Bistro Bar Blog

vendredi 11 octobre 2013

Le Prince des Ténèbres réunit son élite mondiale

Fable de science-fiction écrite en 1997, et traduite par Eyael.

S'approprier la planète Terre


Installé dans son hélicoptère noir survolant la ville, le Prince des Ténèbres jeta un coup d’œil à ses chaussures italiennes et remarquant une tache, appela une de ses servantes. Une belle enfant orientale s'approcha de lui à genoux, les yeux baissés, et entreprit de cirer le riche cuir foncé de ses souliers à mille dollars. Il regarda par la fenêtre de l'appareil en songeant au plaisir que lui procuraient ces réunions annuelles avec les directeurs technocrates de l'élite qu'il avait créée. Chacun de ces hommes était l'exécutif le plus haut placé de son domaine. Ce terme avait, pour lui, une connotation particulièrement exquise signifiant qu'il leur permettait d'exécuter sa volonté.

Tous avaient en commun ces mêmes caractéristiques : ils étaient consumés par leur ambition personnelle et leur intelligence souffrait d'un déséquilibre qui pouvait servir à les plier à ses exigences. Chacun de ces géants industriels interchangeables avait été formé pour concentrer ses efforts sur la mise en œuvre de solutions de gestion efficaces non conformes aux besoins humains élémentaires.

Individualisme, imagination et créativité étaient sacrifiés sur l'autel du profit, des statistiques et du sacro-saint but ultime. Tous nourrissaient des incertitudes profondes qui leur permettaient d'écarter tout scrupule ennuyeux et tenace. Leur peur de l'insignifiance les avait rendus dysfonctionnels et faciles à manipuler. L'altération génétique avait exposé l'espèce humaine au contrôle mental dont le Prince des Ténèbres s'avérait être le maître absolu.

Allez lire la suite sur La Pensine Mutine.

12 commentaires:

  1. http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/a1b936f8-f04b-11e2-886c-e9b61a06518b/Le_pseudo_r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9_deJ.K.Rowling_casse_labaraque

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  2. Dommage, on ne peut accéder au lien donné. Serait-ce une réponse à la question que je posais sur l'origine du nom "Galbraith" que j'avais lu sans me souvenir à propos d'un fait qu'ignorait JK Rowling ? Si oui, un copié-collé de ce passage serait le bienvenu :)

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  3. Si Eyael, en cliquant sur "La Pensine Mutine". J'aurais dû mettre toute la phrase en lien. Je corrige.

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  4. Ah, Hélios, je ne parlais pas du lien vers mon blog (je n'avais même pas vu qu'il y avait un problème) mais du lien donné par l'anonyme de 14:18 en rapport avec ce que je t'ai répondu dans les commentaires à propos des noms (notamment Bernays) :)

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    1. D'accord, Eyael. J'ai cherché aussi sur le site Le Temps, mais même en faisant une recherche, je n'ai pas retrouvé l'article en question.
      L'anonyme reviendra-t-il sur le blog ?

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  5. Bonsoir,

    C'est moi, pas anonyme. Cela pressait aileurs, ai laissé le commentaire partir sans mettre mon pseudo. Mes plus plates scuses! :)

    Si cela peut vous aider?

    Ah, Twitter! C’est en avouant sur le réseau de micromessages qu’elle avait beaucoup aimé le polar The Cuckoo’s Calling, d’un inconnu au bataillon des écrivains, un certain Robert Galbraith, et qu’elle doutait que ce fût vraiment un premier roman, étant donné la qualité du livre, qu’une journaliste du Sunday Times britannique a eu pour la première fois vent du subterfuge: «Robert Galbraith, c’est J. K. Rowling, je le sais, un point c’est tout.» Un message twitté d’un compte qui s’est ensuite autodétruit et dont ne subsiste aucune trace… Un vrai polar, quoi. Intrigué, son rédacteur en chef se mue en détective, raconte-t-il dimanche dernier dans son journal. Il fait comparer les styles du Coucou et d’Harry Potter à des linguistes: les longueurs de mots, le rythme des phrases, les dialogues, l’usage de citations latines en exergue sont compatibles (la BBC a interrogé un de ces experts en linguistique assistée par ordinateur, passionnant). Autre indice: une des scènes de drogue ressemble à celle de Une Place à prendre (roman adoré par notre critique Lisbeth Koutchoumoff), le premier roman de J. K. Rowling après la série des Harry Potter. Enfin, le militaire à la retraite qu’est censé être Robert Galbraith partage la même maison d’édition, Little, Brown and Company, que J. K. Rowling: c’en est trop, il contacte la romancière, qui avoue: oui, c’est bien moi, vous m’avez démasquée, quel dommage, je m’amusais beaucoup…

    Le résultat en tout cas ne s’est pas fait attendre. «Le livre est passé instantanément de la 4709e place du classement des meilleures ventes chez Amazon à la première», raconte la BBC. Tout le monde se l’arrache. L’éditeur promet de nouveaux tirages – 400 000 exemplaires dans les dix jours. La première édition devient un collector. En français, il sera traduit pour cet automne, croit savoir Le Figaro : Grasset a avancé la date de sortie de janvier 2014 à septembre 2013 pour profiter du mouvement…

    Car, oui, la traduction était déjà prévue. Avant le buzz planétaire. L’Appel du coucou a été bien reçu en avril. Le New York Times fait la synthèse de ces critiques: un livre «complexe, captivant» pour l’un. «Un premier roman qui scintille» pour un autre. L’auteur, un ancien enquêteur de la police militaire, est comparé à «P.D. James, Ruth Rendell et Kate Atkinson». Le livre s’est vendu à 1500 exemplaires en quelques semaines, audiolivres compris, bien plus qu’honorable pour un premier roman, c’est «comparable à Harry Potter à ses tout débuts, note le Financial Times, quand la série ne faisait que commencer».

    Bises, Léa.

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  6. Merci à toi Léa ! Mais ce n'est pas encore l'info que je recherchais. En fait, c'était lorsque JK Rowling expliquait son choix pour le nom de Galbraith qui lui plaisait beaucoup mais qu'elle ignorait que c'était celui d'un personnage pas très reluisant et c'est ce personnage que j'aurais aimé me souvenir car je suis persuadé que si Susan Ferguson l'a choisi pour un des personnages de sa nouvelle, ce n'est pas par hasard. Je finirai bien par retrouver ce truc un jour !

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    1. @ Eyael,

      Il y a un économiste né en 1908, du nom de John Kenneth Galbraith (https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Kenneth_Galbraith) qui pourrait correspondre.

      Une des philosophies de cet homme est selon Wiki :

      La légitimité de l'intervention de l'État

      Selon Galbraith, l'inégale répartition des revenus entraîne une baisse de la demande globale. S'appuyant sur les analyses keynésiennes, il montre que les classes les moins favorisées ayant une propension à consommer supérieure à celle du reste de la population, une diminution de leur niveau de consommation en période d'incertitude entraîne une baisse de la demande globale et une hausse du chômage. L'intervention de l'État est alors nécessaire pour sortir l'économie du sous-emploi, et cela en créant un déficit. Galbraith est favorable à une augmentation des impôts plutôt qu'une diminution des dépenses publiques qui pénaliserait les plus pauvres.

      Galbraith précise que l'intervention de l'État sert les intérêts de la grande entreprise, car elle permet à la firme, en faisant augmenter la demande globale sur une longue période, de rentabiliser les capitaux investis.

      Pour ce qui est du prénom Milton, c'est le nom d'un lapin nain de ma fille aînée, mais je pense qu'il n'y a pas de rapport, lol.

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    2. Concernant le prénom Milton, en dehors du lapin de ma fille, il y a l'économiste Milton Friedman qui aurait été le plus grand ennemi de Galbraith sur le plan des idées économiques.

      On avance peut-être.

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  7. Ah, je crois que tu tiens le bon truc Hélios! Pour Milton, ça me fait penser à la ville nouvelle de Milton Keynes en Angleterre qui va bien dans le sens de toute cette histoire. Comme c'est trop long à copier-coller, je mets le lien ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Keynes

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  8. Merci pour l'info Ey@el, je n'avais jamais réalisé que Milton Keynes était une ville nouvelle, pourtant je l'ai traversé X fois en train.
    Quand j'ai lu Milton , j'ai pensé à Milton Malsor qui est à environ 30km de l'autre.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Milton_Malsor (désolée , lien en anglais) où il y a le funérarium de la ville de Northampton.

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    1. et où on disperse les cendres des personnes incinérées(en gros c'est le cimetière de la grande ville d'à côté)

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