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lundi 6 mai 2013

L'arnaque du pétrole (2ème partie)


Réserves : du pétrole pour 100.000 ans ?

À combien peut-on estimer la quantité de pétrole récupérable ?

Évidemment, il est impossible de faire des estimations précises, vu qu'on ne connaît pas la proportion exacte de carbone dans le manteau et qu'on ne sait pas exactement le pourcentage de pétrole du manteau qu'on pourrait récupérer. On en est réduit à des conjectures.

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a au très grand minimum 10 fois plus de pétrole récupérable qu'on ne le pense (on estime officiellement les réserves à environ 150 milliards de tonnes. Donc, environ 50 ans de la consommation annuelle présente de 3 milliards de tonnes). Donc, on doit avoir du pétrole au minimum pour 400 ou 500 ans. Et probablement autant de gaz.

Déjà, pour estimer la quantité de pétrole présente dans le manteau, on peut se baser sur la quantité de carbone que contient ce dernier. La terre fait 6000 milliards de milliards de tonnes. Si le carbone ne représente qu'entre 1 % et 5 % de cette masse, ça fait déjà entre 60 et 300 milliards de milliards de tonnes de carbone. Si 10 % de ce carbone est présent dans le manteau sous la forme d'hydrocarbure, ça fait entre 6 et 30 milliards de milliards de tonnes d'hydrocarbures (gaz, mais probablement surtout pétrole). Si on peut récupérer ne serait-ce que 10 % de ces hydrocarbures, ça ferait entre 600 millions de milliards et 3 milliard de milliards de tonnes de pétrole récupérables. Bref, on aurait du pétrole pour entre 200 millions d'années et 1 milliard d'années. Si c'est 1 % de récupérable, ça fait entre 20 millions et 100 millions d'années. Si le carbone ne représente que 0,3 % de la masse de la terre, comme pour le soleil, alors, on en aurait pour 6 millions d'années de consommation.

On peut aussi faire des estimations par rapport à la quantité de charbon estimée officiellement. On estime officiellement les réserves de charbon à 10.000 milliards de tonnes (dont 9.000 non récupérables, mais ce n'est pas important ici).

Déjà, si le charbon est d'origine abiotique, on peut penser qu'il y en a sans problème 10 fois plus que les estimations officielles (pas forcément récupérable) : soit 100.000 milliards de tonnes.

Dans la mesure où le charbon est une trace du pétrole qui serait arrivé à proximité de la surface, il est clair qu'il y a beaucoup plus de pétrole que de charbon. Donc, on peut estimer sans aucun problème la quantité de pétrole dans le manteau à minimum 1000 fois plus, donc 100 millions de milliards de tonnes. Bref, il y a dans le manteau au moins 600.000 fois plus de pétrole que l'estimation faite officiellement. Si on peut en récupérer au moins 10 %, ça fait 3 millions d'années de consommation au rythme actuel. Si c'est 1 % de récupérable, ça fait 300 mille ans de consommation.

Bref, ce n'est pas demain que le pétrole manquera, mais dans des centaines, des milliers ou des dizaines ou des centaines de milliers d'années, voire des millions d'années.


Du pétrole partout ?


En dehors du fait que les réserves peuvent nous alimenter en pétrole sans problème pour des milliers d'années, le fait que le pétrole soit abiotique implique qu'on peut extraire du pétrole un peu partout sur terre. De plus, évidemment, le pétrole n'est pas limité aux zones sédimentaires.

Il semble bien que le pétrole des profondeurs soit plus facilement extractible dans les zones de failles sismiques. En effet, la présence d'une ou de plusieurs failles permet au pétrole de remonter le long de celles-ci. Mais, il semble que même sans faille, on puisse extraire du pétrole (cf. certains gisement en Russie).

D'ailleurs, le nombre de pays produisant du pétrole va tout à fait dans le sens de la théorie qu'il y a du pétrole partout. Le nombre de pays producteurs de pétrole est somme toute assez élevé et réparti sur toute la planète. En Amérique, les USA en produisent, le Canada aussi, le Mexique, le Venezuela, la Colombie, le Brésil, l’Équateur, l'Argentine. En Afrique : l'Algérie, la Libye, l’Égypte, le Nigeria, l'Angola. Au Moyen-Orient : l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran, le Koweït, la Syrie, le Kazakhstan, Oman, le Qatar. En Asie, la Chine en produit, le Vietnam aussi, l'Indonésie, l'Inde, la Malaisie, Taïwan. L'Australie en produit. Et en Europe : l'Angleterre, la Norvège, l'Ukraine et la Russie. Sans compter les pays qui en produisent mais en faible quantité (la France, l'Allemagne, l'Italie, etc...).

Selon la théorie du pétrole abiotique, il y a certainement des réserves de pétrole en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, etc, pour des milliers d'années de consommation. Pareil pour d'autres pays qui n'ont pas de production ou une production minime.

De même, les grands pays qui produisent du pétrole ont certainement des réserves et des possibilités de production bien supérieures à celles qu'ils affichent.

Les compagnies pétrolières sont au courant pour le pétrole abiotique

Il est évident que les compagnies pétrolières savent parfaitement que la théorie du pétrole abiotique est vraie, qu'il y a des quantités fantastiques de pétrole sous nos pieds, et qu'il n'y aura pas de crise d'approvisionnement avant des milliers d'années ou plus. Un certain nombre de responsables politiques des pays riches le savent aussi.

Ils mentent donc sciemment depuis plus de 100 ans quand ils disent que le pétrole vient de la décomposition des plantes et qu'il n'y en a qu'une quantité très limitée.

Pourquoi ? Eh bien, évidemment parce que le pétrole permet d'avoir de l'argent et du pouvoir. Une quantité fantastique d'argent et de pouvoir.

La richesse des compagnies pétrolières est basée sur une relative rareté du produit et une très grosse partie de leur profit est basée sur le commerce international de celui-ci.

Sur la relative rareté du produit, il est évident que si demain tous les pays du monde étaient capables de produire du pétrole, celui-ci ne vaudrait plus rien. Son prix de vente baisserait quasiment au niveau de son coût d'extraction. Les marges, qui sont actuellement énormes ne dépasseraient plus les 20 ou 30 %, voire moins, si les états se mêlent de contrôler les prix. Les profits deviendraient donc dérisoires. Il y aurait une telle concurrence qu'il serait impossible d'avoir des prix élevés. Et ceci serait vrai au bas mot pour des milliers d'années. Donc, aucun espoir de voir une remontée des prix.

Les compagnies pétrolière vivent aussi du commerce international, donc, du fait qu'il y a des pays producteurs/exportateurs d'un coté et des pays acheteurs de l'autre. Il faut, pour elles, qu'il y ait un nombre limité de pays exportateurs pour pouvoir faire des profits à la vente plus facilement. Parce que, sur un marché national autosuffisant, le gouvernement peut décider de limiter les prix du baril. Tandis qu'avec le marché international, ce sont les compagnies qui peuvent magouiller pour faire optimiser leur profit et faire varier les prix selon leur convenance.

On pourrait même préciser : il faut pour elles, de préférence, qu'il n'y ait que quelques pays producteurs faibles militairement et ayant des compétences techniques limitées. Ainsi, les grandes compagnies peuvent obliger les pays producteurs à passer par elles : d'une part à cause de leurs compétences techniques, et d'autre part parce qu'un pays puissant militairement peut leur forcer la main pour choisir ses compagnies pétrolières, sous peine, sinon, d'avoir des problèmes. Et du coup, les pays consommateurs, eux aussi, sont obligés d'en passer par ces quelques compagnies, qui font dés lors un chiffre d'affaire gigantesque. Étant hors d'atteinte des états acheteurs, elle peuvent s'entendre pour manipuler les prix de façon à faire des profits gigantesques. Et les états consommateurs peuvent aussi être menacés d'embargo par les pays qui contrôlent ces compagnies, ou en tout cas, ils peuvent être menacés d'avoir des problèmes d'approvisionnement. Du coup, ils sont obligés de filer doux.

Mais, si, d'un seul coup, tous les pays du monde ou presque produisent leur propre pétrole, c'est la fin de ce commerce international. Finies les manipulations du marché et les profits gigantesques, fini le contrôle des prix par les compagnies multinationales. Ce seront désormais les états qui pourront contrôler les prix. Et finies également les menaces d'embargo ou de problème d'approvisionnement.

Par ailleurs, si demain les principaux pays consommateurs deviennent aussi des pays producteurs, dans la mesure où ce sont en général des pays de haut niveau technique, ils posséderont la technicité pour exploiter eux-mêmes leur pétrole. Ils pourraient alors très bien décider de se passer des grandes compagnies pétrolières, et monter une compagnie nationale. Ce qui conduirait, en plus d'une diminution très importante des parts de marché des grandes compagnies pétrolières, à l'émergence de concurrents nouveaux. Et, les nouveaux pays producteurs qui n'auraient pas un niveau technique aussi bon auraient les coudées beaucoup plus franches pour mettre en concurrence les compagnies pétrolières. Un pays comme l’Éthiopie pourrait mettre en concurrence un éventuel Deutsch pétroleum, ou un China petroleum, ou encore un Italian petroleum en fonction de leur transparence, de leur prix, etc... Enfin bon, de toute manière, ces marchés (dans les pays pauvres) sont et resteraient des marchés de niche, vu qu'étant pauvres, ils consomment, et donc, produisent peu.

Oui, si demain les gens venaient à apprendre que le pétrole se trouve en quantité gigantesque un peu partout sur terre, et que les conséquences économiques en étaient tirées, ce serait la mort du commerce et du pouvoir des compagnies pétrolières.

Donc, il est évident qu'il est hors de question, pour les compagnies pétrolières, que le monde apprenne qu'il y a du pétrole en quantité gigantesque un peu partout. Donc, elle vont évidemment faire un black-out total sur la théorie du pétrole abiotique.

En ce qui concerne les gouvernements au courant, ce sont souvent des gouvernements de pays dont les compagnies sont maîtresses du marché. Il est évident que le fait de contrôler la production et le marché du pétrole (donc, son approvisionnement) permet de contrôler bien des pays et d'obtenir une puissance considérable.


Voilà un intéressant message daté d'avril 2005 posté sur Futura science, de la part de quelqu'un ayant le pseudo "Click" qui dit avoir appartenu à la société Schlumberger :

"Bonjour,

J'ai travaillé pendant plusieurs années pour la société Schlumberger, leader mondial de la prospection pétrolière (et de très loin) auquel font appel la plupart des compagnies pétrolières pour leur exploration et leur forages.

Bien qu’électronicien ne travaillant pas à proprement parler dans la division pétrole, j'ai pu à de nombreuses occasions discuter de cela avec des géophysiciens de la compagnie. Et je vous assure qu'en interne la question du pétrole abiotique est largement admise.
Je vous parle d'un sujet concret, vécu, donc ne généralisez pas tout de suite en théorie du complot. Mais la doctrine de la société est "No-comment" car cela ne correspond pas aux intérêts économiques à court/moyen terme."

On imagine bien que cela ne corresponde pas du tout aux intérêts économiques à court/moyen terme de cette boite. Ni à long-terme non plus d'ailleurs. Le long-terme étant du genre "jamais". On imagine bien que les responsables de Schlumberger ne vont pas venir dire "heu, finalement, la théorie du pétrole abiotique est vraie, il y a du pétrole pour 100.000 ans. Et on le savait depuis quasiment le début. On vous a menti pendant toutes ces années. Et, heu, du coup... le pétrole ne vaut plus rien. Ha ha, marrant hein ?". Oui, no-comment, ça vaut mieux pour eux, c'est clair.

Note : pour lever toute ambiguïté (enfin, je ne trouvais pas qu'il y en avait, mais bon...), à la question de savoir quand il dit "Et je vous assure qu'en interne la question du pétrole abiotique est largement admise", il n'y a pas d’ambiguïté, "Click" a confirmé que ça signifie que pour eux, la théorie abiotique est vraie. Je cite (la question et la réponse) "Hum comment ça largement admise? Ils admettent quoi? Réponse de Click : Que cette théorie est la bonne. Enfin non exclusive avec la théorie de la décomposition des végétaux"

Il continue :

"La recherche (dans cette compagnie en tout cas) est axée sur l'optimisation des forages actuels avec les forages obliques, l'injection de gaz sous pression... Et faut reconnaître que côté technologique, ils font des trucs puissants : par exemple les têtes de forages prospectifs robotisées qui se déplacent dans n'importe quelle direction et embarquent quantité d'appareils de mesure en temps réels avec un système de communication par fluide porteur. Et avec les contraintes de pression - température - environnement agressif il y a de quoi s'amuser.

Et croyez moi c'est rentable (vous n'avez qu'à regarder son cours de bourse au cours des 20 dernières années ainsi que ses bénéfices).

Il est bien moins risqué pour leur "business model" à moyen terme de promouvoir des technologies toujours plus pointues (mais basées sur celles actuelles) qu'il vendent donc toujours plus cher aux compagnies pétrolières que de risquer de déstabiliser ce "business model".

Sachez que les compagnies sont gérées par des financiers (surtout pour celle de cette taille).

Je ne parlerais pas des concurents car la je n'en sais rien, mais Schlumberger représente 85% du marché. A bon entendeur"


Ce qu'on peut tirer de ça, sous réserves d'autres éclairages éventuels, c'est qu'à priori on ne prospecte pas ou peu. On investit juste dans de nouvelles technologies qu'on applique aux champs existants. Cela va dans le sens de ce qu'on a pu voir ces 20 dernières années. La prospection de nouveaux champs s'est retrouvée en chute libre. Ça signifie quoi en réalité ? Hé bien, qu'on maintient artificiellement une semi-pénurie. On fait quelques investissements technologiques plus ou moins bidons sur les champs existants pour faire croire que ça bouge (et éventuellement avoir des subventions). Mais on évite soigneusement d'aller trouver plein de nouveaux champs dont la découverte et l'exploitation engendreraient un effondrement des prix.

"Je ne suis en rien spécialiste de ces domaines, ce post n'est que le reflet de discussions avec les géophysiciens "Maison" qui se trouvent frustrés de la stratégie commerciale/de communication des dirigeants.

...de plus je ne travaille plus pour cette boite depuis un an, c'est pourquoi je peux livrer ces réflexions librement ! Certains en tireront probablement d'autre conclusions"


On imagine bien que les géophysiciens maison sont frustrés de devoir la fermer. Ce qui est intéressant, c'est que, d'après la façon de présenter la chose, on peut penser que de savoir que la théorie abiotique est exacte, est assez répandue parmi les ingénieurs de ces boites. Ce n'est apparemment pas une connaissance réservée à une petite élite d'ingénieurs, avec la grosse majorité qui serait maintenue dans l'ignorance.

A quelqu'un qui s'enorgueillissait que Schlumberger soit une boite alsacienne. Non non, il ne faut pas rêver :

"Enfin il y a 50 ans, maintenant c'est plutôt USpowa : Siège à New-york, dirigeants US et surtout pognon US."

En quoi c'est important ? Ben, c'est ce qu'on va voir dans le prochain chapitre sur la géopolitique du pétrole.

Bon, bien sûr, un message sur un forum n'est pas parole d'évangile. Mais, ça sonne assez vrai.


1 commentaire:

  1. Pétrole mon CHÉRI..... hors sujet,(quoi que ) mais sachez le !

    http://www.lorientlejour.com/article/813128/avec-ses-frappes-israel-ne-sattaque-pas-a-assad-mais-au-hezbollah-et-a-liran.html

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