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lundi 12 août 2013

Témoignage d'un ouvrier de la centrale de Fukushima (1ère partie)

Sur le blog de Fukushima. La suite est en cours de traduction du japonais. À lire.

Témoignage d’un ouvrier de la centrale de Fukushima Daiichi

Mako Oshidori, de la Yoshimoto Creative Agency, est membre de Manzai Kyokai (l’Association des monologuistes) et du conseil d’administration de la Free Press Association of Japan. Elle assiste de façon régulière aux conférences de presse données par les autorités japonaises et par TEPCO depuis le séisme du 11 mars 2011. Elle publie sans se lasser des reportages sur Fukushima et les autres zones touchées par des catastrophes. Elle a écrit il y a quelques mois dans MAGAZINE 9  un article intitulé « A propos des mères d’Iwaki, des citernes d’eau souterraines et histoires d’un travailleur » qui expose entre autres, sous forme d’un dialogue, le témoignage d’un ouvrier de Fukushima Daiichi. La traduction française de cet article a été réalisée à partir d’une traduction anglaise. En France, l’information en provenance du Japon est souvent ralentie à cause de la langue. Merci aux traducteurs qui acceptent de jouer ce rôle de passeur entre les pays, même si les nouvelles ne sont pas si heureuses qu’on le souhaiterait. 

L’histoire incroyable d’un travailleur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

par Mako Oshidori


Extrait de l’article #57 de “Datsutte miru?” paru dans Magazine 9
Traduction anglaise : Naoko Miyajima (sur le site Daily Noborder)
Traduction française : Odile Girard (du blog Fukushima-is-still-news)


J’ai entendu une histoire incroyable qui m’a fait réaliser que la fuite d’eau salée concentrée venant d’une citerne souterraine n’est qu’un incident relativement mineur.
Le 11 avril, j’ai parlé avec un travailleur de la centrale de Fukushima Daiichi et un jeune professeur de l’Université de Tokyo.

Pourquoi lésiner sur les coûts et les délais quand on a à gérer un accident nucléaire de niveau 7?

- Le travailleur (T) : Je pense qu’une fuite de ci de là, c’est parfaitement normal.

            – Vous parlez sérieusement ? Mais pourquoi ?

- T : Parce qu’on s’est trouvé dans une situation d’urgence qui a fait que de nombreux équipements ont été construits à la va-vite. Après l’accident, les équipements ont été mis en place très rapidement mais ce n’était pas un problème car ils ne devaient durer qu’un an ou deux.

Certains fabricants ont même inclus la phrase “La qualité n’est pas garantie” dans leurs contrats. Des équipements ont été construits qui étaient censés « ne durer qu’un an » mais ils sont encore utilisés aujourd’hui. C’est normal que leur condition se soit détériorée.

            – Je suis choquée…

Lire la suite ICI.

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