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vendredi 14 février 2014

Le Paris d'autrefois (photos)

Photos trouvées sur ce site.


Paris à une époque où le baron Haussmann n'avait pas décidé de tout démolir et de rendre souterraine la Bièvre qui traverse la capitale. Actuellement elle se jette dans la Seine au niveau du pont d'Austerlitz. 

Voici une carte montrant par où elle passait avant qu'on ne l'oblige à devenir souterraine.




























Montmartre (dont le nom viendrait de "Mons Mercurii" en latin, colline de Mercure, où devait se trouver un temple dédié à ce dieu. Avec l'usage, le nom se serait transformé en "Mont Mercre", puis en "Montmertre" et enfin Montmartre)








Le cabaret "le lapin agile"




Rue St Vincent











Puis Haussmann a décidé de supprimer des quartiers entiers de Paris pour construire le Paris actuel. Au milieu des années 1800, Paris était un immense chantier.







































26 commentaires:

  1. on peu pas tout metre sur le dos d'aussmann,les photos publiées dans l'article ne datent pas toutes de son époque et la ou paris a changer c'est a partir des années 50 a cette epoque le faubourg st antoine a commencer a disparaitre ,puis pigale les "zones" de la petite et grande ceinture belleville etc aussman a donné les grand boullevards l'aprés guerre des verrues

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  2. Il n'y a que les 4 dernières photos du temps d'Haussmann (avec un "H"), je l'ai précisé dans le texte.

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  3. Quelques belles photos où apparaît encore le Paris qui transportait les peintres, le Lapin Agile est toujours là. Certaines petites terrasses existent toujours. Haussmann n'a pas fait subir le pire à l'architecture de Paris malgré sa normalisation en grand format : la fin des années 60 a lancé la destruction officielle du beau, de l'harmonie.

    Mais il a changé l'âme de Paris :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire

    "D’autre part les critiques dénoncent, dès les années 1850, les effets des rénovations sur la composition sociale de Paris. D’une manière un peu schématique, on trace un portrait de l’immeuble parisien pré-haussmannien comme synthèse de la hiérarchie sociale parisienne : bourgeois au deuxième étage, fonctionnaires et employés aux troisième et quatrième, petits employés au cinquième, gens de maison, étudiants et pauvres sous les combles. Toutes les classes sociales se côtoyaient ainsi dans le même immeuble. Cette cohabitation, qui doit bien entendu être nuancée selon les quartiers, a disparu en grande partie après les travaux d’Haussmann. Ceux-ci ont eu deux effets sur le plan de la répartition de l’habitat dans Paris :

    -les rénovations du centre-ville ont entraîné une hausse des loyers qui a contraint les familles pauvres à partir vers les arrondissements périphériques.
    -certains choix d'urbanisme ont contribué à déséquilibrer la composition sociale de Paris entre l’ouest, riche, et l’est, défavorisé. Ainsi aucun quartier de l’est parisien n’a bénéficié de réalisations comparables aux larges avenues entourant la place de l'Étoile dans les XVIe et XVIIe arrondissements. Les pauvres se concentrent alors dans les quartiers laissés de côté par les rénovations."

    Brigitte

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  4. Je découvre ce blog.
    Le baron Haussmann a décidé de rendre souterraine la Bièvre pour la bonne raison qu'elle était devenu un égout nauséabond depuis très longtemps. Actuellement elle ne se jette pas dans la Seine au niveau du pont d'Austerlitz.
    Mais dans un gigantesque émissaire de 4 mètres de diamètre au débit de 6 mètre cubes seconde de la ville de Fresne au nom fleurant bon la SNCF: le Fresne Choisy au niveau de la prison de Fresne.
    Thierry

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    1. Merci pour la précision sur la Bièvre.

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    2. Cette magnifique petite rivière d'une trentaine de Kms résume à elle seule les dégradations que la civilisation fait supporter à notre environnent.
      Pour les précisions, je n'ai eu aucun mal, ayant moi meme conçu l'important ouvrage de branchement sur le Fresne/Choisy.
      A titre d'information quand un orage important ce produit à 60 kms à l'est de Paris, une sirène d'alerte retenti pour ordonner l'évacuation immédiate des ouvriers présents dans l'émissaire à Fresne. Le flot a une telle violence qu'il charrie des poutrelles de fer HEA de trente cms de coté.
      Thierry

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  5. Dès la première photo et sans avoir lu sa légende, j'ai eu l’impression très vive de voir une tombe s'ouvrir. Bien sûr, d'était celle de la Bièvre! Même si je ne l'ai pas connue du temps de Haussmann, je l'avais reconnue tout de suite. Car au début des années milleneufcentsoixante, j'ai assisté depuis notre appartement à son enterrement, précédé par la démolition des anciens bâtiments. Epoque très éprouvante pour tous les riverains au niveau de la rue de la Glacière et autres. Que de poussière de soulevée! Quel ballet incessant de bulldozers, de bétonneuses et d'autres engins lourds et bruyants! Puis, il y avait des grues qui s'élevaient de partout: Un nouveau quartier, tout lisse et aseptisé sous tout ce béton, naissait alors en direction de la place d’Italie. Mais en attendant, malheur aux jeunes mamans qui ne savaient plus comment faire prendre l'air à leurs enfants.

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  6. Les cartes de ces temps là sont superbes. J'eusse aimé me promener en ces lieux avec les appareils de photos "d'actuellement" ...(pas des petits hé, de beaux ; Canon ou autres avec plein d'objectifs ) que de merveilles aurions nous pu avoir a admirer....plaisir de faire les photos sous plein d'angles différents et quelles merveilles ! Ok faut vivre avec son temps... merci Hélios !

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    1. @ Danysis

      N'ayez aucun regrets.
      Je me souviens particulièrement de l'îlot Chalon près de gare de Lyon. Une horreur.
      Pas de quoi faire une photo.
      Thierry

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    2. Merci Thierry ! OUF, grâce à vous je ne regrette plus rien ;-)

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  7. Hortense, nous avons dû nous croiser : la rue de la Glacière a été ma première adresse. Nous en sommes partis en 1957. Il ne reste plus notre immeuble, mais au 116 bis, celui de ma grand-mère que nous appelions par la fenêtre au dessus de la rue Boutin, est toujours debout au milieu de ces barres de béton qui ont défiguré le quartier. Nous allions au parc Montsouris en faisant une halte traditionnelle devant la vitrine du Train Bleu. Il est toujours là, heureusement.

    Brigitte

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    1. Et quand j'étais petite, ma grand-mère qui habitait le 14ème m'emmenait au parc Montsouris. Plein de souvenirs. Je ne me souviens pas du Train Bleu.

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    2. @ Hortense
      Tu ne parles pas du :
      Petit Train Bleu - PARIS 276 rue de charenton, 75012 PARIS.

      Métro 6, Dugommier.
      Bien sûr !

      J'habitais à Dugommier
      Une petite info qui va vous faire froid dans le dos, pendant que vous jouiez, sous vos pieds, des trains entier de chevaux passaient sous le parc Montsouris destination les abattoirs de Vaugirard. Dans les années 75 il en passait encore un par jour.
      Thierry

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    3. Alors Hélios nous avons dû nous croiser à plusieurs endroits déjà...
      Thierry, le magasin dont je parle faisait l'angle soit de la rue de Tolbiac et de la rue Boussingault, soit de la rue Boussingault et de la rue de l'amiral Mouchez. Ensuite nous traversions encore pour obliquer vers le parc Montsouris. Ma mémoire peut me tromper sur son vrai nom, j'avais cinq ans quand nous avons quitté le quartier.

      Brigitte

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    4. @ Brigitte. J'aurais dû m'en douter. En fait, nous nous sommes ratées à quelques années près. J'ai débarqué à Paris le 31 décembre 1961, avec juste un bébé dans les bras, et pas de gentille grand-mère à nous attendre rue de la Glacière. Comment oublier ce moment!

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    5. Ah, le parc Montsouris. J'en ai malheureusement gardé un souvenir pénible, parce que toute la vie m'était pénible le temps que j’habitais le quartier. Et si j'avais pu voir sous le parc Montsouris les trains souterrains chargés de chevaux en route pour l'abattoir, cela m'aurait probablement semblé tout à fait normal dans le décor. - Dois-je comprendre que vous avez activement participé à "l'enterrement" de la bièvre? Ah, la vie, je ne vous dis pas.

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    6. ... suite, le "Petit train bleu", non, je ne me souviens pas m'être promené de ce côté-là, préférant raser les murs de la Santé, avec les enfants, c'était assez calme par là...

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    7. @Hortense
      Non ! l'enterrement de la bièvre c'était déjà fait. Cette petite rivière cause des inondations terrible du côté de Fresne et alentour, elle se transforme subitement en un impétueux torrent de montagne. Ceci est du au bétonnage de son bassin versant. Le seul moyen était de la brancher sur un égout. Mais malgré cela le problème existe toujours et n'a pas de solution à ce jour !

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    8. @Thierry. Je suis quand même rassurée. Et je n'arrive toujours pas à comprendre que les hommes s'apprêtent à coloniser Mars sans savoir gérer l'eau sur Terre. Même le vieil savoir artisanal a fini par se perdre. Essayez-donc à faire comprendre à un maçon ou un plombier la nécessité d'éviter les angles droits ou celle d'une pente quand il s'agit de l'écoulement d'un afflux d'eau imprévisible. Sans parler des services de la voirie. A chaque réfection "à l'économie" des voies de circulation dans les villes, on les rehausse un peu plus, quitte à inonder les riverains à chaque pluie un peu forte. Voilà avec quoi le quidam ou le quidame, comme moi, doivent se débattre jusqu'au bout de leur vie!

      Je vois d'ici l'énorme souci auquel vous avez dû faire face pour la Bièvre après le bétonnage de son bassin versant. Ce genre de problème restera insoluble tant que l'intelligence humaine se croit loin au-dessus des éléments de la nature plutôt que d'en tenir le plus respectueusement compte, ce qui serait pourtant la plus élémentaire sagesse. Bon dimanche encore!

      Hortense

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    9. Bon. Hortense, il serait temps d'effectuer un stage à la DDE et chez le plombier du coin.
      Les angles droit sont plus facile a réaliser.
      Pour Mars pas de problème dans l'immédiat il n'y aurait pas d'eau.
      A chaque réfection des voies de circulation , on les rehausse un peu plus.
      Détrompez vous cela fait partie d'un plan bien étudié ! Les couches de roulement des chaussées ce que vous appelez bitume fait 7cms d'épaisseur.
      Comme ce produit ce dégrade suivant l'usage plus ou moins intensif, on a prévu d'en
      d'en empiler trois couches maxi les unes sur les autres. Pour la bonne raison que cela coûte très cher de raboter à chaque fois.
      Le gabarit sous les ponts tient compte de ces 21 cms.
      Beaucoup de chemins ont été tracé par des ânes, mais c'est pas une raison pour assimiler les ingénieurs des Ponts et chaussée a ces paisible animaux.
      Maintenant faut réfléchir quand on achète un bien ! Certains font construire dans le lit asséchée de rivière et viennent pleurer 20 ans plus tard parce que leur bicoque a disparue du paysage en une nuit.
      Allez, bon dimanche
      Thierry
      PS Demandez qu'on vous surélève le trottoir si c'est possible. ( ou voyez directement avec Dieu pour les fortes pluies)

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    10. Vous êtes gentil, Thierry. Pour le trottoir, pas de souci, ils ont accouru avec leur chaudron de bitume dès ma troisième réclamation. Depuis, ma rue ne peut plus compter que sur sa pente naturelle pour l'écoulement des eaux pluviales, car c'était la surélévation du trottoir où garder un semblant de bouche de caniveau. Ne vous cassez pas la tête. Cela me va pour la pente naturelle, avec aquaplaning pour les automobilistes et arrosage gracieux pour les passants. Comme ça, nous avons aussi nos petits tracas dans les petites villes loin des plages et des cours d'eau.

      Mais assez rigolé pour aujourd'hui!

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    11. Si jamais ils doivent remettre une couche de 7 cms de bitume, prévoyez d'avoir chez vous en réserve un linéaire suffisant de profil de bois de section adapté à poser dans votre caniveau afin de conserver toujours le meme niveau de fil d'eau après goudronnage.
      La dépense sera minime vu la tranquillité d'esprit!
      Et au cas ou ils rabotent la chaussée dans le futur, ça servira toujours.
      D'autant qu'ils n'auront jamais le matos nécessaire, et qu'il faudra faire une demande
      écrite au maire ainsi qu'au préfet.
      Consultation gratuite pour l'instant
      Thierry

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    12. C'est ça, Thierry, il faudrait tout prévoir et surveiller, mais le moment venu, un détail nous échappe, parce qu'en fait, ce n'est pas notre métier! En tout cas, s'ils devaient de nouveau refaire la rue, je vous appellerai, et là, il me semble, on rigolera bien. Sinon, je déménage!
      P.S. Cela faisait déjà des années avant les derniers travaux qu'il n'y avait déjà plus de vrais caniveaux dans la rue. Ils avaient posé de fines grilles du côté intérieur des trottoirs, en bordure des murs, puisque le niveau le plus bas du profil de la rue avait fini par se trouver là. Résultat: tout était complètement bouché dès la première pluie. Les cours des riverains pavées à l'ancienne devenaient alors des déversoirs gorgés d'eau, je vous épargne la suite. Peu ou prou, nous avons été obligés de surélever et de bétonner aussi... C'est toujours l'histoire du pot de fer contre le pot de terre. Hortense

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  8. Bon, comme on dit "le monde est petit". J'ai bien fait de poster ces photos ;-)

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  9. Mon frère qui était plus grand se souvient : le vrai nom du magasin de jouets mythique était "au Paquebot Normandie". Eh oui c'est vrai il ressemblait à un grand paquebot dont la proue s'avançait majestueusement sur le carrefour... ou à un train lancé à la rencontre des enfants, quand nous débouchions de la rue de la Glacière.
    http://books.google.fr/books?id=aU9lHulemyAC&pg=PA264&lpg=PA264&dq=Paquebot+Normandie+jouets&source=bl&ots=l-qwxpPrXA&sig=CmF_rihQj_pGzT5kNDBuI7YuFf4&hl=fr&sa=X&ei=BfAAU-ibFaSY0AWOn4CoAw&ved=0CFcQ6AEwCA

    C'est vrai Hortense, et le bétonnage de la Terre c'est encore un autre chapitre : la cause la plus flagrante d'inondations qui pourraient être évitées dans bien des lieux.
    Certains "responsables" semblent s'acharner à construire des autoroutes, des centres commerciaux qui bétonnent d'immenses surfaces de terre, rendant inondables des zones qui ne l'étaient pas auparavant, au nom d'une "politique" "européenne" qui s'appelle Agenda 21. Ils agissent au nom d'un nouveau mot qu'ils ont inventé et dont les citoyens vont bientôt saisir le vrai sens : "continuité urbaine".

    Brigitte

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    1. Vous voilà donc « quelqu’un qui me comprend ». Même à ma toute petite échelle, cet acharnement à bétonner un maximum m'à fait souffrir toute ma vie, et cela fait quand même beaucoup. Les répercussions pratiques sur mes modestes lieux d'habitation n'en sont qu'un petit aspect. Je déplore ce manque de respect de la nature à tous les niveaux.

      À côté des grands fleuves dont on cite fièrement les noms qui rehaussent la gloire d'un pays, il y a tous ces cours d'eau, petits, moyens, capricieux ou paisibles qui donnent une âme à ce pays. J'en ai vu enterrer deux, les éliminer froidement de la surface de la Terre, et c'était comme si on endeuillait toute la vie des environs.

      Quel bonheur par contre de voir aussi d'autres cas de figure, où on a su les dégager de l’insalubrité, de l’étouffement causé par l’industrieuse présence humaine devenue plus ou moins obsolète, pour les faire revivre comme des lieux verdoyants où l’on respire.

      Puisque nous venons de parler de la Bièvre, que je n'ai en fait jamais vraiment connue, imaginons un instant ce que, une fois ses abords assainis, elle aurait pu apporter comme agrément à certains "nouveaux" quartiers de Paris... Rêvons au moins un peu. Bonne nuit !

      Hortense

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