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jeudi 7 novembre 2013

Libre-arbitre/karma et incinération

Après l'article du BBB concernant le karma, voici ce qu'en dit Joël Labruyère. Il donne aussi son point de vue sur l'incinération du corps. (extrait de la revue Undercover n° 19)


LIBRE-ARBITRE ET KARMA

Question : « Depuis longtemps je réfléchis sur le libre arbitre. Certains auteurs disent que c’est le grand privilège des terriens d’avoir un libre-arbitre et d’autres que nous n’en avons pas, étant tributaires de notre karma, et autres raisons dont je n’ai plus souvenance.



Quand je regarde autour de moi, je pense que nous allons là l’on veut nous faire aller. Qui ? Pourquoi ? Je n’en sais rien. Le chemin détourné que nous ne devions ou ne voulions pas prendre et que nous prenons quand même, n’est pas de notre volonté (mais le destin ?). Dans ce cas la vie n’a aucun sens. Nos faits, gestes et pensées ne dépendent pas de nous. Nous ne sommes responsables de rien.



On dit que les pensées sont créatrices. Si elles l’étaient vraiment, il y aurait le chaos sur terre. Ce que l’on souhaite très fort, se réalise. C’est oublier que nous sommes enchevêtrés les uns dans les autres, ce qui est bien pour moi ne les sera pas pour autrui, nous sommes liés. Nous avançons en pensant être libre. Je ne le crois pas.



J’aimerais aussi poser une autre question. Que penser de l’incinération des corps ? Est-il mieux de se faire enterrer ; qu’est-ce que l’âme ou l’esprit ont à craindre ? »

On peut essayer de clarifier le problème du libre-arbitre, sachant que les philosophes s’y sont cassés les dents.

Karma est un mot sanskrit qui signifie « faire ». Les romains utilisaient le mot fatum que l’on traduit par « destin ». Donc, fatum et karma c’est l’acte accompli.. Cela recouvre tous les actes de la destinée. Une fois l’acte commis, le karma se met en action de manière irréversible, ce qui implique des effets auxquels l’auteur ne pourra plus se soustraire. C’est pourquoi on assimile les effets du karma - les actes dont on est la cause - à la justice immanente.

Il serait déraisonnable de s’opposer à la Justice Universelle ou de considérer ses décrets injustes. Il faut donc faire face aux conséquences de nos actes car la leçon que le karma nous enseigne n’a qu’un but : nous remettre sur la voie de l’harmonie avec l’univers. Notre destin nous place dans des circonstances idéales pour nous apprendre à nous diriger vers la vérité.

Tout ce que nous avons fait (fatum/karma), non seulement depuis notre naissance, mais également depuis l’origine du monde, s’inscrit dans une région de notre âme. 


Les âmes émanent du sein de l’Absolu, pures et sans taches. Or, l’être en incarnation doit endurer bien des souffrances qui ne résultent pas des circonstances de sa vie actuelle. C’est pourquoi, il considère que ses épreuves sont injustes. S’il est matérialiste, il invoque le hasard, et s’il est croyant, il dit que c’est la volonté de ciel, en punition de ses fautes.

Or, ni Dieu ni Hasard ne sont responsables de notre misère. C’est l’enchaînement des causes et des effets de nos actes, imprimés dans notre âme depuis l’origine des temps. Le karma enregistre fidèlement les résultats des événements sur un circuit spirituel au cœur de l’âme - « l’atome impérissable ».

A chaque fois que cet atome spirituel se retrouve dans un corps, en un temps et un lieu donné – et cela depuis des millions d’années - l’enregistrement a lieu.

Tout ce qui se déroule dans notre conscience s’imprime comme résultat synthétique de notre volonté. L’âme utilise toutes les situations de la vie pour apprendre à devenir parfaite à l’image du dieu qu’elle a été jadis.

L’âme va donc rechercher les circonstances les plus favorables pour son éveil, aussi pénibles soient-elles à nos yeux mortels.

Elle va se défaire des charges karmiques, en nous plaçant dans des situations permettant de rembourser nos dettes – « œil pour œil ».

La Justice immanente règne sur l’ordre universel avec la plus parfaite équité.

Tout acte qui a fait du mal à autrui, consciemment ou non, doit être compensé. C’est le sens du karma, le destin dont nous héritons à la naissance, et qui nous révolte lorsque nous n’en comprenons pas le sens. Lorsque le karma de la rétribution des fautes pèse de tout son poids sur notre vie et que nous nous sentons écrasés, il est naturel de rechigner et d’essayer de s’y soustraire.
La plupart des êtres ne sont pas capables d’assumer la responsabilité des dettes karmiques provenant d’un temps où ils n’existaient pas sous l’identité actuelle. C’est pourquoi la Bible dit qu’on « expie pour les fautes de nos pères jusqu’à la septième génération ».

En l’occurrence, notre « père karmique » est la personnalité qui s’est manifestée autour de notre principe d’âme dans une existence passée, et dont nous sommes la « réincarnation » Bien entendu, nous n’avons rien à voir directement avec cette incarnation ancienne, ce qui rend à moitié fausse la théorie de la réincarnation, car notre personnalité présente commence à la naissance et disparaît au moment de la mort.

Quant à elle l’âme immortelle survole les cycles. Pour l’atome spirituel impérissable, il n’y pas de réincarnation individuelle !


Nous abordons ici une contradiction. La théologie dogmatique affirme que l’homme n’a qu’une vie, tandis que l’ésotérisme traditionnel enseigne que l’âme divine emprunte d’innombrables corps dans le but d’acquérir une conscience individuelle. Ces deux visions antagonistes s’accordent sur le fait que l’existence actuelle commence à la naissance et finit à la mort.

L’erreur dogmatique c’est de croire que notre personnalité est immortelle. Par le dogme d’une vie unique, l’Église a voulu stimuler les êtres à s’exercer au perfectionnement durant la vie présente.
Chargé de guider les masses occidentales, le catholicisme romain a supprimé la doctrine de la réincarnation lors d’un concile où fut décrété le dogme d’une vie unique qui commence à la naissance, s’achève à la mort, et renaît au jugement dernier.

Les autorités spirituelles de l’Occident ont engagé ainsi les êtres dans l’action physique, en leur interdisant de rêver à une échappatoire dans une vie future, ceci afin d’accélérer la conquête de la matière.

Notre civilisation matérialiste est née à partir de la suppression de la doctrine des réincarnations. Par la croyance en une vie unique, l’être se sent motivé à agir, au lieu de se reposer sur l’espoir d’une meilleure réincarnation, comme on le croyait en Orient et dans l’antiquité gréco-romaine avant la domination de l’église catholique.

On peut admettre l’utilité du dogme d’une vie unique, mais on doit accepter aussi la vérité des incarnations successives, indispensables pour produire une conscience individualisée et morale.
Il est important de concilier ces points de vue, apparemment opposés, si l’on veut comprendre le déchirement de notre vie.
Du point de vue de la personnalité que nous sommes, nous n’avons qu’une vie, et nous périrons avec le corps - « tu es poussière et tu retournes à la poussière ». Mais du point de vue spirituel, l’atome impérissable ne peut pas mourir, et la mémoire qu’il véhicule produit les circonstances des réincarnations successives, au cours desquelles de multiples personnalités naissent et meurent au service de l’âme.

Il est écrit « l’homme est comme l’herbe des champs qu’on coupe et qu’on jette au feu ». Cette parole serait cruelle s’il n’y avait en nous une étincelle éternelle qui emprunte ces corps « qu’on jette au feu », vie après vie.
Si nous ne sommes pas personnellement responsables des fautes commises par nos « pères karmiques », notre âme nous oblige pourtant à les régulariser afin de réaliser notre rédemption ultime.

C’est « prendre sa croix », assumer le sort qui nous échoit, sachant que notre destin a un sens mystérieux, et qu’au final nos épreuves servent l’âme divine qui est le véritable enjeu de notre incarnation.

Il faut croire que le but de l’univers est de produire des êtres libres et heureux, en dépit des limitations de l’existence qui peuvent parfois être insupportables si l’on a hérité de lourdes charges karmiques.
La souffrance endurée pendant notre vie, toutes les expériences pénibles, le destin tortueux qui semble sans espoir, le chaos existentiel, tout cela constitue une énergie considérable qui peut se convertir en force spirituelle. C’est le terreau nourricier de notre immortalité.

On travaille avec ce que l’on est, positivement ou négativement. Il faut avoir la foi que cela a un sens et que la souffrance se transmutera en conscience.

A t-on la liberté de choix ou bien sommes-nous comme des prisonniers qui attendent l’heure de l’échafaud ?

Si on considère le poids du karma, on pourrait croire que notre destin est dirigé par une volonté supérieure implacable réglant les circonstances de notre destin.

Certes, il y a une programmation inscrite dans l’atome impérissable, et chacun de nos cheveux est compté. Rien, absolument rien n’arrive au hasard. La loi « œil pour œil, et dent pour dent » s’exécute de manière inexorable, mais il y a aussi la loi du pardon si nous adoptons une attitude constructive par rapport aux nécessités de notre âme.
Cela change tout, car une marge de liberté apparaît alors – le libre-arbitre.

Pour l’être incarné qui s’identifie à son ego et à son corps mortel, le karma s’accomplit mécaniquement, quoique selon un échéancier qui peut être étalé dans le temps.

Il y a aussi ceux dont on dit qu’ils ont de la chance. Il semble que tout arrive à leur avantage et qu’ils ne récoltent jamais les fruits amers de leurs erreurs. Mais ce n’est qu’une illusion, car pendant qu’ils tirent des chèques en blanc sans compter, le karma note scrupuleusement les sommes dans la colonne débit. Et, lorsque le « bon karma » du crédit est épuisé, la vie tourne autrement !

Ces êtres chanceux se croient libres, car on se sent libre tant que la vie est facile.

Ce n’est qu’une illusion, bien entendu, car lorsque le vent de la chance a tourné, on éprouve durement le poids des chaînes de l’existence. L’être n’est donc jamais vraiment libre tant qu’il doit purger des charges karmiques positives ou négatives.

Toutefois, le libre-arbitre peut se déployer lorsqu’on prend la décision de servir notre âme immortelle avant notre ego mortel.
Ce n’est pas facile, tant que la conscience n’a pas traversé l’enfer du monde.

Avant la conversion intérieure - la maturité spirituelle - l’homme n’est pas libre. Mais lorsqu’on se fixe un but d’immortalisation, alors l’âme trouve enfin un espace de liberté. L’âme se sent renaître et nous emporte dans son élévation.


Ordinairement, les pensées nous enchaînent aux choses sur lesquelles elles se fixent. Comme l’être humain est continuellement soucieux pour sa survie et son confort, sa pensée demeure totalement égocentrique.

La pensée étant un acte créateur, elle nous aliène à nos peurs et à nos désirs. Mais si l’être aspire à l’absolu, s’il place cet idéal au-dessus des contingences, alors, cet absolu peut se frayer une voie dans son âme, et un espace de liberté apparaît. Le libre-arbitre est le choix de devenir libre dans l’absolu.

Le problème de la liberté dépend donc de l’intensité de la foi. Si cette foi, se dégageant des emprises matérielles, des illusions psychiques et des croyances, s’engage sur la voie du retour à la liberté absolue, alors, une marge de liberté lui échoie durant la vie présente. Cela se nomme aussi la « grâce ».

Si on considère le déterminisme des planètes en astrologie, on peut dire que l’être échappe alors à son thème de naissance. Un thème astrologique n’existe que pour être dépassé.

En prenant le parti de l’âme, de l’atome impérissable, un être ne peut pas se tromper de voie, car il se place du côté gagnant.

Être intelligent c’est se mettre du côté du plus fort dans l’univers – et c’est le Divin. Une autre démarche peut nous satisfaire momentanément, mais elle sera perdante.

Ainsi, la seule voie pour sortir de l’emprisonnement karmique - qui est une nécessité pour l’éveil de la conscience morale - c’est de se confier aux forces universelles qui tentent de nous contacter pour régénérer notre système spirituel tombé dans une mauvaise passe.

La liberté c’est commencer à se sentir un être libre, appelé à un destin sublime.

Si ce désir vibre en nous, la pensée créatrice produit alors de nouvelles pensées qui ne créent plus de karma négatif car elles s’harmonisent avec le programme de notre destinée éternelle. Il n’y a de liberté que dans le désir de retour à l’éternité. L’exercice de cette faculté spirituelle s’appelle le libre-arbitre.

On peut le refuser, en croyant être sous l’emprise d’un destin accablant, mais en réalité, ce refus exprime un manque de foi dans la liberté divine elle-même.
Donc, si l’on ne prend pas la voie de la liberté, comment peut-on se sentir libre ?

L’incinération

Faut-il se faire incinérer ou enterrer ?

Les civilisations traditionnelles ont opté alternativement pour l’une ou l’autre solution en fonction de l’évolution des peuples. L’Occident chrétien enterre et l’Inde brahmanique incinère.
L’Occident tourné vers la matière préfère maintenir les corps morts en contact avec le plan physique, d’abord pour que la transition des âmes s’opère plus lentement, compte tenu de l’attachement des occidentaux à la matière, mais aussi à cause de la croyance en la résurrection finale qui veut qu’on conserve le système osseux intact.

Par contre, les cultures qui incinèrent sont moins attachées à la matière, et par la crémation, on veut libérer l’âme plus rapidement du plan physique pour qu’elle s’élève vers les « paradis ».

Quoiqu’il en soit, l’âme dont le corps a été enterré, met simplement un peu plus de temps à se dégager, et les os finissent en poussière. Cela entraîne que l’atmosphère des cimetières est empoisonnée par les miasmes des corps éthériques non dissous qui flottent au-dessus des tombes, rendant le voisinage malsain.

Si l’on opte pour l’incinération afin d’accélérer le départ de l’âme, il faut respecter un délai de trois jours avant de brûler le corps. Ainsi le corps vital (éthérique) a le temps de se dégager, sinon il risque de souffrir dans les flammes.

Il est donc plus sain d’incinérer que d’enterrer un corps en putréfaction qui n’est plus d’aucun usage pour l’âme.


9 commentaires:

  1. Au moins, il y a questionnement existentiel bien que le 'billet' ne nous éclaire pas beaucoup. Ceci dit , merci au moins pour ces articles.

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    1. Vous avez raison Zwyn, ce billet de J. Labruyère peut soulever des questionnements existentiels. Quant à J. L. lui-même, je ne pense pas que ce soit sa principale préoccupation. C'est plutôt un bon compilateur dans le domaine ésotérique. Et comme c'est un gnostique, il cherche à en faire rentrer le maximum d’éléments dans le cadre volontairement restreint de sa vision du monde. Il le fait avec un certain talent stylistique et ne semble pas être gêné par des incohérences et lacunes évidentes.
      Or, pour pouvoir être "éclairé", il faut plus. Il faut un vrai enseignant et un élève qui pose les bonnes questions. Et c'est entre les deux que doit naître l'élément décisif: le désir et la possibilité de continuer la recherche autonome à partir de concepts élaborés en commun. Chez J. L., avec toute son érudition de gnostique, vous n'avez pas ces éléments auxquels aspire la conscience moderne.

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    2. Merci Claude pour ce commentaire. En effet, ce J.Labruyère ne fait que de "vulgaires" raccourcis pour tous ceux qui se contentent d'à peu prêt. De réels "éclairés" et enseignants, tels que ; Docteur Gérard Encausse - Denizard Rivail -Vedhyas Virya - Michel Coquet - et en très simplement et simple les vérités de Michael Ivanov Omram - Helena Blavatsky et j'en passe. Le livre des morts : des Tibétains - celui des Egyptiens....indiquent que l'âme reste environ 3 jours avant son départ définitif, mais le corps éthérique lui, met environ 40 jours...ou plus car il n'y a pas QUE le corps éthérique...(sans parler des pleurs des vivants qui le retiennent), mais ceci est une connaissance complémentaire...
      De plus, le J.Labruyère me laisse constamment perplexe,(quand je lis un article ici) il place un peu de connaissance qu'il agrémente à sa sauce... ce qui malgré son érudition gnostique, MANQUE de concepts élaborés (comme vous le dites). Ceci n'engage que mon point de vu, chacun est libre de ses lectures, plus ou moins en formes de "New Âge" ou pas !

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  2. http://www.sylviesimonrevelations.com/article-sylvie-simon-est-decedee-ce-matin-121021601.html

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  3. Merci Lasorcièrerouge! Je viens de regarder la vidéo du lien, et c'est comme si je m'étais m'entretenue avec une copine. Je n'ai jamais écrit de livre, mais c'est curieux, cet après-midi, dans mon jardin, entre l'averse et la bruine, avec un coin de ciel bleu et les mains pleines de choses fanées, l'idée m'était venue d'écrire quelques mots pour ceux qui un jour assisteront à mes funérailles. C'est quand même merveilleux d'avoir eu des gens à aimer sur Terre, et il ne faut pas les laisser comme ça... Sait-on comment Sylvie Simon s'en est allée? Meilleures pensées à tous.

    Hortense

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  4. Si je suis malheureux c'est que j'ai été heureux et que cela se paye par mon malheur..
    Comment en vouloir aux gens qui sont heureux alors?c'est qu'ils ont été malheureux avant ?

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    1. Ce n'est pas du tout comme ça que ça marche. Relisez un peu ce qui a déjà écrit sur ce sujet. bon courage. Claude

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  5. Bonjour ou bonsoir,
    je ne sais pas si c'est une erreur ou un copier-coller en trop, car le texte est présent 2 fois, l'un à la suite de l'autre, en 2 fonts/polices d'écriture différentes.

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