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mardi 28 mai 2013

Ultraman, 28 mai : demandes de redémarrage de centrales nucléaire au Japon


Au moins 4 centrales nucléaires vont faire une demande de redémarrage en vertu des nouveaux règlements de sécurité qui seront appliqués en juillet


Si ces demandes sont approuvées, il y aura 8 réacteurs supplémentaires, y compris un réacteur contenant du combustible MOX, à être mis en service au Japon, en plus des deux réacteurs de la centrale de Ooi.

Ces centrales sont :


  1. Takahama Nuclear Power Plant: Réacteur 3 (MOX), Réacteur 4, exploitée par Kansai Electric Power Company;
  2. Ikata Nuclear Power Plant: Réacteur 3, exploitée par Shikoku Electric Power Company;
  3. Sendai Nuclear Power Plant: Réacteur 1, Réacteur 2, exploitée par Kyushu Electric Power Company; et
  4. Tomari Nuclear Power Plant: Réacteurs 1, 2 et 3, exploitée par Hokkaido Electric Power Company.


Hokkaido Electric a reporté son programme d'utilisation de combustible MOX pour le réacteur 3, mais le plan n'est pas abandonné. Avec les municipalités locales comptant sur les subsides fournies par le combustible MOX à hauteur de 6 milliards de yens, beaucoup d'argent pour ces petites municipalités, il y aura une forte pression sur Hokkaido Electric, une fois la centrale de nouveau en opération, pour poursuivre le combustible MOX.

La centrale de Shikoku d'Ikata Electric siège près d'une extrémité de la ligne tectonique médiane, l'une des plus importantes ligne de faille au Japon.

NHK News (28 mai 2013) dit que les exploitants de ces centrales vont faire la demande de toutes façons bien que les centrales puissent ne pas satisfaire aux règlements de sécurité compilés par l'Autorité de Sécurité Nucléaire.

Certains problèmes que même NHK semble reconnaître sont :


L'évaluation de risque et les contremesures de sécurité pour la taille maximum d'un tsunami ou pour une éruption volcanique qui seront bientôt exigés n'ont pas été effectués, ils sont "envisagés" ;

Le nombre de normes de sécurité pouvant être vérifiées en moins de deux mois est inconnu ;

Il y a des cas [NHK ne dit pas lesquels] où "le quartier général d'urgence", comme exigé par la nouvelle norme sera substitué par d'autres installations ;

Il y a des cas où les exploitants disent qu'il n'y a aucun besoin de "digues" parce que la hauteur attendue d'un tsunami est plus faible que l'élévation du site.


Heu...Avons-nous entendu parler du dernier cas de figure ?

Je pense qu'il est plus ingénieux de la part des exploitants de centrale de faire une demande pour 4 centrales en même temps avec 9 réacteurs au total, parce que l'Autorité de Régulation Nucléaire manque de main d’œuvre pour estimer la sécurité de chacun en vertu des nouveaux règlements de sécurité qui évoluent toujours.

Selon NHK, l'exploitant du réacteur 2 de la centrale de Tsuruga, Japan Atomic Power Company, dit qu'il fera de toutes façons une demande de redémarrage de ce réacteur, même si l'équipe de l'Autorité de Régulation Nucléaire a déclaré qu'il se trouve directement au-dessus d'une faille active.
Et il y a TEPCO, qui veut redémarrer la centrale de Kashiwazaki-Kariwa qui compte 7 réacteurs dans la préfecture de Niigata, même si elle se trouve aussi sur une faille active.

Il y a eu Fukushima, donc nous sommes tranquilles pour au moins une ou deux autres décennies. Ce doit être leur raisonnement.



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