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vendredi 7 juin 2013

Les 25 règles de la désinformation

Une recherche très fouillée sur les manières de ne pas dire les choses telles qu'elles sont. L'art des médias...entre autres. Traduit avec beaucoup de mal avec l'aide de Chantalouette.



Les 25 règles de la désinformation

Ou comment berner les gens par des tactiques de désinformation

Extrait de "Vingt cinq manières de supprimer la vérité: les règles de désinformation " par H.Michael Sweeney. Ces 25 règles se retrouvent partout dans les médias, depuis les débats politiques, jusqu'aux spectacles télévisés et commentaires de blogs.

1) Ne pas entendre le mal, ne pas voir le mal et ne pas parler du mal (référence à la règle d'or des 3 singes japonais) Malgré ce que vous savez, n’en discutez pas—surtout si vous êtes une figure publique, un présentateur de JT, etc .Si cela n’a pas été rapporté, cela n’est pas arrivé, et vous n’aurez pas à vous en occuper.

2) Se montrer incrédule et indigné. Éviter de parler des points clé et à la place se concentrer sur des problèmes secondaires qui peuvent servir à montrer que le sujet abordé critique un groupe ou un thème par ailleurs sacro-saint. C'est connu aussi comme le subterfuge du « Comment osez-vous ! »

3) Colporter des rumeurs. Éviter de parler des problèmes en mettant toutes les accusations, sans se préoccuper des endroits ou des preuves, sur le compte de simples rumeurs et de calomnies mensongères. D’autres termes désobligeants incompatibles entre eux avec la vérité peuvent fonctionner aussi. Cette méthode fonctionne spécialement bien avec une presse silencieuse, parce que la seule manière qu'a le public d'apprendre les faits est par ces « rumeurs discutables ». Si vous pouvez associer le matériel à Internet, utilisez ce fait pour certifier que c’est une "folle rumeur" qui peut en fait n'avoir aucune base.

4) Utiliser des arguments spécieux. Trouver ou créer un élément apparent dans les arguments de votre adversaire facile à démonter pour vous faire paraître gentil et votre adversaire méchant. Soit inventer un problème où vous pouvez (en toute sécurité) insinuer qu'il existe en se basant sur l'interprétation des arguments/de la situation de l'adversaire, soit sélectionner le point le plus fragile de ses accusations les plus faiblardes. Amplifier leur signification et les détruire d’une manière qui semble discréditer toutes les accusations, qu’elles soient vraies ou fabriquées, tout en évitant en fait de parler des réels problèmes.


5) S'écarter du sujet en insultant et en ridiculisant les adversaires. C'est aussi connu sous le nom de stratagème du messager de l'agression primaire, bien que d’autres méthodes soient qualifiées de variantes de cette approche. Associer l'adversaire à des qualificatifs impopulaires comme "excentrique", "de droite", "libéral", "de gauche", "terroriste", "conspirateurs musclé", "radical", "militant", "raciste", "fanatique religieux", "déviant sexuel" et ainsi de suite. Ceci dissuade les autres d'apporter leur soutien de peur de recevoir la même étiquette, et ainsi cela évite d'aborder la question.

6) Frapper et fuir. Sur tous les forums publics, attaquer brièvement l'adversaire ou ce qu'il pense et détaler avant qu’une réponse puisse être donnée, ou simplement ignorer les réponses. Ceci fonctionne extrêmement bien sur Internet avec les "lettres au webmaster", où il est possible de communiquer avec de nouvelles identités sans avoir à expliquer le raisonnement de la critique – faire simplement une accusation ou une autre attaque, ne jamais discuter du problème, et ne jamais répondre ensuite, ce qui ferait paraître honorable le point de vue de l’adversaire.

7) Douter des motivations. Déformez ou amplifier un fait qui de cette façon pourrait sous-entendre que l’adversaire opère à partir d’un agenda personnel secret ou d’un autre parti pris. Ceci évite de développer la question et oblige l’adversaire à se mettre sur la défensive.

8) Invoquer une quelconque autorité. S'affirmer soi-même ou s'associer à une autorité et présenter son argumentation avec suffisamment de "jargon" et de "détails" qui illustrent que vous êtes "celui qui sait", et dire simplement qu’il en est ainsi, sans discuter du problème ou démontrer concrètement pourquoi, ni citer ses sources.

9) Jouer à l'imbécile. Quelles que soient les preuves ou l'argumentation logique proposée, éviter de discuter des problèmes en niant toute crédibilité, bon sens, preuves fournies, information pertinente, logique ou conclusion. Bien mélanger pour un effet maximum.

10) Associer les accusations de l’adversaire à d'anciennes informations. Habituellement dérivé des arguments spécieux, pour toute question de grande envergure et à grand retentissement, quelqu’un portera très tôt des accusations pouvant être réglées facilement. Quand ce peut être prévu, faire que son propre bord soulève un argument spécieux et le régler au plus vite comme faisant partie du plan B de départ. Des accusations ultérieures, quelles que soient leur validité ou la découverte d'un nouveau terrain, peuvent s'associer aux accusations initiales et être démontées comme étant une reprise, sans besoin de s'occuper des questions du moment – et c’est tant mieux si l’adversaire a ou avait un lien avec la source d'origine.

11) Installer des positions de repli et leur faire confiance. Utiliser un point mineur ou un élément des faits et jouer les "grands seigneurs" pour "confesser" avec candeur qu’une erreur innocente, avec le recul, a été faite – mais que les adversaires ont saisi cette opportunité pour en profiter largement en sous-entendant de plus grands "crimes", ce qui "n’est absolument pas le cas". Ce que d'autres peuvent confirmer plus tard en votre nom. Fait correctement, ceci peut attirer la sympathie et le respect pour avoir fait son "mea culpa" et avoir "reconnu" ses erreurs, en évitant les questions importantes.

12) Énigmes sans solution. En exploitant la masse d’événements autour du crime et la multitude d’acteurs et de faits, dépeindre la totalité de l’affaire comme beaucoup trop complexe à résoudre. Ce qui conduit ceux qui envisagent le problème autrement à vouloir s'en désintéresser plus rapidement et on élude ainsi les vraies questions.

13) La logique d’Alice au pays des merveilles. Évitez de discuter des problèmes par un raisonnement à l’envers contenant une apparente logique de déduction et en évitant tout fait matériel réel.

14) Exiger la solution complète. Éviter les problèmes en demandant aux adversaires de trouver tout seuls l'auteur du crime en question, stratagème qui fonctionne le mieux pour les cas de la règle n°10.

15) Faire s'accorder les faits avec des conclusions de remplacement. Ce qui demande de l'imagination sauf si le problème a été planifié avec des conclusions toutes faites type plan B.

16) Faire disparaître les preuves et les témoins. Si ça n’existe pas, ce n’est pas un fait, et donc pas besoin de traiter le problème.

17) Changer de sujet. En principe en lien avec l'un des autres stratagèmes listés ici, trouver une manière d’éluder la discussion avec des commentaires caustiques ou controversés dans l’espoir de détourner l’attention sur un nouveau sujet de discussion plus gérable. Ceci fonctionne bien avec des complices qui peuvent se "chamailler" avec vous sur le nouveau sujet et orienter la discussion pour éviter de débattre de sujets plus importants.

18) Créer des émotions, contrarier et provoquer l'adversaire. Si vous ne pouvez rien faire d'autre, rabrouez vos adversaires, moquez-vous d'eux, et amenez les à répondre sur un registre émotif, ce qui tendra à les faire paraître stupides et trop motivés, et en général rendez leurs informations moins cohérentes. Non seulement vous éviterez dans un premier temps de parler des problèmes, mais même si leurs réponses chargées d'émotion concernent la question, vous pouvez continuer à éviter la question en mettant l'accent sur leur "sensibilité aux critiques".

19) Ignorer les preuves présentées, demander d'impossibles preuves. C'est peut-être une variante du "Jouer à l’imbécile" de la règle n°9. Peu importe les faits présentés par l'adversaire dans les forums publics, prétendez que le matériel est hors sujet et demandez des preuves impossibles à produire par l’adversaire(elles peuvent exister, mais ne pas être à sa disposition, ou ce peut être quelque chose reconnu avoir été détruit ou caché, comme l’arme d’un crime) Afin d’éviter complètement la discussion sur le sujet, vous devrez peut-être nier catégoriquement et ne pas reconnaître les médias et les livres comme sources valables, nier la crédibilité des témoins, et même nier que les déclarations faites par le gouvernement ou d’autres autorités aient une signification ou de la pertinence.

20) Fausses preuves. A chaque fois que c’est possible, introduire de nouveaux faits ou indices, conçus et créés pour entrer en conflit avec ce que présente l’adversaire, comme outils utiles pour neutraliser les sujets sensibles ou bloquer la conclusion. Ceci fonctionne au mieux quand le crime a été prévu dans ce but, et il est ainsi difficile de séparer le vrai du faux.

21) Convoquer un jury d'accusation, un procureur, ou autre corps d’investigation habilité. Pratiquez la corruption à votre avantage et neutralisez efficacement tout sujet sensible sans discussion ouverte. Une fois présents, il est indispensable que les preuves et témoignages soient gardés secrets si on se débrouille correctement. Par exemple, avoir le procureur "dans votre poche", peut garantir que le jury d'accusation n'entende aucune preuve utile et que les preuves soient scellées comme indisponibles pour les enquêteurs suivants. Une fois le verdict favorable prononcé (en général, cette technique est appliquée pour rendre un innocent coupable, mais elle peut aussi servir à obtenir des accusations quand on cherche à coincer la victime), le sujet peut être considéré comme officiellement clos.

22) Fabriquer une nouvelle vérité. Créez vos propres experts, groupes, auteurs, dirigeants ou influencez ceux qui existent et qui sont prêts à avancer sur un nouveau terrain via la recherche scientifique, d'investigation, ou sociale ou par un témoignage qui se conclut favorablement. De cette manière, si vous devez réellement aborder la question, vous pouvez le faire avec autorité.

23) Créer de plus gros dérivatifs. Si les méthodes ci-dessus ne semblent pas fonctionner pour détourner l’attention des questions sensibles, ou pour empêcher des médias gênants de couvrir des événements impossibles à empêcher comme des procès, fabriquez d'autres histoires plus énormes (ou en les qualifiant ainsi) pour créer un dérivatif aux multitudes.

24) Réduire les détracteurs au silence. Si les méthodes ci-dessus ne triomphent pas, envisagez d'enlever les adversaires de la circulation par des solutions définitives pour supprimer entièrement le besoin de parler des problèmes. Ce peut être par leur mort, une arrestation suivie de détention, un chantage ou la destruction de leur réputation en les dénonçant comme maître-chanteur, ou simplement en les intimidant par chantage ou autres menaces.

25) Disparaître. Si c'est vous le détenteur clé de secrets ou si vous vous sentez autrement bien trop en vue et si vous pensez que ça sent le roussi, débarrassez le plancher.



Traduit par le BBB.

3 commentaires:

  1. Ou les vingt-cinq manières de tourner autour du pot pour faire de la copie. L'auteur n'a même pas eu pitié des traductrices...

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  2. C'est Manuel Valls qui vous a fourni ces informations ?
    Bon weekend à tous

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  3. Il ne faut pas oublier que ces règles fonctionnent dans les 2 sens, dans un débat ou une discussion ou une dispute entre 2 ou plusieurs parties, qpeu importe qu'ils mentent ou disent la vérité pour vaincre ou destabiliser les arguments de l'adversaire et ou l'adversaire en personne...

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