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mercredi 30 juillet 2014

Accouchement médicalisé... le dangereux parcours de la combattante

Article de Michel Dogna extrait de la newsletter n° 102 d'AlternativeSanté.

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ACCOUCHEMENT MÉDICALISÉ... LE DANGEREUX PARCOURS DE LA COMBATTANTE


L’accouchement médicalisé a été tellement banalisé par la presse féminine que les femmes n’ont même plus idée qu’elles peuvent refuser toutes ces techniques qui les rendent totalement dépendantes des médecins et qui les dépossèdent du vrai vécu de leur accouchement.

Entrées à l’hôpital, elles se soumettent à toutes les directives qui leur sont imposées, pensant que plus l’accouchement sera contrôlé par une technologie ultra-moderne, plus il aura de chance d’être réussi.

Elles se livrent, corps et âmes, aux technocrates de l’accouchement qui, d’un bout à l’autre du travail, décideront de tout sans laisser au corps de la femme, ni au bébé lui-même, l’occasion de s’exprimer.

Elles se résignent à être des patientes allongées sur des lits d’hôpital, plutôt que des futures mères, en train d’enfanter activement.

Il serait temps que les femmes reprennent, elles-mêmes, les décisions concernant leur accouchement. Il serait souhaitable qu’elles reprennent le contrôle de leur corps et la responsabilité de leur bébé après la naissance. 

Pour cela, elles doivent être correctement informées sur la réalité des protocoles couramment employés dans les hôpitaux, sur leurs inconvénients et leurs effets secondaires, afin de choisir en conscience, l’accouchement qui leur convient le mieux.



La préparation psy : inexistante

Les statistiques montrent que les accouchements difficiles sont la plupart du temps liés à une absence de préparation psychologique. Ça se passe comme dans le sport de haut niveau où la réussite est programmée au niveau du corps par un film intérieur de l’épreuve dans tous ses détails, et cela d’une façon répétitive.

Or certaines femmes, parce qu’elles ont peur de l’accouchement, refusent d’y penser, ceci les privant de la programmation cellulaire indispensable au déroulement paisible de cet acte naturel.

Concernant la phase contractions préliminaires et dilatation du col, j’en profite pour mentionner le bain chaud bien connu qui atténue considérablement les douleurs et accélère la dilatation – mais il faut disposer d’une baignoire.

A noter aussi qu’il existe pour les perfectionnistes une méthode d’accouchement sans douleurs d’origine américaine : l’hypno-naissance enseignée en mini stages près de Toulouse par François et Julie Gerland au 05 61 68 33 82 ou 05 61 68 33 02.

Le soutien et les encouragements des proches et des « accompagnants » jouent également un très grand rôle. Ils sont rarement conviés. Les sages-femmes, outre leur compétence médicale, assurent un soutien psychologique important, mais elles n'ont plus le temps.

La position lithotomique : inepte

Que dire de l’accouchement en position dite lithotomique (allongée sur le dos, les jambes relevées) imposée aux femmes par le corps médical, parce qu’elle permet une meilleure visibilité ! Très inconfortable pour la parturiente, cette position multiplie au moins par dix les douleurs de l’accouchement.

Il a été institué que les femmes ont besoin de médicaments pour résister aux souffrances de l’accouchement, mais elles ont le droit de les accepter ou de les refuser. Durant le travail, il suffit pourtant de quelques mesures simples : marcher, changer de position et ne pas rester sur le dos... pour diminuer le besoin de médicaments et notamment de péridurale. Mais presque aucune clinique ne propose ce genre de « délassement ».

La péridurale : banalisée

Ah la péridurale ! Cette « merveilleuse » invention qui facilite la naissance reflète très bien la société dans laquelle nous vivons où tout fonctionne par le biais d’écrans protecteurs de la réalité, du « live ».

Ce menu séduisant, systématiquement proposé aux femmes, est de nature à les rassurer et les sécuriser. Pourtant cette technique délicate qui consiste à injecter un anesthésiant dans la moelle épinière est loin d’être anodine.
Aussi constate-t-on de temps en temps des femmes se retrouvant paralysées du bas du corps sur des périodes pouvant aller de 8 à 15 jours, ou avec des migraines intenses sur les mêmes périodes ; et tant pis pour celles sur qui cela tombe…

D’après l’American Journal of Obstetrics and Gynecology qui a fait paraître une étude concernant des femmes ayant choisi d’accoucher sous péridurale :
  • la première phase du travail a duré en moyenne deux heures de plus ;
  • la deuxième phase a duré une heure de plus ;
  • plus de la moitié de ces femmes ont eu besoin d’ocytocine pour intensifier le travail ;
  • quatre fois plus de femmes ont eu des bébés se présentant mal ;
  • deux fois plus de femmes ont eu recours aux forceps et ventouse ;
  • un quart d’entre elles (25%) a accouché sous césarienne (comparé aux 2% pour le groupe qui avait choisi un accouchement sans médication !).
Mais ce n’est pas tout. Le Dr Michel Odent - qui a dû s’exiler en Angleterre en raison de ses travaux trop dérangeants pour les pontes de l’establishment – a témoigné d’expériences effectuées sur des brebis et des truies que l’on a fait accoucher sous péridurale. Elles ne s’occupaient pas de leurs petits, et parfois même les tuaient. Bien sûr, cela ne veut pas dire que ceci soit valable pour la femme, mais quand même, il semble qu’il subsiste un reliquat de désordre hormonal émoussant quelque peu l’instinct maternel.
Quand aux nouveau-nés accouchés sous péridurale, l’on constate très souvent chez eux une grande agitation qui peut perdurer plusieurs semaines, comme si leur système nerveux avait été intoxiqué par la drogue au travers du placenta.

Les fabricants américains d’anesthésiques utilisés pour les péridurales se contentent de signaler que leur action à long terme sur le fœtus n’a pas été étudiée, pas plus que leur impact sur la vie ultérieure de l’enfant.

Pour ce qui est des effets immédiats, des études récentes ont montré de très nombreux effets négatifs sur les bébés dont les mères ont reçu des antalgiques : atteinte du système nerveux central, diminution des réactions sensori-motrices (qui peuvent affaiblir la création de liens avec l’enfant), perturbation de comportement alimentaire (la majorité des bébés souffrent de reflux gastrique), perturbation du réflexe de succion, abaissement du score aux tests de développement infantile, augmentation de l’irritabilité.

L'épisiotomie : systématique

Tout comme la rupture de la poche des eaux, l’épisiotomie fait partie du protocole. Or, contrairement à une idée reçue, l’épisiotomie ne diminue pas le risque de complications périnéales. Au contraire, elle le majore. Une étude parue dans The Lancet (décembre 1994) montre que l’épisiotomie est systématique, elle concerne 83% des accouchées et que l'on observe, post-partum, davantage de réparations chirurgicales, de douleurs périnéales et de complications de cicatrisation chez les adeptes de l'épisiotomie systématique que dans les établissements où cette pratique est réfléchie. Dans ces établissements, 30% seulement des parturientes la subissent.

Les injections d’ocytocine, pour accélérer la dilatation du col, ne laissent pas aux tissus le temps de s’imprégner d’hormones et de se détendre correctement. C’est cette médication de gens pressés qui implique systématiquement le recours à l’épisiotomie. Pour que la mère échappe à la déchirure périnéale et à l’épisiotomie, il faut qu’elle soit en position verticale (accroupie, à quatre pattes) pour travailler avec la pesanteur et non contre elle. De cette manière, la tête du bébé étire lentement le périnée, sans provoquer de déchirure.

L'expulsion : le réflexe contrarié

Lorsqu’une femme accouche dans une parfaite intimité, on assiste au moment des dernières contractions précédant l’arrivée du bébé, à un réflexe d’éjection du fœtus. Souvent, juste avant l’orage de la naissance, les femmes expriment une peur d’une façon plus ou moins directe (j’ai peur, je vais mourir ou qu’est-ce qui se passe ?).

Si, pendant cette brève phase de transition, il n’y a aucune interférence, si la femme peut exprimer sa peur librement, les fortes contractions d’éjection surgissent dans toute leur efficacité. C’est ce que Michel Odent appelle « la peur physiologique ». Lors de la dernière contraction, la future mère est souvent debout, penchée en avant, appuyée sur un meuble, suspendue à quelque chose ou a quatre pattes. Les déchirures sont très rares après un véritable réflexe d’éjection car les femmes trouvent des positions qui permettent une distension harmonieuse de la vulve.

La séparation de la mère

La préoccupation majeure, lors d’une naissance douce, doit être de ne pas perturber le couple mère-bébé et de ne pas avoir d’attitude agressive envers le nouveau-né.
  • Dans les hôpitaux, on est généralement pressé de couper le cordon, alors qu’on devrait attendre que le sang ne batte plus à l’intérieur pour le faire.
  • On aspire le bébé, même s’il crie énergiquement alors qu’il n’y a aucun inconvénient à le laisser crachoter des glaires pendant un jour ou deux.
  • On évalue le « score d’Apgar » : on lui met des gouttes dans les yeux, on le pèse, on recherche des malformations… et peut-être lui fait-on une discrète piquouse de je ne sais quel vaccin.
  • Puis on le sépare de sa mère pour qu’elle se repose.
Toutes ces pratiques réduisent, de façon subtile, le contact mère-bébé. Après une naissance naturelle, la mère est éveillée et consciente, dynamisée par l’accouchement et désireuse de passer du temps avec son bébé sur son ventre, pour le toucher, le regarder, le nourrir, tandis que le bébé a besoin de la présence réconfortante de sa mère et de sa chaleur, de son contact, de sa voix, de son odeur. L’exaltation qu’éprouvent beaucoup de femmes après leur accouchement les aide à dépasser leur épuisement.

Quand la sage-femme est remplacée par un obstétricien

L'obstétricien ne devrait intervenir qu’en cas de problème…
- Les pays qui ont les plus faibles taux de mortalité maternelle et périnatale sont ceux qui ont les taux les plus élevés d’accouchements suivis par des sages-femmes (Pays-Bas, pays scandinaves, Japon).

- Les pays qui ont les taux les plus élevés d’obstétriciens ont les taux les plus élevés de césariennes (États-Unis 25%).

- L’OMS conseille de faire appel à des sages-femmes pour le suivi de la grossesse, la naissance et les soins du nouveau-né. Les résultats sont alors meilleurs pour les mères et pour les bébés car les sages-femmes proposent une surveillance prénatale personnalisée. Elles respectent la naissance en tant que processus normal et encouragent à faire des choix éclairés. Elles offrent aux femmes désirant des accouchements normaux, naturels et doux, une surveillance compétente de la grossesse.

L'hôpital est-il l'endroit le plus sûr pour accoucher ?

- Une étude américaine portant sur 242 000 naissances à l’hôpital et 2 200 naissances à la maison montre un taux de mortalité infantile de 12 ‰ dans les hôpitaux, contre 4 ‰ dans les naissances à domicile planifiées (Centre américain de surveillance des maladies).

- Une autre étude menée par le Dr Lewis Mehl-Madrona prouve que les complications et les interventions sont beaucoup plus fréquentes à l’hôpital qu’à la maison.

- Parmi les mères accouchant à la maison, 5% seulement reçoivent une médication contre 75% parmi les mères hospitalisées.

- Il y a 3 fois plus de césariennes à l’hôpital que dans les naissances planifiées à domicile puis transférées à l’hôpital.

- Le taux de détresses fœtales, d’infections néonatales et de lésions dues à l’accouchement est plus élevé chez les bébés nés à l’hôpital.

- Le taux d’épisiotomies est 10 fois plus élevé chez les mères hospitalisées et elles souffrent 2 fois plus souvent de déchirures périnéales graves dues à l’utilisation des forceps et à la position lithotomique.

- L’OMS estime que les hôpitaux qui ont un taux de césariennes supérieur à 10% interviennent trop souvent dans le déroulement de l’accouchement.

Ces études, comme bien d’autres, soulignent qu’il faut réexaminer la croyance générale qui fait croire que l’hôpital est le lieu le plus sûr pour accoucher ! Et pendant ce temps, on fait la guerre aux sages femmes et à l’accouchement à domicile !

28 commentaires:

  1. Merci Hélios, cet article tombe à cœur.
    Mais j'ai encore quelques questions par exemple pour les vaccins. Comment protéger son nouveau né d'une vaccination à la naissance? quelqu'un aurait il un conseil? Une "lettre type" à remettre au médecin lors ou avant l'accouchement stipulant refuser toute vaccination?
    Comment leurs dire ne ne pas couper le cordon tout de suite et de laisser l'enfant à leur mère?
    Merci

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    1. Le mieux pour les vaccins, je pense, est de dire qu'ils seront faits par le médecin "référent" plus tard. Sinon, faire faire un certificat avant si le médecin référent n'est pas favorable aux vaccins, ou rédiger soi-même un papier disant que les parents prennent la responsabilité d'une non-vaccination (pour préserver l'enfant, mais ça, ne pas le dire...)
      Pour le cordon et le fait de laisser le bébé à sa mère (un quart d'heure pour le cordon), le mieux est de le demander avant, quitte à rédiger un courrier pour le service de maternité. Il existe peut-être, ô miracle, des services où cela est respecté. Je l'espère pour ton petit à naître.

      Bravo au futur papa qui vient poser ces questions...

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    2. J'aime bien ce blog, les personnes qui ont la science infuse ont mon admiration.
      Quand votre épouse accouche dans l'antre de l'accouchement sans césarienne, ( oui ça existe ) vous ne vous doutez pas un instant ou vous avez mis les pieds.
      Quand après des heures en salle de travail, et que le monitoring est entrain de faire voir aux toubibs qu'il y a un sérieux problème et que le coeur du bébé en a ras le bol de leurs conneries et qu'il est entrain de lâcher la rampe !
      Que le toubib décide sur le champ de pratiquer une césarienne en toute urgence pour sauver la vie du gosse, en précisant qu'il le fait pour le gamin mais pas pour sauver la vie de la mère, vous avez envie subitement de découper ce toubib en petites lanière au scalpel, et vous ne bougez pas, car cela risque de compliquer la situation !
      Vous avez raison, les hôpitaux ne sont pas endroits fréquentable !
      Henri

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  2. PARTIE 1 - Article exceptionnellement important. Les chiffres mentionnés sont écrasants.
    On entre au cœur du système de contrôle, et encore une fois on voit quel est notre pouvoir, et qu’il dépend de notre seule volonté individuelle. Pas des « maîtres du monde », qui ne sont rien si nous cessons de remettre notre pouvoir entre leurs mains. Et ce jour approche.

    L’accouchement, je veux dire la naissance, était encore il y a une génération un domaine maîtrisé par les femmes et leurs bébés. Nous ne parlions d’anesthésie péridurale qu’au cas où une césarienne se serait avérée nécessaire, pour éviter l’anesthésie générale. La péridurale n’était pas gratuite. Tous ces actes médicaux au nom du progrès font monter en flèche les honoraires facturés par les médecins, ils auraient dû susciter la méfiance depuis longtemps.

    En une seule génération, l’acceptation par les femmes d’être elles-mêmes des produits dans la grande fabrique du consentement signifie qu’elles y soumettent aussi leur bébé avant même qu’il soit né, avant même qu’il soit en mesure de choisir, d’avoir une chance de connaître et d’exprimer sa propre volonté. Ce n’est pas un choix individuel.

    Comme lors des fameuses photos avec le père Noël, où nous avons vu des enfants pleurer de détresse, terrifiés par la violence tranquille de la « socialisation » au sein de la Caverne, sans espoir d’obtenir aucun secours de leurs parents béats de conformité.

    L’accouchement artificiel est vendu au Peuple comme un moyen d’éviter LA DOULEUR.
    En réalité il fait partie du Mind Kontrol de routine appliqué à toute la population, accepté, reproduit et imposé PAR LE PEUPLE LUI-MÊME à ses propres enfants.

    L’accouchement artificiel est en fait une programmation parfaite, à la fois à l’institutionnalisation de l’EUTHANASIE et à la SUPPRESSION DE LA PROCRÉATION NATURELLE. Sous couvert d’éviter à la femme la douleur.
    Car ce n’est pas LE CORPS qu’on veut à tout prix préserver, comme le pensait récemment une infirmière qui postait sa vision sur l’euthanasie (http://bistrobarblog.blogspot.fr/2014/06/une-larme-ma-sauvee-ou-le-vecu-dune.html#comment-form).

    Ce qu’on veut à tout prix, c’est éviter la douleur. Et bien plus la douleur perçue par ceux qui la regardent, que celle ressentie par ceux qui la vivent.
    Et c’est au nom de la suppression de la douleur aussi qu’on préconise d’institutionnaliser l’euthanasie. Tout le contraire de la préservation du corps, puisqu’on prétend supprimer le corps d’une personne « en fin de vie » dans le but de supprimer sa douleur !

    Non, ce n’est pas exact : on veut supprimer la douleur NATURELLE, et ne laisser subsister que l’autre douleur, la douleur artificielle.
    Plus on se bat pour supprimer chez les Humains la douleur naturelle, plus les moyens de leur infliger une douleur artificielle sont perfectionnés, que ce soit dans le domaine de la nouvelle « war on terror », ou dans le domaine médical.

    Quand vous êtes hospitalisé, outre les différentes technologies qui vous torturent en continu pour votre bien, une personne en blouse blanche vous dit plusieurs fois par jour « pardon, je vais vous faire mal », comme s’il n’y avait aucune alternative à cette norme. La douleur artificielle est… naturelle.
    En même temps, la même personne verse régulièrement de la morphine dans votre perfusion « parce qu’il faut traiter la douleur ». C’est encore elle qui contrôle à votre place quelle sorte de douleur vous devez ou non ressentir.

    Angèle Lieby témoigne du degré de la violence qu’on peut subir à l’hôpital avec ces mots : « Ce que je vis ne peut pas exister, car c'est contre l'ordre des choses : l'hôpital n'est pas, il ne peut pas être un lieu où l'on torture des innocents. »

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  3. PARTIE 2
    « …position dite lithotomique (allongée sur le dos, les jambes relevées) imposée aux femmes par le corps médical, parce qu’elle permet une meilleure visibilité » :
    Comme sont imposés d’autres actes invasifs et très douloureux qui laissent des séquelles et augmentent les risques. On force le corps humain à s’adapter à la technique et au confort des experts, alors qu’il faudrait choisir l’inverse. Même démarche que l’élevage et l’agriculture.

    « Après une naissance naturelle, la mère est éveillée et consciente, dynamisée par l’accouchement et désireuse de passer du temps avec son bébé sur son ventre, pour le toucher, le regarder, le nourrir »
    Oui : elle n’est pas fatiguée car l’expulsion lui donne accès à la « Force », et elle veut aussi se lever, se doucher et marcher, pas être traitée comme une patiente horizontale, et pas qu’on prétende venir lui enlever son bébé pour qu’elle se « repose ».

    « Elles se livrent, corps et âmes, aux technocrates de l’accouchement qui, d’un bout à l’autre du travail, décideront de tout sans laisser au corps de la femme, ni au bébé lui-même, l’occasion de s’exprimer. »
    C’est ce naufrage que j’ai aperçu en écoutant une jeune femme que j’aime me raconter récemment son accouchement sous péridurale : elle n’a pas ressenti à quel moment il fallait pousser et comment, tout a dû lui être fourni sous forme d’instructions par le personnel médical.
    Mais ce qui m’a encore plus frappée, c’est de sentir que sa motivation était LA PEUR : en associant accouchement avec douleur extrême, on a programmé les femmes à avoir peur de leur propre pouvoir de donner naissance à d’autres Humains, jusqu’à demander elles-mêmes qu’on leur enlève leur pouvoir. Problème-réaction-solution.

    Mettre à ce point en avant la douleur, c’est éviter de regarder que l’essentiel de la douleur est un produit de la peur.
    On ne parle plus que de l’accouchement, alors que l’événement réel est la naissance.
    On ne parle plus que du moyen, comme si on avait oublié la fin…
    Un accouchement médicalisé se fait à deux, la mère et le professionnel. Une naissance se fait à deux, la mère et son enfant. Dans le meilleur des cas, à trois : la mère, son enfant et le père de son enfant.
    La médicalisation est aussi une des formes de l’exclusion du père !

    En écoutant cette jeune maman j’ai vu qu’on était en train de faire perdre aux femmes leur mémoire, leur compétence, leur place, le lien avec leur enfant, et bien plus encore. J’ai compris que dans peu d’années, avec la disparition programmée des hôpitaux et les perturbations qui s’annoncent sur la planète Terre, les jeunes mères n’auront plus de références pour s’extraire de cette peur artificielle et donner naissance naturellement.
    Pourquoi nous inquiéter des intentions des « élites » au sujet de notre espèce, si nous collaborons nous-mêmes à sa disparition ?

    Tant que nous, les mères des filles d’aujourd’hui, serons en vie, nous pouvons leur parler, nous pouvons encore leur dire la vérité, leur transmettre la mémoire de leur propre savoir, pour qu’elles sachent comment le retrouver en temps utile. Même si elles nous écoutent distraitement dans l’immédiat. Tant que notre génération n'aura pas disparu, il est en notre pouvoir de ne jamais renoncer.

    Brigitte

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    1. Transmettre la mémoire de notre savoir, très important, merci Brigitte.

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    2. Merci Brigitte d'avoir si bien développé le sujet (comme d'habitude).

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  4. Le jour de la naissance de notre enfant a été le plus beau jour de notre vie, de ma vie ! C'était en plus le jour de la fête des mères ! J'avais fait le choix depuis longtemps d'accoucher a la maison. 2 sages femmes formidables, qui ont suivi toute ma grossesse, m'ont assisté. L'accouchement a été rapide et s'est très bien passé. Piscine en plastique dans la cuisine, eau chaude. Monter et descendre les escaliers, m'accroupir etc... on aidé a l'ouverture du col de l'utérus. De toute façon la douleur est tellement intense quand on s'allonge sur le dos (2 fois durant cette journée j'ai du le faire afin que les sages femmes voient ou en était la dilatation et quand je vois que ces pauvres femmes sont allongées tout le long du travail j'ai de la peine pour elles, si elles savaient !!!). Mon mari a beaucoup participer, notamment pour m'aider a me relever lol et me soutenir.

    Mon enfant ne m'a jamais quitté depuis sa conception. Juste le temps de prendre une douche et de le retrouver, je n'ai même pas pu le quitter des yeux de toute la nuit dans notre lit tellement j'étais heureuse et encore incrédule de sa présence a mes cotes désormais. Il a dormi avec moi tout le temps de son allaitement (2 ans) et plus encore après. J'ai du me "battre" contre les gens qui me disaient que j'étais dans l'erreur et en train d'en faire un enfant dépendant etc.. etc.. etc.. Alors que tout mon être me criait que j'étais dans l'erreur les 2 fois ou j'ai essayé de le faire dormir dans son petit lit a barreaux (une prison deja) et qu'il pleurait et m'appelait. Car qu'est-ce que j'allais lui "enseigner" en le laissant pleurer et m'appeler sans réagir, sans aller vers lui ? A ne plus avoir confiance en moi. J'appelle et personne ne vient. Qu'est-ce que ce monde ou l'on ne répond pas a un cri de détresse ? Il a dormi dans sa propre chambre vers ses 3 ans, quand pour lui ca n'a plus été un "problème" quand il était pret voila tout.

    Il n'a reçu aucun vaccin ni vitamine K que l'on recommande a la naissance.
    Il se porte aujourd'hui a merveille et n'a jamais été malade. Il a 13 ans. Je suis fière d'avoir fait ce choix, fière de faire partie de ces femmes qui ont garder le contrôle de leur vie, de leur corps et de leur instinct.

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    1. Merci Valérie pour ton témoignage. Puisse ton expérience en motiver d'autres. Chaque maman sait instinctivement ce qui est le mieux pour son enfant, même si ce n'est pas ce que dit la "vox populi".

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  5. Merci , j'ai beaucoup apprécié cet article , je fais des voeux pour que cette prise de conscience soit générale !

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  6. http://www.dailymotion.com/video/x2250ra#user_search=1

    Doc Arte: Mon docteur indien

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  7. https://www.youtube.com/watch?v=VPsdeqlv_eo

    Doc: Le premier cri

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  8. "je n'ai même pas pu le quitter des yeux de toute la nuit dans notre lit tellement j'étais heureuse et encore incrédule de sa présence a mes cotes désormais."

    Oh Valérie, j'ai vécu la même chose que toi. Je ne pouvais pas cesser de le regarder, de chercher à le comprendre, et il me montrait qu’il s'en rendait compte !
    Mais comme j'étais à l'hôpital dans une chambre à deux, et que l'autre maman râlait après son bébé qui "l'empêchait de dormir", nous nous sommes promenés toute la nuit dans les couloirs de l'hôpital. Depuis le temps que j'attendais de le tenir dans mes bras, moi il ne me dérangeait pas... Au matin le lait s’éjectait tout seul dès qu’il chuchotait le moindre son.

    Comme j'avais prévu de déjouer tous les pièges avec ma sage-femme bien avant l'accouchement, mon enfant lors du premier examen n'avait pas eu la rampe de 12 spots braquée sur ses yeux pour l'aveugler. Alors il regardait avidement tout ce qu'il voyait, et il me parlait intensément avec ses yeux. Il parlait tellement au fond des yeux qu'un jeune interne a dit: "il me fait peur"... Le premier choc.

    Valérie, en publiant ton expérience, tu donnes à des jeunes mamans une réponse qui leur reviendra en mémoire au moment où elles en auront besoin, c'est sûr.
    Oui Hélios, chaque maman sait ce que demande son enfant, elle doit faire confiance à sa compétence, celle de l'amour, et ne pas se laisser intimider.

    Bises à vous deux
    Brigitte

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  9. Combien de papa aujourd'hui peuvent se "vanter" d'avoir tenu (ne fusse que quelques instants) leur (!) enfant dans leurs mains ?
    On doit approcher le zéro absolu ...
    Et les mecs il est temps de nous réveiller ....

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  10. Mon mari a pu tenir son premier enfant qu'il a eu avec une autre femme avant que nous ne nous rencontrions (elle l'a mis a la porte 2 ans et demi après) ll a pu tenir son enfant dans ses bras tout de suite et pour cause, son ex compagne (on se demande toujours pourquoi elle voulait avoir un enfant !) a eu ses mots lorsque le docteur a posé son enfant sur elle : "Enlevez-moi cette horreur de la !!!" Pauvre enfant ! Il n'a cessé d'être malade a partir de la, toujours des problèmes bronchites, grippes etc... Pour moi c'est la "non reconnaissance de sa mère", ce rejet, et le fait qu'il n'ait pas pu "sentir" l'odeur de sa mère et elle, en faire de même avec lui. Inutile de dire qu'il n'a pas été allaité. Bien sur c'est un enfant qui a été vacciné toute sa vie et toujours a prendre des médicaments, même tout petit pour qu'il ne fasse pas de cauchemar et qu'il ne réveille pas sa mère. C'était il y a plus de 20 ans, mais ca me retourne encore le coeur d'évoquer cette triste histoire.

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  11. Et les liens très forts qui unissent la mère a son enfant, s'ils sont respectés et honorés, nous amène a parler de la télépathie. Je peux vous dire que nous avons eu de nombreuses expériences de télépathie mon fils et moi... il "entendait" ce que je pensais alors qu'il était dans une pièce et moi dans une autre. La première fois, ça m'a totalement bluffé. Je n'en revenais pas. J'etais en train de m'inquiéter pour quelque chose, je ne sais plus quoi exactement, et j'entends mon fils me dire a haute voix : "Ne t'inquiète pas maman, tout va bien aller". Je suis restée bête, lui faisant répéter ce qu'il venait de dire, jusqu'à ce que je comprenne ce qui venait de se passer. Peut-être me l'avait-il dit "en silence" la première fois et n'ayant rien "entendu" il me l'a dit a haute voix ensuite. Une fois que j'ai compris ce qui venait de se produire, j'y ai prêté plus d'attention par la suite et je n'ai pas "rejeté" cette capacité qui est en chacun de nous, je l'ai "reconnue" et "honorée" et maintenant on "s'entend" très bien tous les deux. Car cela a continué et perdure encore aujourd'hui :)

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  12. A défaut d'être sage, femme, ou soignant, ma seule approche de la question est celle de mari et père. Et de fils et gendre. Oui, il y a une surmédicalisation des naissances, et cela ce rattache à un climat général de "principe de précaution" qui pousse à mettre en oeuvre des moyens autant qu'à obtenir des résultats. Il faut mourir selon le protocole. Qui d'entretient aussi une une angoisse de l'accouchement. Mais est-ce si nouveau. Les mères des gens de ma génération, nées entre 1900 et 1920 ont gaillardement expliqué à leurs progéniture "ce qu'elles avaient souffert et risqué pour nous" avec des accouchement à domicile dans des conditions parfois précaires. Et de fait, la mortalité des jeunes mamans était bien réelle. Alors, quand il y a des difficulté, un environnement médical, ça rassure. Il est vrai que, notre aîné étant né alors qu'elle était anesthésiée, ma femme a mis quelques heure à vraiment s'y 'attacher, mais notre vie familiale étant par ailleurs sereine, tout s'est remis en ordre.
    Il n'y avait pas alors la furie d'examens et contrôles actuels qui pousse à multiplier les amniocentèses (à but eugénique) et l'échographie balbutiante n'était pratiquée que dans des situations risquèes.

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  13. "Les mères des gens de ma génération, nées entre 1900 et 1920 ont gaillardement expliqué à leurs progéniture "ce qu'elles avaient souffert et risqué pour nous""

    C'est vrai Pierre, ce n'est pas nouveau. Mais en jetant un oeil sur l'historique des violences faites aux femmes pendant l'accouchement, en différentes époques et lieux, on comprend pourquoi nos aïeules transmettaient cette souffrance imprimée dans la mémoire collective.
    La technique dite moderne appliquée à l'accouchement n'a fait que légitimer une violence sur la femme qui existe depuis des lustres.

    « Pendant des siècles, la femme incarna le maléfice »... On a bien brûlé des quantités de sorcières, mais où sont les sorciers qui ont été brûlés ?
    Et la raison en est simpliste : la femme a le "pouvoir" de donner naissance, et on n'a eu de cesse de trouver comment lui retirer ce pouvoir.

    Si vous étiez femme, vous auriez le souvenir de différentes paroles d'hommes entendues au cours de votre vie, qu'ils soient obstétriciens, maris ou simples candidats au viol... des paroles de rage parce qu'ils croient que vous avez le pouvoir de donner la Vie, alors que votre condition de femme ne vous donne que le pouvoir de donner naissance...
    Donner la Vie, n'importe qui peut le faire : il suffit d'aimer l'enfant.

    Brigitte

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    1. Biologiquement même, la femme donne plus que l'homme au nouveau né: il y a dans les cellule un ADN qui n'est transmis que par elle. Et puis je reconnais qu'il y a chez vous, Mesdames, un qualité d'amour particulière.

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  14. Gen 3.16 : "Il dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi."

    Je serai curieuse d'avoir la traduction correcte de l'auteur du livre "le dieu de la bible vient des étoiles". Car c'est à partir de cette phrase de la Genèse que s'est perpétué le mythe de l'accouchement douloureux...

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  15. Hypothèse: la difficulté de la gestation consécutive au péché ne vient-elle pas de la dysharmonie que celui-ci a introduite entre les humains et la nature? (voila que je fais de l'éxégèse biblique :) )

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  16. "Et puis je reconnais qu'il y a chez vous, Mesdames, UNE QUALITÉ D'AMOUR PARTICULIÈRE."

    Pierre, vous venez de soulever le vrai problème : celui qui se cache derrière la chasse aux sorcières et la rage que ressentent certains hommes de NE PAS POUVOIR ENFANTER.
    (J'ai même entendu ce cri de rage de la part d'un psychiatre !)

    Ceux-là poursuivent les femmes de leur haine, mais ce n'est pas à cause de leur sexe, ce n'est pas parce que la condition féminine serait la source de tous les maléfices dont ont été accusées les femmes. Du "péché originel" et de la "sorcellerie" qu'on leur a mis sur le dos.

    Non, c'est parce que enfanter, vu de l'oeil d'un psychopathe, c'est avoir un POUVOIR DE CONTRÔLE. "Le" pouvoir de contrôle ultime.
    Or le psychopathe veut le contrôle, tout le contrôle, toujours plus de contrôle... sur autrui, puisque par définition, ignorant ce qu'est l'Amour, il ne possède aucun contrôle sur sa propre vie. Il est condamné à une course éternelle au pouvoir à la place de vivre, c’est pourquoi il crée un monde où la loi fondamentale est la concurrence, à la place du partage.

    Un monde où si un homme sain veut être en mesure de protéger sa femme et ses enfants, il est obligé de mettre sa propre « qualité d’amour particulière » entre parenthèses pour se concentrer sur le combat quotidien à mener, afin de ne pas être écrasé par la concurrence.

    Alors Hélios excuse mon avis non-autorisé et à l’emporte-pièce, mais le coup de « tu enfanteras dans la douleur » n’est qu’une signature des faux « dieux » qui ont programmé l’Humanité à la séparation, à la psychopathie (la Caverne), et se donnent un mal fou pour l’y maintenir de force.

    Donner la Vie, n'importe qui peut le faire, à n'importe quel âge : il suffit d'aimer.

    Brigitte

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    1. Tout à fait, Brigitte les rédacteurs (sous contrôle) de l'ancien testament ont mis cette programmation en place.

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    2. Hélios, nous avons encore beaucoup à trier. En Occident les "Livres", avec leurs réécritures, leurs traductions, interprétations, détournements et piratages, sont utilisés comme armes, moyens d'infiltration et de perversion, contre certaines religions dans la guerre qui fait rage au sein de -contre- l'Humanité. Diviser pour régner.

      Si on garde un peu sous le coude les détails dissonants de la Bible et qu'on lève les yeux pour observer ce qui se passe sur la planète aujourd'hui, on remarque que la foi chrétienne est avec l'Islam la plus attaquée, et on peut aussi légitimement se demander à qui, à quoi cela bénéficie.

      Après d'interminables massacres de musulmans, voici qu'on s'attaque aux chrétiens d'Orient, qu'on menace de guerre la Russie chrétienne orthodoxe, qu'on prétend nous imposer une nouvelle religion de la "laïcité" et qu'on tente d'importer en France une guerre étrangère sioniste contre des français musulmans ?

      Des informations existantes vont refaire surface et nous donner quelques réponses éclairantes.

      Brigitte

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  17. Je poste un commentaire pour un lecteur (jp) qui n'arrive pas à poster sur le blog :

    "...je n'ose croire que personne ici ne connaisse l'haptonomie???


    (source au bas de cette page mal-foutue: http://inutillamis.hotglue.me/fake3)

    Peu de personnes ont déjà entendu parler d’haptonomie, étymologiquement "loi du tact" mais plus communément "science du toucher", principalement d’application en préparation péri-natale et pour l’accompagnement des débuts de la vie. Quand c’est le cas, il n’est pas rare, surtout du côté des praticien/nes ayant une formation médicale, que cette technique et ce savoir soient décriés, rangés du côté du charlatanisme et du placebo, folklorisé comme une stribe de bobos new-age prônant un retour inapproprié à la nature, à la limite de l’irresponsabilité !

    L’haptonomie est pourtant d’une toute autre essence et porte des fruits inimaginables à qui ne l’a pas vécu par l’expérience. Ce sont des portes qui ouvrent sur l’extrême opposé de ce qu’on pourrait appeler "magie noire" : La bienfaisance dans toute sa splendeur !

    C’est Frans Veldman, un chercheur néerlandais en science humaine qui a développé cette technique dans le début des ’80s en se basant sur diverses pratiques ancestrales, védiques et chamaniques de par le monde. Son travail a ouvert sur une approche complète pour la naissance mais aussi comme psychothérapie à tous âges et comme accompagnement en soins palliatifs. Le principe reste, peu importe le cas, centré sur le contact, le toucher et les énergies qui s’y trouvent canalisées.

    J’ai personnellement eu l’occasion d’être père par deux fois. Mon premier fils est né selon la méthode dite "classique", encadré par une sage femme, des infirmières et un gynécologue en maternité. Pour le second, trois ans plus tard, nous avions suivis la formation haptonomique et étions cette fois, en plus du même gyné et d’une sage-femme, en présence de notre haptonome sous l’œil suspicieux et réprobateur du personnel hospitalier.

    La où la première naissance avait dut recourir à une anesthésie péridurale et une extraction du petit à "l’aspirateur", la préparation haptonomique nous a amenés à refuser l’anesthésie et en fin de travail, la tête de bébé a spontanément jailli de sa porte spatio-temporelle sans aucune intervention mécanique extérieure.

    Pour décrire sans trop entrer dans les détails cette pratique et ce qui la distingue de la manière conventionnelle, il faut commencer par aborder le contexte global de la mise au monde. L’haptonomie se veut un mode d’accueil, un état d’esprit sécurisant lié à la rencontre future dans le monde réel d’un petit être encore confiné dans le giron maternel mais déjà "pré-conscient", avec des ressentis, une mémoire et de potentielles possibilités d’expression. La préparation classique en maternité fait totalement abstraction de cette "conscience" qui habiterait le bébé et s’efforce de rendre l’accouchement pratique principalement pour l’obstétricien ainsi que d’éviter toute souffrance à la parturiente, "un peu de dignité tout-de-même, madame !" en encourageant la péridurale voire même la césarienne.

    Il n’y est pas pris en compte que le "travail" certes douloureux lié au flux des contractions est une collaboration étroite entre la mère et son petit pour lui indiquer depuis l’intérieur la direction à suivre pour s’extraire de là quand le moment est venu.

    On considère donc en haptonomie que l’anesthésie péridurale signe l’abandon soudaine du petit qui, accompagné depuis neuf mois, se retrouve seul au moment le plus crucial et difficile qu’il ait jamais vécu. Sans que ce soit dogmatique, cette anesthésie n’entre en jeu qu’en cas de "complication" mais aucunement d’à-priori quand tout s’annonce bien.

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  18. Commentaire de jp (suite) :

    "La prise de contact avec "bébé" se fait vers les 3 à 4 mois de grossesse. Le but est de lui communiquer qu’on est là, avec lui mais à l’extérieur, de l’autre côté et qu’on va se rejoindre, se retrouver bientôt mais de "notre côté". Une première étape, ludique peut sembler un peu folklorique : les deux mains posées sur le ventre, le père appelle d’un "toc toc" le petit. Ensuite, par la seule force de la pensée, une main va "attirer" tandis que l’autre reste neutre. on sent après quelques instant la petite créature venir se lover au creux de la main qui attire. Ensuite on inverse, uniquement par sa pensée, les attributs de ses mains et celle qui attirait passe en mode "neutre" tandis que l’autre "attire" à son tour. En quelques instants, on sent au creux de son autre main que le petit a bien suivi. Commence une petite partie de ping-pong, laquelle s’affine au fil des mois pour être en fin de grossesse en parfaite synchronicité : un dixième de seconde suffit à bébé pour répondre lorsqu’on change de main. Au fil du temps, il est clair qu’on pourra induire bébé dans la bonne direction quand le moment sera venu, que si la position s’annonce compliquée, il sera possible de retourner bébé pour qu’il présente sa tête et non sa croupe, de le faire descendre s’il se tient en hauteur comme pour repousser cette étape compliquée qu’est sa naissance imminente...

    L’haptonomie regorge ensuite d’astuces et trucs divers pour rendre le quotidien de la mère plus vivable et aisé, comme le redressement du bassin lorsqu’en fin de grossesse il lui est difficile de s’allonger sur le dos sans que ses organes ne soient écrasés par les quelques kilos du petit. Une manipulation simple à opérer à deux permet de libérer un emplacement idéal qui dégonfle de moitié le ventre et libère de tout malaise.

    De même pour circuler en marchant, quand le ventre devient disproportionné, une autre manipulation permet de reloger le petit dans le bassin et non plus à l’avant du ventre. Là aussi, à deux, on peut en quelques secondes rendre tout déplacement beaucoup plus aisé.

    le père est donc non seulement mis à contribution mais il devient partie prenante. En fait il fini "indispensable", quoique remplaçable puisque l’amant ou même une copine peut endosser ce rôle en s’y tenant. On se retrouve en salle d’accouchement non plus avec cette impression de traîner dans les pattes des professionnels, mais bien actif avec toujours une fonction utile, l’opportunité de proposer des choses. L’haptonomie investi d’office le père d’une responsabilité dans l’accouchement à venir et ouvre sur une forme de respect et de partage des tâches dans le futur.

    Des expériences sur la canalisation de la douleur se montrent des plus impressionnantes, à la frontière de la magie et s’avèrent bien utiles en refusant la péridurale. Ces choses sont expérimentées vers le 6ème mois et relèvent d’un grand mystère sur la perception puisque je devais pincer de toute mes forces la cuisse de ma compagne sans qu’elle ne bronche, concentrée à se prolonger dans le sol via le bras de l’haptonome, alors que juste avant, elle "hurlait" sous un pincement d’une fermeté très moyenne. J’ai donc dus arrêter avant qu’elle ne signale sentir un malaise, pour éviter d’éclater trop de vaisseaux sanguins et que la douleur se concentre au moment de son "retour", elle n’a pratiquement rien senti après, malgré des marques mauves !

    La respiration en "petit-chien", les "bloquez... poussez !" sont proscrits, ce sont des traumatismes qu’on ne désire pas infliger au bébé. Le travail se fait de concert dans le respect et l’écoute maximale. Le souffle doit donc être détendu, la voix basse et grave, tout doit induire vers l’ouverture, le relâchement et amener vers "la sortie". La séance d’info/initiation à la maternité nous est apparue comme une farce grossière où tout le contraire du bon-sens était enseigné avec froide certitude et condescendance.

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  19. Commentaire de jp (suite) :

    "Juste avant d’accoucher, un petit rituel d’adieu, un recueillement entre cette "face" de sa maman et le/la petit/e, "se serrer dans ses bras intérieurs" (comme le décrivait notre haptonome) ... pour se retrouver "de l’autre côte". Frans Veldman circulait de maternité en maternité pour faire descendre de cette façon des "fœtus" cramponnés à leur mère alors que les eaux étaient déjà évacuées et autres cas de rétention. Un reportage des ’80s le suit rêglant de la manière la plus douce, des cas dans l’imminence de recours chirurgicaux face à un corps médical médusé qui préfère toujours y voir la marque du hasard plutôt que l’avènement d’une "science exacte".

    Un/e haptonome pense inévitablement à suggérer moins de lumière agressive lors de la venue au monde, ce qui est l’objet de la risée du gyné, etc... Puis s’annonce "la présentation au monde" car, eh oui, un rituel s’opère indéfectiblement en haptonomie : on pose bébé en équilibre, son fessier ou "siège" sur la paume de main du père, le bras tendu de l’avant : On le salue de son nom (ou comme on veut si on a pas encore choisi) et on lui dit : "Voici le monde !". (De quoi le faire flipper à la vue d’une table d’obstétrique dans un espace clos à l’éclairage artificiel !)
    Le monde est heureusement plus vaste que la salle d’accouchement et symboliquement cette petite mise-en-scène reste d’une justesse incontournable et réellement porteuse émotionnellement !

    Jusqu’au "port" du bébé, l’haptonomie regorge de trouvailles ingénieuses et bénéfiques à-priori insoupçonnables. Ces prises-en-main du bébé lui assurent une grande autonomie de la tête sans pour autant qu’il risque de se "tordre le cou" et donc, qu’il faille une attention toute particulière pour le laisser allonger sans lui laisser supporter le poids de son crâne.
    Quelques jours suffisent après la naissance pour que le poids de sa tête devienne pour le petit un sujet expérimentation, de maîtrise. Globalement, l’autonomie, l’équilibre et la connaissance de son centre de gravité sont réellement optimisés !

    L’haptonomie s’est pourtant rependue et démocratisée depuis son avènement mais pas au point d’en entendre inévitablement parler lorsqu’il s’impose de se préparer à une naissance. La méthode classique, clinique, qui me semble dès-lors brutale voire barbare, reste dominante.
    Il était déjà possible pour nous en 1997 de trouver une praticienne via un planning familial et de bénéficier d’une préparation aboutie sans engager de frais imposants (séances hebdomadaires à +/- 8€) comparativement aux tarifs en consultations privées comme "indépendante" qui avoisinaient plutôt les 30 à 40€. L’haptonomie s’est aujourd’hui pratiquement généralisée en planning familial, néanmoins, les futurs parents qui n’abordent pas le sujet n’en sont pas spécialement informés.
    En effet, vu son caractère doux et non-interventionniste, l’haptonomie ne fait pas "tourner la machine" comme un bon vieil accouchement "dans les règles de l’art", avec péridurale, un "bip bip" en monitoring ou carrément anesthésie/réanimation/équipe chirurgicale/couture/etc. et la note qui va avec (Je ne veux bien-sûr pas remettre en cause les cas où une césarienne est incontournable suite à des complications, mais bien les cas où des mois à l’avance la date d’opération est déjà fixée).

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  20. Commentaire de jp (suite et fin) :

    "Il est bien-sûr optimal d’accoucher à la maison si tout semble se présenter "normalement". L’haptonomie tend à considérer que la situation "normale" est que "tout se passe bien", au contraire de allopathie et du système hospitalier qui considèrent "normale" la protection contre tous les problèmes potentiels qui pourraient survenir. "Accoucher à la maison" signifie avoir réservé un point de retombée en hôpital, avoir préparé sa valise et un véhicule, au cas où quoi que ce soit semble se poser en problème aux yeux de la sage-femme, de l’haptonome et des parents...

    L’haptonomie n’encourage pas non-plus les séjours en maternité si rien ne force à se considérer dans un état morbide. Une sage femme qui passe à domicile pendant quelques jours assure en quelques minutes un service que les maternités louent une fortune sous forme de chambres, de repas médiocres et d’examens souvent dispensables. Il suffit de dire "non merci !" et de rentrer chez soi dès le lendemain de l’accouchement comme on l’a fait avec cette seconde naissance haptonomique alors que cinq jours d’hosto nous avaient semblés normaux et incontournables après l’accouchement dit "classique".

    Parfois, avec ma compagne, lors de notre formation à l’haptonomie, nous pouvions sentir une certaine "distance" avec notre haptonome en matière de "choix" tel que cette femme est vraisemblablement chrétienne et y trouvait une source d’inspiration qui finalement nous suggérait des contines ou références qui ne nous inspiraient pas forcément mais qu’on interprétait à notre sauce. Il aurait été facile de se braquer sur ces quelques symptômes somme toute très superficiels pour se la jouer, trouver ça "nul" et laisser tomber. Mais, le savoir dispensé nous étais suffisamment dévoilé pour estimer futiles les quelques divergences insignifiantes faces aux enjeux.
    De même, l’imagerie qui colle à l’haptonomie reste d’un cliché de pureté qui semble vendre de la margarine ou un bonheur de happy-end hollywoodien.

    Ce qu’on découvre et rencontre en haptonomie est d’une autre essence, loin du monde des images puisque encré dans le tactile. La forme plastique gagne à y être laissée de côté au profit du fond. Ainsi on accède à une simple et réelle magie qui embellit la vie, si si!

    Pour clore cette présentation tout en la justifiant, je suis sidéré du manque de diffusion sur le net d’informations sur le sujet HAPTONOMIE. On ne trouve de Frans Veldman (1921-2010) que très peu de traces vidéos, d’interviews, etc. La série de trois reportages "Le bébé est une personne" que j’ai relayé ici, nous montre quelques séquences (vers les 40 min) pendant qu’il "consulte" et ce fût en 1994, grâce à ce document sur une VHS, que nous découvrions l’haptonomie et son bien fondé qui n’a cessé de se confirmer par l’expérience !


    Parlez-en autour de vous et surtout, expérimentez si l’opportunité se présente !

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