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vendredi 17 janvier 2014

Wilhelm Reich, savant exclus (1/3)

Article en trois parties rédigé par Jeane Manning, auteur du livre "Energie libre et technologies" et co-auteur avec le Dr Nick Begich du célèbre livre "Les anges ne jouent pas de cette HAARP"(édités chez Louise Courteau). 

Reich a dérangé toute sa vie et ses travaux ont été brûlés. Pourquoi ?


Première partie


Un scientifique de caractère – Wilhelm Reich




par Jeane Manning

Les employés fédéraux travaillèrent avec ardeur après avoir reçu l'ordre de détruire le travail d'un scientifique, le Dr Wilhelm Reich, dans son laboratoire de l'état du Maine. L'ordre du tribunal délivré en 1956 disait que les matériaux de construction qui protégeaient "l'accumulateur d'orgone" pouvaient être épargnés, mais les employés déchiquetèrent si bien les panneaux isolants de Celotex qu'ils finirent à la poubelle.

Plus au sud à New York, on obligea les associés de Reich, les Dr Michael Silvert et Victor Sobey, à charger un gros camion des écrits stockés à l'Institut Orgone. La cargaison déchargea les documents dans un incinérateur du bas Manhattan, selon l'ordre d'autodafé de la FDA (Food and Drug Administration).

L'Union américaine pour les Libertés Civiles intervint trop tard avec un communiqué de presse disant que l'ordre du tribunal était une violation de la liberté d'expression parce que un seul des livres brûlés pouvait être considéré promouvoir ou expliquer l'accumulateur d'orgone controversé. (L'orgone est le nom que Reich donna à la force de vie qui, selon ses découvertes, résidait au cœur et autour de tous les organismes vivants, y compris la terre)

Un extrait du communiqué de presse disait,

"C'est une sérieuse remise en cause de la liberté de la presse, un principe de libre pensée sur laquelle se base notre gouvernement démocratique, quand une agence du gouvernement profite d'une injonction sauvage pour contrecarrer la dissémination de la connaissance aussi excentrique ou impopulaire que cette connaissance puisse être".

LES MÉDIAS ONT REGARDÉ AILLEURS

Aucun grand journal n'a repris le communiqué de presse. De plus, six scientifiques et enseignants envoyèrent à tous les grands journaux d'Angleterre une lettre de protestation pour l'autodafé et la condamnation de Reich. Tous les journaux gardèrent le silence à ce sujet.

Qu'en était-il vraiment de la suppression du travail scientifique de Reich ?


Apparemment il y avait plus que la seule responsabilité de la FDA de protéger de soi-disant consommateurs naïfs de dépenser de l'argent pour des appareils décrétés inutiles par la FDA. Cela admis, Wilhelm Reich fut emmené au tribunal parce qu'un autre médecin acheminait les accumulateurs d'orgone de Reich au-delà des frontières de l'état en dépit de l'ordre fédéral de la FDA. Reich pensait que les tribunaux n'avaient pas de mandat pour juger une recherche scientifique fondamentale ni l'ordre de détruire le travail de toute une vie, il retourna donc dans son laboratoire pour continuer à écrire. Ce qui lui valut d'être accusé d'outrage à magistrat, lourdement condamné à deux ans et quatre mois, jeté en prison malgré ses problèmes cardiaques et d'y mourir plus tard juste avant une libération sur parole.

L'affaire jusqu'ici se montre compréhensible bien qu'elle soit tragique. Mais pourquoi même aujourd'hui les auteurs se détournent-ils des découvertes les plus importantes de Reich sur la force de vie cosmique, le contrôle de la météo et l'expérience d'Oranur [= Orgonotic Anti-Nuclear Radiation, expérience qui a mal tourné, menée en 1950 pour vérifier si l'orgone concentrée peut contrer les effets mortifères des radiations atomiques, expliqué dans la partie 3 de l'article] sur les dangereux effets des radiations atomiques ? Même les universitaires qui se présentent comme chercheurs publient les idées de Reich en les déformant.


Les biographes de Reich, W. Edward Mann et Edward Hoffman, relèvent dans un manuel de 1980 seize erreurs factuelles sur deux pages consacrées à Reich.
"La plupart sont des déformations malveillantes...entretenant l'idée que Reich était un charlatan ou un dingue." 

D'autres auteurs, dont l'objectif est la vulgarisation, recherchent à le ridiculiser voire à le faire passer pour obscène. Sur ce qui subsiste de 40 ans d'idées, de correspondance personnelle et de déclarations spontanées publiées par un libre-penseur prolifique et courageux, le sceptique n'a pas de mal à découvrir de nouveaux éléments pouvant être présentés comme divertissants. Cette ridiculisation constamment entretenue condamne Reich à n'être qu'un psychiatre et un "médecin du sexe" dans l'imagerie populaire.

Ces étiquettes ne rendent pas justice à Reich. Ses études bien connues sur le potentiel orgasmique (mesures de charge bio-électrique en lien avec les émotions rapportées par des patients) n'étaient qu'une partie de l'évolution de son travail. Chaque étape de sa carrière – en partant comme le disciple le plus prometteur de Sigmund Freud [dont il s'est séparé ensuite] ayant travaillé sur la manifestation des névroses du corps humain, en passant par la révélation de la pathologie du fascisme et la découverte d'entités sous le microscope qu'il déclarait être des liens entre le non-vivant et le vivant – l'a conduit vers d'immenses conclusions sur le substrat qu'il nommait orgone.

Il l'a trouvée circulant dans les organismes vivants et partout, l'a vue pulser au microscope dans les "bions" et briller dans l'obscurité d'un accumulateur d'orgone. Dans des océans non pollués et dans l'atmosphère, l'énergie pouvait se voir par une couleur bleue et des scintillements animés. Elle est attirée par l'eau mais recule devant certains facteurs dus à l'homme. Ses découvertes tardives d'un substrat atmosphérique pré-atomique et ses implications pour la santé et l'environnement éclipsent tous ses précédents travaux du début.

Au-delà du rabaissement continuel de Reich par ses détracteurs, une autre question lancinante subsiste :

Pourquoi le gouvernement des États-Unis a-t-il fait incinérer en bloc ses livres et ses documents ? 

Le feu a détruit les copies de vingt livres et journaux. Le travail de toute une vie a été rassemblé, caisse après caisse, récupéré de partout et jeté dans des fours.

Des dizaines d'années de journaux scientifiques et de publications sur la politique, la psychiatrie, l'éducation, la sociologie, la sexologie, la microbiologie, la météorologie et sur d'autres disciplines furent réduits en cendre.

QUI SE SENTAIT MENACÉ ?

Certains observateurs se sont demandés si son invention sur l'énergie libre a joué un rôle dans la destruction de ses écrits et l'anéantissement de sa réputation. Reich prétendait pouvoir alimenter un moteur électrique avec de l'énergie atmosphérique concentrée.

  • Des intérêts économiques voulaient-ils étouffer cette possibilité ?
  • Ou avait-il raison de voir une opposition plus psychologique – une réaction viscérale de ceux qu'il nommait les "blindés" de la mort, niant ses découvertes célébrant la vie ?
  • Les gens en position de pouvoir à l'état d'esprit mécaniste ont ils eu peur que soit montré de quoi la terre et l'univers sont remplis, des courants d'une imprévisible force vitale vibrante pulsatile ?
Les expériences de Reich indiquaient que cette force vivante peut en fait se mesurer en termes de chaleur ou de mouvement et qu'elle est présente à des degrés divers selon l'état de maladie ou de santé de l'organisme. Et que ce substrat dispensateur de vie est contrarié par les réseaux électriques à haut voltage et contrarié jusqu'à la frénésie par des taux anormaux de radioactivité nucléaire.

Une troisième possibilité est qu'une opposition sans précédent soit venue de la communauté médicale orthodoxe. L'accumulateur d'orgone, au centre des ennuis juridiques de Reich, était une simple boîte de traitement médical qui concentrait une énergie inconnue jusque-là grâce à une certaine superposition de couche de matériaux absorbants organiques et de matériaux réfléchissants non-organiques. Les expériences montraient une augmentation anormale de température dans la boîte et même Albert Einstein fit l'expérience de ce phénomène sous la surveillance de Reich. Bien que Reich n'ai jamais prétendu personnellement que l'accumulateur guérissait le cancer, les patients de plusieurs médecins rapportèrent qu'ils avaient reçu une aide dans des conditions variées en s'asseyant dans un accumulateur ou en étant traité par un accumulateur plus petit appelé "shooter".

Accumulateur à orgone
Le "Shooter"

La FDA avait travaillé pendant des années sur le dossier avant que les policiers ne conduisent finalement Reich menotté dans un petit palais de justice du Maine. Pendant son procès pour outrage à magistrat, il se défendit lui-même mais ne fut pas autorisé à apporter des témoignages sur l'efficacité médicale de l'accumulateur d'orgone ni même à parler de l'orgone.

Le Dr Myron R. Sharif, a consigné plus tard le procès en disant qu'au moment des questions fondamentales brûlantes ce fut un agent de la FDA, Joseph Maguire, qui parla avec mépris de la découverte de Reich sur l'énergie primale :
Ils parlent d'énergie pré-atomique ! C'est quoi ? Nous avons fait du chemin depuis – nous avons eu l'énergie-A et maintenant nous avons l'énergie-H (la bombe H).

Sharif et d'autres savaient que lorsqu'on testerait les bombes atomiques, les expériences de Reich sur l'orgone allaient devenir dérangeantes. Les mesures à l'intérieur des accumulateurs oscilleraient de façon étrange, ce qui selon lui montrait la réaction d'effervescence du champ vital terrestre après un test atomique.

La mort dans l'âme semble-t-il sur ce qu'il considérait comme un résultat tragique, Sharif rapporta que le procès porta sur des questions de détails sans importance tout en évitant les preuves scientifiques de Reich. Il est probable que le juge et le jury n'étaient pas capables de saisir une vision du monde radicalement différente – une compréhension neuve de la force universelle – pendant le peu de temps que dura la bataille juridique.

Reich eut beaucoup de temps ensuite pour réfléchir à la manière dont sa vie avait atteint un tel niveau de détresse.

REICH EN DANGER

Né dans la partie aujourd'hui ukrainienne de l'Autriche, l'intérêt de Reich pour la biologie commença à la ferme de son père, où il vécut jusqu'à ce que la première guerre mondiale l'envoie servir l'armée autrichienne pendant trois ans. Il démarra ses études officielles en étudiant le droit, puis il bascula vers la médecine et se spécialisa ensuite dans la psychanalyse. Il fit partie dans les années 20 du cercle privé de Sigmund Freud à Vienne, considéré comme le plus brillant élève de Freud et peut-être son successeur. Quand il devint un activiste politique, il s'éloigna progressivement de la tradition, de toutes les méthodes freudiennes de la psychanalyse. L'indépendance de pensée qu'il conserva toute sa vie se révélant, il commença à développer ses propres systèmes de thérapie.

Il travailla à Berlin au début des années 30. Résistant invétéré du fascisme, il avait rejoint le parti communiste allemand et devint membre d'une cellule d'écrivains et d'artistes courageux. Ils se rencontraient en secret pendant que les sections d'assaut nazies parcouraient les rues. Avec les années et la prise de pouvoir par les nazis, Reich se mettait en situation grandissante de danger vis à vis des officiers d'Hitler. Il était né de parents juifs, était psychiatre et communiste – trois identités détestées d'Hitler.

Reich étudiait en même temps le fascisme et concluait que des situations sociales qui empirent ne faisaient pas basculer politiquement les gens vers la gauche. Il remarqua à la place que la peur de liberté conduisait les gens à se cramponner aux figures d'autorité qui promettaient une vie meilleure.

L'année où Hitler arriva au pouvoir en Allemagne, 1933, Reich publia courageusement Psychologie de masse du fascisme. En février une organisation étudiante l'invita à Copenhague au Danemark, pour faire une conférence sur "Réforme sexuelle et Crise sociale". Quand il rentra à Berlin le 28 février, une conflagration éclata qui fut suivie le lendemain matin par l'arrestation de plus de mille intellectuels de gauche. Les amis de Reich partirent se cacher ou furent arrêtés ou tués. Déguisé en touriste partant en Autriche pour les vacances de neige, il s'échappa en Autriche.

La société psychanalytique se révéla hostile aux visions de Reich, et il partit au bout de deux mois au Danemark. Plus tard dans l'année il fut exclu du parti communiste danois, auquel il n'avait jamais adhéré. Une raison de l'exclusion était un article de Reich sur l'éducation sexuelle qui avait causé un tollé. Ensuite il avait eu une prise de bec avec des officiels du parti qui étaient supposés aider les immigrants et qui avaient tourné le dos à un jeune immigrant suicidaire à qui il manquait les bons papiers et Reich fit un scandale pour protester contre cet épisode inhumain.

Le troisième point de friction avec Reich fut qu'il démarra une maison d'édition sans la permission du parti communiste. Quatrièmement, son livre, Psychologie de masse du fascisme était vu comme contre-révolutionnaire.

Traduction par Hélios

À suivre...

5 commentaires:

  1. C'est vrai que Wilhelm Reich a été diabolisé et moqué , même par moi au début car je n'y comprenais rien , mais qui me fait penser à Tesla maintenant. Des hommes vraiment courageux comme il doit peut-être encore en exister aujourd'hui.

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  2. Merci beaucoup Hélios de parler de Reich.

    Je propose la lecture d'un petit livre écrit par lui, qui n'était pas prévu à la publication. Il n'y donne aucun plan ni recette secrète de l'orgone...
    Cependant, il y raconte avec exactitude quelle est dans cette incarnation la vie des Humains qui vont dans la Caverne pour dire aux autres la vérité. Il décrit quels sont les sentiments de cet Humain qui ne renonce pas et tient debout jusqu'au dernier moment parce que telle est sa volonté indestructible. Et les deux mondes apparaissent clairement.

    Ceux qui ont l'habitude d'attaquer l'Humain qui vient leur montrer la vérité en étant simplement lui-même, et qui se plaignent continuellement de leur propre sort, ceux-là verront leur comportement décrypté et comprendront que chacun de leurs mots et de leurs actes a un impact sur le destin de tous, mais en premier lieu sur le leur.
    Reich, comme tous ceux qui sont venus dans la Caverne exprès, n’a pas peur de « mourir », et comme eux il voit en transparence à travers les pantins agités qui sont envoyés pour le détruire.
    http://acorgone.free.fr/EcoutePetitHomme.pdf

    Extrait :
    « Il est grand temps que la vie se durcisse là où la dureté est indispensable à la lutte pour sa sauvegarde et son développement ; en agissant ainsi, elle ne perdra pas sa bonté, à condition de s'en tenir courageusement à la vérité.
    Ce qui nourrit notre espoir c'est le fait qu'on trouve, parmi des millions d'individus actifs et honnêtes, seulement une poignée de pestiférés qui provoquent des malheurs sans nom en faisant appel aux impulsions ténébreuses et dangereuses de l'individu cuirassé, nivelé dans la masse, et en le poussant à l'assassinat politique organisé.
    Il n' y a qu'un seul remède contre les germes de la peste émotionnelle dans l'individu nivelé dans la masse : sa propre perception de la vie agissante. »

    Ce qu’il appelle « l'individu nivelé dans la masse » est l’homme robotisé qui a perdu la mémoire de sa conscience.
    Ce livre a été écrit après la dernière guerre dite mondiale de destruction de l'Europe. Reich avait beaucoup d'espoir qu'une telle horreur ne recommence jamais entre les Humains. Il s'appelle "Kleiner Mann, und nun ?", "petit homme, et maintenant?" et a été traduit par "Ecoute, petit homme"

    Brigitte

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  3. certains disent que toutes les archives de Reich n'ont pas été brûlées mais emmenées en "lieu sûr"pour être investiguer!merci ,Brigitte, de parler du livre "Ecoute, petit homme" c'est vraiment un livre à lire.

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  4. D'autres l'ont été tout autant au cours du siècle dernier, Pierre Lance nous le raconte ici :

    http://nemesistv.info/video/2BK24ABSYBS5/savants-maudits-et-chercheurs-exclus

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