Bistro Bar Blog

vendredi 19 avril 2013

Alcool et émotions



Pourquoi la consommation d'alcool déclenche-t-elle des émotions ?


Boire agit sur notre personnalité de plusieurs manières. Certains deviennent euphoriques. D’autres combatifs ou impulsifs. À un moment ou un autre, nous avons tous ressenti malgré tout une émotion liée à la boisson, situation habituellement exprimée par une affection intempestive (ou par des représailles), une introspection aiguë, et une envie incontrôlable de pleurer au milieu d’un bar bondé.

L’alcool a un impact sur tous les organes du corps, mais c'est son emprise sur le cerveau qui détermine un effet sur notre comportement. Et nos émotions, l'essentiel de ce qui nous rend humain, en réchappent rarement sans dommage. Voici pourquoi.

Avouons le; on a l’alcool pleurnicheur/coléreux/heureux/timide. Mais ce n’est pas de votre faute ! Cet article va décrypter l’explication scientifique derrière toutes ces sensations d'ivresse irrépressibles.

Un fois la rasade "coupable" dans l'estomac, une petite dose d’alcool passe dans le sang par la barrière de l’estomac, pendant que la majorité passe dans l’intestin grêle où il est absorbé. L’alcool se dissout dans le plasma sanguin, il part dans la circulation sanguine, où il est transformé par le foie avant d’être excrété. Avant, par contre, il peut traverser la barrière sanguine du cerveau, ce qui signifie qu’il peut pénétrer directement dans le cerveau par la circulation. C'est à ce moment-là que vous remarquerez des changements dans le comportement et les processus de pensée.

L’alcool est un dépresseur, mais ne rend pas "dépressif" au sens psychologique du terme pour un verre occasionnel (bien que la recherche soutienne qu’il y a une corrélation entre boire beaucoup et la dépression). C’est plutôt qu’un dépresseur entraîne une réaction chimique qui ralentit l’activité dans le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) responsable de l’interprétation des signaux sensoriels, du contrôle de la fonction motrice, de la pensée et du raisonnement, et de la régulation des émotions.

Une fois la barrière franchie, l’alcool s’installe dans la couche la plus externe de notre cerveau, le cortex cérébral. Cette fine couche de cellules (connue aussi sous le nom de matière grise) recouvre le cerveau et le cervelet et est responsable du traitement de l’information sensorielle et de la pensée, et est à la base de la plupart de nos mouvements musculaires volontaires. L’alcool perturbe le flux normal des neurotransmetteurs au niveau des connexions synaptiques du cortex et nous fait entrer dans un état modifié de conscience. La première chose qui lâche, ce sont nos inhibitions, qu'un cortex non alcoolisé garderait sous contrôle. Nous devenons plus bavards, plus sûr de nous, et notre sens de l'appréciation commence à nous échapper.

Plus la consommation d'alcool augmente, plus ces effets sont accentués et plus le cerveau est imprégné. On pense que le système limbique, composé de 6 structures internes bordant le cerveau, serait le centre des émotions du cerveau et sa fonction serait de contrôler les émotions et le comportement, et de fabriquer les souvenirs à long terme. Une fois que l’alcool a commencé à affecter le système limbique, il est plus que probable que vous soyez ivre.

Comme l’alcool interrompt dans le cortex les signaux électriques entre les synapses, il devient impossible d’interpréter le traitement des informations correctement. Le système limbique, qui nous fait normalement garder un contrôle sur nos émotions, nous soumet maintenant à des changements d’humeur et à une exagération. Ceci peut se manifester par une incompréhension sur les intentions de quelqu’un (cause de la plupart des bagarres de bar), une incompréhension ou une amplification de ses propres sentiments (cause de la plupart des ruptures de bars) ou nous faire simplement exprimer quelque chose d’embarrassant ou de regrettable (cause de la plupart des hontes du lendemain matin)

Comme le système limbique est également en partie responsable de la construction des souvenirs, il existe aussi le risque supplémentaire en poussant plus loin le bouchon de ne pas se souvenir le lendemain de ce qui a été fait ou dit. Nos émotions imbibées d’alcool tendent le plus souvent à être des versions caricaturales de notre personnalité à l'état sobre( par exemple, si vous êtes de nature enjouée, boire vous fera probablement paraître bébête), si donc vous êtes du style à dramatiser, le mieux sera de rester à l’eau.


Traduit par le BBB.

Et pour vous aider à ne pas remplir votre verre trop généreusement, allez voir la coupe de Pythagore sur ce LIEN.

3 commentaires:

  1. c'est le manque de Dopamine qui crée malaise le lendemain.
    Le résumé me semble juste ,merci de vous intéresser aux différentes facettes de nos comportements,Tchin .

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  2. L'absorption d'alcool semble causer des problèmes !Soit !
    Ce qui est plus inquiétant,c'est les personnes qui ont de très graves problèmes de raisonnements sans aucune addiction apparente.
    Exemple :Les chemtrails sont produit par les fées et le diable ! !
    Ne pas le reconnaître vous classe illico dans les débiles mentaux irrécupérable.

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  3. Farpaitement , même qu'j'les aide aussi après l'casse sous l'aile...
    Gaffe à ces transitions d'avant les clones soldats-zombies, surtout les énervés... Moi, j'mén fou, ch'uis une légende; immortel tant qu'on y pense, tant qu'on s'en rappelle.
    Vous croyez qu'il y en aura beaucoup des gens pour se rappeler cette humanité tacite, dans la galaxie, dans cent millions d'années...
    C'est drôle, ♫on dirait le... Scud !♫

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