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lundi 18 mars 2013

Un bleu (presque) éternel


Ce fruit africain produit la plus intense couleur naturelle au monde

 


Quand on parle d’environnement, heureusement qu'on  n'évoque pas que des catastrophes ! Bien souvent, il s’agit tout simplement d’émerveillement devant la force, la variété ou tout simplement la beauté de la nature. Aujourd’hui, on aimerait vous présenter une plante aux couleurs magnifiques !

La pollia condensata, le plus brillant fruit de la création 

Pollia condensata, aussi appelée « marbre Berry » par les anglo-saxons, est une plante sauvage d’Afrique occidentale, d’Ethiopie, du Ghana,… Ce n’est pas une plante comestible, ses feuilles sont ordinaires et elle n’a pas de vertus particulières ni caractéristiques remarquables. Hormis, un trait qui en fait un brillant représentant de la nature : ses petits fruits sont d’une couleur inégalée et de l’avis unanime, d’une coloration superbe !




Les fruits de Pollia condensata reflète une lueur bleue vibrante et irisée, quasi métallique qui a l’air d’être pixélisée. Fait étonnant, cette belle et vive couleur vive se conserve des années, voire des décennies sans s’altérer. Un fruit de 1974 brille toujours autant aujourd’hui qu’à la date de sa cueillette. Les Africains utilisent pollia condensata depuis longtemps à des fins décoratives mais ce sont maintenant des scientifiques qui se penchent sur ce petit miracle naturel : ils veulent comprendre comment un vulgaire fruit peut avoir un « ramage » aussi resplendissant et aussi persistant ?



Les explications étonnantes d’une couleur étonnante


Une étude scientifique (1) a tenté de déterminer les composantes qui expliquent ces couleurs : est-ce du à des pigments particuliers ?

Pas du tout car, pollia condensata n’a PAS de pigment !
Non, sa couleur découle d’un phénomène appelé la coloration structurelle. Il s’agit  du même mécanisme en jeu dans la couleur du paon Tailfeathers ou celle des ailes de certains papillons, pigeons, scarabées … et même dinosaures ! Ce qui est étonnant, c’est que ce phénomène est bien connu chez les animaux mais n’était pas identifié chez les végétaux. Le magazine scientifique américain Smithsonian explique la chose :

« La grande majorité des couleurs dans le monde biologique sont produites par des pigments composés produits par un organisme vivant. Ces pigments absorbent sélectivement certaines longueurs d’onde de la lumière qui détermine la couleur qu’il émettent. Exemple, la plupart des plantes sont vertes grâce à la chlorophylle, le pigment, qui sert à la photosynthèse et qui absorbe la plupart des longueurs d’onde de la lumière visible, sauf vert. En conséquence, les couleurs végétales semblent être d’une exacte coloration quel que soit l’angle sous lequel est sont observées. Cette couleur se dégradant lorsque la plante meure ».


Pollia condensata, elle, doit son bleu électrique à des brins de cellulose qui composent l’intérieur de sa peau et visibles à l’échelle nanoscopique. Ces brins sont disposés en couches tordues, avec des formes d’hélices arquées ; ils interagissent les uns avec les autres pour disperser la lumière en donnant l’impression d’interférences et donner au fruit cette couleur bleue si profonde.



Les scientifiques confirment que les tissus de Pollia condensata ont la couleur la plus intense de tous les tissus vivants étudiés à ce jour.


Ils réfléchissent en effet 30% de la lumière qui les touche, tout comme un miroir d’argent. La structure en fibres empilées d’échelle nanométrique confère aux baies de P. Condensata une dose d’étrangeté en plus. En effet, ses cellules prises individuellement semblent changer de couleur, en fonction de l’angle où on les observe, car la lumière qui touche sa surface est reflétée de mille manières.


L’étonnante structure du fruit à une échelle nanoscopique vue à travers un microscope électronique : pollia condensata reflète plus de lumière polarisée que tout autre organisme vivant naturel.



7 commentaires:

  1. Merci de cette explication simple et précise.

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  2. Merci de ne pas reprendre l'intégralité de l'article consoGlobe ... Google n'aime pas ça :) merci

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    1. Consoglobe a fait la traduction d'un article que j'ai vu sur Smithsonian. Je ne vois pas en quoi Google n'aime pas. D'autant que la source est citée.

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    2. Parce que gg=cia qui sont complètement soupolait, une horRreur...

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  3. ben voilà j ai aussi recopié ton article Hélios et reçu le même commentaire par contre je ne vois pas non oû se situe le problème du moment qu'on cite les sources.. voilà :)

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    1. Il n'y a pas de copyright sur cet article, et pour cause, il est traduit.
      Pas de soucis, il me semble pour le reprendre en citant la source.

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  4. c beau ! et c déjà pas si mal !
    j'ai déjà vu cette plante me semble-t-il mais sur une autre planéte

    cervesia

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