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jeudi 7 août 2014

Les 7 piliers de la matrice (2/2)

Les 7 piliers de la matrice


Deuxième partie. Première partie ICI.

Traduction par Hélios pour le BBB.

(...)

 

Patriotisme



Le patriotisme est une pure abstraction, un mécanisme totalement artificiel de contrôle social. On apprend aux gens à accorder bien plus d'importance à leurs compatriotes qu'à leur propre milieu ethnique, leur race ou leur religion. Il faut abandonner les liens biologiques au profit de la grande entreprise de l'état. Les enfants sont endoctrinés depuis l'enfance comme des chiens de Pavlov à vénérer les falbalas de l'état et à le considérer comme un demi-dieu mystique.

C'est quoi un pays ? Si on prend l'exemple des États-Unis, qu'est en réalité cette entité ? Est-ce le service des postes, la FDA [agence des produits alimentaires et médicamenteux] ou la CIA ? Le fait d'aimer un pays veut-il dire aimer l'IRS [le service des impôts] et la NSA ? Ressentirions-nous comme différents les habitants de Vancouver par rapport à ceux de Seattle ? Aimer l'état est comme aimer une entreprise, sauf qu'avec les entreprises n'existent pas encore les stigmates attachés au fait de ne pas montrer un dévouement sentimental déclaré à leurs marques et heureusement, du moins pour le moment, nous ne sommes pas obligés en naissant de les payer pour une vie de services, dont nous n'avons pour la plupart ni besoin ni envie.

Les drapeaux, la version hollywoodienne de l'histoire et la vénération du président nous sont inculqués pour garder l'illusion de 'l'autre' et obliger les "étrangers/terroristes/extrémistes à porter les stigmates de nos projections. L'énergie tribale archaïque qui unissait les petits clans et les aidait à repousser les animaux sauvages et les hordes affamées a été convertie d'un coup de baguette magique en matrice dominatrice. Les drapeaux sont salués et nous y répondons comme des labradors affamés sautant sur une entrecôte juteuse qu'on agite devant leur truffe. La propagande sentimentale étatiste est simplement un protège-dent qui sert à atténuer les électrochocs de notre thérapie collective.



Religion




Aussi puissantes que soient les sectes patriotes, il existe toujours un besoin pour quelque chose de supérieur. Religion vient du latin "re-ligare" et signifie relier. Mais relier à quoi ? La question devant toutes les religions est de quoi avons-nous été déconnectés ? L'endoctrinement et l'aliénation nécessaires pour devenir membre des esclaves a un prix ; le niveau d'abstraction et la déconnexion de tout semblant d'humanité transforme les gens en robots nihilistes. Aucune ferveur patriotique ne peut remplacer le fait d'avoir une âme. Les drapeaux et les leçons d'histoire ne peuvent procurer qu'un sursis momentané à la vacuité de la Matrice et voilà pourquoi il est nécessaire d'avoir des prêtres.

Le lien spirituel que l'homme avait à l'origine avec l'univers a commencé à se dissoudre en dualité avec l'arrivée du langage et quand sont apparues les cités et les armées permanentes il a ressenti le besoin d'une reconnexion et alors nous avons eu les religions basées sur la foi. Foi en les expériences religieuses de sages, ou comme le dit William James, foi en la capacité de quelqu'un à se connecter. Bien sûr, les liturgies de nos grandes religions offrent un réconfort et une connexion, mais elles procurent généralement juste une colle pour la Matrice. Une rapide lecture des nouvelles montrera clairement que leur "Dieu" semble plus à l'aise au milieu des champs de la mort.

En nous penchant sur les religions d'Abraham, nous avons un dieu ressemblant beaucoup à l'état, qui a besoin d'une adoration* (voir note en fin d'article). Il est aussi jaloux d'autres dieux supposés inexistants et il est aussi sociopathe que les gouvernements qui l'adorent. Il anéantit ses ennemis avec des déluges et des anges de la mort exactement comme les gouvernements qui y cèdent pour nous annihiler avec les révolutions culturelles, les bombes atomiques, la télévision et le napalm. Leur hymne est "Aime ton pays, son drapeau, son histoire et le Dieu qui a créé tout ceci" – une philosophie forcée dont on abreuve chaque nouvelle génération.

 

Cirque



Ce qui est triste concernant le cirque est qu'en général il n'est même pas divertissant. On dit aux esclaves qu'il est temps de s'amuser et ils avancent en hordes pour remplir les stades, les clubs, les cinémas ou simplement pour s'hypnotiser devant des appareils électriques en pensant qu'une propagande vulgaire les distrait.

Tant que l'homo domesticus se rend dans le corral approprié, saute quand on le lui demande et reconnaît de tout cœur qu'il s'amuse, c'est un bon esclave à qui on donne ses deux jours hebdomadaires et ses cinq semaines de vacances dans la ferme prévue où on lui pompe le lait superflu accumulé pendant le reste de l'année. Quand il est trop vieux pour travailler et mis au pré, on dissémine stratégiquement des trous dans son environnement pour que lui ou sa femme puissent dépenser leurs derniers dollars à essayer de mettre une petite boule blanche dedans.

Au quotidien, après un maximum d'efforts caféinés, on le place devant un écran, on distribue le breuvage approuvé (alcool), et il subit plusieurs heures de ré-endoctrinement avant de recommencer le cycle au début. Dieu a interdit à quiconque de prendre un hallucinogène et d'avoir une pensée originale. Nous sommes protégés heureusement de toutes les substances qui pourraient en fait nous éveiller et nous sommes encouragés à rester fidèle à l'alcool. La matrice aime le café le matin, l'alcool dans la soirée et de n'émettre aucune pensée authentique entre les deux.

À un niveau plus primaire nous sommes fascinés par la silhouette d'un corps parfait et le rêve de 'l'amour parfait', où nos jours seront pleins de douces caresses, de mots gentils et de drames hollywoodiens. C'est peut-être le piège le plus sublime de la Matrice, car les charmes de Vénus peuvent être si convaincants qu'on abandonne volontiers tout pour ce tortueux espoir. On agite devant nous la carotte de l'amour romantique, en nous vendant des mensonges bien enveloppés de sentimentalisme et de consumérisme abrutissant.

Argent



L'argent est leur réalisation la plus brillante. Des milliards de gens passent presque toute leur vie soit à en gagner soit à le dépenser sans jamais comprendre ce que c'est en réalité. Dans cet hologramme mondial, la seule chose qu'on puisse faire sans argent est de respirer. Pour presque toutes les autres activités humaines, il faut de l'argent, pour manger et boire, s'habiller et trouver un partenaire. La religion venait de la spiritualité et du patriotisme innés de la tribu, mais l'argent, ils l'ont inventé, l'objet le plus fantastique et le plus efficace de tous leurs outils de domestication.

Ils ont convaincu les esclaves que l'argent a en réalité une valeur intrinsèque, comme il l'a eu en fait à un moment dans le passé. Une fois qu'ils ont été enfin aptes à déconnecter complètement l'argent de tout ce qui n'existe pas leurs ordinateurs, ils ont finalement pris un complet contrôle, verrouillé la dernière porte et électrifié toutes les clôtures. Ils l'ont ingénieusement imprimé à partir de rien et prêté avec intérêt pour que les 18-ans passent quatre ans à boire pour mémoriser la propagande sur la dette financière qui se prolongera probablement indéfiniment.

Quand l'américain typique atteint trente ans, sa dette est si élevée qu'il abandonne tout espoir de s'en libérer un jour et il adopte leurs emprunts-logement, leurs cartes de crédit, leurs prêts-étudiant et leurs prêts-voiture comme les cadeaux d'un "papa gâteau". La question qu'ils ne se posent que rarement est pourquoi ils doivent travailler à gagner des sous alors que les banques peuvent le créer en pianotant simplement sur un clavier. S'ils imprimaient des billets eux-mêmes et les prêtaient avec intérêt à leurs voisins, ils finiraient leur jour dans un pénitencier, mais pas nos amis de Wall Street – c'est exactement ce qu'ils font et on les retrouve en train de tirer les ficelles à la Maison Blanche. Le génie de l'arnaque de l'argent est qu'il est visible comme le nez au milieu de la figure. Quand on dit aux gens que les banques créent de l'argent à partir de rien et qu'ils touchent des intérêts dessus, les bonnes gens restent incrédules. "Ça ne peut être aussi simple !" Et c'est là que réside le problème – personne ne veut croire qu'il a été asservi aussi facilement.

Culture



"La culture est un effort pour cacher le mystère en le remplaçant par la mythologie"
Terence McKenna

Comme Terence aimait à le dire, "la culture n'est pas notre amie". Elle existe en tant que tampon de l'expérience authentique. En créant des communautés de plus en plus larges, l'expérience spirituelle directe du chaman a été remplacée par les prêtres des religions. Les battements des tambours et la sueur ont été échangés avec le tintamarre numérique. Les contes locaux ont été remplacés par les superproductions d'Hollywood, la pensée critique par un dogme académique.

Si l'argent représente les chaînes de la matrice, la culture est son système opératoire. Filtrée, centralisée, incroyablement manipulée, elle englue tous leurs mythes en les regroupant en un énorme récit de contrôle social duquel seules les âmes les plus courageuses tentent un jour ou l'autre d'échapper. Il est relativement simple de remarquer la manipulation quand on regarde le patriotisme, la religion ou l'argent. Mais quand elle est prise comme un tout, notre culture semble aussi naturelle et aussi intemporelle que l'air que nous respirons, si intriquée avec notre propre conception qu'il est souvent difficile de voir où nous finissons individuellement et où commence notre culture.



Échapper aux griffes des contrôleurs


Certains pourraient se demander pourquoi nos 'grands esprits' ne parlent ni ne débattent autour de ce réseau invasif de contrôle. Un érudit pré-socratique, Peter Kingsley l'explique très bien :


"Tout devient clair une fois accepté le fait que le monde intellectuel dans son ensemble n'est pas concerné par la découverte de la vérité,encore moins par sa recherche. C'est juste une apparence décorative. Ce qui l'intéresse uniquement est de nous protéger des vérités qui peuvent mettre en danger notre sécurité ; et il le fait en perpétuant nos illusions collectives à un niveau bien plus profond que celui dont sont conscients les érudits".

Celui qui a découvert l'eau n'était certainement pas un poisson. Quitter 'l'eau', ou la caverne de Platon demande du courage et de savoir qu'il existe quelque chose au-delà du réseau de contrôle. Il y a plus de 2300 ans, Platon a décrit le processus d'une séparation d'avec la Matrice dans l'allégorie de la caverne comme un processus lent, éprouvant, qui ressemble au fait de marcher sur une plage ensoleillée après avoir passé des années dans une cave à regarder du Kabuki [pièce de théâtre japonais avec personnages caricaturaux, NdT]

Comment expliquer cet éveil ? Comment décrire la sensation de nager dans l'océan à la tombée de la nuit à ceux qui n'ont jamais vu d'eau ? Ce n'est pas possible, mais ce qu'on peut faire est de leur entrouvrir une fenêtre et si suffisamment de fenêtres s'entrouvrent, l'illusion commence à perdre de son attrait.

**********************


* Note : L'auteur de l'article ne croit pas si bien dire. Vous aurez plus d'infos en lisant "Le dieu de la Bible vient des étoiles" (LIEN). Le "dieu" de l'ancien testament ("Elohim" ou "Yahvé") n'a rien de divin... Bien des croyances sont remises en question à la lecture de ce livre.

13 commentaires:

  1. Coucou Hélios, je viens de tomber sur ça : http://www.lelibrepenseur.org/2014/08/05/tetanos-le-livre-choc-qui-detruit-le-mythe-du-vaccin/

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    1. Sûrement très intéressant. À offrir d'urgence à son médecin.

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    2. Très intéressant

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  2. A lire ce genre d'article, préférablement, le suicide doit être immédiat.A quoi bon vivre, puisque selon ces propos. tout est inutile..

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    1. Où est-il écrit que tout est inutile ?

      Il faut sortir de la caverne, découvrir les réalités et réagir face aux illusions créées par la matrice.

      Bon courage.

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    2. DDJulien
      Tout a fait d'accord avec toi...

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    3. c'est ca! et continuer a ouvrir des fenêtres afin de laisser entrer la lumiere de la véritable raison de vivre:l'evolution de la conscience'de notre "moi" interieur a trvavers la vérité.non?

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  3. Ciao Helios, Il me semble de n'avoir jamais vu sur ton site des articles sur :
    OPPT, ONE PEOPLE'S PUBLIC STRUST, et encore sur UCC UNION COMMERCIAL CODE
    J'ai cherchè en francais, mais je ne pas trouvé, en Anglais et on italien tu trouves a lot of news
    Tu serais tres surprise. On est encore plus esclaves.... depuis 1933
    C'est pour moi, la new plus importante que j'ai jamais lu, depuis longtemp et ca regarde chaque personne
    Alo tu everybody. Let me Know
    Ciao Loriana

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    1. Salut Loriana,

      J'ai trouvé ça en français :

      http://oppt-france.blogspot.fr/

      Mais la situation n'a pas vraiment évolué. Les banques sont toujours au contrôle des pays.

      Si tu as des liens en anglais, je veux bien les lire.

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    2. J'ai des liens en italien, mais la situation ait evoluè

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  4. Quand on dit aux gens que les banques créent de l'argent à partir de rien et qu'ils touchent des intérêts dessus
    Suivant ce passage, la récente crise des subprimes et les faillites des banques serait une façon détournée pour redresser le système !!
    On a alors demandé au peuple de venir renflouer les banques avec notre argent à nous !!!
    Nous, nous ne fabriquons pas de monnaie !!! En fait c'était surtout pour retirer le trop plein d'argent en circulation afin d'assainir le marché déséquilibré par la goinfrerie des banques !!!
    68WS

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    1. Mais si nous fabriquons de la monnaie tous les jours , à chaque fois que nous achetons un objet avec de l'argent qui retourne à la banque et qui va pouvoir le prêter tout ce qui il y a de plus officiellement !

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  5. La minorité Yazidie fuit à travers les montagnes arides du nord de l'Irak les djihadistes de l'État islamique

    SINJAR (nord de l'Irak) - 5 août 2014 - A travers les montagnes arides du nord de l'Irak, des familles entières, en plein exode.

    Elles sont issues de la communauté Yazidie, une minorité kurdophone adepte d'une religion pré-islamique.

    Tout comme les chrétiens du nord du pays, ces milliers de personnes ont abandonné leur habitation, à l'arrivée des combattants de l'État islamique dans la ville de Sinjar.

    Le plus grand risque désormais: mourir de faim et la soif dans ces zones désertiques. Des dizaines d'enfants auraient déjà succombé, tandis que près de 800 personnes ont réussi à rejoindre la Turquie.

    Afin d'éviter un génocide, les États-Unis ont annoncé des largages de vivres au-dessus des montagnes et des frappes ciblées contre les djihadistes. Mais pas d'intervention au sol.

    Obama, influencé par la matrice pour mettre fin au génocide.

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