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lundi 16 septembre 2013

Troubles de la vision et cécité spirituelle

Ou une manière de démontrer que les yeux sont bien les fenêtres de l'âme. Leurs vitres de plus en plus obscurcies par la perte de contact avec notre âme et la fatigue visuelle provoquée par la civilisation technologique expliqueraient-elles le port de plus en plus répandu des lunettes ?



Restaurer sa vision supérieure* : comment l'âme unifie les sens pour former une vision saine




* Vision supérieure : en anglais, "I-sight", jeu de mots phonétique entre eyesight (la vision oculaire) et highsight (vision supérieure, spirituelle). Merci à Eyael pour son aide.



1er mai 2009

Par Doug Marsh


Une bonne partie de la médecine ne s'occupe strictement que du corps, tout en niant – ou du moins en reléguant largement à l'arrière-plan – l'âme. Ce point de vue est particulièrement répandu dans le traitement conventionnel des problèmes de vision où la vue fonctionnerait comme un appareil photo qui crée une image plus ou moins nette. Ce genre d'approche unilatérale entraîne une notion bancale de la réalité. Le port de lunettes est si courant dans notre culture qu'on en est venu à les considérer comme une extension de l'anatomie humaine. Les gens qui voient clairement avec leurs propres yeux deviennent une denrée de plus en plus rare.

Ces dernières années, la recherche d'une nouvelle approche dans le traitement de la vision a entraîné un bond technologique avec l'arrivée de la chirurgie de réfraction oculaire, connue aussi comme chirurgie laser, procédure devenue populaire. Cette technique ramène d'une certaine façon à la conception de départ de mère Nature, permettant sans problème et avec une apparence naturelle 20/20 de vision (ou un chiffre très proche). Selon les professionnels, cette issue n'implique qu'un risque minime et procure un fort taux de satisfaction au patient. Malgré tout, les cas de plus en plus de patients avec des suites négatives – qui vont de symptômes chroniques préoccupants à des complications invalidantes et même une vision qui se dégrade – occupent le devant de la scène dans les médias et sur internet. Quelques cas se sont tragiquement terminés par un suicide. Le tollé a poussé la FDA (Federal Drug Administration) à auditionner publiquement l'année dernière des déclarations de patients. Le jury de la FDA a répété que la chirurgie laser, comme toute chirurgie, possède ses risques mais présente des antécédents excellents dans l'ensemble. Néanmoins, par mesure de précaution, il a recommandé aux professionnels d'améliorer les méthodes de dépistage et de faire davantage d'examens post-opératoires. (Chose intéressante, la femme médecin qui présidait le jury de la FDA porte des lunettes. Bien qu'elle réalise régulièrement des chirurgies au laser, elle choisit de ne pas subir elle-même la procédure, donnant comme raison qu'elle préfère éviter le moindre risque.)


Noyée entre attraits et discussions des traitements technologiques on trouve une obscure alternative appelée amélioration naturelle de la vision (ANV). Comme son nom l'indique, c'est une approche centrée davantage sur le naturel, une méthode holistique corps-esprit qui cherche à annuler le déséquilibre induit par des réponses au stress. Elle introduit une composante psychologique, une riposte aux notions les plus répandues prétendant d'une manière ou d'une autre que les yeux vont se "gâter" sans aucun espoir d'amélioration. Pour ceux qui sont dans la mouvance des traditions ésotériques – ou Philosophie Éternelle comme l'écrivait Aldous Huxley – la notion "psy" n'est que le nom profane de l'âme.

Pour comprendre comment l'ANV fonctionne avec succès au niveau animique personnel, le travail du chercheur spirituel Rudolf Steiner offre certains aperçus. Notre âme, tout en étant incarnée dans une forme physique, serait le lien entre le monde physique "inférieur" et le monde "supérieur" de l'esprit, mondes dans lesquels nous participons simultanément. Steiner suggéra plus tard qu'une partie appelée âme consciente serait responsable de nos expériences sensitives. Il faisait aussi une distinction entre les termes de perception et de sensation ; la perception vient en premier et elle est fugitive, mais la sensation qui suit est durable.

Quand la lumière extérieure nous atteint, les yeux enregistrent d'abord une myriade de perceptions de la part de l'environnement. Puis quelque chose s'allume dans l'âme consciente quand certaines perceptions sont filtrées et des sensations prennent vie avec précision et qualité. Par exemple, en regardant un objet rouge, on perçoit au début la couleur. Cette perception de couleur cesse cependant dès qu'on regarde ailleurs, mais la sensation créée continue de perdurer dans l'âme. C'est une impression durable dont on peut se souvenir plus tard, que ce soit pour réfléchir à son sens et à sa signification ou pour raviver des sentiments de nostalgie.

Comme les sensations s'éclairent intérieurement d'une manière unique et personnelle, Steiner affirmait que cette activité de l'âme ne ressort pas du seul fonctionnement du cerveau. La science peut donner une autre explication, comme des stimuli chimiques et nerveux qui parcourent une chaîne allant de la rétine de l’œil au cerveau, mais il notait qu'on ne pouvait trouver nulle part de vraies sensations dans cette chaîne. Il est dit que l'âme consciente prend part aussi aux activités intrinsèquement personnelles des sentiments, émotions, pulsions et instincts, ainsi qu'à la volonté, où l'âme s'extériorise par des actions.

Cette perspective de l'activité de l'âme s'aligne avec les distinctions faites par des chercheurs entre le mental et le cerveau. Le neurophysiologiste Wilder Penfield a déjà déterminé qu'en fouillant électroniquement dans diverses zones du cerveau, on oblige la personne à penser ou à décider. Il a conclu que le mental travaille indépendamment du cerveau, comme un programmeur informatique qui agirait indépendamment des circuits d'allumage de l'ordinateur. Penfield suggéra que le mental possède sa propre énergie, différente de celle des neurones qui fonctionnent dans le cerveau.

Michael Polanyi, philosophe scientifique et social, est arrivé à la même conclusion en déclarant que les pensées et les processus neuraux sont deux choses complètement différentes.

L'écrivain des religions Huston Smith est d'accord, suggérant que "le cerveau respire les idées comme les poumons respirent l'air".

Nous pensons habituellement posséder cinq sens – la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher – la vue étant généralement considérée comme la plus importante pour sa capacité de percevoir les nuances de la lumière et les différentes couleurs. Steiner a cependant reconnu que nous avons au moins sept sens supplémentaires en plus de ces sens de base. Par le terme sens, il parlait d'une perception qui nous procure une information immédiate sans le recours à un processus mental. L'un des sens supplémentaire dont il parlait était ce qu'il appelait le mouvement, ce qu'on nomme aujourd'hui proprioception. Le mouvement est ce sens spécial qui indique si nous sommes au repos ou en mouvement, il fournit un retour direct de la situation dans l'espace de nos articulations, tendons et muscles.

Steiner reconnaissait aussi que les divers sens fonctionnent en synergie et non séparément. Bien que chaque sens soit mis dans une catégorie par souci de définition, notre âme réunit les perceptions séparées dans un tout unifié qui apporte une signification intérieure cohérente. En particulier, il était bien conscient que la vision englobe bien plus que le sens de la vue. En 1919, il connaissait l'important rôle que le sens du mouvement joue dans la sensation visuelle :

Nous voyons presque toujours les objets pour qu'ils nous donnent leurs couleurs, pour qu'ils nous montrent aussi les limites de ces couleurs, je veux dire, leurs lignes et formes. Nous ne sommes pas normalement conscients de la manière dont nous percevons quand nous percevons simultanément couleur et forme...Au début on ne voit que la couleur grâce à l'activité spécifique de l’œil [le sens de la vue]. On voit une forme circulaire quand on utilise inconsciemment le sens du mouvement et faisons inconsciemment un mouvement circulaire... Quand le cercle que vous avez appréhendé par votre sens du mouvement a été capté, il se joint à la couleur perçue. Vous ôtez la forme de votre corps tout entier quand vous faites appel au sens du mouvement déployé sur votre corps... Aujourd'hui, la science officielle n'est pas du tout intéressée par un moyen aussi affiné d'observation, elle ne fait donc pas de distinction entre voir la couleur et percevoir la forme avec l'aide du sens du mouvement....Dans l'avenir, cependant, nous ne pourrons pas éduquer avec une pareille confusion. Comment sera-t-il possible d'éduquer la vision humaine si nous ne savons pas que l'être humain tout entier participe à la vue grâce au sens du mouvement ?

Des dizaines d'année plus tard, les commentaires de Steiner semblent avoir été validés par Alfred Yarbus, un psychologue qui a étudié les mouvements des yeux sur des gens observant des objets et des scènes de la nature. Dans les années 50 et 60, il enregistra les mouvements saccadés des yeux qui se produisent en quelques millisecondes et il démontra avec de remarquables photos que les yeux font un balayage des formes et contours à une vitesse incroyable. 

Le sens du mouvement dans la vision. Les mouvements rapides de l’œil correspondent aux images visionnées (Yarbus, 1967)

Les observations de Steiner sont tout aussi extraordinaires quand on les met en parallèle avec les fondements de l'ANV de correction de la vision. William Bates était un oculiste qui rompit avec les modèles d'enseignements et mit au point sans l'aide de personne le domaine de l'ANV au début des années 1900. Deux des fondements directeurs de Bates sont ce qu'il a appelé mouvement constant et mouvement apparent (appelé aussi oscillation), les deux incluant notre sens du mouvement.

Les yeux, qui bougent par les différents jeux des muscles qui les entourent, doivent continuellement se déplacer d'un point à un autre pour empêcher la fatigue due à l'effort de fixer. Sinon les mouvements saccadés inconscients ralentissent et la vision commence à se troubler en quelques secondes. C'est analogue au fait d'attraper un objet avec la main et de le tenir fermement le bras étendu. L'effort musculaire ne peut être tenu longtemps avant qu'on ne lâche la position et qu'on laisse tomber l'objet. Si nous fixons trop longtemps pour "tenir" un point avec une intense concentration, l'effort échoue et nous perdons la clarté de la vision. Pour le mouvement d'opposition, les objets de notre champ périphérique de vision donnent l'impression de bouger dans la direction opposée. Cette oscillation est une conséquence naturelle de la première idée de base, le mouvement constant.

Bates explique l'illusion de l'oscillation : "Votre tête et vos yeux bougent en permanence. Imaginez que des objets stationnaires bougent dans la direction opposée au mouvement de votre tête et de vos yeux. Quand vous marchez dans une pièce ou dans la rue, vous remarquerez que le sol ou le trottoir semble venir vers vous, alors que les objets de chaque côté semblent bouger dans la direction opposée au mouvement de votre corps".

Si on essaie de stopper cette illusion de mouvement opposé, Bates prétendait que cela entraînait des vertiges. C'est parce que notre sens de l'équilibre entre aussi en jeu pour une efficacité de la vision. La coordination des mouvements du corps et des yeux dépend d'un bon équilibre, contrôlé par les organes de l'oreille interne.

Plus récemment, le rôle du mouvement et de l'équilibre dans la perception visuelle a été reconnu dans un domaine spécialisé appelé optométrie du développement ou comportementale. Un lien a été établi entre les difficultés de vision, le développement mental et le comportement émotionnel, et des problèmes tels que la dyslexie, les difficultés de lecture et de compréhension, les troubles de l'attention et la délinquance juvénile. Certains enfants ont des difficultés à réunir les sens séparés pour en faire un tout unifié, ce qui entraîne un déséquilibre de sensations, pensées et émotions en vrac.

L'importance d'un entraînement qui intègre les sens avec les mouvements du corps est une caractéristique de ce domaine spécialisé de l'optométrie. L'entraînement comprend généralement des rebonds sur un trampoline avec des mouvements rythmiques des bras et des mains et une interaction visuelle avec des cartes murales spécifiques. Ou bien on peut demander à l'enfant de donner des réponses à voix haute de tâches mentales rapides – comme des mathématiques ou de l'orthographe – tout en sautant sur le trampoline. Un travail sur la poutre est également utilisé en combinaison avec des tâches sensorielles, physiques et mentales.

Dans un domaine séparé d'étude, le psychiatre Harold Levinson a traité des milliers de cas de difficultés d'apprentissage et de phobies et a découvert une corrélation physique commune. Plus de 90 % de ses patients qui étaient dyslexiques ou phobiques avaient une dysfonction du système de l'oreille interne. Ces découvertes plus récentes valident ce que suggérait Steiner à l'époque : les troubles mentaux sont liés à des désordres physiologiques.

"Mais il y aura maintes et maintes occasions de découvrir", écrivait-il, "que, particulièrement pour les maladies soi-disant mentales – qui ont été en fait nommées incorrectement – les processus physiques de la maladie sont présents quelque part, cachés. Avant de vouloir se mêler...des maladies mentales, on devrait en réalité, par un diagnostic correct, déterminer quel organe physique est en cause dans la maladie". La pensée, la sensation et la volonté – activités de l'âme qui découlent de nos sens – sont toutes reliées et interdépendantes. 

Le sens de l'équilibre dans la vision. L'oreille interne régule l'équilibre.

À notre époque hautement technologique, nous sommes intensément centrés sur le royaume matériel, bombardés de données sensitives par l'environnement extérieur. Une telle surcharge sensorielle peut induire des réponses dans l'âme de l'individu, à type de peur et d'anxiété, tout en entraînant une énorme concentration et une fixité du regard. Le résultat final peut conduire à une forme de fatigue chronique qui limite le mouvement des muscles permettant la focalisation de l’œil et impacte négativement leur fonctionnement correct. Les enfants en âge scolaire sont spécialement enclin à de tels problèmes et commencent donc à développer de bonne heure des problèmes de vision.

L'un des aspects les plus fascinants d'une amélioration de la vision de manière naturelle est un "flash" de vision presque parfaite, qui se produit spontanément de temps en temps. J'ai expérimenté ces flashs plusieurs fois avant d'avoir une quelconque connaissance du phénomène. Ils apparaissent chez beaucoup de gens très tôt après la mise en œuvre d'une amélioration de la vision, même chez ceux ayant au départ un degré élevé de brouillage. Je compare l'expérience au flash d'inspiration ou d'intuition venant du royaume spirituel, une perfection divine affluant dans l'âme, rappelant aux yeux comment voir de nouveau clairement sans fatigue. C'est aussi pour se remémorer le retrait nécessaire des demandes stressantes d'une société fixée sur des fins matérielles et se mettre plus en contact avec notre nature spirituelle.

Le physicien quantique Arthur Zajonc a traité en détails une étude optique scientifique sur la lumière et la vision depuis l'époque des premiers philosophes grecs jusqu'à notre époque actuelle et ses regrets d'une disparition graduelle de la vision artistique et spirituelle. Au cours des siècles, la notion de lumière de l'âme de Platon rattachée à la perception visuelle a été finalement excisée par la science jusqu'à en arriver aujourd'hui au point d'un pur modèle physiologique nerveux, même si la nature de la lumière reste plus énigmatique que jamais.

Nous sommes devenus si imprégnés d'une telle recherche du matériel que nous en avons "perdu de vue" le côté spirituel. Si la lumière physique est la contre-partie de la lumière spirituelle, peut-être que le flou visuel, endémique dans la culture moderne, n'est que la manifestation d'une myopie spirituelle ?

Observez la symétrie du mot "eye" lui-même (je suis obligée de l'expliquer à partir du mot anglais "eye", l’œil, car pas de correspondance en français, NdT). Je le vois comme le symbole de notre triple nature. L'un des "e" représente l'exotérique, ou royaume physique, alors que l'autre "e" représente l'ésotérique, ou royaume spirituel. Le "Y" entre les deux est l'âme avec trois branches, dont deux reliant le corps et l'esprit, et la troisième qui met l'accent sur le "I' ("Je" en anglais, qu'on prononce comme le mot "eye", l’œil) qui est le centre de notre âme. La fenêtre de l'âme, en effet !


Traduction par le BBB.

15 commentaires:

  1. Merci, passionnant exposé.

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  2. Article passionnant qui met en lumière la grande complexité du phénomène de la vue.
    Comme l’auteur, pour étayer ses thèses, s’y réfère à huit reprises à R. Steiner , je vais cette fois-ci pour une meilleure compréhension me limiter à quelques remarques sur son œuvre, souvent revendiquée comme anticipatrice et effectivement d’une grande actualité à notre époque.

    En fait, R. Steiner n’a écrit qu’un nombre limité d’ouvrages pour se consacrer toute sa vie à un enseignement oral, beaucoup plus vivant, adapté aux nécessités de différents publics, un enseignement en quelque sorte évolutif, sans la prétention d’épuiser son sujet en une seule fois. Tout cela était originellement destiné à continuer à vivre et à porter ses fruits dans la vie même de ses auditeurs et non à prendre la forme de livres qu'on range dans une bibliothèque.

    Au début du siècle dernier, un certain nombre de personnes a tenu à assister au moins à un cycle complet de ses conférences, l’accompagnant au besoin de ville en ville à travers toute l’Europe. Il y avait d’abord des notes prises de mémoire, ensuite des sténogrammes plus ou moins professionnels, et R. Steiner a du se résoudre à la publication de centaines de livres qu’il n’avait jamais pu relire. Pourquoi je dis tout cela ? Parce que j’ai passé une bonne partie de ma vie à étudier cette œuvre, à en échanger avec d’autres et à essayer de la traduire de mon mieux en français.

    À cette occasion, j’ai aussi été frappée de ce que R. Steiner a dit à un moment donné sur notre sujet: TROUBLES DE LA VISION ET CECITE SPIRITUELLE. Car prises isolement, ses affirmations peuvent être choquantes et injustes pour des personnes affligées de problèmes de vue. Cela n'était probablement pas le cas pour son public d'antan, familiarisé avec ses postulats spirituels fondamentaux, dont la nécessité de tenir toujours compte de la réincarnation et du karma, sans lesquels, selon R. Steiner, il est impossible de bien comprendre quoi que ce soit dans la vie de l’individu et de la société dans son ensemble.

    À cet endroit, je prends sur moi d’affirmer qu’il n’y a pas de lien direct entre le port de lunettes et les intérêts spirituels de la personne concernée. Comme chacun peut d'ailleurs le constater. Mais il peut très bien avoir un lien entre une vue déficiente et une attitude de myopie, d’hypermétropie ou même de cécité spirituelles dans une vie précédente! C’est plus qu’une image, et on peut deviner à quoi cela a pu correspondre. D’autant plus que nous tous avons fait, ou devons encore faire au moins une fois, l’expérience d’une vie de parfait matérialiste. Tant mieux, si elle est derrière nous, et s’il n’en reste que les lunettes pour cette fois-ci.

    A suivre

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    1. Suite

      De manière analogue, R. Steiner a prédit pour nos jours « de véritables épidémies de maladies neurologiques », le phénomène des enfants hyperactifs et même « la bêtise » pure et simple comme conséquence d’une attitude fermée à l’esprit dans la vie précédente. On ne peut que constater ces conséquences aujourd'hui.

      Porteurs de lunettes, il n'y a pas lieu de vous en faire. Dans mon enfance, c’était encore une tare ; aujourd’hui, elles sont devenues des accessoires de mode qui cachent le karma de tout le monde. Il y a évidemment aussi de nouvelles exigences dues à l’éclairage électrique qui ne nous permet plus de reposer nos yeux, surtout en hiver, sans parler du travail sur écran, comme moi maintenant, avec mes grosses lunettes ! Tout cela doit être assumé de notre mieux, de manière responsable.

      Cela me permet de rebondir encore sur cette curieuse notion d’« âme consciente », que l’auteur attribue à R. Steiner. En fait, c’est une sorte de pléonasme, car sauf dans d’autres circonstances dont il n’est pas question ici, l’âme est obligatoirement consciente. Mais nous tenons là un bel exemple de chausse-trappes comme elles se produisent lors de traductions.

      Ainsi, une notion, en passant de l’allemand dans la chausse de l’anglais, voit la trappe se refermer en passant de l’anglais dans le français. La signification initiale du mot allemand «Bewusstseinsseele » s’est perdue. Car au départ, il ne s’agissait pas du fait évident que l’âme est consciente, mais que sa partie la plus évolué est TOUTE CONSCIENCE, c’est à dire, responsabilité dans le sens moral, se plaçant par là au-dessus des autres aspects de l’âme qui, tout aussi conscients, s’adonnent à la SENSATION ou le RESSENTI DU CŒUR . Généralement, cela se traduit en français par « ÂME DE CONSCIENCE ». C'est elle que nous devons mobiliser pour bien comprendre de l’étude de Doug Marsh.

      Et maintenant, je dois aller nourrir mes lapins, déjà curieuse des autres commentaires que je lirai en rentrant ! Bon courage à tous.

      Hortense





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  3. Je suis loin d'être d'accord avec ce texte. Ayant des problèmes de vue depuis mon enfance, j'ai compris au vu de mon expérience de vie que la vision n'était pas seulement le fait des yeux. La mauvaise vue demande au contraire l'élargissement de la conscience qui permet de voir au delà de la réalité. Quand on me demande si j'ai vu ceci ou cela, ben non je l'ai raté, car bien voir grâce à des lunettes ne permet de "tout" voir.
    Il se développe une perception des choses grâce à un regard intérieur qui compense, voir dépasse les limitations. L'être humain n'est pas la somme d'oreille, de yeux de bouche, de nez etc... c'est un être énergétique, un Tout, en capacité d'appréhender la réalité avec d'autres sens.
    Nad

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    1. Oui NAD, j’adhère parfaitement à ce que vous avez inscrit. Je suis dans le même K. Les perceptions sont plus importantes (un peu comme un aveugle qui développe d'autres "sensibilités") La vue n'étant pas nette, le cerveau observe plus attentivement....Si en plus , il y a la chance d'avoir le 3ème oeil ouvert, cela permet aux 2 autres de se "reposer" un peu, derrière leurs vitrines !!!...
      .

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    2. "...la vision n'était pas seulement le fait des yeux."
      C'est normal de ne pas être d'accord avec ce texte, car il est unilatéral. Il parle d'un certain point de vue et concerne certaines personnes, certainement pas la généralité. Il renvoie au système habituel de "quelque chose versus autre chose": à la dualité.

      La vision est loin d'être seulement le fait des yeux en effet, et les yeux n'y sont sans doute pas pour la plus grande part. Puisque nous pouvons voir des choses situées au-dessus de notre tête, au delà du "temps" et de l'espace. Ou au delà de l'espace-temps, dirait Hortense. La question et peut-être : qu'est-ce que voir, et pourquoi ne voyons-nous pas tous la même chose quand nous regardons dans la même direction.
      Quand on me demande ce qui est le plus important pour réussir à peindre, je réponds : voir. Je connais des gens avec 12/10e qui ne voient pas. Et la transparence est absente de leurs tableaux.

      Il pourrait être très dommageable de réduire les problèmes de vision à la cécité spirituelle, ou une conséquence karmique. Je peux citer au hasard le cas d'un nouveau-né venu au monde avec un glaucome bilatéral, et la cécité était le lot de sa mère.
      Au hasard encore citons de nombreuses personnes dont la vue dégradée après une chute s'est subitement améliorée suite à des séances d'ostéopathie (déblocage des vertèbres, notamment cervicales), et la cécité endémique des régions du monde où les hommes souffrent de malnutrition, carence en vitamine A par exemple, carence en iode.

      Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire. Ce sera pour une autre fois.
      Brigitte


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    3. Ce n'est pour le plaisir de vous contredire, chère Brigitte, mais je ne vois pas en quoi votre exemple de l'enfant né avec un glaucome bilatéral exclurait une explication karmique. Sans drame, sans culpabilité, sans lamentations ou revendications, sans tout ce fatras naguère qualifiée de judéo-chrétien. Il vaut infiniment mieux tacher de voir en quoi consiste le défi posée par une déficience physique, et comment le relever. Il y a des choses à faire seuls, et il faut aussi savoir demander de l'aide, sans récrimination, sans demander un statut spécial ; il y a toujours une aide, librement, miraculeusement accordée.
      Dans ma propre famille, je connais deux cas d'enfants nés avec des graves déficiences, une petite fille sourd-muette et aveugle, et ailleurs un petit garçon handicapé moteur. Jeunes adultes à présent, ils ont fait des études "brillantes" et sont de loin les plus intéressants parmi leurs frères et sœurs. Ils sont aussi de loin les plus chaleureux et sociables. Association de qualités rarement atteinte par des personnes au physique parfait!
      Cela dit, il reste toujours à dire sur la question de la vue, et je ne suis pas non plus d'accord avec tout dans l'article.

      Hortense

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    4. Evangile de Jean, chapitre 9 :

      "En passant, il (Jésus) vit un homme aveugle depuis le ventre de sa mère. Et ses disciples l’interrogèrent et dirent : Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?"

      Lui ou ses parents ?
      Relisons bien, entendons bien.
      La question des disciples contient une vérité.
      On pensait jadis que la faute des parents pouvait affecter leur progéniture.
      Mais ce n'est pas là le plus intéressant.
      Le plus intéressant, c'est que les disciples supposent que l'homme lui-même, l'aveugle-né, ait pu pécher. Or, comme le texte exact de l'évangile dit bien que cet homme est aveugle "depuis le ventre de sa mère", cela signifie que les disciples placent le péché de cet homme AVANT sa naissance, révélant par là que l’idée de réincarnation n’était absolument pas étrangère aux Juifs de l’époque. En effet, comment cet homme pourrait-il être responsable de sa cécité s’il n’avait déjà existé avant sa naissance ? Or, l’état de péché étant l’état de l’homme incarné, les disciples supposent donc nécessairement que la cécité de l’homme est la conséquence d’un péché commis par lui dans sa vie terrestre précédente, hypothèse que le Christ ne contredit absolument pas, puisqu’il commence sa réponse par :

      « Ni lui ni ses parents n’ont péché… »,

      admettant en cela que la supposition de ses disciples n’était pas dénuée de fondement, bien que fausse.

      La suite de la réponse du Christ nous plonge alors au cœur du Mystère de l’aide « librement, miraculeusement accordée », comme le dit si bien Hortense :

      « Jésus répondit : Ni lui ni ses parents n’ont péché, mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ».

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  4. et.... moi je vais fermer la trappe du poulallier , c'est un petit billet du coq qui disait ceci " Mariethé ferme la trappe le renard rôde et nous fait peur ,en ton âme et conscience , pense a fermer cette trappe , tu sais combien nous t'aimons, et tu nous aime aussi " et c'est signé : GASTOUNET ton coq préféré

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  5. Dans la "médecine Nouvelle" ou le "décodage" des maladies (Dr Hamer) les troubles de la vue sont répertoriés depuis longtemps, avec les zones du cerveau correspondants et les chocs émotionnels ayants déclenchés le démarrage du trouble . Ceci nous relie bien au problème "spirituel" et la gestion que chacun à du choc en fonction de ses "croyances" personnelles innées, développées ou acquises ( de gré ou de force !).

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  6. Dans la "médecine Nouvelle" ou le "décodage" des maladies (Dr Hamer) les troubles de la vue sont répertoriés depuis longtemps, avec les zones du cerveau correspondants et les chocs émotionnels ayants déclenchés le démarrage du trouble . Ceci nous relie bien au problème "spirituel" et la gestion que chacun à du choc en fonction de ses "croyances" personnelles innées, développées ou acquises ( de gré ou de force !).

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  7. C'est étonnant que les pseudo avec apostrophe soit transformés en ' ! mystère des polices des caractères que les administrateurs sauront peut-être modifier ?
    Moi j'aime bien Peau d'âne mais Peau d&#39âne ...! n'ED transformé en n'ED c'est moins sympa !

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  8. @ Brigitte et Hortense, ♥ En ce qui concerne LA "vision" ( S ) il est aussi judicieux de ne pas toujours TOUT inscrire !

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  9. le livre d'aldous Huxley " l'art de voir" peut etre utilise com method pour ameliorer sa vue (c'est la method Bates qu"Huxley a pratiquee)c'est un excellent auteur,d'une extreme intelligence

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  10. Passionnant analyse, mais par rapport à la 1ère phrase du texte, je veux juste dire que le terrain de match des médecins est le corps. L’âme c’est l’affaire d’une autre spécialiste.

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