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lundi 30 décembre 2013

Découvertes archéologiques dissimulées (3/3)

Troisième partie


(...)


Le compte-rendu de M. Kinkaid

M. Kinkaid a été le premier enfant blanc à naître dans l'Idaho et il a été explorateur et chasseur toute sa vie, il est au service de l'institut Smithsonian depuis trente ans. Même racontée brièvement, son récit semble fabuleux, presque caricatural.

"J'avais d'abord l'impression que la caverne était presque inaccessible. L'entrée se trouve à 450 mètres en partant du pied de la paroi à pic du canyon. Elle est située sur un territoire du gouvernement et aucun visiteur n'y sera autorisé sous peine de poursuites pour violation de propriété. Les scientifiques souhaitent travailler au calme, sans peur d'être dérangés dans leurs découvertes par des curieux ou des chasseurs de reliques. Tout déplacement ici serait infructueux, les visiteurs seront éconduits. L'histoire de la découverte de la caverne a été publiée, mais la voici en quelques paragraphes : je descendais le Colorado en bateau, seul, à la recherche de minéraux.

J'ai vu sur la paroi est des taches dans la formation sédimentaire à environ 600 mètres au-dessus du lit de la rivière. Il n'y avait pas de piste à cet endroit, mais j'ai réussi à grimper avec beaucoup de difficulté. Au-dessus d'une corniche invisible depuis la rivière, il y avait l'entrée d'une grotte. Sur 25 mètres, des marches menaient depuis le niveau de la rivière vers cette entrée, à l'époque où la grotte était habitée. Quand j'ai vu des marques au burin sur la paroi de l'entrée, mon intérêt s'est éveillé, j'ai armé mon fusil et suis entré.



Pendant cette exploration j'ai remonté sur plusieurs dizaines de mètres le passage principal avant d'arriver à une crypte dans laquelle j'ai découvert des momies. J'en ai mise une debout et l'ai photographiée. J'ai rassemblé plusieurs reliques que j'ai emporté à Yuma en descendant le Colorado, de là je les ai expédiées à Washington avec les détails de la découverte. À la suite de quoi les explorations ont démarré.

Les couloirs

"Le couloir principal fait environ 3,60 m de large, se rétrécissant à 2,70 m à son extrémité. À environ 17 mètres de l'entrée, les premiers couloirs latéraux bifurquent vers la droite et la gauche, le long desquels se situent des deux côtés plusieurs chambres de la taille d'une salle de séjour ordinaire, bien que certaines mesurent entre 2,70 et 3,70 m². On y accède par des portes de forme ovale et la ventilation est assurée par des trous d'aération circulaires à travers les murs des couloirs.

Les murs ont une épaisseur d'environ 1,05 m. Les couloirs sont ciselés et taillés aussi droits que s'ils avaient été tracés par un ingénieur. Les plafonds de plusieurs de ces chambres convergent vers le centre. Les couloirs près de l'entrée forment un angle aigu à partir de l'entrée principale mais au fur et à mesure ils s'orientent à angle droit en se poursuivant.

Le sanctuaire

"À plus de 30 mètres de l'entrée se trouve une salle transversale de plusieurs dizaines de mètres de long où l'on a découvert une idole, ou image du dieu de ce peuple, assise en tailleur, avec une fleur de lotus ou de lis dans chaque main. Le style du visage est oriental et la sculpture révèle une main habile et l'ensemble est remarquablement bien préservé, comme tout dans cette caverne. L'idole ressemble beaucoup à Bouddha, bien que les scientifiques ne soient pas sûrs du culte religieux représenté.

Compte tenu de tout ce qui a été découvert jusqu'ici, il est possible que cette pratique religieuse soit apparentée à celle des anciens peuples du Tibet. Entourant cette idole, on voit des figures plus petites, certaines d'apparence très belle ; d'autres avec un cou tordu et difformes, symbolisant probablement le bien et le mal. Il y a deux grands cactus avec des branches en saillie, un de chaque côté du dais sur lequel est accroupi le dieu. Tout ceci est sculpté dans un roche dure ressemblant à du marbre. Dans le coin opposé à cette salle, on a découvert différents outils en cuivre.

Ces gens connaissaient sans aucun doute l'art perdu de tremper ce métal, que les chimistes ont cherché sans résultat pendant des siècles. Sur une banquette faisant le tour de l'atelier il y avait du charbon de bois et autres matériaux qui participaient probablement au processus. Il y a aussi des scories et des choses ressemblant à un reste d'alliage, montrant que ces anciens travaillaient les minerais mais jusqu'à présent aucune trace de l'endroit ou de la technique utilisée n'a été découverte ni l'origine du minerai.

"Parmi les autres découvertes figurent des vases ou des urnes en cuivre et en or, au dessin très artistique. On trouve des poteries émaillées et des récipients vernissés. Un autre couloir mène à des greniers comme ceux qu'on trouve dans les temples orientaux. Ils contiennent des graines de différentes sortes. Un très grand magasin n'a pas encore été exploré, car il fait 6 mètres de haut et on ne peut y pénétrer que par au-dessus. Deux crochets en cuivre sont accrochés au bord, indiquant qu'une sorte d'échelle y était attachée.
Ces greniers ont une forme arrondie, car le matériau avec lequel elles sont construites, est, je pense, un ciment très dur. Un métal gris a aussi été découvert dans cette caverne qui intrigue les scientifiques car il n'a pas encore été identifié. Il ressemble à du platine. Éparpillés partout sur le sol on trouve ce qu'on appelle populairement des "œil de chat", une pierre jaune sans grande valeur. L'une d'elles porte une tête gravée de type malais.

Les hiéroglyphes

"Sur toutes les urnes ou les parois au-dessus des portes et les tablettes de pierre trouvées à côté de l'idole on trouve de mystérieux hiéroglyphes, secret que l'institut Smithsonian espère bientôt percer. Les gravures sur les tablettes ont probablement à voir avec la religion de ce peuple. On a découvert des hiéroglyphes identiques au sud de l'Arizona. Parmi ces gravures écrites, seuls deux animaux ont été découverts. L'un d'eux était de type préhistorique.

La crypte

"Le tombeau ou crypte dans laquelle on a découvert les momies est l'une des chambres les plus grandes, dont les murs sont inclinés avec un angle d'environ 35 degrés. Sur ces murs on voit des gradins où reposent les momies, chacune occupant séparément un niveau grossièrement taillé. À la tête de chaque momie il y a un petit banc, sur lequel on trouve des coupes en cuivre et des morceaux d'épées brisées. Certaines momies sont recouvertes d'argile et toutes sont drapées de fibres d'écorce. Les urnes ou coupes du tiers inférieur sont grossières, alors que sur les niveaux supérieurs, elles ont une ligne plus épurée, montrant une étape de civilisation plus tardive. Il est important de signaler que toutes les momies examinées jusqu'à présent sont masculines, aucun enfant ou femme n'a été enterré ici. Ce qui fait penser que cette section extérieure était le quartier des guerriers.

"On n'a retrouvé aucun os d'animal, aucune peau, aucun vêtement, aucun élément de literie. De nombreuses salles sont vides en dehors de récipients à eau. Une pièce, d'environ 12 mètres par 200 mètres, était probablement la salle à manger, car des ustensiles de cuisine y ont été découverts. Comment ces gens vivaient est un problème, bien qu'on suppose qu'ils partaient vers le sud en hiver et cultivaient les vallées, et remontaient vers le nord en été. Plus de 50.000 personnes ont pu vivre confortablement dans ces cavernes.

Une des théories est que les tribus indiennes qu'on trouve en Arizona sont les descendantes des esclaves des peuples qui habitaient la grotte. Il ne fait aucun doute que plusieurs milliers d'années avant l'ère chrétienne un peuple vivait ici qui a atteint un haut niveau de civilisation. La chronologie de l'histoire humaine comporte de nombreux manques. Le Pr Jordan est plus qu'enthousiasmé par les découvertes et pense qu'elles se prouveront d'une inestimable valeur pour la recherche archéologique.

"Une chose dont je n'ai pas parlé est peut être digne d'intérêt. Il y a une salle dans un couloir qui n'est pas ventilée et quand nous nous en sommes approchés une odeur de mort s'est insinuée dans nos narines. Notre éclairage ne pouvait percer l'opacité et tant que nous n'aurons pas de lampes plus puissantes à notre disposition nous ne saurons pas ce que contient la pièce.

Certains parlent de serpents, mais d'autres rejettent cette idée et pensent qu'elle peut contenir un gaz mortel ou des produits chimiques utilisés autrefois. On n'entend aucun bruit, mais cela sent exactement comme s'il y avait des serpents. L'ensemble de l'installation souterraine met les nerfs à rude épreuve. L'obscurité pèse sur les épaules et nos lampes et bougies ne font que renforcer la noirceur. L'imagination travaille et fait remonter des fantasmes impies du fond des âges qui donnent le vertige."

Une légende indienne

En lien avec ce récit, on peut remarquer que parmi les indiens hopis la tradition verbale veut que leurs ancêtres aient vécu autrefois dans un monde souterrain sous le Grand Canyon jusqu'à ce que des dissensions se manifestent entre le bien et le mal, entre les gens au cœur unique et ceux aux deux cœurs. Machetto, qui était leur chef, leur conseilla de quitter le monde souterrain, mais il n'y avait aucun moyen de sortir.

Le chef fit alors pousser un arbre pour percer le toit du monde souterrain et ensuite les gens au cœur unique sortirent en escaladant. Ils se sont attardés près de Paisisvai (la rivière rouge), le Colorado, et cultivèrent le blé et le maïs. Ils envoyèrent un messager au Temple du Soleil, en demandant des bénédictions de paix, de bonne volonté et la pluie pour le peuple au cœur unique.

Le messager ne revint jamais, mais on peut voir aujourd'hui dans les villages hopis au moment du coucher du soleil les anciens de la tribu observer en direction du soleil à la recherche du messager. À son retour leurs terres et les anciens lieux d'habitation leur seront rendus. C'est la tradition. Parmi les gravures d'animaux de la grotte on voit la représentation d'un cœur au-dessus d'eux.

La légende a été rapportée par W.E. Rollins, un artiste, durant son année passée avec les indiens hopis. Il existe deux théories sur l'origine des égyptiens. L'une est qu'ils venaient d'Asie, l'autre est que le berceau de la race se situait dans la région supérieure du Nil. Heeren, égyptologue, pensait à une origine amérindienne des égyptiens.

Les découvertes du Grand Canyon pourraient jeter une nouvelle lumière sur l'évolution de l'homme et les ères préhistoriques.


Traduction par Hélios


10 commentaires:

  1. Passionnant et en même temps décevant de n'en savoir pas plus. En lisant le début du 3/3, je me disais qu'il y avait surement une légende Hopi qui donnerait certaines explications et voilà qui est fait. Certaines légendes parlent aussi d'un ancien territoire (ile) engloutie dans les eaux d'on la nation Hopi est issue.

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    1. Pierre,
      Brigitte nous donnera peut-être un lien avec d'autres explications...

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  2. « les gens au cœur unique »
    • Très belle façon de dire : les gens qui n’ont pas « la connaissance du bien ET du mal », mais ont seulement « la perception de la vie agissante ». Ils ne peuvent vivre dans le même monde que « ceux aux deux cœurs ».
    Si certains d’entre vous se mettent à pleurer en entendant parler du Peuple au cœur unique, c’est normal.

    « La chronologie de l'histoire humaine comporte de nombreux manques. »
    • Oui, parce que l’Histoire n’est pas une chronologie. Dire que la chronologie comporte des manques, c’est comme dire que la Terre plate comporte de nombreux mystères.

    « Il y a une salle dans un couloir qui n'est pas ventilée et quand nous nous en sommes approchés une odeur de mort s'est insinuée dans nos narines. » … « Certains parlent de serpents, mais d'autres rejettent cette idée et pensent qu'elle peut contenir un gaz mortel ou des produits chimiques utilisés autrefois. On n'entend aucun bruit, mais cela sent exactement comme s'il y avait des serpents. »
    • La pièce peut ne rien contenir du tout de matériellement dangereux. Il suffit que des informations soient enregistrées dans la roche (qui fonctionne comme un ordinateur, un accumulateur ou un émetteur, un transmetteur, ou un vortex) pour que des fréquences (à défaut d’autre mot) nocives voire mortelles ou au contraire vivifiantes puissent être émises.
    Il se peut que nos sens décodent des fréquences mortelles par le canal de l’odorat. Ou par un autre canal.
    N’oublions jamais l’essentiel : nous ne sommes pas de simples réceptacles d’énergie, mais des producteurs d’énergie. Et que c’est nous qui décidons de la nature de l’énergie que nous irradions autour de nous.

    « L'ensemble de l'installation souterraine met les nerfs à rude épreuve. (…) L'imagination travaille et fait remonter des fantasmes impies du fond des âges qui donnent le vertige. »
    • En y allant avec la conscience de soi d’un guerrier et le regard neuf d’un enfant qui observe un illusionniste, et n’a pas de postulat religieux automatique dès qu’il voit une statue, on pourrait entendre directement l’histoire de ces lieux. Et on verrait l’Histoire de l’Humanité. Et s’il faut en partir rapidement on le saurait très vite.

    Brigitte

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  3. Chère Brigitte
    Que l'un de tes enfants soit autiste, je compatît ! Que tu nous rabâches à longueur de mois que seul les autistes soient normaux et que nous sommes totalement anormaux! d'accord !
    Mais la vraie question qui me taraude, c'est a quel degré d'imbécilité veut tu prétendre !
    Robert

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    1. Il y en a qui n'ont rien compris ! Ou qui jouent les imbéciles.

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    2. reponse idiote qui n'apporte rien............

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    3. cher " ? " anonyme Robert, je pense très sincèrement que l'idiot, c'est vous ! si vous n'êtes pas capable de comprendre ce qui est inscrit par Brigitte, et de ce fait, chercher des réponses dans un ordinateur pour mieux comprendre, vous pouvez rester dans votre ouverture d'esprit étriquée mais surtout nous dispenser de vos âneries... méchantes de sucroit ! il est vrai qu'il faut de tout pour faire un monde, de grâce, rester dans le votre ! pas LOL vos 2 commentaires , bon vent Robert

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  4. Si on admet un degré d'imbécibilité il faudra admettre un degré d'intelligence, mais dans le cas de Robert je pense qu'il ne peut pas voir au dessus de sa propre téte donc forcément il vise plus bas...

    Méme si je peine á déchiffrer tout ce contenu, je trouve toujours intéressant de lire des points de vue différents de celui que je m'en suis fait en le lisant.

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  5. Hmmmmm..….je crois que l,anonyme ne fais que son boulot,celui de diminuer Notre force de concentration qui pourrais nous permetre de percer l,obscurite artificielle qui nous entourne.

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  6. Bonjour à tous . J aime bien ce qu'écrit brigitte . Certaines personnes sont trop formaté pour comprendre ou accepté des écris differents que ce qu'on leurs apprends à l ´ école . Bravo BBB

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