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vendredi 12 juillet 2013

Tchernobyl sur la mer

Je reprends un article d'Ultraman concernant une nouvelle menace pour la planète, la construction de centrales nucléaires flottantes par la Russie.
Par ailleurs au Japon, les fuites d'eau souterraine contaminée se poursuivent...



Une centrale nucléaire russe flottante en opération en 2016, la première en Russie arctique et en Extrême-Orient


L'océan, la dernière frontière... pour une centrale nucléaire.

Selon l'article de Oilprice.com citant un article de RT (Russia Today) en russe, des centrales nucléaires flottantes seront basées sur des brise-glaces atomiques de l'ère soviétique :
Chaque vaisseau de 21.000 tonnes aura deux "réacteurs modifiés KLT-40 à propulsion navale" qui fourniront jusqu'à 70 mégawatts d'électricité ou 300 mégawatts de chaleur, suffisants pour une ville d'une population de 200.000 personnes. De plus, les centrales flottantes pourront fournir des services de désalinisation d'eau capables de générer 240.000 mètres cubes d'eau douce par jour.
Selon l'article ci-dessous, 15 pays dont la Chine, l'Indonésie et la Malaisie sont déjà intéressés à acheter aux russes des centrales nucléaires flottantes.
J'ai le sentiment que les russes pourront ne pas apprécier le titre de l'article, mais le voici, car je ne comprends pas la langue russe.


D'après Oilprice.com, John Daley (10 juillet 2013 ; c'est moi qui souligne) :


Tchernobyl sur la mer ? La Russie construit des centrales nucléaires flottantes
Autant pour les leçons de Fukushima. Peu importe les marées noires, la fédération de Russie prépare une initiative énergétique, qui, si elle rencontre des problèmes, injectera du matériel nucléaire dans l'environnement maritime.
Parlant aux journalistes au 6ème congrès naval international à St Petersbourg, le directeur général du chantier naval Baltiyskiy Zavod, Aleksandr Voznesenskii, a dit que la première centrale nucléaire flottante de la fédération de Russie "devrait être opérationnelle en 2016".

Baltiysky Zavod est le plus gros complexe de construction navale de Russie. Selon Voznesenskii, la centrale nucléaire flottante "Académicien Lomonosov" sera le premier navire appartenant à la nouvelle gamme de centrales nucléaires flottantes à fournir de l'énergie, de la chaleur et de l'eau pour des régions éloignées et arides du pays, avec une production de masse programmée pour un futur proche.

La technologie du "Académicien Lomonosov" est basée sur la construction soviétique de brise-glaces propulsés par énergie nucléaire. Les médias russes supposent que les centrales nucléaires flottantes serviront pour les régions éloignées de la Russie arctique nord-est et l'Extrême-Orient, car ces régions souffrent actuellement d'un manque d'énergie, ce qui ralentit leur développement. Chaque vaisseau de 21.000 tonnes aura deux "réacteurs modifiés KLT-40 à propulsion navale" qui fourniront jusqu'à 70 mégawatts d'électricité ou 300 mégawatts de chaleur, suffisants pour une ville d'une population de 200.000 personnes. De plus, les centrales flottantes peuvent fournir des services de désalinisation d'eau capables de générer 240.000 mètres cubes d'eau douce par jour.
Mentionner des brise-glaces de l'ère soviétique n'est peut-être pas une si riche idée, au moins pour ceux qui ont des souvenirs historiques.

Lancé en 1957, le Lénine, le premier brise-glace à énergie nucléaire, était propulsé par trois réacteurs OK-150. En février 1965, il y avait eu un incident de perte de refroidissement et certains éléments combustibles avaient fondu ou s'étaient déformés à l'intérieur du réacteur numéro 2. Les débris avaient été enlevés et stockés pendant deux ans et déversés ensuite dans la baie de Tsivolki près de Novaia Zemlia deux ans plus tard. Le deuxième accident fut une fuite du système de refroidissement, survenu en 1967, peu de temps après rechargement de combustible. Pas une suite rassurante pour l'environnement arctique soviétique.

La quille du "Académicien Lomonosov" a été mise en chantier en avril 2007 au chantier naval Sevmash à Severodvinsk sur la Mer Blanche, mais le projet fut transféré ultérieurement au Baltiskiy Zavod. Sa coque de 21.500 tonnes a démarré en 2010, bien que les travaux aient été gelés à la mi-2011 en raison d'un redressement judiciaire du chantier naval. La société fut acquise plus tard par United Shipbuilding Corporation possédé par l'état et Rosenergoatom signa un nouveau contrat avec Baltiskiy Zavod pour la finition du Académicien Lomonosov. Ce navire possède 69 membres d'équipage et spécialistes. Chose inquiétante, il n'a pas de moteur, il nécessite donc d'être remorqué. Il est équipé de deux réacteurs modifiés KLT-40.

Mais pas d'inquiétude.

Le chantier naval Baltiskiy Zavod a souligné que le Académicien Lomonosov et ses successeurs sont tous conçus avec une marge de sécurité dépassant toute menace possible ce qui rend ses réacteurs nucléaires invulnérables aux tsunamis et autres catastrophes naturelles et les bateaux répondent à toutes les exigences de l'AIEA et ne posent aucun risque pour l'environnement. Le fabricant déclare de plus que 15 nations, dont la Chine, l'Indonésie, la Malaisie, l'Algérie, la Namibie et l'Argentine ont déjà exprimé un intérêt pour l'achat d'une centrale nucléaire flottante.

Le Académicien Lomonosov sera envoyé au Kamchatka pour des tests de fonctionnement. Rosatom a ensuite l'intention de construire sept autres centrales nucléaires flottantes d'ici 2015, avec quatre d'entre elles probablement situées sur la côte nord de la Sibérie. D'autres régions arctiques ont programmé d'inclure des centrales nucléaires flottantes dans des cités portuaires le long de la côte nord arctique de la fédération de Russie. Un bénéfice supplémentaire de ces navires envisagé à Moscou est que la provision d'énergie nucléaire pour l'Arctique et l'Extrême-Orient dégagera davantage de pétrole et de gaz naturel pour l'exportation à l'étranger, permettant à la fédération de Russie de générer un supplément de devises fortes.

Rupture des câbles de remorquage, conditions en Arctique imprévisibles, navire qui coule. Comme l'océan est un héritage commun de l'humanité, la communauté internationale pourrait manifester un petit peu plus d'intérêt à ce projet.
La Sibérie russe aura 4 centrales nucléaires flottantes. Hé bien, où est le problème de ne pas démarrer des centrales nucléaires au Japon ? Quelle différence cela fera-t-il ?
(Photo de RT) :
Cliquer pour agrandir

2 commentaires:

  1. Laissez-les s'exciter à essayer de nous faire peur... Ils n'auront jamais le temps de mettre en oeuvre tout ces projets débiles. Nous partons cette année ;-)
    Au fait, voici une vidéo sympa qui montre ce qui s'est passé rien que pendant le mois de juin 2013. Le premier commentaire parle de vents de 300 miles/h (plus de 400 km/h !!) qui ont été mesurés dans l'Oklahoma. C'est une première et un record mondial absolu.

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LRJ2z_YrX_0#at=41

    Anthony

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  2. J' ai bien peur que les Russes aient trouvé ici un moyen de recycler leurs vieux rafiots,quid en cas de contact avec des icebergs ou d'un tsunami?
    Je vois bien des "observateurs étrangers "venir contrôler les normes de sécurité et les "honneurs" avec lesquels ils seront reçus...

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