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dimanche 22 juin 2014

Les enfants de Fukushima sont en train de mourir

Un sujet pas drôle pour un dimanche de début d'été, mais qui reflète tristement la réalité.



Les enfants de Fukushima sont en train de mourir


Par Harvey Wassermann, EcoWatch, 14 juin 2014

Traduction par Hélios pour le BBB.

Quelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs est monté en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l'Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd'hui d'anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d'accélération.

Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s'attend qu'à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique.

L'industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire. Certains ont en fait affirmé que "pas une seule personne" n'a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d'Hiroshima.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l'Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd'hui d'anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes

Mais l'épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l'accident de Three Mile Island en 1979 et l'explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu'avec les conclusions rapportées pour d'autres réacteurs commerciaux.


 

La probabilité que l'énergie atomique puisse causer de telles épidémies a été confirmée par la Commission Canadienne de Sécurité Nucléaire, qui dit qu'une "augmentation du risque de cancers infantiles de la thyroïde" accompagnerait une catastrophe nucléaire.


Dans l'évaluation des perspectives de la construction d'un nouveau réacteur au Canada, la Commission dit que le taux "augmenterait de 0,3 % à une distance de 12 kilomètres de l'accident. Mais cela suppose la distribution de comprimés d'iodure de potassium et une évacuation d'urgence, ce qui ne s'est produit ni à Three Mile Island, ni à Tchernobyl, ni à Fukushima.

Les chiffres ont été analysés par Mangano. Il a étudié les impacts des radiations créées par des réacteurs sur la santé humaine depuis les années 80, démarrant son travail avec un radiologue légendaire, le Dr Ernest Sternglass et le statisticien Jay Gould.

Mangano confirme que la santé globale au sein de populations sous le vent (des réacteurs) s'améliore quand on ferme les réacteurs et décline quand ils sont ouverts ou ré-ouverts.

Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L'un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d'un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d'abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies. Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l'exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale.

Suite à l'accident de 1979, les propriétaires de Three Mile Island ont nié que le réacteur avait fondu. Mais une caméra robot l'a confirmé ensuite.

L'état de Pennsylvanie a mystérieusement fait disparaître la liste d'enregistrement des cancers, puis a dit qu'il n'y avait "aucune preuve" d'un quelconque décès.

Mais un large éventail d'études indépendantes confirme les taux en élévation de mort d'enfants et d'un excès de cancers parmi la population générale. Morts en excès, mutation et taux de maladies parmi les animaux du secteur ont été confirmés par le Département d'Agriculture de Pennsylvanie et les journalistes locaux.

Dans les années 80, un juge fédéral, Sylvia Rambo, a bloqué un recours collectif de quelques 2400 habitants de Pennsylvanie sous le vent, déclarant qu'il n'y avait pas eu suffisamment de radiations libérées pour affecter quiconque. Mais 35 ans après, personne ne sait la quantité de radiations qui s'est échappée ou sa direction. Les propriétaires de Three Mile Island ont tranquillement payé des millions de dollars aux victimes sous le vent en échange de leur silence.

À Tchernobyl, le rassemblement de 5000 études a montré un nombre supérieur à 1 million de décès.

Les effets des radiations sur les jeunes sous le vent en Biélorussie et en Ukraine ont été horribles. Selon Mangano, 80 % des "enfants de Tchernobyl" nés sous le vent depuis l'accident ont été affectés par un large éventail d'impacts allant de malformations et de cancers de la thyroïde à des maladies à long terme du cœur, du système respiratoire et mentales. Les résultats signifient que seul un jeune sous le vent sur cinq peut être reconnu en bonne santé.

Les Médecins pour la Responsabilité Sociale et la branche allemande des Médecins Internationaux pour la Prévention des Guerres Nucléaires ont averti de problèmes parallèles près de Fukushima.

Le Comité Scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR) a récemment publié des rapports qui minimisent les impacts des catastrophes sur les humains. L'UNSCEAR est intimement lié à l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l'énergie nucléaire. L'AIEA (Agence Internationale de l'Énergie Atomique) a depuis toujours l'ordre de contrôler en les bâillonnant les conclusions des Nations-Unies sur les impacts sanitaires des réacteurs. Pendant des dizaines d'années l'UNSCEAR et l'OMS ont entretenu une couverture protectrice sur la propagation des impacts sanitaires de l'industrie nucléaire. Fukushima a prouvé qu'elle n'était pas une exception.

En réponse, les Médecins pour la Responsabilité Sociale et les médecins allemands pour la prévention des guerres nucléaires ont émis une réfutation en dix points, avertissant le public sur la crédibilité compromise des Nations-Unies. La catastrophe est "en cours" disent les groupes, et doit être surveillée pendant des décennies. "Les choses auraient pu être bien pires" si les vents avaient soufflé vers Tokyo plutôt que vers le large (et vers l'Amérique).

Il existe toujours un risque pour l'irradiation de produits, et parmi les ouvriers du site dont les doses et les impacts sur la santé ne sont pas sous surveillance. Estimer la dose actuelle parmi les ouvriers et ceux sous le vent est sujet à caution et une attention spéciale doit être montrée pour les sévères impacts sur les embryons.

Les études de l'UNSCEAR sur les rayonnements ambiants sont également "trompeurs" et il doit y avoir de nouvelles études sur les effets génétiques des radiations ainsi que sur les "maladies non-cancéreuses". L'assertion des Nations-Unies disant "qu'aucun effet sanitaire discernable relié aux radiations n'est attendu parmi les membres exposés" est "cynique", disent les groupes. Ils ajoutent que les choses se sont empirées par le refus officiel de distribuer de l'iodure de potassium, qui aurait pu protéger le public des impacts thyroïdiens dus aux libérations massives d'iode-131 radioactif.

Par dessus tout, les terribles nouvelles de Fukushima ne peuvent que s'aggraver. Les radiations des trois cœurs fondus sont toujours charriées dans le Pacifique. La gestion des barres de combustible des piscines suspendues dans l'air et éparpillées autour du site reste périlleuse.

Le régime pro-nucléaire de Shinzo Abe veut rouvrir les 48 réacteurs restant. Il a fortement incité les familles qui ont fui la catastrophe à réoccuper les maisons et les villages irradiés.

Mais Three Mile Island, Tchernobyl et le fléau de mort et de maladie qui fait aujourd'hui surface près de Fukushima dit trop clairement que le coût humain de telles décisions continue de s'aggraver – avec nos enfants les premiers et les pires touchés.


8 commentaires:

  1. Il est plus que temps de mettre en cause les "Nations Unies".

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  2. Bon ! On s'en doutait ! Mais le pire en lisant cet article, c'est qu'on pense qu'on est à l'abri, car aux antipodes ! Pas de pot, ces salopiauds ont bousillé la planète entière ! La différence c'est qu'au lieu de mettre 2 ans pour être bouffé par le crabe, ça mettra 20 ans ! En fait c'est tout à fait relatif, car nous sommes en France et que grâce à nos frontières dixit "pellerin", on ne passe pas monsieur le crabe.
    68WS

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    1. Les salopiauds ! Nous en faisons tous partie ! Nous somme Tous responsable ! Sauf les décroissants qui vivent en autarcie complète, sans rien consommer du commerce.

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    2. Les décroissants ne sont pas responsable ? Première nouvelle.

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  3. La terreur des nombres !

    200.000 enfants testés par l'Université de Médecine de Fukushima développent des cancers.
    Oui mais le problème, c'est que ceux qui n'ont pas encore de cancer, vont en développer un dans les années qui viennent.
    Et il n'y a pas que 375 000 jeunes sur la terre entière !!!


    Un nouveau-né sur vingt-deux meurt dans le monde avant
    son premier anniversaire. Et parmi ceux qui le fêtent, un sur
    quarante-trois meurt dans les quatre années suivantes. Au
    total, ce sont près de 7
    % des nouveau-nés qui décèdent avant
    d’atteindre leur cinquième anniversaire. Les inégalités entre
    pays sont énormes dans ce domaine

    Grâce a FUKUSHIMA ces statistiques vont exploser et arriver à un taux de 99.9999%
    68WS

    -

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  4. Bonjour ma tante, ce sont des nouvelles bien tristes que nous partage ici. Je pense à ses enfants, ces personnes qui voient leur vie anéantie par le nucléaire... et tous les autres aussi par toutes autres formes de pollution ou de guerres. En France nous ne sommes pas mieux placés car si une catastrophe d'un telle genre arrive, c'est nous tous qui y passerons. Quel avenir offrons-nous à nos enfants ? Hum, je suis septique... Je t'embrasse bien fort. (Ps: j'ai eu accès à ton article via Inform'Action qui a publié ton article sur Facebook!)

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    1. Coucou, ma nièce, merci de ta visite sur le blog. C'est vrai qu'en France, nous sommes à la merci d'une telle catastrophe.
      Grosses bises aussi à vous.

      Cet article est beaucoup lu, plus de 7300 vues depuis sa publication...

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  5. Merci pour l'article.
    Malheureusement cela ne fait que commencer... il faudra plus de 50 ans pour avoir une vraie idée des conséquences sur l’ensemble de la planète. Pendant que les médias et politiques regardent de l'autre coté, la situation a Fukushima n'a pas évolué.

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