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lundi 10 juin 2013

L'Inde interdit les delphinariums

Une très bonne nouvelle pour nos précieux amis les dauphins et autres mammifères marins. À quand la même chose en France ?


En Inde, les dauphins acquièrent une protection sans précédent 




Deutsche Welle, 24 mai 2013

L’Inde a officiellement reconnu les dauphins comme des personnes non-humains à part entière, dont les droits à la vie et à la liberté doivent être respectés. Dans cette optique, les marinelands qui ont été construits dans le pays seront fermés.

Le Ministère indien de l’Environnement et des Forêts a informé les gouvernements fédéraux que les delphinariums et autres centres de spectacles commerciaux impliquant la capture et le confinement des espèces cétacées tels que les orques et les dauphins à gros nez allaient être fermés. Le gouvernement a déclaré qu'une recherche avait clairement établi que les cétacés sont extrêmement intelligents et sensibles, et que les dauphins "devraient être considérés comme des personnes non-humaines, et comme telles devraient avoir leurs propres droits spécifiques."



La décision survient après des semaines de manifestations contre un marineland de l’état du Kerala et plusieurs autres parcs de loisirs aquatiques avec mammifères marins qui devaient être construits cette année. Les avocats du bien-être animal ont fait bon accueil à cette décision.

"Cette action augure un tout nouveau discours éthique dans le mouvement pour la protection des animaux en Inde » a dit Puja Mitra de la Fédération des Organismes de Protection des Animaux en Inde. Mitra est une active porte-parole du mouvement indien pour mettre fin à la captivité des dauphins.




“La preuve scientifique fournie pendant la campagne parlait de l’intelligence des cétacés et a introduit le concept de personnes non-humaines” a-t-elle dit dans une interview avec Deutsche Welle (DW).

L’Inde est le quatrième pays au monde à interdire la capture et l’importation de cétacés dans un but de divertissement commercial- après le Costa Rica, la Hongrie et le Chili.

Les dauphins sont des personnes et non des saltimbanques

Le mouvement qui reconnaît les baleines et les dauphins comme des individus conscients d’eux-mêmes et méritant des droits a eu gain de cause il y a trois ans à Helsinki, en Finlande, des scientifiques et des déontologues ont rédigé une Déclaration des Droits des Cétacés . "Nous affirmons que tous les cétacés en tant que personnes ont droit à la vie, à la liberté et au bien-être", ont-ils écrit.


Les signataires comprenaient des océanographes réputés dont Lori Marino qui a apporté la preuve que les cétacés ont de larges cerveaux complexes surtout dans les zones impliquant la communication et la cognition. Son travail a montré que les dauphins ont un niveau de conscience semblable à celui des êtres humains. Les dauphins peuvent reconnaître leur propre reflet, utiliser des outils et comprendre des concepts abstraits. Ils ont élaboré des signaux uniques à base de sifflements permettant aux amis et aux membres de la famille de les identifier, comme le font les humains avec leurs noms.

"Ils partagent des liens étroits et intimes avec leurs groupes familiaux. Ils ont leur propre culture, leurs propres pratiques de chasse – et même des variantes dans leur façon de communiquer", a dit Puja Mitra.

Mais c’est précisément cette capacité à apprendre des tours et à charmer les spectateurs qui a fait des baleines et des dauphins les favoris des programmes de spectacles autour du monde

Le massacre du monde marin


Les revenus personnels ont augmenté en Inde et il existe un marché grandissant pour les loisirs. Des propositions de marinelands étaient à l’étude à Delhi, Kochi et Mumbai.

"Il n’y a rien de tel que d’avoir quelques animaux à l’affiche, en particulier ceux qui sont si sensibles et intelligents que les dauphins", a dit Belinda Wright de la Société indienne pour la Protection de la Vie Sauvage lors d’une interview avec DW. "C’est une offre qui fait rentrer beaucoup d’argent".

Mais les spectateurs sont généralement inconscients des souffrances de ces artistes de la mer.

"La majorité des dauphins et des baleines en captivité proviennent de captures sauvages au Japon, à Taiji, dans les Caraïbes, aux Îles Salomon et dans certains endroits de Russie. Ces captures se font dans la violence", a expliqué Mitra.

"Ils dirigent des groupes de dauphins dans des baies peu profondes où on prélève de jeunes femelles dont les corps sont en bon état et qui semblent convenir pour les spectacles. Les autres sont souvent massacrés".

Mitra a affirmé que l’expérience de la captivité équivaut à de la torture. Elle explique que les orques et les dauphins naviguent en utilisant des signaux sonar, mais dans les bassins, les échos rebondissent contre les murs, les plongeant dans une "profonde détresse. Elle a vu des dauphins se cogner la tête contre les murs et les orques s’user les dents en tirant sur les barreaux et en mordant les murs.

La fin des bassins


En réponse à la nouvelle interdiction, le département du développement de Kochi a dit à DW que les autorisations pour les marinelands de Kochi, où se sont déroulées des manifestations de grande envergure pour les droits des animaux ces derniers mois, ont été retirées.


"C’est devenu illégal aujourd'hui", a dit N. Venugopal directeur du département de développement. "C’est terminé. Ce ne sera plus autorisé."

Il a dit que le gouvernement n’avait pas perdu d’argent avec la construction mais a refusé de commenter le montant du marineland.

Un encouragement pour le dauphin du Gange


Il est possible que la récente interdiction de l’Inde concernant la captivité de cétacés conduise à un renouveau d’intérêt pour la protection du dauphin du Gange.

"J'espère que cela donnera un essor au Plan d’Action de l’Inde pour le Dauphin du Gange, qui devrait se poursuivre jusqu'en 2020", a dit Belinda Wright de la Société indienne pour la Protection de la vie sauvage. Mais cela n'a pas beaucoup avancé".

Elle a dit que l’interdiction était une première étape encourageante, mais qu'il fallait se méfier de tout optimisme excessif. "Je suis très fière de ce que l’Inde a fait" a-t-elle dit. "Je ne veux pas être cynique mais j’ai participé à la défense de l'environnement en Inde pendant 40 ans. On est ravi de cette déclaration, mais je ne pense pas que cela va changer la situation".

"Mais pour l'instant les dauphins n'ont plus à craindre les delphinariums, et ça, c’est une très bonne chose", a-t-elle ajouté.


Traduit par le BBB.

4 commentaires:

  1. Si les dauphins ont un niveau d'intelligence, de sensibilité et de conscience égal à celui des humains, pk interdit on la captivité des dauphins mais maintient on effectiv celles d humains ?

    il semble y avr la 1 paradox, nn ?

    car les humains eu osi en soufre.

    ne dit on pa ke charité bien ordonné commence par soi mm ?

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  2. Très bien vu, Damstounet, il y a en effet un énorme paradoxe dans cette bonne nouvelle. Le droit de vivre libre est reconnu aux dauphins, mais pas aux humains sur cette planète.

    Ce genre de bonne nouvelle donne à beaucoup d'humains l'illusion d'être libres. Est-ce peut-être le but de l'opération ?*
    Surtout dans un pays comme l'Inde où par exemple nombre de petites filles sont mariées à l'âge de l'école primaire pour servir de bonne à leur belle famille. Si elles ont la chance de survivre.

    Alors nous pouvons voir cet événement, je l'espère bientôt planétaire pour les dauphins, sous plusieurs points de vue selon notre choix personnel :

    Soit nous nous attristons de vivre parqués dans une prison, même si elle n'a pas forcément de barreaux, nous en imputons la faute aux autres humains, qui "ne comprennent pas", qui "ne font rien" pour changer les choses, etc.
    Et nous continuons à nous laisser emmener dans le mur.

    Soit, hypnotisés et paralysés par la PEUR, nous regardons la pseudo "élite" des satanistes de la dictature mondiale répandre la mort sur la planète Terre et ses habitants, et resserrer les boulons de la prison, parce que nous avons accepté de CROIRE que nous sommes IMPUISSANTS et que nous ne pouvons être que les réceptacles passifs de leurs exactions.
    Et nous continuons à nous laisser emmener dans le mur.

    Soit la liberté enfin reconnue aux dauphins dans un point de notre planète nous donne un sursaut de clairvoyance, nous fait prendre conscience, comme tu le dis, de notre droit fondamental à la liberté identique à celui des dauphins, de l'évidence que notre liberté nous a été retirée, et de notre volonté indestructible de reprendre notre droit, et nous ramène à la Connaissance de notre PUISSANCE illimitée à réaliser notre volonté, lorsque nous la ressentons profondément, avec Foi.
    Alors cet événement peut être l'onde qui se propage dans toute l'Humanité et fait EXPLOSER LA FRÉQUENCE DE CONTRÔLE -LA PEUR- c'est à dire désactive la prison sur cette planète.

    Hélios, je voudrais revenir, entre autres, sur ton article d'importance VITALE sur l'arnaque du CO2. Ce mythe du CO2 est la FONDATION sur laquelle la DICTATURE VERTE (Club de Rome /ONU/Agenda 21...) nous reconstruit une nouvelle prison d'une nouvelle couleur plus mode, depuis les années 60. Je n'en ai pas eu le temps !
    Cet article est encore une vue claire sur les barreaux de la prison invisible.
    Invisible ? Vraiment ? Et à ma grande surprise je n'ai pas vu qu'il était fait mention de cette prison là dans les commentaires.

    Brigitte
    * au passage, il serait intéressant de vérifier si les organisations des droits des animaux impliquées ne seraient pas par hasard des filiales (à leur insu ou pas) des mondialistes du Club de Rome, donc de la gentille dictature verte qui "protège" la planète contre les méchants Humains et le CO2 mais n'a pas d'objection contre les OGM.

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  3. Hortense 10 juin 2013
    Pour éviter les malentendus, je dirai tout d’abord que je suis heureuse de la décision du gouvernement indien d’interdire les delphinariums. Chaque espèce animale doit pouvoir vivre dans des conditions qui lui correspondent.
    Cependant, l’être humain a toujours eu besoin des animaux et au lieu de simplement les tuer, il s'est mis à les domestiquer et de les maintenir plus ou moins en captivité depuis la nuit des temps. De manière générale, cela revenait à des services mutuellement rendus entre l’homme et l’animal.
    A présent, nous sommes entrés dans une ère qui ne favorise que des bénéfices unilatéraux : succédant à la fameuse « exploitation de l’homme par l’homme » l’agriculteur est devenu un exploitant et l’éleveur un tortionnaire, et ainsi de suite.
    Bien sûr, on évoque alors volontiers à tout propos le concept de liberté. Liberté, liberté chérie… Quels débats suscités, combien de têtes coupées, d’hommes morts sur les champs de bataille, et toujours ce cri de liberté inassouvie ! Ne sachant en réalité pas très bien à quoi nous aspirons, nous remarquons d’autant plus facilement ceux qui nous pourrions rendre responsables de notre état de paralysie. Et nous sommes également reconnaissants pour les « échappatoires » qu’on nous propose.
    Une cause juste en tant que telle permet bien des manipulations ! Je me demande qui a mis en vogue l’intérêt pour les dauphins p. e. ? Il me semble que c’était le new-age ? Si quelqu’un avait une idée plus précise là-dessus ? - Depuis, on nous propose régulièrement des documents plus émouvants les uns que les autres sur la vie des animaux, y compris en milieu sous-marin où, de la baleine blanche jusqu’à l’animalcule microscopique, tout y est réellement d’un fantastique et d'un merveilleux encore jamais perçus par l’être humain. Mais il faut bien se dire que tout cela n’est possible que sponsorisé à grands frais, et à entendre les commentaires de plus en plus pressants concernant les méfaits du CO2, on comprend vite par qui ! Pour finir, on nous fait immanquablement la morale à propos du global warming !

    Mais revenons à la « liberté » rendue à quelques dauphins. Quelle est cette liberté ? En fait, c’est juste la possibilité de vivre selon leur nature. L’animal, même le plus proche de l’être humain du point de vue du développement du cerveau, d’une certaine faculté d’apprentissage et de communication, et de « l’organisation en bandes » en tant que prédateur, reste déterminé par l’instinct commun à toute l’espèce. Il me paraît tout à fait abusif de perturber le public avec le concept incertain de « personne »-non humaine.
    La Liberté n’appartient qu’à l’être humain. Il ne peut la conquérir qu’en tant qu’INDIVIDU. Elle est la condition préalable, acquise spirituellement, pour que chaque être humain puisse devenir lui-même et ainsi finalement aussi capable de s’unir SANS PEUR aux autres.

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  4. Moi je me contenterai de me réjouir de cette belle nouvelle. Un peu de simplicité ne nuit pas ?!

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