Bistro Bar Blog

mardi 21 janvier 2014

Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris (19ème siècle)


Longtemps oubliées, des techniques agricoles refont surface 170 ans après et inspirent aujourd'hui des pionniers d'une agriculture à la fois hyperproductive et totalement naturelle.



Des melons mûrs à Paris dès le mois d’avril, des tonnes de légumes sur une surface pas plus grande qu’un terrain de foot, jusqu’à huit récoltes en une seule année… Ces performances agricoles incroyables ne sont le fruit ni d’engrais chimiques, ni de modifications génétiques, ni même de connaissances scientifiques de pointe. Et pour cause, ces prouesses datent du XIXe siècle et sont l’œuvre des quelques centaines de jardiniers-maraîchers parisiens qui assuraient alors l’autosuffisance de la capitale en légumes.

Longtemps oubliés, ces savoir-faire sont aujourd’hui accessibles à tous à travers un manuel, publié en 1844 et récemment numérisé (merci au site Paysansansfrontieres.com de l’avoir partagé ici). Son nom : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. Pour ceux qui n’auraient pas le temps d’une telle lecture, nous publions à la fin de cet article quelques morceaux choisis.

Passage de témoin 

Nous vous conseillons toutefois vivement la lecture de ce témoignage émouvant, écrit par deux maraîchers (J.G. Moreau et J.J. Daverne) qui se sentaient – à raison – menacés par l’urbanisation et qui disaient écrire pour transmettre leurs savoir-faire à « [leurs] enfants et aux jeunes jardiniers-maraîchers ». D’abord parce que ce livre nous apprend énormément, et nous prouve qu’une autre agriculture est possible et ce depuis longtemps. Mais aussi parce que l’histoire de cet ouvrage raconte le passage de témoin en cours entre les agriculteurs d’hier et les pionniers d’aujourd’hui.

La suite ICI.

Pour lire le livre, c'est ICI.


3 commentaires:

  1. Un tombereau de bottes de carottes de Croissy en route pour la capitale!
    Sur la photo rien que des Bretons pure souche de père en fils.
    Clind'oeil

    RépondreSupprimer
  2. On reconnaît la rue Carnot et la famille Bonnet.

    RépondreSupprimer
  3. magnifique Hélios, la conscience que je vois avancer...
    je referai surface dans quelques jours

    Brigitte

    RépondreSupprimer

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.