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mardi 13 août 2013

Témoignage d'un ouvrier de la centrale de Fukushima (2ème partie)

Témoignage d’un ouvrier de la centrale de Fukushima Daiichi (2)

La deuxième partie de l’article de Mako Oshidori expose les grandes inquiétudes du témoin de Fukushima Daiichi : la présence du shroud en morceaux dans la piscine de stockage de matériel du réacteur n°4, la grande radioactivité dégagée par le réacteur n°2 et la forte incertitude sur la faisabilité d’une intervention humaine en cas de problème au n°2. Dans cette entrevue, le travailleur rapporte également qu’il n’y a eu ni explosion, ni fusion à l’unité n°2. Il va sans dire que ces propos n’engagent que lui. A notre connaissance, Tepco a annoncé une explosion au niveau de la piscine torique en mars 2011, puis s’est rétracté 7 mois plus tard. Quant à la fusion du cœur du n°2, celle-ci a également été reconnue par l’opérateur. Si effectivement il n’y a eu ni fusion, ni explosion pour le n°2, alors il faudrait en conclure que l’enceinte de confinement a été ouverte par le tremblement de terre. Mais comme on ne peut rien savoir pour l’instant, il est tout à fait normal que les plus grandes craintes de cet ouvrier se portent sur le n°2 car du coup Tepco et ses employés subissent les caprices du monstre plus qu’ils ne maîtrisent la situation.

Le problème du réacteur n°4 n’est pas seulement sa piscine !

T : Pour ce qui est de la gestion de l’accident, TEPCO a tendance à dissimuler les problèmes dont on entend parler. Aucun plan à long terme n’est mis en place pour le démantèlement de la centrale ; ce qui se fait, c’est plutôt un plan confus qui ne sert qu’à embobiner le public. Tout ce qui n’est pas sous les feux de l’actualité est simplement laissé de côté.

On parle de la piscine de combustible usagé de la piscine n°4, n’est-ce pas ? Des stratégies et des plans ont rapidement été mis en place pour faire face à ce problème, mais je pense que la piscine de combustible usagé n’est pas le seul problème qui menace le réacteur n°4.

De l’autre côté du puits du réacteur, en face de la piscine de combustible usagé, il y a une piscine de stockage de matériel (DSP). Ce DSP n’est pas utilisé quand le réacteur est en opération. Mais quand le séisme a frappé, le réacteur n°4 était en phase d’inspection périodique. Juste avant le séisme, quand l’enveloppe du cœur (shroud) a été retirée du puits du réacteur, il a été coupé sous l’eau et mis dans le DSP. Le DSP du réacteur n°4 contient donc un grand nombre de fragments du shroud hautement radioactifs.

[Un « shroud » est une plaque d’acier cylindrique fixée à l’intérieur de la cuve du réacteur. Il entoure les assemblages de combustible nucléaire et les barres de contrôle. Il sert également de partition pour sécuriser le flux d’eau de refroidissement dans un réacteur. Il peut atteindre 7 mètres de haut, 4,5 mètres de large et peser 35 tonnes. Etant donné que ce shroud est à l’intérieur du réacteur quand les barres de combustible atteignent le niveau de criticité, il contient inévitablement une forte dose de radiation. C’est le shroud qui se trouve dans le DSP qui est en face de la piscine de combustible irradié du réacteur 4.]

La suite ICI.

1 commentaire:

  1. Le Nucléaire, sa dangerosité vient pas de ce qui est visible. Radio Activité.
    Le réacteur es un petit problème, la piscine est un problème planétaire.
    Renseignez vous.

    En aucun cas ce qui est dedans , doit arriver en contact avec l air!
    ORTHO
    vérifiez

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