Bistro Bar Blog

mercredi 24 avril 2013

L'humour du mercredi selon le Gorafi

JE RAPPELLE QUE LES TEXTES DU GORAFI SONT HUMORISTIQUES !

Par exception, je poste ces deux textes d'actualité, suite à l'adoption du mariage homosexuel. Les prochains seront publiés le lundi comme avant.


Situation normale en France au lendemain de l’adoption de la loi sur le mariage pour les personnes de même sexe

France – Moins de 24 heures après son adoption en seconde lecture par l’Assemblée nationale, comment la France a-t-elle vécu l’adoption du mariage homosexuel après des semaines de débat? Nous sommes partis sur les routes et nos reporters Basile Sangène, Paul Regard et Constance Deplanque sont allés à la rencontre des Français.

Peu ou pas de changement

À Bordeaux ce matin, on signalait peu ou pas de changement. L’activité sur le marché des Capucins était normale par rapport aux autres jours de la semaine. Selon un porte-parole du marché, il y a eu des retards sur une livraison de poissons et un camion en panne a bloqué une rue quelques minutes mais a pu être dégagé par une dépanneuse – difficile d’y voir un début de fléchissement civilisationnel selon nos constatations,  ces événements seraient sans lien aucun avec l’adoption de la loi quelques heures plus tôt assure un commerçant.

Au même moment à Brest, la criée s’est déroulée sans problème. « Nous avons eu une petite baisse de prix mais c’est rentré dans l’ordre très vite » explique un jeune marin-pêcheur qui confirme aussi que l’adoption de la loi n’a rien changé a priori. « La mer était un peu formée ce matin, on a essuyé quelques paquets, la visibilité était faible mais je doute sincèrement que cela ait un quelconque rapport avec cette loi. Mais d’ailleurs franchement c’est quoi cette question, vous avez pas d’autres sujets d’actualité à traiter ? »



Situation analogue à Marseille, Clermont-Ferrant et Strasbourg. Sur place, les gens se sont levés et ont vécu leur début de journée dans une apparente normalité, sans se poser de questions. Aucun mouvement de panique, rien. Dans certains cafés de Saint-Etienne on a même continué à trinquer pour fêter la victoire du club local en Coupe de la ligue. « Pourquoi une telle indifférence ? » commente notre analyste Constance Deplanque pour qui tout cela n’est pas un cas isolé. « On nous signale dans plusieurs villes des gens qui font leur vie dans une relative indifférence, comme si c’était banal ». En Normandie, la circulation a été coupée sur l’autoroute de Paris, sans que là non plus cela n’ait le moindre fichu rapport, selon la Préfecture. Pour notre analyste, cette situation serait à rapprocher de ce qui c’est passé en Belgique il y a plus de dix ans, lorsqu’une loi similaire a été votée : il ne s’est strictement passé par la suite. Rien. Nada.

Même relative indifférence chez ce jeune couple parisien, Simon et Julien, qui vit en concubinage depuis deux ans. Pour eux, cette journée a elle aussi commencé de manière tout à fait normale, vers 8H00 comme l’a expliqué François à nos journalistes. « Ce matin, quelques secondes après le réveil, j’ai embrassé Julien, je lui ai souhaité bon courage pour le travail » explique le jeune homme qui précise plus loin avoir eu une brève conversation avec son ami « Je lui ai dit « je t’aime » et il m’a répondu « Je sais ».

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La lourde tâche de devoir supporter sa belle-mère désormais élargie aux couples de même sexe

Paris – Quelques heures après l’adoption du texte sur le mariage entre couples de même sexe, ces mêmes couples ont soudain réalisé qu’ils allaient eux aussi devoir supporter, et ce pour de nombreuses années, des belles-mères. Reportage.

Julien et François sont en couple depuis deux ans. Ils ont milité tous les deux en faveur du texte pour le mariage pour tous. Mais ce soir, à peine quelques minutes après l’adoption du texte, c’est la gueule de bois et la peur qui s’est installée pour ce jeune couple. «Soudainement j’ai réalisé que j’allais moi aussi avoir une belle-mère.» raconte Julien, terrorisé. «Jusqu’ici, je n’y pensais pas, je me moquais de mes potes hétéros à leur mariage. Je plaisantais car parfois je connaissais les belles-mères des uns et des autres et c’était pas facile pour eux. Je voyais mes potes me dire “Si tu voyais ma belle-mère !” ou “Purée j’en peux plus de ma belle-mère !”. Et aujourd’hui, ça nous arrive, à nous, non.» a expliqué le jeune homme lors d’une conférence de presse improvisée.

Même avis pour François qui s’inquiète. «On ne savait pas que les belles-mères étaient incluses dans le texte, on se sent un peu floués. Le gouvernement est passé en force, il n’y a pas eu de débat sur les belles-mères alors que ce texte y menait, même s’il n’en faisait pas mention. Le gouvernement le savait, c’est scandaleux !» affirme le jeune homme. Constat amer et similaire chez Caroline et Amina, un couple de Lyon. Pour elles aussi, c’est la stupéfaction. «On savait pas, on a l’impression qu’on nous a baladé tout le long de ce texte. J’ai croisé une seule fois ma belle-mère, et je peux vous dire, elle est pas commode» estime Amina.

Avis néanmoins non partagé par Caroline qui estime pour sa part que «Amina va un peu trop loin et abuse grave en parlant de sa maman devant un journaliste que le couple ne connaît même pas». Et Caroline de rappeler à toutes fins utiles que sa propre future belle-mère n’est pas facile non plus. Des propos qui ont provoqué un vif échange entres les deux jeunes filles, les obligeant à mettre fin prématurément à la conférence de presse organisée pour l’occasion.

Mais l’inquiétude concernant les belles-mères s’étend aussi aux futurs enfants de ces couples homosexuels. Une inquiétude que les opposants aux mariage pour tous n’ont pas mis longtemps à s’emparer pour mieux l’instrumentaliser. «Quand ces enfants vont grandir ils vont rencontrer et peut-être épouser des enfants de couples de même sexe. Imaginez un instant ces enfants qui devront vivre avec la peur d’avoir deux belles-mères à charge. Ce soir je pense à eux. Nous savons tous ce que c’est : une belle-mère c’est suffisant. Alors n’ajoutons pas de la souffrance à de la souffrance» a réaffirmé Hervé Mariton lors d’un point de presse.

La Rédaction

2 commentaires:

  1. Trop fort, je m'y suis laissé prendre, surtout par le dernier chapitre que j'ai mis un moment à comprendre. Avoir déjà deux mères... bon, on s'émancipe... puis, crac, deux belles-mères en prime! Il faut vraiment essayer de garder l'humour avec ce cauchemar sociétal en perspective.

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  2. Je suggère de mettre de l'huile, comme le dit la chanson.... paraît que tout passe mieux !!!

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