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dimanche 6 octobre 2013

Fukushima, vivre dans l'incertitude des faibles doses de radioactivité

La dernière traduction de Kna. 29 minutes.

David Brenner est titulaire d'un doctorat de 3ème cycle et d'un doctorat en sciences. Il est directeur du centre de recherches radiologiques au sein du centre médical de l'université de Columbia à New York, professeur de biophysique des radiations, de radio-oncologie et de radiologie.

Dans cette vidéo, il nous parle des difficultés qu'il y a à étudier et déterminer les effets sur la santé des faibles doses de radioactivité. L'effet dominant ce sont les cancers radio-induits, en plus des effets sur le développement des fœtus, des effets héréditaires pour les générations futures, et d'autres atteintes par exemple au niveau cardiaque.

Il nous explique que la principale source de connaissances dont nous disposons sur les effets des faibles doses de radiations provient de l'étude des survivants des bombes atomique d'Hiroshima et Nagasaki, car il faut pouvoir disposer d'une population nombreuse, stable, et objet d'un suivi pendant plusieurs décennies. Il en ressort qu'effectivement l'exposition à de faibles doses de radioactivité cause une augmentation significative du taux de cancers au niveau de l'ensemble de la population, mais qu'individuellement, les risques demeurent faibles.

S'il devient ensuite difficile voir impossible d'obtenir des chiffres pour des expositions à des doses de valeurs plus faibles, c'est que quelle que soit la population étudiée, elle comptera de toutes manières et en moyenne 40% de cas de cancers (!!). De trop faibles pourcentages de cancers radio-induits devienent donc de ce fait indiscernables de cette masse par le biais d'études épidémiologiques.

Il faut alors extrapoler ces chiffres recherchés à partir des chiffres connus selon diverses théories, dont celle jugée raisonnable de relation linéaire sans seuil, qui énonce que le risque de cancer radio-induit décroit linéairement et proportionnellement à la dose de rayonnement reçue, et qu'il n'y a pas de niveau de dose sous lequel le risque deviendrait nul.

Appliquée à une population d'un million d'habitants de Fukushima, cette théorie donne comme approximation du risque de mortalité par cancer radio-induit un chiffre d'environ 1 cas sur 2.000 personnes. Au niveau individuel, ce chiffre est similaire aux risques dus à la criminalité au Japon. Au niveau d'une population d'un million de personnes, ce même risque de 1 sur 2.000 prédit 500 victimes par cancer radio-induit. Il convient donc de noter la différence entre les risques individuels très faibles, et les risques pour la population, catastrophiques, et dont il faut absolument se soucier.

Le Dr Brenner explique ensuite que selon lui, il est important de disposer de moyens d'analyses par de véritables tests via une simple goutte de sang pour fournir rapidement des chiffres d'expositions individuelles à de grandes quantités de personnes, et ainsi de rassurer la grande majorité des personnes exposées à des doses faibles ou très faibles, et restaurer la confiance des populations dans les chiffres qu'on leur annonce.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.



2 commentaires:

  1. E' facile parlare del rischio di un cancro per l'esposizione... bassa, alta, media a delle radiazioni del nucleare!!! Tutto si riduce a delle cifre, a delle misure, a un numero di possibili persone toccate, quindi a delle morti o a delle malattie. Statistiche...per confondere e cercare spiegazioni. Non ci sono spiegazioni etiche, ma solo formali
    Perché invece di misurare in questo modo, non proviamo a guardare il problema da un altro punto di vista. Ma noi, in quanto dirigenti di una nazione,.... quale diritto abbiamo di mettere in pericolo altre vite per un'energia corrotta, com' è quella del nucleare che oramai sappiamo pericolosa, che ha costi ingenti, e nessun possibile smaltimento... perché dura ben oltre la lunghezza di vita di un umano. Proviamo a chiederci piuttosto che valore avevano le vite sacrificate di quelli che muoiono e quanto colpevoli dovremo sentirci in rapporto alle anime che si incarneranno dopo di noi e che troveranno un disastro di pianeta.
    Non è vero che non esistono altre soluzioni, esistono, ma non fanno comodo ai "potenti" che vogliono continuare a fare di questo mondo una prigione per non far liberare l'UOMO
    ciao

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  2. terrible. Par ailleurs j'ai trouvé en l'espace de 2 jours 5 hyper tension chez des jeunes de collège (12 a 14 ans et un jeune surveillant). Aurions-nous en Europe une pollution au plutonium ? ou serait-ce les effets de la nourriture irradiée ? ça commence à devenir inquiétant.

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