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samedi 4 janvier 2014

Ultraman : enlèvement débris piscine réacteur 3 et une nouvelle IGNOMINIE de TEPCO


J'avais un peu de retard dans mes traductions d'Ultraman...

2 janvier 2014

Réacteur 3 de la centrale de Fukushima : l'enlèvement des débris de la piscine de combustible usagé a commencé


Il y a eu quelques nouvelles annonces fin novembre et début décembre l'année dernière disant que TEPCO commencerait l'enlèvement des débris de la piscine du réacteur 3 à la mi-décembre. Presque personne n'y a fait attention. (personne ne pensait probablement que c'était possible) Ensuite on n'a plus entendu parler d'un démarrage de l'opération.

Hé bien, infos ou non, le travail a commencé le 17 décembre 2013. Cette information a été diffusée lors de la réunion du 26 décembre à propos de la "feuille de route pour le démantèlement", disponible en direct via internet. À moins de faire partie du nombre en diminution de journalistes et de citoyens du net qui continue de suive l'accident en assistant/regardant ces réunions, vous ne l'avez pas su.

Je ne le savais pas, parce que je n'ai pu suivre l'intégralité de la réunion et je n'ai pas regardé jusqu'à maintenant le document entier qui contenait l'information.

Il n'y a pas de photos ou de vidéos publiées sur le site de TEPCO.

D'après le document de 242 pages présenté le 26 décembre lors de la réunion sur la feuille de route pour le démantèlement :
Pour enlever les assemblages de combustible de la piscine du réacteur 3, l'évacuation de débris de grande taille a commencé (17 décembre).
Les barres et pontets de renforcement qui vont interférer avec la machine à manipuler le combustible seront enlevés pendant la première quinzaine de février 2014.

L'incident qui a causé la chute de la caméra dans la piscine a fait l'objet d'une enquête et des contre-mesures ont été mises en place.

Ordre d'enlèvement des débris de grande taille :

0. Mesures pour empêcher d'autres débris de tomber dans la piscine
1. Enlèvement des barres et pontets de renforcement (1>2>3) – travail en cours
2. Enlèvement des mâts et tendeurs (4-5-6-7)
3. Enlèvement de la machine à manipuler le combustible (8)
4. Enlèvement des rails sur le côté ouest de la machine à manipuler le combustible (4)
5. Enlèvement des débris (10)
Images agrandies:



Carte des débris en 3-D sous un angle différent, en emplacement de la caméra qui est tombée dans la piscine en novembre :



Kyodo News rappelait aux lecteurs que la piscine du réacteur 3 contient 52 assemblages neufs (non irradiés) et 514 assemblages de combustible usagé.

Kyodo rapporte aussi que deux grues seront utilisées et jusqu'à 11 caméras de surveillance. Tout le travail sera fait par des véhicules et un équipement contrôlés à distance. Aucune information sur le fait que des ouvriers humains seront postés près de l'opération pour une surveillance supplémentaire de la sécurité.

Tout le combustible MOX qu'avait TEPCO à la centrale se trouvait dans le réacteur lui-même au moment de l'accident.
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4 janvier 2014

TEPCO demande à ses propres employés de rendre les indemnités touchées pour l'accident nucléaire, rapporte le Mainichi Shinbun


C'est une ignominie de plus de la part de TEPCO, mais il arrive quand même à nous surprendre.

D'après le Mainichi Shinbu, 4 janvier 2014, partiel :
TEPCO demande aux employés qu'on a dû déplacer à cause de l'accident de la centrale de Fukushima de rendre une partie de leurs indemnisations

On apprend des gens concernés que depuis le printemps de l'année dernière TEPCO demande à ses employés qui ont été déplacés par l'accident de la centrale de rendre plusieurs millions de yens sur les 10 millions qu'ils ont reçu chacun en indemnisation...En raison de cette exigence de rembourser cet argent, les jeunes employés de TEPCO dans la vingtaine démissionnent en masse, ce qui pourrait compromettre le travail de restauration de la centrale.

Un employé a vu ses indemnités supprimées à l'automne 2012. La raison était "qu'il avait déménagé pendant l'été 2011 pour une location dans la zone sans restriction d'accès, évacuation due à l'accident qui était considérée par TEPCO à l'époque comme terminée". [dans la logique de TEPCO] Comme il avait vécu dans une maison en location avant le déménagement, l'évacuation était terminée quand il a déménagé vers une autre location. Pourtant les indemnisations pour ceux qui ne sont pas employés de TEPCO ne sont pas supprimées quand ils se relogent.

Ce qui l'a surpris, ce fut le document qu'il a reçu du "Bureau-Conseil de Fukushima pour les indemnisations du nucléaire", qui s'occupe des indemnisations, au printemps dernier. L'en-tête du document disait "Ajustement qui devrait être déduit de manière modeste [des paiements futurs]" et le texte du document disait "Il a été confirmé que le montant que nous vous avons déjà payé et celui calculé correctement diffèrent," et que la somme en différence se monte à plusieurs millions de yens. Il semble que TEPCO a décidé que les millions de yens que cet employé a reçu après son déménagement (été 2011) étaient "en trop".

L'employé a appelé le Bureau-Conseil et a demandé ce qu'ils voulaient dire par "déduire". La réponse a été que la somme qu'il a reçu en trop serait rééquilibrée par les futurs paiements. Comme il n'a pas de futur paiement en vue, comme l'indemnisation a été supprimée, c'est pratiquement une demande de rendre l'argent. Il a demandé plus tard, "Êtes-vous en train de me dire de rendre l'argent tout de suite ?" La réponse a été "Nous n'avons pas décidé comment l'argent sera restitué".

En 2013 l'homme a demandé au centre des conflits sur les indemnisations pour dommages nucléaires un arbitrage de la décision. Le centre a rejeté la prétention de TEPCO et a considéré que l'évacuation était toujours en cours pour l'homme et a rejeté son obligation de rembourser l'argent des indemnisations. La transaction proposée par le centre était que TEPCO paierait un supplément de plusieurs millions de yens à cet homme, mais TEPCO a refusé.

Selon des témoignages de diverses sources, il y a au moins 15 employés à qui il a été demandé de rembourser de l'argent, et le total dépasse 100 millions de yens. Un employé a dit au Mainichi "qu'il y a environ une centaine d'employés dont les indemnisations ont été supprimées. On a demandé à la majorité d'entre eux de rembourser".

En octobre dernier à la préfecture de Fukushima, TEPCO a organisé une réunion d'information entre les responsables en chef et les employés. Le Mainichi Shinbun a obtenu les données audio de la réunion. Des employés en colère ont dit aux responsables, "Tout le monde est furieux de devoir rendre l'argent qui a été transféré [sur les comptes bancaires]". Les responsables ont dit qu'ils examineraient la question mais il n'y a eu aucun changement.

100 millions de yens. Une bagatelle pour TEPCO. Il n'y a qu'à récupérer l'argent chez les ex-présidents Katsumata et Shimizu. Mais ils préfèrent à la place le reprendre à ses propres employés qui ont travaillé dans la centrale irradiée.



Également du Mainichi, 4 janvier, partiel :


Demande de remboursement des indemnisations pour l'accident de Fukushima : "Nous avons travaillé dans de fortes radiations [et voilà le résultat]"

L'un des employés à qui on a demandé de rendre l'argent des indemnisations travaillait sous la responsabilité de l'ex-manager Masao Yoshida juste après le début de l'accident nucléaire. Il travaillait avec crainte dans un environnement fortement irradié. Mais l'exploitant a ignoré le problème. Perdant espoir, les jeunes employés démissionnent, les uns après les autres. Le moral s'est gravement dégradé et de sombres nuages surplombent le travail de décontamination.

Cet employé est extérieur à la préfecture de Fukushima. Après avoir rejoint TEPCO, il a passé de longues années à Fuku I et II, et a continué à travailler avec fierté. Il était actif dans la communauté locale et il dit "C'est mon foyer".

"Je ne pourrai pas davantage détruire mon foyer". Le 12 mars 2011, quand le bâtiment du réacteur 1 a explosé, lui et ses collègues ont obligé leurs jambes tremblantes à s'activer pour aller travailler. Après le travail, ils retournaient au bâtiment anti-sismique situé à environ 300 mètres du réacteur 1 et ils retrouvaient le responsable de la centrale Yoshida hurler de colère à la téléconférence avec le quartier général de TEPCO [à Tokyo]. Mais Yoshida était gentil avec ses employés. Il dit qu'il a été encouragé par Yoshida à plusieurs reprises. "vous faites tous un super travail," disait Yoshida.

Il accomplissait un travail pénible qu'il sentait utile. Puis la lettre est arrivée au printemps dernier. Elle disait que TEPCO voulait le remboursement d'une partie des indemnisations et demandait qu'il signe l'accord joint en annexe et le renvoie. "Je ne peux y croire". Bien qu'ayant lu la lettre de nombreuses fois, c'est bien une "facture" qu'on lui envoie. Il était si mortifié qu'il en a pleuré. Il n'a pu dormir pendant plusieurs jours. Ses collègues ont reçu aussi le même courrier. L'atmosphère était lugubre sur le site et le moral était en chute libre.

Le salaire mensuel des employés a été diminué d'entrée de 20 % après le début de l'accident. La suppression des indemnisations et la demande de remboursement (printemps 2013) ont suivi. Une douzaine de personnes, la plupart des jeunes dans la vingtaine ont déjà quitté la société. Elles comprennent certains qui ont travaillé avec lui pour remettre la centrale en état. "Nous nous sentions tous responsables du fait des problèmes à la centrale nucléaire où nous opérions". Nous avons travaillé en serrant les dents". Mais le traitement de TEPCO les a découragés. L'ouvrier ne pouvait dire "N'arrête pas tout de suite" à son collègue qui lui disait qu'il partait.

"Vous avez fait tout ce que vous pouviez avec les fortes radiations. Nous prendrons bien soin de vous". C'est ce que lui disait Yoshida. "Si M.Yoshida était encore en vie, cela aurait été différent", il se demande parfois. "Je n'ai pas envie de continuer mais je ferai de mon mieux pour mon foyer". Il s'accroche et va travailler dans son uniforme TEPCO.

L'uniforme de travail de cet employé. Il a dit au Mainichi, "après l'accident, je ne pouvais pas le mettre à sécher dehors après le lavage, par crainte de ce que les voisins pourraient penser".
On y revient, malheureusement. Au lieu de retourner la colère contre le pouvoir (que ce soit le gouvernement national ou une grosse entreprise comme TEPCO), on choisit une cible bien plus facile – comme un employé de TEPCO qui a travaillé à la centrale en ruine avec le sens des responsabilités envers son "foyer" adoptif.
D'après mon article du 29 février 2012, le Dr Jun Shigemura, psychiatre au collège médicale de la défense nationale qui s'est occupé des ouvriers de la centrale, dans une interview avec le Der Spiegel allemand :
Beaucoup viennent des régions autour de la centrale, le tsunami a emporté leurs maisons, leurs familles ont été évacuées. Les ouvriers ont perdu leur foyer, leurs êtres chers sont au loin et le public les condamne, parce qu'ils travaillent pour TEPCO. Nombreux pensent que TEPCO est responsable de la catastrophe. Les ouvriers n'ont pas été considérés comme des héros comme ce fut le cas en Europe. Un jour, quelqu'un a donné des légumes frais pour les ouvriers, parce qu'à ce moment-là TEPCO ne pouvait les approvisionner en nourriture fraîche dans la zone d'évacuation. Mais le don a été fait anonymement parce que ceux qui ont donné ne voulaient pas être pris à aider les ouvriers de TEPCO.
Je m'occupe actuellement d'un homme dans la quarantaine. Il avait une maison sur la côte près de Daiichi qui a été détruite par le tsunami. C'est alors qu'il a perdu son fils de 7 ans. L'homme a dû fuir et il a essayé de louer un appartement ailleurs. Mais le propriétaire n'en a pas voulu parce qu'il travaille pour TEPCO. Quand finalement il a trouvé un appartement, les voisins ont accroché un papier sur sa porte : les ouvriers de TEPCO, dehors.

5 commentaires:

  1. L'horreur dans l'horreur, et dire que j'étais inquiète pour les dividendes des actionnaires de Tepco, OUF, je n'ai plus de souci pour eux !!!
    J'ai appris le 3/1 avec tristesse sur une radio que les SALAUDS de TEPCO , embauchent par des sociétés,( et mafieuses) , des personnes handicapées mentales, des sans abri et des surendettées , payées très peu, pour nettoyer la ville de Fukuschima ! Le lien ci après ne dit pas tout ! (pourquoi ? )

    http://www.jolpress.com/sdf-employes-mafia-japonaise-nettoyer-fukushima-japon-article-823793.html

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    Réponses
    1. Bonsoir Danysis,

      Les yakuzas au secours de l’atome

      Publié le 20 mars 2013

      http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1527

      Bises, Léa.

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  2. http://resistanceauthentique.wordpress.com/2014/01/03/fukushima-ordres-emanant-du-gouvernement-des-etats-unis-14-millions-de-doses-de-iodure-de-potassium/

    et

    http://www.wikibusterz.com/le-reacteur-n3-de-la-centrale-de-fukushima-vient-dentrer-en-fusion/

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  3. c'est un fake le reacteur 3 a fondu depuis tres longtemps , voir le blogs de fukushima diary
    http://fukushima-diary.com/2014/01/column-reactor3-hoax-and-fukushima-exploiters/

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    1. Ce n'est pas vraiment ce qu'explique Fukushima Diary. Ils parlent du canular disant que le réacteur 3 est entré en fusion avec des photos datant de 2011.
      Nuance.

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