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samedi 16 août 2014

Effets biologiques des radiations de Fukushima sur la nature sauvage


Effets biologiques des radiations de Fukushima sur les plantes, les insectes et les animaux




14 août 2014

Traduction par Hélios pour le BBB.

À la suite du meltdown de la centrale nucléaire de Tchernobyl, il a fallu un long délai pour obtenir des échantillons biologiques, ce qui a limité l'information qu'on pouvait en tirer des impacts de cette catastrophe historique. Déterminés à ne pas se faire répéter les lacunes des études de Tchernobyl, des scientifiques ont commencé à rassembler des relevés biologiques juste quelques mois après le désastreux meltdown de la centrale de Fukushima Daiichi de 2011. Les résultats de ces études commencent maintenant à révéler les sérieux effets biologiques des radiations sur des organismes non-humains depuis les plantes jusqu'aux papillons et aux oiseaux.



Une série d'articles résumant ces études a été publiée aujourd'hui dans le Journal of Heredity. Elles décrivent des impacts étendus, allant de déclins de population à des dommages génétiques, en réponse aux mécanismes de réparation qui aident les organismes à faire face à l'exposition radioactive.



"Un nombre en augmentation de résultats empiriques sur des études portant sur des oiseaux, des singes, des papillons et d'autres insectes suggère que certaines espèces ont été touchées par les rejets radioactifs en lien avec la catastrophe de Fukushima", a déclaré le Dr Timothy Mousseau de l'université de Caroline du sud, qui dirige l'une de ces études.




Et surtout, ces études fournissent un point de comparaison pour une recherche future sur les effets d'une exposition de l'environnement à un rayonnement ionisant.



L'hypothèse courante de toutes les études publiées est qu'une exposition chronique (à faible dose) à un rayonnement ionisant entraîne des dommages génétiques et une augmentation des taux de mutation dans les cellules reproductrices et non-reproductrices.



L'une des études (Hayashi et coll 2014) a établi les effets des radiations sur le riz en exposant des semences saines à de faibles radiations gamma sur un site contaminé de la préfecture de Fukushima. Au bout de trois jours, un certain nombre d'effets ont été observés, dont une activation des gènes d'auto-protection, allant d'une réplication et d'une réparation de l'ADN en réponse au stress, à une mort des cellules.



"La conception expérimentale employée dans ce travail procurera un nouveau moyen de tester la manière dont le génome complet du riz répond à un rayonnement ionisant dans des conditions réelles", a expliqué le Dr Randeep Rakwal de l'université de Tsukuba au Japon, l'un des auteurs de l'étude.



Une autre équipe de chercheurs (Taira et coll 2014) a examiné la réponse du papillon Pseudozizeeria maha (pale grass blue en anglais), l'une des espèces de papillons les plus communes au Japon, à l'exposition aux radiations sur le site de Fukushima. Ils ont découvert une réduction de sa taille, une croissance ralentie, une forte mortalité et des défauts morphologiques aussi bien à Fukushima que sur des papillons élevés en laboratoire dont les parents ont été recueillis sur le site contaminé.



Papillon Pseudozizeeria maha, espèce très courante au Japon


L'étude sur les papillons a inclu de multiples sources d'exposition. "Des larves non-contaminées nourries avec des feuilles provenant de plantes hôtes prélevées près d'un réacteur ont montré de forts taux d'anomalies et de mortalité", explique le Dr Joji Otaki de l'université de Ryukyu à Okinawa. Certains résultats suggéraient aussi une évolution possible vers une résistance aux radiations chez les papillons de Fukushima.



Un compte-rendu d'études génétiques et écologiques sur une gamme d'autres espèces, tant à Tchernobyl qu'à Fukushima (Mousseau 2014) a révélé des conséquences importantes des radiations. Le recensement à Fukushima des populations d'oiseaux, de papillons et de cigales a montré des déclins majeurs attribuables à l'exposition aux radiations. Des effets morphologiques, comme des plumes aberrantes sur les hirondelles, ont été également observés. Les auteurs suggèrent que des études à long terme à Tchernobyl pourraient prévoir probablement les effets dans l'avenir du site de Fukushima.



Toutes ces études soulignent le besoin d'une surveillance précoce et suivie sur les sites de rejets radioactifs accidentels. "Des analyses détaillées des impacts génétiques sur les populations naturelles pourraient fournir l'information nécessaire pour prédire le temps de récupération des communautés sauvages de Fukushima ainsi que de tous les sites d'accidents nucléaires futurs", a ajouté Mousseau. "Il y a un besoin urgent de s'investir davantage dans une recherche scientifique basique sur les animaux et plantes sauvages de Fukushima".

2 commentaires:

  1. MAIS comme chacun le sait, les oiseaux, les papillons, les insectes les poissons les graines volantes, restent après une catastrophe nucléaire, bien sagement sur le périmètre irradié et NE VONT PAS à l'extérieur de celui-ci contaminer d'autres sauvages ! ;.)
    Heureusement "on" arrive à canaliser les humains et les "inviter" à ne pas trop se reproduire pendant trois générations au moins ! OUF ...
    ON est prêt pour le prochain accident ...

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  2. Tous ces "impacts" dramatiques, le sont d'autant plus , Ici voici le pourquoi , même si peut être vaguement hors sujet... perso, je ne le pense pas car cela fait partie des maillons qui au final forment la chaîne de la vie, ici et maintenant .
    http://www.energie-sante.net/fr/sf/SF005_plantes-et-signatures-frequentielles.php

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