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lundi 8 avril 2013

Un potager en carrés, pourquoi pas ? (1 et 2/4)

Une technique que je démarre cette année, l'idée m'avait toujours séduite, mais la routine prenait le dessus tous les ans. Et je teste aussi un rang de pommes de terre sur herbe. Et on a fait une "lasagne" dans un coin en suivant les indications.
Je rappelle que selon le type de temps que nous aurons ce printemps et cet été, s'il y a beaucoup d'humidité, on peut combattre les maladies dues aux champignons avec une pulvérisation d'un mélange d'eau et de teinture d'iode (10 gouttes par litre). Je ne vois nulle part ce remède qui fonctionne vraiment bien.


Démarrer un potager en carrés 1/4

Un potager en carrés : qu'est-ce que c'est ?

A tout seigneur, tout honneur : c'est un jardinier américain, Mel Bartholomew, qui a popularisé la technique du potager en carrés dans son ouvrage "Square Foot Gardening" publié pour la première fois en 1981.

Les grands principes de cette méthode sont extrêmement simples. Il s'agit de jardiner dans des carrés surélevés, de 1 m 20 de côté, divisés en cases de 30 cm de côté. On obtient ainsi 16 emplacements par carré, sur 1,5 m² de surface environ.
Les principaux avantages de cette nouvelle approche culturale...


  • besoin de peu d'espace
  • on peut cultiver sur une très petite surface (une terrasse suffit), comme on peut l'étendre à l'envi dans un grand jardin, en multipliant les carrés
  • peu importe que la terre du jardin soit de "mauvaise" qualité : les cultures sont réalisées dans les carrés, où le sol est amélioré
  • les besoins en eau sont nettement limités
  • pas besoin d'engrais ni de pesticides : méthode 100% naturelle !
  • nul besoin d'éclaircissage, économique en graines
  • les principales difficultés du jardinage sont supprimées : seul reste le "jardin plaisir" !
  • on peut commencer en toute saison
  • accessibles aux personnes à mobilité réduite qui ont des difficultés pour se baisser
  • tout le monde peut pratiquer : les enfants adorent jardiner !

Pourquoi un potager en carrés

La motivation première doit être : le plaisir de jardiner, et de cultiver quelques légumes "soi même", sans pour autant se lancer dans un potager de dimensions industrielles !
Sauf rares exceptions, le jardinier d'aujourd'hui ne cultive plus son potager pour assurer les besoins complets de sa famille. L'époque où l'on ne consommait que les légumes du potager (agrémentés des châtaignes et de champignons à la saison...) est révolue.
Voyez cette méthode comme un moyen simple de cultiver salades, radis, épinards, petits-pois, tomates... Essentiellement de la "verdure" (mais également des aromatiques), dont le goût et la tendresse justifieront très largement vos (petits) efforts.

Démarrer un potager en carrés 2/4

Il suffit d'un petit coin de jardin pour cultiver quelques légumes. Avec le potager en carrés, vous pouvez vous faire plaisir rapidement et simplement, sans vous lancer dans le grand jardinage! Voici les grands principes...

Mise en place

Dimensions

Dimensions et espacement pour le potager en carrésLa dimension réduite des carrés est leur atout :
  • peu de place monopolisée par les cultures légumières,
  • tout est accessible, des bords jusqu'au centre, simplement en tendant le bras.
Les côtés font 1,20 m de long pour 20 cm de hauteur environ.
Si vous réalisez plusieurs carrés, ménagez des allées de 80cm de part et d'autres afin de permettre une circulation commode (lire : Les allées du potager).

Bordures

Les bordures peuvent être réalisées avec des planches de coffrage (non traitées), mais aussi avec des bordurettes à planter (en pin autoclave), des bordures formées de 1/2 rondins voire des fascines de châtaignier : très chic !

Potager en carrés : montage des planchesSi vous optez pour les planches, assemblez-les avec des cornières, et maintenez-les droites simplement en plantant sur chaque côté 2 petits piquets de bois (5 cm de section environ).

Le "bac" qui en résulte peut être alors rempli d'une bonne terre de jardin enrichie de compost (c'est là que vous pouvez modifier la nature de votre sol). Cette surélévation permet un réchauffement plus rapide, et facilite le travail au quotidien.

Bien sûr, les carrés peuvent être simplement tracés au sol, et leurs bordures matérialisées par de petites haies de buis ou de thym, par exemple.

Emplacement

Près de la maison, pour faciliter la récolte au moment de cuisiner, et pour que l'entretien devienne un jeu : à chaque passage, on ôte une mauvaise herbe, on écrase un puceron entre 2 doigts...

Au soleil impérativement : les légumes en ont besoin pour produire d'abondance.

Tracé des cases

Cases de potager en carrés
Cases tracées avec des liteaux

Les 16 cases composant chaque carré seront matérialisées indifféremment par de petits liteaux de bois posés à même la terre, ou bien par des tiges de bambous taillées à la dimension, ou encore par des chutes de fil électrique tendues d'une planche à l'autre. Le tout est de respecter le fameux espacement de 30cm, qui permettra de maîtriser la place accordée à chaque variété.

Source

 

16 commentaires:

  1. Pratiquant depuis des années ce genre de jardinage avec des carrés encore plus surélevés que sur vos photos, je peux vous signaler qu'il est possible d'y obtenir en fin d'hiver d’abondantes récoltes de carottes semées l'été précédent entre les rangées de salades. Les plantules y prospèrent d'abord très discrètement pour grossir ensuite tout au long de l'hiver! La variété "Amsterdam", non éclaircie, donne ainsi des très longues carottes serrées les unes contre les autres.
    (Valable en région-centre)

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    1. Je voudrais compléter ma première contribution sur le jardinage en carrés.
      En fait, ceux-ci peuvent être cultivés tout au long de l’année à trois conditions :
      - d’être « nourris » : compost maison parfaitement mûr, un peu de cendre de bois, quelque autre amendement à déterminer selon les besoins de votre terre (p. E. Lithothamne)
      - d’être abrités par temps de gel (tunnels, panneaux transparents récupérés, etc.), mais aussi aérés et arrosés.
      - d’être défendus des limaces et escargots qui s’empresseront de s’installer et de proliférer dans des conditions aussi paradisiaques : installation d’ardoises inclinées contre les parois, « récolte » des bestioles qui se cachent dessous. Les donner aux poules s’il y a. !

      Tout cela peut occuper pas mal. Je récolte en ce moment : les dernières carottes « primeurs » semées l’été dernier. De la roquette sauvage qui repousse de l’année dernière et qui, à condition d’être régulièrement coupée, pourra rester en place des années. Des feuilles de bette de plantes de l’année dernière. Du persil qui donne en continu depuis l’été dernier et commence à monter. Prévoir son remplacement. Presque partout de la mâche semée au fur et à mesure que la place se libérait. Longue à venir, mais très prospère maintenant ! Quelques laitues d’hiver continuent à faire la gueule.
      Hortense

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    2. Merci d'avoir rapporté ton expérience et tes avertissements.

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  2. Pourquoi faire que des carrés !On peut aussi faire des losanges, des rectangles, des ronds, des triangles des peaux de léopard !!
    Il n'y a aucune limites à la connerie !
    Nicolas le maraîcher

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    1. Aucune limite à la connerie, ça, tu l'as dit !

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    2. En fait, vous êtes jaloux des cultures en carré qu'Hortense semble si bien réussir. C'est pas beau!

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    3. Faudrait voir a vous réveiller !
      Vous découvrez ce qu'il s'appelle la culture sur couche !
      Qui existe depuis la nuit des temps ! avec paillassons et châssis
      Al

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  3. Je mettrai des limites à cette technique, d'abord si l'on doit un jour transporter des charges il sera utile d'avoir une brouette.
    Celle-ci ne passera pas les angles sans risquer d'abîmer les bandes, en plus, le jour où l'on est pressé, à tous les coups on se prend le pied dans un angle et on peut se faire très mal, il faut éviter le plus possible les angles qui sont dans ce cas multipliés !
    Ensuite, les dimensions indiquées de 1.2m de longueur sont les normes professionnelles pour des gens qui travaillent ( donc que l'on exploite et dont la santé importe peu ), cette dimension est déterminée par la longueur d'un bras "utile", soit 0.6 m, mais c'est déjà trop quand on a le dos sensible, travailler à une tele distance si l'on fait des efforts comme tirer sur une touffe d'herbes, le résultat est garanti, lumbago à la clé !!! les allées idéales sont au minimum de 0.9 m ( histoire de se croiser sans s'envoyer le cul sur les bandes ), il vaut bien mieux des bandes longues de quelques mètres ( 3 à 5 pour ne pas faire trop de chemin en passant d'une bande à l'autre et pour éviter aux paresseux de sauter d'une bande à l'autre et de se retrouver forcément un jour allongé sur les poireaux ! ) et 1 m de largeur pour le confort de travail...
    En conclusion, oui, on peut faire des jardins de toutes les formes, il est autorisé de faire du "beau" sans nuire à l'intelligence et je pense que le principe du jardin "mandala" est une très bonne option, les arrondis conviennent mieux à la nature que les angles droits, quitte à contrarier la connerie !

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    1. @ Lionel
      Vos réflexions sont certainement pertinentes dans les conditions dans lesquelles vous jardinez. Mais surtout, il faut rester flexible et se conformer aux données.

      Dans un potager créé dans un grand jardin, mais limité dans ses dimensions par l’ombre portée de grands arbres, je me contente donc d'une allée centrale de 80 cm de passage et de 40 cm entre les plates-bandes conventionnelles de 120 cm x 800cm. Mes quelques cultures « en carrés » (qui sont en fait des rectangles) y sont installées de loin en loin pour ne pas gêner la circulation. Larges, elles aussi, de 120cm, elles sont suffisamment surélevées pour y travailler sans se casser les reins ou prendre les angles (adoucis) dans les tibias. La brouette passe partout, nous pouvons nous contenter d’un sens unique.

      Ce potager, que j’ai commencé à installer il y a 35ans, m’a vu prendre quelques cheveux blancs et ce qui va avec. Actuellement, il est parfaitement adapté à mes possibilités et aux besoins de 2 personnes, en légumes, aromates, fleurs, parfums, d’air et de soleil, d’humeur paisible et de méditation, en désherbant patiemment - et de quelques visites amicales aussi.

      Il n’y a pas de quoi rendre jaloux les maraîchers ou autres professionnels du jardinage !

      « Avril pluvieux
      Fait mai joyeux. »

      Hortense

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  4. J'allais justement fabriquer ce genre de "jardinets".. Une info qui tombe à pic, milles merci à l'équipe du BBB ;)

    CaligulaMinix

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  5. Bonjour, voici plusieurs années que nous avons réorganise notre potager traditionnel , en ligne , en 88 carrés de chene de 120*120, nous y cultivons plus de 200 variétes de légumes anciens fruits aromatiques felurs, etc. Jamais nous n'avions eu autant de production et qualité...tout au long de la saison.Nos hôtes profitent du potager tout au long de l'année, avec la garantie de produits sains, cultivés sans aucun pesticide, ni engrais chimique. Un tas de compost de 6à8m3 sert de paillage aux carrés et assure le renouvellement de la terre à chaque nouvelle culture ...
    Cette technique dont la seule difficulté est la gestion de la rotation des cultures ( nous avons créé notre propre logiciel pour gérer les 792 carrés de 40*40). C est un plaisir pour les yeux et les papilles.
    Cela se passe au Chateau des Allues , en Savoie

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  6. cette technique est encore plus ancienne puis que c'est la base du jardin médiéval ! cela s'appelle alors des plessis et c souvent en bois souple tressé
    la taille était définie par la longueur du bras du jardinier : il fallait que sa main atteigne le milieu du carré depuis chaque bord : la hauteur va d'une vingtaine de cm à 50/60 ; ainsi la terre est réchauffée, les herbes ne peuvent pas envahir le plessis

    cette idée a déjà été récupérée comme jardin pour personnes handicapées

    http://auxbrinstresses.chez-alice.fr/prod05.htm

    cervesia

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  7. http://lefirago.overblog.com/louis-de-fun%C3%A8s-%C3%A0-propos-de-son-potager-biologique-vid%C3%A9o


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    1. @Lasorcièrered
      Pour compléter ton alimentation voici l'art de la pêche.
      1ére leçon
      les différents eschages des asticots
      Par mikl le 20/12/2011

      la pêche au coup est sans aucun doute l’une des pêche les plus techniques ,ainsi de toutes petites choses permettent de prendre ou non du poisson .L’eschage des asticots est l’une de ces techniques à maîtriser .En effet ,même si accrocher un asticot peut paraître des plus basiques ,la manière dont on l’accroche doit être en adéquation avec le type de pêche : selon si le poisson est difficile ou non ,selon la taille du poisson ,selon le courant .J’ai testé ,il y a quelques temps déjà ,les différentes façons d’escher un ou plusieurs asticots et les résultats sont assez étonnant .Ainsi ,parfois le seul fait de changer la façon d’escher provoquait plus de touches , les ferrages dans le vide augmentaient ou à l’inverse chaque touche faisait mouche .

      A force de tester les différentes façons d’escher ,je m’étais fait un petit aide mémoire avec la manière d’escher les asticots ,les avantages et les inconvénients que chaque eschage avait selon les conditions . Je tenais donc à partager cette expérience , bien sûr ce retour d’expérience ne marchera peut être pas à tout les coups et n’est pas à prendre à la lettre ,savoir pêcher étant à la capacité à s’adapter à toutes les situations , il faut savoir chercher par soi-même .Ceci dit ,vous pourrez tester ces différents types d’eschages et nous faire partager à votre tour ,vos retours d’expériences .

      l’eschage d’un asticot seul :

      l’eschage simple : c’est la façon la plus courante et la plus simple d’escher l’asticot ,on pique l’asticot sur la largeur .Efficace lors des pêche facile.

      l’eschage de travers : l’asticot est piqué de travers ,efficace lors d’un agrainage régulier d’asticots à la fronde ,soit en pêche entre 2 eaux ou légèrement décollé du fond

      l’eschage à l’italienne: l’asticot est piqué très légèrement sur sa largeur ,cet eschage est très efficace sur les poissons de fond lors de pêches difficiles . Peu adapté aux pêches d’ablettes ,rotengles , et pas très efficace sur les gardons.

      l’eschage asticot loché : c’est l’eschage le plus efficace pour les pêches de vitesse ,l’asticot est piqué sur toute sa longueur la pointe de l’hameçon dépasse le long du corps de l’asticot .L’avantage de cet eschage est de pouvoir utiliser plusieurs fois le même asticot pour plusieurs prises .Afin d’éviter que l’asticot remonte au dessus de l’hameçon ,il est préférable de nylon dépassé de 1cm en dessous du noeud de montage .










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  8. http://openyoureyes.over-blog.ch/-guerre-et-paix-dans-le-potager-la-victoire-du-bio-doc-vf

    = 2 vidéos !

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    1. Merci, Sorcièrerouge, de signaler ici ces deux vidéos, de vrais bijoux, que je connaissais déjà. Quelle prouesse de patience et de technicité de ceux qui ont réussi à pénétrer dans l'intimité de ce potager, et surtout quel amour pour toute cette vie qui s'y épanouit en secret!

      Pour qu'il n'y ait pas de malentendu, précisons quand même qu'il ne s'agit pas d'un potager en carrés, mais d'un beau potager bio, où tout s'organise avec une grande souplesse selon les besoins de chaque chose.

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