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mardi 11 février 2014

La St Valentin, ancienne fête païenne christianisée


Cette fête est non seulement une occasion de faire marcher le commerce, fleurs, restau et cie, mais il symbolise aussi quelque chose de très différent de la gentillette fête des amoureux à la Peynet. C'est en réalité les restes transformés à la sauce catholique d'une ancienne fête païenne qui impliquait des sacrifices sanglants (et qui doit en impliquer encore aujourd'hui dans un autre contexte). 

Ce texte explicatif est tiré de ce SITE.




LA VÉRITÉ DERRIÈRE LA St VALENTIN

Tout comme Noël, Pâques, Halloween, le Jour de l’An et autres fêtes de ce monde, la St-Valentin est une autre tentative de camouflage de coutumes et d’observances païennes et idolâtres par une « christianisation ».

Aussi innocente et inoffensive que la St-Valentin puisse paraître, ses traditions et coutumes proviennent des deux festivals païens les plus pervertis sexuellement de l’histoire ancienne. Les lupercales et la fête de Juno Februata.

Les lupercales (aussi connue en tant que fête de licence sexuelle) célébrée le 15 février, était observée par les anciens Romains en l’honneur de Lupercus, le dieu de la fertilité et de l’agriculture, le protecteur des troupeaux et des récoltes et grand chasseur de loups. Les Romains croyaient que Lupercus protégerait Rome des meutes de loups qui dévoraient le bétail et les gens.

Assistés par les vierges vestales, les luperques (les prêtres mâles) observaient les rites de purification en sacrifiant des chèvres et un chien dans la caverne du Palatin, là où les Romains croyaient que Romulus et Remus avaient été abrités par la louve qui les avait nourris avant qu’ils fondent Rome. Habillés de pagnes tachés de sang et faits avec la peau des chèvres sacrifiées, les luperques parcouraient Rome frappant les femmes avec des februa, des courroies faites des peaux des chèvres. Les luperques croyaient que ces flagellations purifiaient les femmes et leur garantissaient la fertilité et l’aisance lors de l’accouchement. Le mot février dérive du mot februa et signifie purification.



Pour les Romains, février était aussi consacré à Junon Februata, la déesse de febris (fièvre de l’amour), des femmes et du mariage. Le 14 février, des billets (petites pièces de papier sur lesquels étaient écrits le nom d’une adolescente) étaient mis dans un récipient. Des adolescents choisissaient alors au hasard un billet. Le garçon et la jeune fille dont les noms avaient été choisis formaient alors un couple lors de jeux érotiques et de fêtes qui étaient célébrées partout dans Rome. Après la fête, ils demeuraient des partenaires sexuels pour le reste de l’année. Cette coutume a été observée dans l’empire romain pendant des siècles.

Le blanchiment des perversions

 

En 494 ap. J.-C., le pape Gélase a rebaptisé la fête de Junon Februata en l’appelant la fête de la purification de la vierge Marie. Elle est aussi connue sous le nom de Chandeleur, de fête de la Présentation, de purification de la Sainte Vierge et de fête de la présentation du Christ au Temple.

Après que Constantin eut fait de l’Église romaine la religion chrétienne officielle de l’empire romain (325 ap. J.-C), ses dirigeants voulurent se débarrasser des fêtes païennes observées par le peuple. Parmi elles, les lupercales étaient prioritaires. Toutefois, les citoyens romains voyaient cela d’un autre oeil.

Ce ne fut pas avant 496 ap. J.-C. que l’Église de Rome put agir sur les lupercales. Ne pouvant s’en débarrasser, le pape Gélase la changea plutôt du 15 au 14 février et l’appela la Saint-Valentin. La date de célébration fut plus tard changée du 14 au 2 février. Elle tire son nom d’un des saints de l’Église qui, en 270, fut exécuté par l’empereur à cause de ses croyances.

Selon l’Encyclopédie catholique, au-moins trois Saint-Valentin différents, tous martyrs, sont mentionnés dans le martyrologue sous la date du 14 février. L'un aurait été prêtre à Rome, un autre évêque d’Interrama (la Terni moderne). Ces deux personnes semblent avoir été martyrisées dans la deuxième moitié du troisième siècle et avoir été enterrées le long de la voie flaminienne, mais à des distances différentes de la ville d’un troisième Saint-Valentin qui aurait souffert en Afrique avec un certain nombre de ses compagnons. On ne sait rien de plus. Des biographies de plusieurs hommes différents appelés Valentin ont été fusionnées pour obtenir un seul Saint-Valentin officiel.

L’Église a poussé le blanchiment des lupercales encore plus loin. Au lieu de mettre les noms des jeunes filles dans des boîtes, ce fut le nom des saints qui cette fois étaient tirés à la fois par les garçons et les filles. Il était ensuite du devoir de chaque personne d’émuler la vie du saint dont le nom avait été tiré. C’est une autre tentative par Rome de blanchir une observance païenne en la christianisant. Dieu n’a jamais donné à l’homme l’autorité ou le pouvoir de faire une telle chose. Bien que l’Église de Rome ait banni la loterie sexuelle, les jeunes hommes continuent d’en pratiquer une version atténuée en envoyant aux femmes qu’ils désirent des messages romantiques contenant le nom de Saint-Valentin.

À travers les siècles, les cartes de la Saint-Valentin sont devenues populaires, spécialement à la fin du XVIII et au début du XIX siècles. Ces cartes étaient ornées de cupidons et de cœurs et méticuleusement décorées avec de la dentelle, de la soie ou des fleurs.

5 commentaires:

  1. Merci pour cette approche que je ne connaissais pas. Snif me reste plus qu'à trouver une Valentine... :0)

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  2. Super information. Aurais-tu une version anglaise par hasard? :)

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    1. Bonjour Rhiame,

      Tu as vu que je t'ai "empruntée" des textes pour les traduire et des vidéos de Ghis. Très intéressants.
      Concernant la St Valentin, j'avais bien trouvé un texte en anglais, mais j'ai trouvé celui ci-dessus écrit en français plus détaillé.

      Tu trouveras le bref texte anglais dont je parle ici :

      http://www.bibliotecapleyades.net/vatican/esp_vatican37.htm

      Comme il est inclus dans ce long article, je te le mets ici :


      Valentine's Day (Feb. 14): Ancient Roman (and likely pre-Roman) Lupercalia celebration (Note: Lupus is Latin for wolf, Lupae means 'she wolves'). At first an ancient Roman priesthood fertility ritual (see below), which was later turned into the the Roman Catholic St. Valentine celebration.

      "February occurred later on the ancient Roman calendar than it does today so Lupercalia was held in the spring and regarded as a festival of purification and fertility. Each year on February 15, the Luperci priests gathered on Palantine Hill at the cave of Lupercal. ... Two naked young men, assisted by the Vestals (the virgin holy female priests of Vesta), sacrificed a dog and a goat at the site. The blood was smeared on the foreheads of the young men and then wiped away with wool dipped in milk. ... Roman armies took the Lupercalia customs with them as they invaded France and Britain.

      One of these was a lottery where the names of available maidens were placed in a box and drawn out by the young men. Each man accepted the girl whose name he drew as his love - for the duration of the festival, or sometimes longer. As Catholicism began to slowly and systematically dismantle the pagan pantheons, it frequently replaced the festivals of the pagan gods with more ecumenical celebrations. It was easier to convert the local population if they could continue to celebrate on the same days, they would just be instructed to celebrate different people and ideologies.


      Lupercalia, with its lover lottery, had no place in the new 'Christian' order. In the year 496 AD, Pope Gelasius I did away with the festival of Lupercalia, citing that it was pagan and immoral. He chose Valentine as the patron saint of lovers, who would be honored at the new festival on the 14th of every February."



      "The festival began with the sacrifice by the Luperci (or the Flamen Dialis) of two male goats and a dog. Next two patrician young Luperci were led to the altar, to be anointed on their foreheads with the sacrificial blood, which was wiped off the bloody knife with wool soaked in milk, after which they were expected to smile and laugh; the smearing of the forehead with blood probably refers to human sacrifice originally practiced at the festival.


      The sacrificial feast followed, after which the Luperci cut thongs from the skins of the victims, which were called Februa, dressed themselves in the skins of the sacrificed goats, in imitation of Lupercus, and ran round the walls of the old Palatine city, the line of which was marked with stones, with the thongs in their hands in two bands, striking the people who crowded near. Girls and young women would line up on their route to receive lashes from these whips.

      This was supposed to ensure fertility, prevent sterility in women and ease the pains of childbirth. This tradition itself may survive ('Christianized', and shifted to Spring) in certain ritual Easter Monday whippings."

      Amitiés.

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  3. Merci beaucoup, j'apprecie. A bientot.

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  4. Bonjour,

    Il est possible de voir cette fête de deux façon, la première est faite de sacrifices et de sang et de rituel païen, la seconde en effet christianisée qui enlève ces rites sanguinaires qui sont au service de la souffrance, mais reste dans l'esprit de la célébration d'une relation.
    Pour ma part, je préfère inviter mon épouse au restaurant, que de sacrifier deux chèvres et un chien.
    Il me semble que même si le rituel d'origine était sacrificiel, l'esprit actuel à changé.
    Ok, il faut faire tourner la machine commerce, la St-Valentin c'est tous les jours...

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