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jeudi 17 octobre 2013

Le roi Arthur et la comète (2/2)

Que s'est-il réellement passé au 6ème siècle de notre ère ? (suite)


Un autre chercheur, Leroy Ellenberger, proposait qu'à la place d'un événement majeur en lien avec une comète, le chaos climatique a été dû à "des tempêtes périodiques de grosses météorites, ponctuées par des manifestations répétées du style Tunguska". Il parle ici de l'étrange événement de 1908 ayant fait tomber les arbres comme des dominos sur une vaste portion du territoire sibérien, éclairant les cieux d'Europe et d'Asie pendant plusieurs nuits de suite.

Quelle que soit la théorie, il existe de façon certaine une preuve historique de ce que les scientifiques appellent un "vecteur cosmique" – quelque chose de plus qu'une activité volcanique terrestre qui entraîne un chaos climatique. Cette preuve commence avec des étoiles filantes et des pluies de météorites enregistrés autour de 530 en Chine et en Méditerranée, qui a conduit un écrivain de l'époque à commenter que "quelque chose de mystérieux et d'inhabituel semble venir sur nous en provenance des étoiles". Plus tard, il y eut cependant une preuve plus spécifique de comète.

En 538, une comète était visible selon l'historien Edward Gibbon. Une comète "semblait suivre le Sagittaire : sa taille augmentait graduellement ; sa tête était à l'est, sa queue à l'ouest, et elle resta visible plus de 40 jours. Les nations qui la regardaient avec stupéfaction s'attendaient à des guerres et des calamités de par son influence funeste ; et ces attentes furent abondamment réalisées".

Zacharie de Mitylène écrivit qu'aux environs de 538/539, "une grande et terrible comète apparut dans le ciel pendant 100 jours à l'heure du crépuscule". Pareillement, l'historien médiéval Roger de Wendover exposait que, "en l'an de grâce 541, apparut une comète en Gaule, si grande que le ciel tout entier semblait en feu. La même année, du ciel tomba du vrai sang et s'ensuivit une effrayante mortalité". Bien que les historiens rejettent ce qui précède comme une fantaisie médiévale, il semble bien y avoir une correspondance avec d'autres preuves que les cieux étaient la cause d'un chaos climatique.

Un moine, Gildas, écrivant autour de 540, écrivit que "l'île de Bretagne fut en feu d'une mer à l'autre...jusqu'à ce qu'il ait brûlé presque toute la surface de l'île et léché l'océan à l'ouest avec sa féroce langue rouge". Ce sont les éléments de preuve utilisés par Wilson et Blackett pour soutenir leur théorie que la Bretagne fut ravagée et rendue en partie inhabitable, à cause d'une comète. Eux et d'autres pensent que c'est la raison pour laquelle les saxons n'eurent aucun mal à s'installer en Bretagne – il ne restait pas beaucoup de bretons survivants pour les arrêter.

Un peu plus tard une autre preuve est apportée également par Jean d'Asie (ou Jean d'Éphèse), qui décrivit "le monde secoué comme un arbre par le vent pendant 10 jours". Les murs de Constantinople s'effondrèrent, des régions de Méditerranée orientale et d'Afrique du nord furent inondées par la mer, pendant que des nations et des cités entières auraient été touchées par un "bolide", qu'un auteur a assimilé à la queue de la comète.

Même Geoffrey de Monmouth s'y est mis, parlant de l'apparition d'une "étoile de grande magnitude et brillance, dont sort un unique rayon de lumière. Au bout de ce rayon il y a une boule de feu, qui se déploie en forme de dragon". Les rais de lumière sortant de ce 'dragon' s'étendaient vers la Gaule et la mer d'Irlande. Cette étoile serait apparue trois fois, et "tous ceux qui la virent étaient frappés de terreur et d'émerveillement". À quelle période du 6ème siècle cet événement s'est produit n'est pas clair, mais il dénote l'influence de comètes sur la vie du 6ème siècle.

On peut aussi établir un lien entre la légende arthurienne de Geoffrey et ce qui a pu réellement se produire au 6ème siècle. On considère en général que Geoffrey a introduit le personnage de Uther Pendragon, qui aurait été le père d'Arthur. Sachant que Uther se traduit par "terrible" (ou horrible ou merveilleux) et que "pen" signifie "tête", il y a une bonne raison de penser qu'Uther Pendragon signifiait, "Tête terrible de dragons", avec 'dragons' au pluriel.

Les dragons peuvent très bien se référer à des comètes et/ou des météorites – comme on l'a vu au cours des âges sur diverses descriptions illustrées de comètes ressemblant à des dragons. En outre, les archives chinoises notent que quand des 'dragons' passaient, "on retrouvait tous les arbres couchés". Leroy Ellenberger a donc suggéré que vraisemblablement les récits de dragons du 6ème siècle étaient associés à Arthur et que Beowulf (poème de la tradition orale anglo-saxonne, NdT) s'inspirait de la détonation de débris de comètes dans la haute atmosphère.

Comme ces comètes et météorites sont des objets brillants du ciel, les peuples anciens auraient-ils pu les relier à un autre objet stationnaire du ciel : le soleil ? Le soleil était peut-être considéré comme la terrible tête (ou le chef) des comètes qui tourmentaient la terre. Si c'est le cas et si Arthur était vraiment le fils d'Uther, serait-il en fait une comète ? Chose surprenante, des arguments plaident en faveur de cette idée.

Le Pr Baillie, qui rédigea ou fut le co-auteur des livres L’Exode d'Arthur et Les dieux celtesComètes de la mythologie irlandaise, relie Arthur et Merlin aux récits de dieux celtes. Baillie conclut que sous-jacent à tous ces personnages existe un symbolisme de comète. Par exemple, il note qu'un auteur du 15ème siècle a décrit l'épée d'Arthur, Excalibur, comme "si brillante dans les yeux de ses ennemis qu'elle donnait la lumière de 30 torches". Cette lame "brillante" d'Excalibur pouvait potentiellement représenter la queue de la comète.

De plus, on disait qu'Arthur dirigeait la Chasse Sauvage dans le ciel. Cela consistait en une meute de chiens de chasse blancs, avec parfois des oreilles rouges, qui parcouraient les cieux pendant les nuits d'orage. Arthur est également représenté dans le folklore comme un vent tempétueux impossible à stopper. Tout cela pourrait être envisagé comme symbolisant aussi des comètes et des débris cométaires qui tombent sur terre, et les liens avec Arthur sont renforcés par la dernière apparition dans la légende arthurienne d'un "lieu de désolation" – le genre de lieu qui pourrait avoir été causé à la suite d'une rencontre rapprochée avec un "vecteur cosmique".

Pour finir, les Annales galloises exposaient que pendant la bataille de Camlann à la fin des années 530, "Arthur et Mordred tombèrent et il y eut de la mortalité en Bretagne et en Irlande". Si Arthur et Mordred étaient des comètes se désintégrant plutôt que des combattants humains, cela pourrait-il expliquer le manque de références à Camlann dans la liste des batailles terrestres établie par Nennius ?

L'un des défauts de cette théorie où 'Arthur égale comète' est que Arthur, fut considéré, dans une légende plus tardive, comme une image de héros. De plus, bien qu'Arthur et Mordred soient "tombés" à Camlann, c'est Mordred qui est décrit comme le méchant notoire. En effet, les Triades galloises disent que dans l'un des trois 'ravages effrénés de Bretagne', un personnage appelé Medrawd (Mordred) est arrivé à la cour d'Arthur, qu'il y a consommé toute la nourriture et la boisson et qu'il a tiré Guenièvre de son trône et l'a frappée.

Une interprétation large d'esprit de cet événement pourrait être qu'Arthur était la terre, Mordred la comète en route et Guenièvre (l'épouse d'Arthur) la lune, qui fut touchée par les débris de la comète et dont l'orbite varia brièvement. Il existe cependant une dernière théorie : qu'Arthur serait le soleil, la cour d'Arthur notre système solaire. C'est encouragé par le fait qu'il y avait un dieu solaire chez les anciens celtes qui se nommait Artaois, et qu'Arthur était décrit dans les antiques contes gallois comme possédant de flamboyants cheveux roux mais qu'il était rasé de près avec les cheveux coupés court. Étant donné que les comètes étaient considérées comme des 'étoiles chevelues' en raison de leurs queues traînant derrière elles, le soleil serait logiquement celui 'rasé de près'.

Quelle que soit la solution, il y a une preuve solide que les éruptions volcaniques qui ont contribué à la catastrophe climatique du milieu du 6ème siècle doivent être vues à la lumière d'un phénomène cométaire qui a pu en être la cause première. Et étant donné qu'Arthur serait mort à l'époque même de la survenue de cet événement, il y a une bonne raison pour tenter d'interpréter la légende arthurienne comme une version 'mythologisée' d'événements qui se sont passés dans le ciel.

Source

Traduction par le BBB.

4 commentaires:

  1. NED http://mabouillotte-et-mondoudou.over-blog.fr17 octobre 2013 à 09:32

    Certes un peu "touffus" comme texte pour un non-initié mais qui permet d'approché d'un peu plus près notre histoire médiévale bricolée par les "historien" et les moines pour faire une suite à peu près logique .
    Celle que nous avons apprise à l'école et que nous apprenons encore à nos enfants ...sinon ils auront une mauvaise note en histoire ( de rire ?)
    De 500 à 1200 environ ce sont des "gouffres" sombres qui ont été comblés par des légendes assemblées pour en faire une histoire de l'europe à peu près cohérente ... par les moines copistes et les têtes pensantes du Vatican...
    Mais c'est vrai que ça ne fait que ... 7 siècles ! Une paille !

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  2. Peuple de la Terre, si tu arrêtais tout simplement de croire que le ciel risque de te tomber sur la tête, de sa propre initiative, sans que tu y sois pour rien et surtout sans que tu puisses rien y faire, à part subir?
    Peuple de la Terre, si tu commençais tout simplement par percevoir la Force qui est en toi, la même qui est dans les orages, et si tu te décidais simplement à dialoguer avec les orages, d’égal à égal ? Disons que pour commencer tu leur demanderais de se décaler, puis tu leur demanderais de se dissiper. C'est un exemple, juste pour commencer à utiliser ta Force.

    Pour commencer, tu pourrais te souvenir que pour obtenir une maladie dans ton corps, il n'y a rien de tel que d'y penser tout le temps et de t'y attendre. Cela, tu l'as dûment constaté.
    Tu sais aussi comment sur cette planète sont fabriquées les épidémies, sur un modèle standard de démolition programmée : on fait des annonces par voie de presse, on envoie des produits par le ciel (ah oui tiens par le ciel) qui provoquent des symptômes de la maladie, l'OMS annonce une terrible épidémie et la nécessité d'un grand renfort de "vaccins" et d'un contrôle renforcé sur ta vie, mais la décision finale, peuple de la Terre, elle est en toi : soit tu gardes le cap de la Vie, soit tu te laisses manipuler et tu as PEUR, et alors n'importe quelle maladie peut t'arriver.
    Du ciel, vraiment ?

    Tu pourrais relier ces faits et toute cette manipulation, que tu as déjà dûment observés, à la situation planétaire actuelle : la PEUR attire la foudre et tu le sais, peuple de la Terre, mais la maison juste à côté de la tienne ne sera pas touchée. Maintenant regarde tes semblables : plus vous êtes nombreux à ATTENDRE une catastrophe planétaire, plus vous l'attirez, tout comme vous avez vu votre voisin s'attirer une maladie.
    Peuple de la Terre, tu es cycliquement canalisé vers la peur qui programme les catastrophes, comme le bétail est canalisé vers un enclos qui mène à l'abattoir. Par la seule Force de ta pensée, utilisée contre toi-même.
    Qui t'empêche de t'entourer du monde dans lequel tu veux vivre, qui t'empêche de prendre tes pinceaux et de dessiner un jardin d'Eden dans ta tête et sur tes murs ?

    Tu peux encore inverser la vapeur, peuple de la Terre, et cela aussi tu le sais.

    Brigitte

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    1. "... la PEUR attire la foudre et tu le sais, peuple de la Terre, mais la maison juste à côté de la tienne ne sera pas touchée"

      Ah! La foudre, chère Brigitte. Faut-il vraiment la craindre? Cela dépend tellement! A ce sujet, encore un petit conte:

      "Je connais une maison sur laquelle elle est tombé trois fois de suite lors du même orage. Jamais rien avant, jamais rien après, jamais rien dans les maisons voisines non plus. Ce n'est pas la peur qui avait pu attirer ces trois foudres, les gens qui se tenaient dans la maison en question étaient en train de danser gentiment en rond, et quand subitement ils les ont vu passer trois fois de suite au milieu d'eux, ils ne se sont même pas arrêtés de chanter. Mais ensuite, le soir venu, ils se sont quand même sentis très, très, très interpellés. Le lendemain, ils ont juste dû refaire les installations électriques. Sinon, et assez curieusement, personne n'en a plus jamais parlé. Ah, la foudre! Quelqu'un qui lit ce blog se reconnaît-il parmi ces danseurs? Ah! la foudre! Il vaut mieux l'aimer."

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    2. La foudre, la maison… je parlais au sens figuré, Hortense, pas de la même foudre que vous.
      La vraie foudre, oui bien sûr il faut l’aimer, comme il faut aimer l’orage : comment accepterait-il, sinon, de se dissiper ?
      Quand je propose au peuple de la Terre de prendre un pinceau pour dessiner dans sa tête un jardin d’Eden, j’espère qu’il comprend que ce n’est pas au sens propre non plus, car c'est le vrai sujet de mon post !

      Brigitte

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