, j’effectuais, à côté de mon activité libérale, des vacations comme vétérinaire-inspecteur en abattoir. Cela consiste à contrôler l’hygiène de l’établissement, la salubrité des viandes livrées à la consommation, et aussi, j'y étais très attaché, à protéger les animaux contre toute souffrance. En presque trente ans, je n'ai eu à intervenir que deux fois dans ce dernier domaine, la dernière fois il y a plus de quinze ans.

      Le spectacle d'une salle d'abattage n'est certes pas réjouissant: on assomme, on donne la mort, les sangs coulent à flots, mais je vous garantis qu'on n'entend pas un cri. J’ose même dire que la mort à l’abattoir est la seule qui survienne sans souffrance : les animaux de compagnie que l’on euthanasie certes ne souffrent pas dans leurs derniers instants, mais ce sont des malades en fin de vie sur lesquels on a légitimement tenté des traitements avant de se résigner à l’irréversible.

      Un deuxième argument voudrait qu'au-delà de ce problème de souffrance, on considère que le seul fait de tuer un animal pour s’en nourrir serait immoral parce que toute vie est sacrée. Et qu'en plus nourrir tous ces animaux est écologiquement très coûteux. Les défenseurs de cette thèse admettent néanmoins que l’on complète son alimentation par des produits lactés et des œufs. Alors ceci : pour faire du lait, et pour renouveler un cheptel, il faut bien qu'une vache (ou une chèvre, ou une brebis) accouche de temps en temps. De femelles, mais aussi de mâles. Or ces mâles sont à 95 % des bouches inutiles dans un troupeau : qu’en fait-on ? On les laisse vivre et on les nourrit, avec les femelles en fin de carrière (mais pas mortes pour autant) en multipliant par plus de deux la consommation de fourrage et l’impact sur l’environnement ? Pour info, ça vit longtemps, un taureau ! Idem pour les œufs : la moitié des poussins donnent des coqs, et un coq aussi, ça vit longtemps ! On voit bien que la seule façon d'échapper à cette situation absurde serait alors le végétarisme pur et dur : le végétalisme.

      On m’enseignait jadis que le meilleur moyen de respecter les animaux d'élevage était de leur offrir des conditions de vie aussi proches que possible de celles qui leur sont naturelles. Cela devrait valoir aussi pour les animaux que nous sommes. Qu'on le veuille ou non, nous sommes des omnivores : la preuve en est que par-delà des comportements individuels... les populations qui voient leur niveau de vie s’améliorer augmentent immédiatement leur consommation de viande. Et en tant qu'omnivores, nous avons droit nous aussi à ce que l’on respecte ce que nous sommes.

      Non, il n'est pas immoral de manger de la viande. Non plus, il n'est pas inhumain d'élever et d'abattre des animaux pour s’en nourrir. À condition de respecter l’animal du début à la fin de sa vie. Et là, je le concède, il y a souvent des progrès à faire.

      Supprimer
    3. Les travaux de Pierre Bourdieu ont marqué un tournant dans l’étude des pratiques culturelles en relation au statut social. Ils ont aussi donné lieu à des résultats empiriques qui, issus de contextes nationaux différents, interrogent la validité actuelle de sa théorie. À partir du constat de l’éclectisme des catégories sociales supérieures, ces démarches souvent quantitatives conduisent à une reformulation de la théorie. Cet article examine ces démarches empiriques sous un angle méthodologique et en interrogeant les notions contradictoires d’omnivorisme et de dissonance avancées pour en interpréter les résultats. Six hypothèses servent à évaluer la valeur respective de ces interprétations, réfléchir sur la rencontre des démarches quantitatives et qualitatives, et interroger les significations que peut prendre l’éclectisme du goût dans les sociétés contemporaines.

      Supprimer
    4. La question des usages sociaux de la culture et des liens avec les groupements sociaux continue aujourd’hui à être discutée. Cet article propose d’alimenter les réflexions en interrogeant la cohérence des choix des pratiques physiques et sportives. Ciblant les catégories sociales supérieures, il s’interroge d’un point de vue macrosociologique sur leur éventuelle omnivorité et sur la dissonance de leurs choix de pratiques. A l’aide d’une enquête sur les pratiques sportives des Français (n = 6526) il ressort qu’omnivorité et massification des pratiques sont des phénomènes majeurs. Cependant, les catégories supérieures se distinguent par leur « haute omnivorité » et, dans une certaine mesure, leur éclectisme.

      Supprimer
    5. En matière de goûts, les gens sont-ils toujours à la hauteur de leur condition sociale ? Poser la question sous cette forme élémentaire, c'est déjà y répondre : Pierre le Grand, tsar de toutes les Russies, se distrayait en arrachant des dents, le roi Louis XVI s'occupait à bricoler des serrures, et le philosophe Ludwig Wittgenstein n'aimait rien de plus, quant à lui, que lire des romans policiers et fréquenter les baraques foraines.
      2

      Bernard Lahire consacre à l'étude de cette question l'entraînent bien au-delà de l'examen des pittoresques fautes de goût caractérisant quelques personnages d'exception. Ouvrir la boîte noire du rapport qu'entretiennent les individus avec l'univers du loisir, de la culture et des arts l'amène à remettre en cause le modèle standard d'analyse des pratiques culturelles, tel qu'il s'est imposé en France depuis plusieurs dizaines d'années. Celui-ci consiste à prendre la mesure des correspondances statistiques entre la hiérarchie des genres culturels et la position sociale des consommateurs, exprimée en catégories socioprofessionnelles et en niveaux de diplômes. Aussi, nul n'ignore que l'accès aux biens culturels est inégalement réparti dans la société française : partant du haut de la pyramide, on constate une fréquentation décroissante des formes les plus savantes de la culture (arts plastiques, musique savante, littérature, théâtre), jusqu'à leur absence à peu près totale dans les couches les moins favorisées de la société. D'où l'expression de «non-public» forgée en 1968 pour désigner cette partie de la population qui ne fait jamais usage des équipements culturels et reste hors d'atteinte des politiques de démocratisation de la culture menées par les collectivités et l'Etat. De même, le constat est continuellement repris qu'en dépit de l'offre accrue, les institutions culturelles ne se démocratisent pas, mais sont «confisquées par une minorité sociale», à l'inverse des industries culturelles qui, elles, touchent tout le monde.
      3

      Evoquer ici l'oeuvre de Pierre Bourdieu n'a rien de surprenant. En effet, théoriser la domination culturelle confère une logique à la persistance de ces faits : si l'école, les institutions et la machine sociale dans son ensemble ont pour fonction première de reproduire les inégalités de position sociale, il semble naturel que ces ressources soient inégalement distribuées, et leur rareté jalousement gardée à des fins de distinction par les classes dominantes. Mais un tel argumentaire suppose que la pratique des dominants comme celle des dominés soient conformes à leurs positions. Comme le rappelle l'auteur, «la théorie de la légitimité culturelle prête assez volontiers aux acteurs un sens très sûr, et sans faille, de la distinction, de la légitimité ou de la dignité culturelle».

      Supprimer
    6. Un fait s'impose d'abord : l'hétérogénéité est générale. 79,3% des enquêtés (3 000) sont «dissonants», c'est-à-dire ont au moins une préférence culturelle qui ne présente pas le même degré de légitimité que les autres. Considérée dans sa plus grande amplitude (c'est-à-dire, par exemple, aller à l'opéra et se passionner pour «Loft Story»), la dissonance se réduit à 60%, mais reste majoritaire par rapport à l'ensemble des profils présentant une dominance «légitime» ou «peu légitime». Quant aux individus parfaitement «consonants» (21,7%), c'est-à-dire ayant des goûts et des pratiques homogènes - que ce soit en haut ou en bas de l'échelle, et pas forcément conformes à leur situation sociale -, on peut dire qu'ils sont minoritaires...
      6

      Au bilan donc, la dissonance domine. Oui, mais que signifie-t-elle ? Considérant ensuite la répartition sociale de ces profils, B. Lahire localise les individus les plus homogènes aux deux extrêmes de l'échelle sociale : les consonants légitimes se trouvent surtout chez les plus diplômés et les mieux placés professionnellement, tandis que les consonants peu légitimes sont, aux 3/4, des peu diplômés occupant des emplois subalternes. Les jeunes de toutes classes font montre d'une forte tendance à la culture peu légitime (avec une dissonance importante), contrairement aux retraités, qui sont à la fois plus consonants et plus «classiques». Effet de l'âge, sans doute, et peut-être de génération. Enfin, plus subtilement, le sociologue remarque que l'homogénéité culturelle est nettement plus fréquente en bas de l'échelle sociale qu'en haut : d'où une typologie finale empilant une très petite couche d'«ascètes culturels», une masse énorme d'«hybrides» de toutes origines sociales et une forte minorité d'«exclus culturels» placés au bas de l'échelle des qualifications professionnelles. Hétérogénéité ne veut donc pas dire fin des disparités sociales.

      Supprimer
    7. La thèse de l’éclectisme culturel peut être considérée comme la déclinaison française des analyses nord-américaines conduisant à l’identification de l’omnivorisme. C’est sans doute à Richard Peterson (1992 ; Peterson, Simkus, 1992) que l’on doit les premières analyses importantes du phénomène. Pour Peterson, l’omnivorisme se réfère au passage du « snobisme intellectuel [qui] repose sur la glorification des arts et le dédain des divertissements populaires, [à un] capital culturel qui apparaît de plus en plus comme une aptitude à apprécier l’esthétisme différent d’une vaste gamme de formes culturelles variées qui englobent non seulement les arts, mais aussi tout un éventail d’expressions populaires et folkloriques » (2004, p. 147). Dans son sillage, un vaste ensemble de travaux vont attester (sur fond de discussion de la théorie de la légitimité cultuelle) du fait que dans les sociétés capitalistes avancées, l’omnivorisme s’affirme comme une tendance de fond au sein des groupes sociaux de statut élevé (une nouvelle norme de bon goût), tandis qu’il est aussi démontré que les groupes sociaux de statut inférieur restent largement marqués par des goûts consonants peu légitimes.

      2En France, l’on parlera plutôt d’éclectisme culturel. C’est Olivier Donnat, qui, suite à l’enquête très documentée sur les pratiques culturelles des Français menée par le ministère de la Culture au début des années 1990, fournira les premières définitions de ce « nouveau » fait social. Par l’emploi de cette expression, il entend décrire la tendance à l’hybridation des espaces culturels individuels où se mêlent toujours davantage certaines formes de la « culture consacrée » avec des éléments issus d’expressions culturelles considérées comme moins légitimes. La notion d’« éclectisme culturel » entend ainsi qualifier des répertoires, des pratiques, des situations où s’observent des formes d’intrication entre certains contenus bénéficiant d’une forte légitimité dans les hiérarchies culturelles « dominantes » et d’autres qui en sont a priori dépourvus, sans que des configurations ne puissent être plus spécifiquement mises en lien avec des profils d’individus ayant des trajectoires sociales ascendantes ou descendantes et des habitus clivés.

      Supprimer
  3. La meilleure solution est de manger en conscience en supprimant tout ce qui est industriel ou annexe, revenir à des aliments simples non modifiés non manipulés. Pas de grosses quantités avec de l'eau propre, du sommeil et un activité physique (indispensable). Pas faisable dans nos pays ou c'est la fête à tous les repas! Plaisir, plaisir...

    RépondreSupprimer
  4. Pour bien comprendre le NON pourquoi de certaines associations

    Docteur Chrystopher Vasey
    acido-basique bien expliqué (à son nom sur google plein de livres gratuits PDF à charger)

    http://www.christophervasey.ch/francais/videos.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'équilibre acido-basique sera abordé demain dans la deuxième partie.

      Supprimer
    2. L’équilibre acido-basique chez l’homme
      La médecine classique n’en parle pas. Il est pourtant en première ligne dans toutes la maladies
      chroniques et graves. Par contre toutes les médecines alternatives en parlent. Peu d’entres elles
      savent de quoi elles parlent exactement et se trompent généralement dans leurs analyses du
      sujet. Il n’y a que les bons bioélectroniciens qui connaissent l’explication de la constatation
      toujours vérifiée «
      Dès que le pH de l’urine (représentant le mésenchyme tissulaire ou Matrix) est
      trop acide, le sang est obligatoirement trop alcalin
      » (et vis versa) C’est l’explication de
      l’homéostasie de l’EAB donnée par la BEV. Avec le déséquilibre AB l’homme moderne se dirige
      tout droit vers les grandes maladies de notre civilisation actuelle.
      Le phénomène de l’EAB, une des parties de la BEV, est très rarement pris en compte par la
      médecine classique, ni celle de l’oxydo-réduction et encore moins celle du métabolisme
      anabolique et catabolique. Il faut déjà trouver un spécialiste qui s’intéressé à ces questions à titre
      personnel et qui en tient compte pour ses patients.
      Connaissez-vous beaucoup de médecins de médecine conventionnelle qui commencent à soigner
      le «
      terrain
      » de leurs malades avant de soigner leurs maladies
      ?? Une fois le terrain assaini,
      beaucoup de maladies disparaissent d’elles-mêmes. Seuls les médecins de médecines naturelles,
      Heilpraktiker et thérapeutes de médecines alternatives s’y attaquent avec plus ou moins de
      bonheur suivant les méthodes utilisées. Je vais essayer d’y faire le tri.
      Les tampons physiologiques
      Il existe un système de balance des tampons basiques et acides. Si l’on alimente l’apport en
      protons d’une solution le rapport entre les bases et les acides change. L’acidité augmente et le pH
      baisse légèrement. Si l’on retire de cette solution des protons, le pH augmente légèrement et
      devient plus alcalin.
      Toutes les réactions biologiques sont contrôlées par des enzymes. L’activité enzymatique est
      réciproque avec l’EAB. Les enzymes sont composées principalement d’acides aminés. Seul un pH
      bien précis permet aux différentes enzymes de générer une activité optimum.
      Les protéines
      Les protéines sont composées de 23 différents acides aminés. Ceux-ci sont en relation avec les
      enzymes. Pour la digestion chaque protéine a son pH optimum. La plupart des enzymes du
      métabolisme ont un pH optimum d’environ 7,0. La pepsine, enzyme de l’estomac demande un pH
      de 1,5-3,0. Vous verrez plus loin que ceci a une importance capitale dans le choix des produits
      servant à la désacidification.
      La trypsine, enzyme du pancréas demande par contre un milieu alcalin de pH 7,0 à 8,0 pour
      pouvoir agir rapidement sur la dégradation des aliments.
      Notons enfin que l’hémoglobine est un tampon protéique particulier de l’équilibre acido-basique.
      Le pH de la liaison des protons à l’hémoglobine détermine sa forme et sa capacité de liaison à
      l’oxygène.
      L’acide phosphorique
      3
      Un autre tampon physiologique important de l’équilibre acido-basique est le phosphate. C’est
      aussi une partie de l’ATP en liaison avec les réactions énergétiques.
      Un changement du milieu acide peut entrainer un effet tel qu’à la place du phosphate c’est le
      magnésium qui accueille les protons et que la réaction et les liaisons énergétiques sont largement
      perturbées.
      L’hémoglobine
      Un important tampon intracellulaire est la protéine hémoglobine. Elle ne transporte pas
      uniquement l’oxygène dans les tissus mais absorbe aussi des protons dans ces derniers.
      L’oxygène est libéré plus facilement et ce mécanisme appelé «
      Bohr
      » provoque en même temps
      la formation d’acides.

      Supprimer
  5. Si on suit le régime des groupes sanguins, on est en bonne santé et on mange ce qui convient pour son type de métabolisme.
    Par exemple les A ont tout intérêt à être végétariens et les O à manger de la viande rouge.
    S10




    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oups, j'ai HELAS, du me rendre à l'évidence de cette très mauvaise idée de "régime" selon son groupe sanguin ! Merci tout de même de l'avoir suggéré ....

      Supprimer
    2. Mauvaise idée ?
      Pas tant que ça, une idée assez logique et qui explique que le végétarisme réussisse à certains et pas à d'autres.
      En tous cas sur mes proches et moi-même, ça "marche".

      Supprimer
  6. http://www.ciwf.fr/media/2388567/guide-consommateur-responsable.pdf


    ...une question, pourquoi je n'arrive pas à devenir complètement végétarienne ??
    La viande c'est de moins en moins, voyons... 1 à 3 fois par mois, je ne mange que si j'ai faim et en petites quantités car j'estime que si je n'ai pas faim c'est que mon corps n'en a pas besoin et qu'il a des réserves suffisantes.
    Mais pour la viande j'ai, disons, des envies difficilement contrôlables...mais je résiste.
    Souvenirs du midi ou à l'époque il était normal de manger de la viande tous les jours et je suis de nature carnivore car j'aime la viande rouge crue.
    Et je peux vous dire que la bataille est rude avec mon mental " conditionné ".
    Je cherche désespérément une solution à ce problème...

    RépondreSupprimer

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.