Bistro Bar Blog

mardi 18 juin 2013

Le mythe de JFK (1ère partie)


27 janvier 1961, 1ère conférence de presse en tant que président

JFK, un nom abrégé que tout le monde connaît. JFK devenu presque un martyr après sa mort. Cette année, 50 ans après son assassinat, je reviens sur ce personnage adulé, dont on cite partout les discours. Qui était vraiment John Fitzgerald Kennedy ? Au travers de quelques documents, la recherche sera axée sur sa santé, dont il n'a jamais révélé la gravité à ses concitoyens et auxquels il a donc menti, son addiction à la drogue, qui semble être une constante de nombreux présidents (d'après l'extrait du livre de Cathy O'Brien) ses actions politiques et ses "fréquentations" féminines (dont on a eu un aperçu avec l'article sur Marilyn Monroe). Faut-il continuer à "révérer" cet homme dont le principal atout était le charme ?

Première partie

SANTÉ

Une lutte contre la maladie qui prit fin le 22 novembre 1963, à 12h30



  Si de nombreux reproches, pour la plupart méconnus du grand public, peuvent être fait à John Kennedy, on ne peut, en revanche, que s'incliner devant une qualité dont il fit preuve toute sa vie durant : le courage. 

  Dès sa plus tendre enfance, il dut lutter contre un nombre incalculable de maladies. Comme l'explique Reeves, avant même d'avoir atteint l'âge de trois ans, JFK avait déjà eu la scarlatine, la coqueluche, la rougeole et la varicelle. À onze ans, la rubéole et plusieurs bronchites s'ajoutèrent à sa "vitrine". En 1931, il subit une appendicectomie (ablation de l'appendice) et commença à porter des lunettes qu'il s'efforcera de cacher aux journalistes tout au long de sa carrière de politicien (les photographies le montrant avec ses lunettes sont très rares). N'oublions pas de mentionner l'asthme dont il souffrait et sa grave allergie au poil de chien, ainsi que l'opération des amygdales et des végétations qu'il subit en 1933. 

  Les maladies, bénignes ou dangereuses, se succédaient en effet à vitesse V : des rhumes aux oreillons en passant par le ganglion enflé, un urticaire et un affaissement de la voûte plantaire... sa santé n'était pas très stable, c'est le moins que l'on puisse dire. Cependant, d'après son frère Robert, John ne s'était jamais plaint ou apitoyé sur son sort (bien que l'on puisse légitimement se méfier des déclarations des Kennedy (propagande, éloges...), il semble cependant que cette affirmation soit justifiée).
 
  Mais la maladie dont John souffrit jusqu'à la fin de sa vie fut celle d'Addison, une insuffisance chronique des surrénales, qui se traduit par une faiblesse générale, un manque d'appétit, une perte de poids et une pigmentation jaunâtre ou brunâtre de la peau. Cette maladie, bien souvent fatale à l'époque, fut diagnostiquée pour la première fois en 1947. JFK était en voyage en Irlande lorsque, la douleur, devenue insupportable, le contraignit à se rendre à Londres pour se faire hospitaliser. Un médecin avoua à une amie de John : "Votre jeune ami américain a moins d'une année à vivre." Il fut rapatrié à New York sur le Queen Mary. Arrivé au port, un prêtre monta à bord et lui administra l'extrême-onction. JFK ne décéda pas pour autant. Des médecins lui prescrirent du DOCA, une substance permettant de réduire la douleur. En automne de cette même année, Kennedy, qui siégeait alors au Congrés, faillit succomber de nouveau à la maladie.



  En 1949, combinée au DOCA, il commença à prendre quotidiennement de la cortisone par voie orale qui, au final, était devenue vitale. Les Kennedy prirent soin de placer du DOCA et de la cortisone un peu partout dans le pays (dans des coffres de dépôt), pour soigner JFK en urgence au cas où une crise se déclarerait alors qu'il serait en déplacement. Inutile de préciser que les Kennedy et leurs collaborateurs remuèrent ciel et terre pour dissimuler le plus possible les faits, un candidat à la présidence en mauvaise santé risquant de perdre de nombreuses voix. Ainsi, lorsque, en 1959, un journaliste à qui il avait accordé une interview l'interrogea sur sa santé, Kennedy répondit :
 
"Voici les faits : pendant la guerre, j'ai contracté le paludisme dans le Pacifique Sud, ainsi que diverses fièves, et je suis resté trop longtemps dans l'eau(précision ramenant son image de héros sur le devant de la scène). Le diagnostic a montré que ces ennuis étaient accompagnés d'une insuffisance partielle des surrénales (qui, en réalité, était très loin d'être partielle) (...) De 1946 à 1949, j'ai suivi un traitement pour le paludisme – les accès de fièvre avaient cessé – qui a abouti à une guérison totale, et je n'ai pas eu besoin de soins médicaux ni de bilan de santé particulier à cet égard, tout en respectant un calendrier très chargé de réunions de comités, de travaux au Sénat et d'allocutions."
 
  Cette dernière remarque était dénuée de toute vérité. En réalité, JFK manqua de nombreuses séances à la Chambre des Députés : « pendant la troisième session, écrit Reeves, il était l'un des quatre membres les plus souvent absents" (un de ses collègues de la commission de l'Éducation et du Travail déclara : "Parfois, nous n'avions pas le plaisir de la compagnie de John pendant des mois d'affilée."

  Cependant, les adversaires de Kennedy n'étaient pas dupes. Ils essayèrent d'en tirer profit. Parmi, Lyndon Johnson (Johnson était démocrate mais, comme pour le Parti socialiste en France, il y a des primaires qui permettent de choisir le candidat qui représentera le parti. Ici, les deux candidats étaient JFK et LBJ). En juillet 1960, India Edwards, une assistante de Johnson, affirma que Kennedy "ressemblait à un bossu qui boitait" et ajouta : "Des médecins m'ont affirmé que, sans la cortisone, il ne serait plus en vie" (ce qui est d'ailleurs probable). En guise de réponse, Ted Sorensen, un collaborateur de JFK, affirma que ce dernier n'avait jamais pris de cortisone et ajouta trois semaines plus tard : "Pour autant que je sache, il ne prend pas davantage de médicaments que vous ou moi." Kennedy fut même plus clair : après les élections, il déclara tout simplement :
 
"Je n'ai jamais été atteint de la maladie d'Addison."
 
  Kennedy devait prendre tous les jours des bains chauds et dormir avec une planche sous son matelas. Parfois, notamment à la Maison-Blanche, il passait la nuit à même le sol. 

  Quelques années plus tard, en déplacement au Japon, sa maladie d'Addison le rattrapa : il tomba gravement malade (sa température monta à 41°C) et les probabilités de le sauver étaient faibles. Mais, une fois de plus, il survécut. 

  Son état se détériora particulièrement à partir de 1953 et ne s'améliora pas pendant un bon bout de temps, à tel point qu'il fut contraint de porter des béquilles à partir de mai 1954. Comme pour ses lunettes, il s'efforçait de ne pas les utiliser en publique (quelques vidéos le montre cependant avec). Aussi les utilisait-ils juste avant de faire une intervention, et, contractant le dos, s'en débarrassait une fois devant l'audience. 

  Vers la fin de l'année 1954, les souffrances étaient devenues intolérables : c'est à peine s'il pouvait marcher, même avec les béquilles. Il avait perdu dix-huit kilos. Il fut admis au New York Hospital for Special Surgery le 10 octobre, et fut opéré le 21. L'opération, une double fusion extrêmement risquée, tourna mal, et une infection se déclara trois jours plus tard. Dans un état critique, JFK tomba dans le coma. Encore une fois, un prêtre lui administra les derniers sacrements. Et, encore une fois, Kennedy se rétablit. 

  Moins de quatre mois plus tard (février 1955), il retourna à l'hôpital. Une nouvelle infection s'était déclarée, si bien qu'il dut se faire retirer une plaque d'argent qui avait utilisée lors de la première opération. Ce n'est pas une blague (je ne me permettrai pas de rire de ça !), mais un prêtre lui administra encore et toujours les derniers sacrements. "En vain", si j'ose dire. La mort ne semblait pas vouloir de JFK. D'après Dan Powers, Kennedy « avait dans le dos un trou dans lequel j’aurais pu enfoncer mon poing jusqu’au poignet ». Une fois sorti de l'hôpital, il partit se reposer dans la résidence des Kennedy, à Palm Beach, Floride. La douleur était toujours présente, et il ne pouvait dormir plus de deux heures d'affilée.

  On peut le comprendre, JFK était résigné et se sentait condamné. Il confia un jour au journaliste John Alsop :
 
“Comme je suis atteint de cette maladie, ils me donnent tout le temps des médicaments. À force de les prendre, je serai fini à quarante-cinq ans (…) L’important, c’est de vivre chaque jour comme si c’était votre dernier jour sur terre. C’est ce que je fais.”
 
  D'après plusieurs témoignages, John, conscient que la maladie allait sans aucun doute l'emporter, devint plus attachant.

********************

Par ailleurs, comme beaucoup de beau monde à la Maison Blanche, JFK s'adonnait à la drogue. Voici un article récent suite à la sortie d'un livre, Dr Feelgood, qui l'explique :

La "meth" des Kennedy


Comment un médecin au nom de code 'Dr Feelgood' (Dr Bien-être) rendit JFK et la moitié d'Hollywood accro aux méthamphétamines *

* Méthamphétamine (que les américains nomment "meth") : voir Wikipédia

Par Larry Getlain, 21 avril 2013

En 1962, à l'hôtel Carlyle de New York, un homme "ôta ses vêtements et commença à sautiller dans sa suite". Son garde du corps s'en amusait avec circonspection, jusqu'à ce que l'homme "sortit de la suite et commença à errer dans le couloir du Carlyle".

L'homme en question était délirant, paranoïde et souffrait d'une "crise psychotique" par les effets d'une overdose de méthamphétamine.

C'était aussi le président des États-Unis.

La raison du bizarre comportement de John F. Kennedy venait, selon un nouveau livre explosif, du fait que le président était, à son insu, d'abord, accro à la meth.


L'homme supposé responsable s'appelait Max Jacobson, le médecin qui avait inventé une recette de vitamines secrète qui donnait aux gens une énergie accrue et soulageait la douleur, et les services secrets de Kennedy lui donnèrent le nom de code de "Dr Feelgood".
Cette formule contenait en réalité de la méthamphétamine, et pendant sa pratique d'une dizaine d'années Jacobson devint médecin de stars, transformant en accro à la drogue à leur insu une longue liste de célébrités dont JFK et sa femme Jackie, Marilyn Monroe, Eddie Fisher, Truman Capote et bien d'autres.

Dans "Dr Feelgood", les auteurs Richard A. Lertzman et William J. Birnes soutiennent que Jacobson a eu un effet incroyable sur les événements mondiaux, influençant l'élection de Kennedy, la crise des missiles cubains, et même le record du joueur de base-ball Roger Maris en 1961.


La recette


Jacobson, né en 1900 et élevé à Berlin, commença à expérimenter d'étranges concoctions dans les années 30, après concertation avec Carl Jung, dont les conseils "le conduisirent à la première expérience avec les premiers psychotropes, ou drogues psycho-actives".

Expérimentant sur "des animaux, des patients et sur lui-même", Jacobson chercha les moyens de mélanger les psychotropes avec des vitamines, des enzymes, du placenta d'animaux et de petites quantités d'hormones..." et il pensait que ces drogues pouvaient soigner pas uniquement les maladies, mais qu'elles pouvaient "avoir des effets pour remédier à un niveau cellulaire".

La concoction du médecin – qui évolua vers un mélange de méthamphétamine et de sang de chèvre et de mouton – attira l'attention des national-socialistes allemands, qui demandèrent la recette. Jacobson, qui était juif, dit plus tard qu'on donnait cette drogue aux soldats nazis, les rendant encore plus vicieux. Il pensait aussi qu'Adolf Hitler et Éva Braun devinrent finalement accro à cette recette.

Échappant aux nazis, Jacobson exerça brièvement à Paris – où il contamina au passage une célébrité, Anaïs Nin – puis il mit les voiles pour New York en 1936, installant un cabinet au croisement de la 72ème Rue et la 3ème Avenue. Il perfectionna sa recette les années suivantes et reprit contact avec des patients célèbres qu'il avait traités en Europe, comme Anaïs Nin, le réalisateur Billy Wilder et l'auteur Henry Miller ; et il en récupéra de nombreux autres comme Nelson Rockefeller, Maria Callas, Bob Fosse, Ingrid Bergman, Léonard Bernstein, Tennessee Williams, le réalisateur Cecil B. DeMille et l'écrivain Rod Serling, qui, disent les auteurs du livre, était sous une forte emprise de la meth de Jacobson quand il écrivit avec acharnement la série "The Twilight Zone".(en français : la quatrième dimension)


Source

Traduit par le BBB.

À suivre

1 commentaire:

  1. les grands de ce monde de grands malades;
    nosotros des malades ordinaires

    RépondreSupprimer

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.