Bistro Bar Blog

jeudi 18 juillet 2013

L'ortie : le légume de demain

Voici l'introduction du livre de Annie-Jeanne et Bernard Bertrand "Saveurs d'ortie".



Ortie : légume de demain

L'ortie, comme beaucoup d'autres végétaux indigènes, a perdu son statut de légume à part entière au moment où des espèces nouvelles rapportées des colonies firent leur apparition sur nos tables. La transition ne fut pas brutale, elle dura plusieurs siècles, la réticence des populations rurales était un frein sérieux à la progression des nouveaux venus. Néanmoins, peu à peu, panais, mouron, pourpier, chénopode, renouée, amarante et ortie disparurent de nos menus. 

Certes les légumes nouveaux qui les remplaçaient ne manquaient pas d'atouts :
grande productivité, facilité de stockage... , ils permirent dans bien des cas d'améliorer les conditions d'existence de nos aïeux. A l'époque, la quantité d'aliments ingérés primait sur la valeur nutritionnelle, et pour cause !

La consommation de ces plantes redevenues sauvages ne fut plus pratiquée qu'aux périodes de crises ou de famines ... Leur image devint celle de légumes de misère.

Cependant, quelques-unes gardèrent un statut privilégié, la mémoire populaire conservant le souvenir de leur action bienfaisante sur l'organisme. C'est le cas du pissenlit et de l 'ortie, encore aujourd'hui à la base des fameuses cures revitalisantes de printemps.

On a cru ce patrimoine culturel voué à une inéluctable disparition...  Mais, juste retour des choses, voilà que nos scientifiques, analyses à l'appui, démontrent que nos légumes indigènes assauvagis (on les appelle maladroitement les mauvaises herbes) surpassent bon nombre de fruits et légumes quant à la qualité et à la quantité des vitamines et éléments minéraux qu'ils contiennent (cf p. 10).

L'événement est d'importance, car à notre époque d'abondance, d'embonpoint, de stress et de déséquilibres en tout genre, les nutritionnistes sont à la recherche de denrées naturelles saines, équilibrées et surtout assimilables par notre organisme... Et nos légumes sauvages répondent tout à fait à cette attente.

En tout cas, même si la consommation de ces derniers n'est encore qu 'anecdotique, ils semblent intéresser de plus en plus de monde; et ils n'ont pas fini de faire parler d'eux, surtout avec un porte-drapeau aussi glorieux que l'ortie, chef de file de ces " légumes de demain " 

Pour télécharger leur livre qui contient pleins d'informations sur l'ortie et de savoureuses recettes, allez ICI.


LE SITE ARYANALIBRIS ÉTANT INACCESSIBLE, JE PEUX VOUS ENVOYER LE LIVRE SUR L'ORTIE EN PDF. CLIQUEZ SUR MON PROFIL, VOUS TROUVEREZ MON ADRESSE EMAIL.

23 commentaires:

  1. Après trois heures de jardinage, profitant de la fraîcheur matinale, je viens de prendre mon petit déjeuner copieusement fourni en fruits rouges.Bien contente que maintenant, les poireaux d'hiver étaient plantés, j'étais aussi un peu songeuse.

    Ces jolies rangées de poireaux, il faut vraiment les reconquérir chaque été! Car en dépit des tous les désherbages, binages ou couvre-sols, mon potager bio à une tendance plus forte que tous mes efforts à retourner à la jungle, surtout après la St. Jean quand la nature joue son va-tout. Je peux juste essayer de la contenir sur les bords. Alors, mes plessis et autres carrées, mes abris pour tomates, mes planches traditionnelles avec leur rangées de choux fourragers et autres paraissent bien artificiels!

    Et subitement, ces cultures m'ont fait penser à des plages privées aménagées pour des vacanciers gâtés et inconscients de la réalité du pays qui les entoure.

    Et voilà que je tombe sur votre article sur l'ortie. Ah, l'ortie! L'égopode! Nos chères autochtones! Que ferions-nous quand les riches vacanciers sont partis? En fin d'hiver, quand les "installations touristiques" du potager sont de plus en plus désertes, je me tourne vers ma "jungle" déjà en train de reverdir vigoureusement.

    La voir ainsi relativise la perception morose de cette saison. C'est à ce moment là que nous mangeons les meilleures soupes de toute l'année, et cela pendant de longues semaines! Et si maintenant j'ai tellement de mal à contenir toute cette sauvagerie, je suis quand même heureuse de la voir si vigoureuse et pleine de vitalité.

    RépondreSupprimer
  2. La seule différence entre une " Mauvaise Herbe" et une autre c'est un "jugement" !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Hortense (au prénom fleuri), j'ai publié en 2009 un article sur le poireau perpétuel ou poireau sauvage, ça devrait aller dans ton jardin, c'est une sorte de poireau sauvage, tu n'as à racheter des plants tous les ans. Va lire ici et redemande-moi des renseignements si besoin :

      http://bistrobarblog.blogspot.fr/2009/12/une-page-de-jardinage-plantes.html

      Supprimer
  3. @ Hélios, au prénom chaleureux et rayonnant de lumière.
    Merci! Je viens de lire ton article et j'ai noté les références pour commander dès le mois prochain ces précieux poireaux perpétuels. J'en avais déjà entendu parler, mais n’arrivais pas à y croire! Bien punie, je faisais donc tous les ans mes semis, avec les aléas que tu signales.
    Et maintenant, je me réjouis de la perspective d'accueillir bientôt de nouveaux hôtes dans mon jardin! Car il y a aussi de cela; quand on jardine, on aime, et on ne pense pas tout le temps à la bouffe.

    RépondreSupprimer
  4. Pour le lien: Internal Server Error

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merdum pour le lien vers le bouquin, je vais voir ça.

      Supprimer
    2. C'est tout le site d'AryanaLibris qui est en rade. Il faudra rééssayer plus tard.

      Supprimer
  5. L'ortie, oui, j'ai des bons et mauvais souvenirs... à chaque soi disant bêtises, la grand mère nous coursait...avec un bouquet d'orties pour nous donner une fessée... le cousin en pantalon rigolait...nous les cousines, en jupes, bien moins !!! En soup, c bon les orties mais faut savoir les cueillir...on peut aussi en faire des "tourtes", mais faut les "blanchir" (les orties hein ! ) avant sinon, bonjour le bide...et....les W.C. !

    RépondreSupprimer
  6. CEUX QUI SOUHAITENT RECEVOIR LE LIVRE SUR L'ORTIE EN PDF PEUVENT ME LE DEMANDER PAR MAIL. LE SITE ARYANA LIBRIS OÙ JE J'AI RÉCUPÉRÉ EST TOUJOURS EN RADE.


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. suis intéressée Hélios, des recettes, des recettes.... :-) ♥

      Supprimer
  7. ne pas oublier le plantain,
    dont le jus sert aussi à nous soulager des bêbêtes qui nous piquent ...
    nous dévorent devrais je dire en Charente :-)

    bises,
    catherine

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. anne onyme peu tu donner ta recette et le mode d'emploi pour ton jus de plantain merci d'avance

      petite recette chez moi nous fesont de la saucisse aux orties
      il faut dabord laver les orties dans de l'eau claire et du bicarbonate
      ensuite on ebouillante les feuilles
      melangées a la viande hachée et mise dans les boyeaux
      elle peu etre grillée ou mise dans la soupe aux chous et a l'orge perlée
      ou encore cuite en potée dans une cocotte avec des patates de l'ail et des oignons
      bon apetit

      Supprimer
    2. et pour les coups de soleil,
      on dépose dans un casier à glaçon de jus d'aloe vera,
      pris ainsi en glaçons à faire fondre sur les coups de soleil,
      ca appaisera aussi la peau

      le jus de plantain :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Plantago

      Dans les campagnes, on utilisait du plantain pour calmer le mal de dents en plaçant dans le conduit de l'oreille un tampon de racine de plantain râpé. La plante entière est utilisée soit dans l'alimentation, soit en diététique ou en thérapeutique. Les feuilles jeunes peuvent être consommées en salade ou en légume. Le suc frais extrait des feuilles (au printemps, à la floraison) sert à diverses préparations, notamment des collyres (sous forme d'hydrolat).

      On récolte (toute l'année) les racines du plantain que l'on broie pour préparer des cataplasmes anti-infectieux. Les semences de certaines espèces de plantain fournissent un produit laxatif, la semence de Plantain psyllium. Si celle-ci est ingérée avec suffisamment de liquide, elle gonfle sans être digérée, ce qui entraîne une défécation plus douce et plus volumineuse. Le plantain est également un excellent calmant contre les piqûres d'insectes. Il faut couper une feuille et la rouler entre les doigts (comme on le fait avec la mie de pain) jusqu'à extraire le jus. Ce jus passé sur les piqûres (d'insectes ou d'ortie) a un pouvoir apaisant très rapide. De plus l'application sur les piqûres d'orties soulage et guérit immédiatement.


      C'était également une plante sacrée pour les anciens Saxons.

      bises du soir,
      Catherine

      Supprimer
    3. merci beaucoup catherine bonne journée

      Supprimer
  8. Quand j'ai compris l'intérêt de l'ortie, j'en ai beaucoup consommé et à toutes les sauces....je cueillais chez mes parents mais l'année suivante rien n'a repoussé...j'observe autour de moi en région parisienne et il y en a de moins en moins....chemtrails....???

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Anonyme 00:27!
      Cela ne peut pas être dû aux chemtrails dont le ciel est également complètement quadrillé chez nous, à 55 km de Paris. Et les orties se portent plutôt de mieux en mieux !
      Mon explication serait que nous avons la chance d'avoir un jardin suffisamment grand où nous avons depuis longtemps pris l'option de laisser dans toute une partie la nature tranquillement vivre sa vie. À l'abri de quelques vieux arbres, elle redessine le paysage comme elle seule sait le faire : des forêts d'orties de-ci, des bosquets d'égopode par là, des touffes de consoude, etc., pour ne parler que des plantes les plus connues. Au printemps, ce sont des tapis de boutons d’or et de myosotis d’où émergent de vigoureux bouquets d’une sorte de ciboulette sauvage, parfaitement bienvenue pour les soupes !
      Nous ne brûlons jamais rien. De tout ce qui est "ingérable" par compostage, tailles d’épineux, lierre, etc., nous avons progressivement constitué une sorte de muret au pied duquel prospèrent des pissenlits de ci, de la menthe par là, bref, c’est l’idylle sauvage. Bien sûr, il faut à la fois laisser faire et quand même intervenir de temps en temps, rien que pour entretenir un chemin d’accès !

      Amitiés! Hortense




      Supprimer
    2. les chemtrails n'y sont pour rien l'ortie pour pousser aime les terrains riches drainés emais humides voila pourquoi vous la retrouverez dans le fond des jardins la ou l'on fait le composte ou aux abords des poulaillers ou des etables et des lieux ou les animaux sont parqués dans certains sous bois ou de chemins ou s'entassent les dechets vegeteaux .
      pour netoyé (partielement)les plantes et legumes des retombées de polutions faitent les tramper dans une eau trés fraiche additionnée de bicarbonate de soude
      la rarefaction de certaines especes est due non pas a la pollution mais plutot a la disparition des vecteurs de dissemination les oiseaux n'en sont qu'un exemple les brouteurs etaient de grands disseminateurs par leur estomac mais aussi par leurs poilesleur disparition ou leur sedentarisation participe a la disparition d'especes vegetales au méme titre que l'urbanisation ou les produits monsanto
      jespere que ma reponse vous aidera bonne soirée a vous

      Supprimer
    3. "je cueillais chez mes parents mais l'année suivante rien n'a repoussé"

      l'ortie se récolte sur sa partie supérieure,
      il vaut mieux la récolter avec un ciseau,
      plus c'est jeune , mieux c'est,

      sans doute avais tu arraché les racines aussi en retirant l'ortie,
      c'est une plante nomade, avec un système racinaire qui rampe, elle repousse tjrs un peu plus loin que là où elle a poussé, elle évite ainsi d'épuiser les sols,
      elle optimise sa pousse par sa manie de nomader, ainsi elle se donne toutes les chances de refaire une nouvelle floraison l'année d'après,

      n'oublions pas que les plantes entre elles sont dans une sorte de lutte ultra violente,
      nous les humains, les regardons avec nos yeux de grands naifs que nous sommes,;
      alors qu'elles sont en perpétuelles luttes pour un territoire, car la nature a horreur du vide, si l'ortie ne s'y met pas, une autre ira s'y planter,

      un arbre, une fleur que sais je ...
      et l'humain se dit que la nature est un lieu apaisant,
      s'il savait .... c'est le tout contraire en fée ... oups en fait ;-)))

      bises du soir,
      catherine

      Supprimer
    4. @ Catherine anonyme

      Votre dernier commentaire dans la rubrique "ortie" me trotte toujours dans la tête. Comment se fait-il que vous ayez une vision aussi sombre de la nature végétale ? Darwin a dû passer par là, avec son approche anthropomorphe des choses, où tout devient lutte, bien sûr. C’est donc ainsi que nous parlons du méchant loup qui mange la chèvre, et les végétariens blâmeront la chèvre de manger le chou.

      Mais vous allez encore plus loin en parlant de lutte ultra-violente entre les végétaux ! Avec ce regard, il est vrai, la nature ne peut plus être un lieu apaisant. Si c’était vrai, je ne dirais que: pauvres de nous ! Car sur quoi encore compter sur Terre ?

      À moins de donner tout pour perdu, il me semble effectivement préférable de regarder la nature avec ce que vous appelez les "yeux de grands naïfs que nous sommes". Et avec ces yeux là, je vois la Terre tout entière comme un organisme vivant. Notre mère à nous tous, en quelque sorte. Je la vois revêtue d’un vaste manteau végétal, couvrant aussi bien les fonds marins que les continents. Sans ce manteau, la Terre serait condamnée à mourir, et tout ce qui vit avec elle.

      Quel merveilleux vêtement qui reflète une sagesse dont l’homme est encore bien éloignée. Grâce à elle, ce vêtement se renouvelle, se régénère et se répare en permanence. Si vous appelez cela « la nature a horreur du vide », c’est de nouveau bien anthropomorphe. En fait, il y a une infinité d’équipes à l’œuvre à la surface de la Terre. C’est l’ensemble des espèces végétales qui, loin de s’agresser, collaborent dans une harmonie qui nous échappe pour entretenir son vêtement le mieux possible, quelles que soient les circonstances.

      L’homme joue évidemment un grand rôle dans tout cela, en y intervenant malheureusement de manière de plus en plus inconsidérée. Mais sans prendre un exemple impressionnant comme la déforestation en Amazonie, observons simplement ce qui se passe dans un potager de chez nous. Pour y cultiver nos légumes, il faut le débarrasser en permanence des plantes qui y poussent spontanément. Sinon, elles prendraient vite le dessus. Peut-on dire pour autant que les chardons mènent une lutte ultra-violente contre les choux ? Non, ils montent juste la garde pour pouvoir intervenir le jour où les choux seront récoltés et où la terre restera de nouveau à nu, au moins d’avoir affaire à un jardinier qui travaille en intelligence avec la nature en semant des engrais verts. Ou prenez des pâturages. C’est bien, mais point trop n’en faut. C’est pourquoi la forêt aura toujours tendance à revenir dessus. Sinon, c’est le désert !

      Prenez n’importe quelle situation ; tant que c’est encore possible, la nature végétale va essayer de rétablir la situation en faisant intervenir ses agents – les végétaux les mieux adaptés. Et avec cette sagesse, elle apporte également la beauté. L’homme saccage et enlaidit beaucoup. Ici encore, prenons un exemple pas trop dramatique : un dépotoir sauvage qui défigure honteusement le paysage. Un jour, on l’abandonne. Mais même si personne n’entreprend plus rien, dix ans plus tard, il y aura un joli bosquet à la place !

      La nature ne peut être enlaidie que par la bêtise et l’insensibilité humaine. La lutte ultra-violente est le fait de l’homme.

      Bon dimanche encore ! Hortense





      Supprimer
    5. J'ajoute, Hortense, qu'un peu de "mauvaises" herbes dans nos plantes cultivées aide à conserver de l'humidité (surtout ce mois de juillet). De plus si elles sont comestibles, comme la stellaire (mouron blanc), la bourrache, le chénopode blanc, on peut en profiter pour ajouter de bons nutriments et des saveurs inattendues dans la cuisine car les plantes sauvages spontanées sont bien plus riches que les cultivées (dixit François Couplan). L'important est de contrôler leur prolifération.
      Bon dimanche à toi aussi.

      Supprimer
  9. Bonjour,
    Je cuisine l'ortie et je l'utilise beaucoup au jardin comme fertilisant. C'est un peu triste en effet de constater que beaucoup de gens ne savent pas que les mauvaises herbes ne sont pas toutes aussi mauvaises que ça, et que la nature nous offre vraiment de belles choses.

    RépondreSupprimer
  10. Merci aux lecteurs pour toutes ces informations intéressantes. Je confirme que la feuille de plantain écrasée apaise instantanément la brûlure de l'ortie. Il faut se précipiter à sa recherche aussitôt.

    RépondreSupprimer
  11. VOUS POUVEZ TÉLÉCHARGER DE NOUVEAU LE pdf DU LIVRE SUR L'ORTIE, LE SITE EST REMIS EN SERVICE. LIEN :

    http://www.aryanalibris.com/index.php?post/Bertrand-Annie-Jeanne-Bertrand-Bernard-Saveurs-d-ortie

    RépondreSupprimer

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.