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vendredi 3 mai 2013

Le film du vendredi soir dédié : Koyaanisqatsi

Pourquoi ne pas publier un film demandé par un lecteur anonyme ? Ce sera le film du vendredi soir cette semaine.

Il s'agit d'un film de 1983 réalisé par Godfrey Reggio et produit par Francis Ford Coppola. Film sans paroles, dont les images suffisent à sensibiliser le spectateur.

Voici ce qu'en dit Wikipédia :

Le film n'est ni une œuvre narrative, ni un documentaire. Il propose simplement des images où l’on joue sur les échelles d’espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent, et l’inviter lui-même à conclure dans le sens qu’il jugera bon. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci. Le réalisateur admet avoir voulu montrer ce qu’il nomme la beauté de la bête.

Une chose ne fait pas de doute à la vue du film : la technologie qui, il y a peu (du temps des Hopis, par exemple) n'était qu'utilitaire, est maintenant omniprésente et se développe selon sa logique propre. Une image impressionnante d’une ville vue du ciel à différentes échelles se termine par la photographie des circuits d’un microprocesseur; l’image est claire : la population humaine, quand elle est prise dans son ensemble, a (à peu près) autant de liberté d'action que les électrons dans un microprocesseur. Même si l’individu reste libre, son ensemble, lui, ne l’est plus totalement et n’est pas programmé pour l’être. La frénésie de l’activité urbaine (dans la très esthétique séquence The grid, tournée à l’accéléré) alterne avec une image frappante d’ennui et de vide intérieur des individus quand ils ne sont plus en train de produire (séquences passées au ralenti).

Le film se base sur 3 prophéties Hopis annoncées et explicitées dans le générique de fin du film. Ces prophéties permettent de mieux appréhender le film, car il est construit dessus. Les voici dans la langue originale (du film), l'anglais:
  1. If we dig precious things from the land, we will invite disaster.
  2. Near the Day of Purification, there will be cobwebs spun back and forth in the sky.
  3. A container of ashes might one day be thrown from the sky which could burn the land and boil the oceans.
et leur traduction française:
  1. Si l'on extrait des choses précieuses de la terre, on invite le désastre.
  2. Près du Jour de Purification, il y aura des toiles d'araignées tissées d'un bout à l'autre du ciel.
  3. Un récipient de cendres pourrait un jour être lancé du ciel et il pourrait faire flamber la terre et bouillir les océans.

(Les toiles d'araignée dans le ciel figurent, je pense, les chemtrails et le récipient de cendre fait penser à une météorite. Quant à la première prophétie, on dirait le pétrole ou le gaz de schiste.)

Voici le film en 2 parties trouvé sur Dailymotion (1 h20 en tout). Vous me direz ce que vous en pensez :


Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio, 1983) Parte 1 par BlackMessiahTDC


Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio, 1983) Parte 2 par BlackMessiahTDC

6 commentaires:

  1. A chaque fois je me trouve devant des perspectives inconnues qu'on nous cache.
    A chaque X je me dis ha,oui,pourquoi c'est pas ce que l'on ma appris de la vie ?
    Merci les gens.

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  2. Ca a en effet l'air bien interressant ce film...
    Pour le prophetie, la 1ere, je pense qu'ils parlent de toutes les ressources du sol, quand elles ne sont pas renouvelable aussi vite qu'elles sont "consommée".
    La 2eme, ça peut aussi etre la toile d'internet, un ou des hopis visionnant le futur aurai certainement vue la toile se dessiner par dessus la planete, car ils ne voyaient pas avec leurs yeux..
    Mais la 3eme, je ne vois pas, un recipient de cendre fait pensé à un volcan mais il est dit "lancé du ciel" donc à partir du ciel...

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  3. A propos d’humour noir j’ai recherché dans mes notes une réflexion d’André Breton, auteur d’une anthologie incontournable :

    ‘L’humour noir est borné par trop de choses, telles que la bêtise, l’ironie sceptique, la plaisanterie sans gravité. Mais il est par excellence l’ennemi mortel de la sentimentalité perpétuellement aux abois – la sentimentalité toujours sur fond bleu – et d’une certaine fantaisie à court terme’

    Ajoutant ‘Vous n’avez rien à craindre, j’ai la fantaisie d’être sérieux’
    L’humour quel que soit sa couleur est de toute façon une révolte de l’esprit.
    N’est-ce-pas ? Exemple : croisant un noir on dit hypocritement tiens un homme de couleur.
    De toutes les couleurs de l’humour qu’on identifie dans l’arc-en-ciel des humours, le noir semble bien être la couleur primaire, primordiale, dont tous les autres ne sont que des reflets disait un certain D.Noguez.

    « La sentimentalité perpétuellement aux abois » maladie endémique faisant florès dans nos univers d’aujourd’hui et dont la plupart des blogs en est le reflet.

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  4. Ben ma sentiment-alité aguerrie m'a ému gai devant la fée clochettte !
    Comme quoi il faut laisser l'effet se faire... (Pfff !)

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  5. merci pour le film Koya..requisitoire en images sur la modernite..la beaute absolue de Gaia et le gachis que l'imagination contemporaine ..cree..perso,je crois que cette planete est un etre vivant,une deesse du plerome qui s'est incarnee ds la planete..si la reverence pour la terre nait ds le Coeur des hommes,nous sortirons de la barbarie et du massacre des enfants (cf charnier du Canada)pedocrimes contemporains..un coup de balai est necessaire..a cause des ordures dans les mentals de certains...peut-etre que Gaia prepare une nouvelle race don't la valeur supreme sera la beaute et le respect de la vie et l'amour de Gaia..L'indecence humaine a depass les limites...bien qu'occidentale je me sens plus d'affinites avec les peuples(maintenant massacres) qui reveraient la terre...anonyme s'appelle Rose-Iris.....merci helios...

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  6. Les Américains (enfin les États-Uniens !)sont "fous" tout le monde le sait tout le monde le dit depuis 50 ans .
    Maintenant je sais pourquoi.... Merci a Godfrey Reggio et a Hélios...

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