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jeudi 2 janvier 2014

Allégorie de la Caverne de Platon et temps actuels

Les philosophes de l'antiquité ont décrit il y a plus de 2000 ans une situation qui perdure toujours, car l'homme est toujours prisonnier de ses croyances et de la peur. Il est toujours ligoté dans sa caverne intérieure, en compagnie de ses semblables, n'ayant pas pris conscience de ses pouvoirs. 

Merci à Brigitte pour le lien de cet article.


"La république" de Platon décrit parfaitement la société d'aujourd'hui



Par Julian Websdale

2 septembre 2013


La République (en grec Πολιτεία, Politeia) est un dialogue socratique, écrit par Platon aux environs de 380 avant notre ère, qui discute de la définition de la justice, de l'ordre et des caractéristiques d'un état-cité juste et de l'homme vertueux. C'est l’œuvre la plus connue de Platon et elle s'est révélée être l'un des ouvrages de philosophie et de théorie politique le plus influent au plan intellectuel et historique. Dans ce livre, Socrate en compagnie de divers athéniens et étrangers débattent de la signification de la justice et examinent si oui ou non l'homme honnête est plus heureux que l'homme malhonnête en envisageant oralement la création d'une série de cités différentes, s'achevant par une cité (Kallipolis) gouvernée par des rois-philosophes ; et en examinant la nature des régimes qui existent. Les participants discutent aussi de la théorie des formes, de l'immortalité de l'âme et du rôle du philosophe et du poète dans la société.


Dans La République, Platon décrit quatre types de gouvernement – la monarchie, l'oligarchie, la tyrannie et la démocratie. L'allégorie de la Caverne discute de la mentalité humaine et du monde politique, de notre façon de penser et d'être. On trouve quatre types de gens dans la caverne, bien que nulle part dans le texte les personnages ne soient clairement dénombrés. Il y a dans la caverne des ravisseurs et des prisonniers. Les prisonniers de la caverne sont sous contrôle et ne connaissent rien d'autre que la vie de la caverne, encore pire, ils ne connaissent qu'une seule paroi de la caverne. Les ravisseurs se servent d'un feu pour projeter des ombres sur la paroi devant laquelle se trouvent les prisonniers pour que la réalité fabriquée les garde captifs et les distrait. Parmi les prisonniers, certains sont enchaînés et d'autres sont libres de leurs mouvements. Les enchaînés sont maintenus en place et ne peuvent regarder que droit devant eux, ils sont ainsi convaincus de la réalité et de l'importance des ombres. Les non-enchaînés sont si subjugués par les images et convaincus de la réalité et de l'importance des ombres qu'ils n'ont pas besoin de chaînes. Ce sont les ombres qui les retiennent comme un éléphant qu'on retient par une simple ficelle. Les enchaînés et les non-enchaînés ne prêtent pas d'intérêt à leur existence actuelle en tant que prisonniers de la caverne. Ils ne sont pas conscients, pas plus d'eux-mêmes que de leur environnement, ni de leurs ravisseurs, ils ne sont conscients et concernés que par les ombres.


Les ravisseurs gardent les prisonniers grâce aux ombres, en tant que distractions. Il y a les prisonniers enchaînés, les prisonniers libres et les ravisseurs qui s'en occupent. Le quatrième personnage de l'allégorie, la quatrième partie qui se distingue de l'ensemble, est représentée par un prisonnier affranchi. Le prisonnier affranchi, après avoir passé sa vie entière dans la caverne, se retrouve en surface et il est d'abord ébloui par la lumière du soleil puis commence à voir. Il ne voit d'abord que des ombres, c'est ce qu'il avait l'habitude de voir, il voit ensuite des reflets, puis les objets qui chassent l'ombre et enfin la totalité de son environnement, lui-même, les autres, les étoiles et le soleil. Le prisonnier libéré apprend à connaître le soleil et tout ce qui dépend de lui. Il étudie les principes de base de la réalité et le fait que le soleil est la réelle lumière, que le feu des ravisseurs ne l'est pas. Le prisonnier affranchi apprend les conditions basiques de la réalité et des choses représentées par les ombres des ravisseurs. Il devient conscient et en déduit sa place dans le monde. Il réalise qu'il a été trompé toute sa vie et que tous ceux qu'il a toujours connus dans la caverne sont emprisonnés et ont aussi été trompés. Et il a le devoir d'y retourner.


Après réflexion, le prisonnier libéré revient et tente d'informer les captifs de leur situation pour les en libérer. Les captifs enchaînés et non enchaînés se moquent du prisonnier libéré car il n'arrive plus à voir dans la sombre caverne, ses yeux s'étant accoutumés à la lumière du jour. Finalement ils veulent éliminer le prisonnier libéré parce qu'il leur révèle leur malheureuse situation, bouleverse leur status quo, bien qu'il soit la cause de leur captivité. Les ravisseurs contrôleurs cherchent bien sûr à l'éliminer, lui ou quiconque remet en question et révéle le système de la caverne tel qu'il est. Les trois types de personnages qui sont forcés d'éliminer le quatrième, le prisonnier libéré, celui qui cherche à libérer les captifs et à leur montrer la vraie lumière en s'opposant au contrôle de la caverne, reflètent la manière dont les institutions de contrôle fonctionnent.


Les symboles du monde politique actuel sont assez faciles à reconnaître et le pouvoir du prisonnier libéré ou du rebelle honnête est reconnu dans le monde. L'une des plus importantes interprétations de l'Allégorie de la Caverne concerne l'individu au sein de la caverne – une caverne que les gens bâtissent autour d'eux. Les ombres représentent une indication mensongère qui semble réelle – c'est la peur. Le monde extérieur se sert souvent de feux et d'ombres pour engendrer la peur, mais la peur qu'on se crée tout seul fonctionne aussi. Une majorité de gens se rejoue le scénario des ombres pour maintenir en eux un status quo et ne pas avoir à affronter les réalités intérieures et extérieures. Ils possèdent leur propre cavernes personnelles où ils sont contrôlés par des indications mensongères qui semblent réelles. Le prisonnier libéré et le rebelle vertueux ont du pouvoir dans le monde et ils peuvent nous faire sortir de nos cavernes vers la lumière. Les ombres sont très symboliques d'une réalité consensuelle, programmée et renforcée en permanence par les médias dominants, que la plupart des gens pensent crédibles. En suivant son intuition, on se comporte d'une manière impossible à comprendre par les esprits conditionnés et emprisonnés de notre entourage. Ils doivent trouver une justification à nos paroles et à notre comportement en déclarant que nous sommes "fous", "dangereux" ou "délirants", et peuvent nous traiter avec mépris. Nous sommes en fait réellement différents en envisageant la réalité d'un autre point d'observation. Faisons ce que notre cœur nous dit intuitivement, car c'est la Conscience qui s'exprime – la Voix Silencieuse. Suivons-là et partons à l'aventure.


Julian Websdale est un chercheur indépendant, spécialiste du domaine de la science ésotérique et de la métaphysique.

Traduit par Hélios

6 commentaires:

  1. Les obscures salles de ciné sont des cavernes.

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    1. Quelque part, oui. Mais il y en a beaucoup d'autres.

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  2. Partie 1

    Tu as tout résumé en une phrase Hélios, encore une fois.
    Les Humains prisonniers ne voient pas leurs ravisseurs. Ils ne voient que les ombres projetées par leurs ravisseurs pour les occuper, et ils s’occupent aussi en agressant l’un des leurs, ou en s’agressant mutuellement.
    Certains prennent des pilules roses pour supporter les ombres au quotidien : ils croient que les ombres c’est le monde, alors ils pensent que ce n’est pas normal de ne pas réussir à s’adapter aux ombres. C’est ce que leurs ravisseurs leur font dire sans répit par leurs compagnons de captivité, grâce à la programmation mentale planétaire.
    Tout le MK Ultra planétaire repose sur la croyance que chaque Humain serait lui-même la source de la torture qu’il subit.

    Mais jamais les captifs n’agressent leurs ravisseurs, puisqu’ils leur tournent le dos.
    À la place de regarder leurs ravisseurs ils regardent bouger les ombres projetées sur le mur de la caverne par leurs ravisseurs. On dit que lorsqu’on leur montre la lune, certains regardent le doigt et que ce sont les imbéciles. Mais te souviens-tu de la façon dont l’enfant regarde le magicien exécuter ses tours ? Eh bien en fait le premier bon réflexe d’un homme libre serait de regarder à qui appartient le doigt qui montre quoi que ce soit, avant d’accepter de regarder dans l’autre direction.

    Si les captifs –les Humains- voyaient leurs ravisseurs ils comprendraient instantanément que s’ils s’agressent entre eux, c’est parce que leurs ravisseurs tirent leurs ficelles derrière leur dos. Qu’ils ont fait d’eux des marionnettes. Ils cesseraient de croire que l’Homme soit un danger pour la Vie : ils cesseraient de travailler pour leurs ravisseurs et contre leur propre espèce. Ils apercevraient l’immense pouvoir du partage entre eux.

    Les ravisseurs ont compris que les prisonniers ne doivent en aucun cas les voir, car ce serait le signal de leur libération. Tu te souviens de ce que disait Michel Moirot : les captifs dans les camps de concentration n’ont déclenché aucun cancer, et ceux qui avaient un cancer en ont spontanément guéri. Ces Humains là voyaient leurs ravisseurs en face. Alors leur système immunitaire se mettait à fonctionner à l’endroit.

    à suivre, Brigitte

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  3. Hélios est souvent le prisonnier libéré qui revient nous avertir que dehors il y a autre chose !!!

    Et combien de fois l'avons nous repoussé gentiment ou plus "vivement" ?
    C'est ce qui ce passe avec des gens comme certains humoristes comme ... Georges CARLIN ou Coluche ou Dieu...Donné (ou refusé !) ou le Pape actuel !!!
    Heureusement les pôles magnétiques du soleils se sont inversés, le temps que les effets s'établissent sur la TERRE et il va nous falloir ( joli verbe à conjuguer !) nous adapter, de préférence de bon cœur ( alt +0156).
    Boone "chance" à tous; Merci Hélios.

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  4. Merci pour cette traduction qui a le mérite de mettre "le cerveau en ébullition".

    Les salles de ciné sont la projection d'un univers mental. L'univers du système carcéral dans ses objectifs primaires n'est pas différent de ce qui se passe dans nos têtes. En mains tenants l'idée, l'illusion de liberté sous contrôle des lois qui la génère, cette illusion sert "la prédominance du crétin" par le plus grand nombre de "prisonniers libres" non affranchis de la peur des ombres de leurs propres cavernes. Mais l'Imaginaire (mental) est aussi obéissance à une source profonde qui ne peut nous être enlevée sans notre accord. Et si cela se produit c'est que nous n'avons pas encore révisé les accords qui nous maintiennent dans cette l'illusion de liberté et que nous allons au ciné pour voir projeter nos propres ombres. Sachant ce qu'elles sont, il y a quand même des films qui ne sont pas nourriture pour l'esprit, l'imaginaire du "rebelle vertueux". Néanmoins, les ombres montrent, elles montrent ce qu'elles sont, des ombres et rien d'autre.

    La justice n'est pas la justice c'est pourquoi elle se nomme justice, juste "ice", aussi figée que le marbre des pierres tombales.

    "suivons notre intuition" qui n'est ni croyances obscures ni illusions projetées mais une réalité virtuelle en adéquation à ce qui est.

    "Faisons ce que notre cœur nous dit intuitivement, car c'est la Conscience qui s'exprime – la Voix Silencieuse. Suivons-là et partons à l'aventure."

    Tout à fait d'accord !!! ...enfin presque, reste l'application immédiate de cet accord en soi mais pour être d'accord il faut commencer par s'accorder :)

    Bonne JOURnée et encore merci à vous .




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  5. bonjour,
    :)
    http://www.meta-noia.org/Prologue.htm

    excellente journée :)
    Virginie

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