Bistro Bar Blog

vendredi 15 mars 2013

Ultraman + Kna, 15 mars 2013


Il est possible que la centrale de Fukushima laisse toujours échapper entre 8 et 93 milliards de becquerels par jour dans l'océan, disent des chercheurs de l'université


''Vous voyez, c'est juste ce que j'ai toujours pensé !'' est la réaction de japonais sur Twitter. ''Ils le disent finalement ouvertement'' en est une autre.

Quoiqu'il en soit, d'après NHK News (15 mars 2013, partiel) :


La densité du césium radioactif de l'eau de mer dans le port de la centrale de Fukushima a cessé de diminuer depuis quelque temps. Selon l'estimation d'un groupe de chercheurs de l'université de Tokyo pour les sciences et technologies de la mer, il est possible qu'il y ait au moins 73 fois plus de césium radioactif que la limite de déversement d'avant l'accident qui se soit échappé en un an dans l'eau depuis juin 2011, quand la fuite d'eau contaminée était supposée stoppée. Le groupe dit qu'une recherche détaillée est nécessaire.

 Le groupe de recherche a fait ses propres calculs pour déterminer pourquoi la densité du césium-137 de l'eau de mer dans le port de la centrale est resté aux environs de 100 becquerels/l depuis le printemps 2012, au-dessus de la norme du gouvernement.


Selon les calculs, 44 % de l'eau de mer du port est renouvelée en une journée par le courant et les marées. Pour qu'une densité de césium-137 soit ce qui est publié, il faut que 8 à 93 milliards de becquerels par jour de césium s'écoule dans le port.

En conséquence, en une année depuis juin 2011 quand la fuite d'eau contaminée était supposée stoppée, il a pu s'écouler dans le port 16,1 terabecquerels de césium, ou 73 fois le déversement limite selon le règlement avant l'accident.

TEPCO dit, ''Nous ne pensons pas que des matériaux radioactifs fuient de l'enceinte de la centrale vers l'océan, en nous basant sur divers contrôles. Cependant, nous ne connaissons pas la raison pour laquelle la densité du césium radioactif de l'eau de mer du port ne diminue pas, nous voulons donc continuer les investigations''.
Pour mettre ces chiffres en perspective dans le Japon d'après-Fukushima, le Yomiuri Shinbun et d'autres médias ont rapporté en novembre 2011 que 52,5 milliards de becquerels de césium étaient déversés dans l'océan tous les jours près du fleuve Abukuma qui traverse la préfecture de Fukushima.

Le montant estimé de césium radioactif déversé/qui a fui de la centrale dans l'océan entre le 26 et le 30 septembre 2011 (estimation de TEPCO) :


  • Césium 134: Approx. 3.5x10^15 Bq (ou 3.500 terabequerels, ou 3.500.000 milliards de becquerels)
  • Césium 137: Approx. 3.6x10^15 Bq (ou 3.600 terabequerels, or 3.600.000 milliards de becquerels)
Un poisson pêché dans le port de la centrale le 17 février 2013 contenait 510.000 becquerels/kg de césium, le plus haut taux dans un poisson depuis le début de l'accident nucléaire.
Parallèlement à la probable bioaccumulation/bioconcentration, le strontium-90 de l'eau du port de la centrale n'a pas beaucoup diminué non plus.


Centrale de Fukushima : l'encadrement en acier du réacteur 4 prend forme



La structure de renforcement du bâtiment du réacteur 4 est aujourd'hui aussi haute que le bâtiment lui-même.


TEPCO, poussé par le gouvernement (particulièrement les officiels de l'actuelle administration Abe) construit à la hâte la structure pour pouvoir démarrer l'enlèvement des assemblages de combustible de la piscine dès novembre cette année.



Je dois le dire, mais un travail hâtif est souvent un échec d'une manière inattendue. Mais si cela arrivait, aucun officiel du gouvernement n'en prendrait la responsabilité de toutes façons, TEPCO serait tenu responsable, qui à son tour rendrait responsable le sous-traitant, qui blâmerait ensuite son sous-traitant, qui ensuite... (descendre à 7 niveaux en-dessous).

D'après les photos de TEPCO (13 mars 2013) :





En parlant de travail bâclé, tous ces réservoirs de la centrale qui contiennent l'eau traitée pour enlever le césium radioactif et autres nucléides gamma mais non les beta (comme le strontium) et le tritium auront besoin d'un entretien énorme dans environ trois ans. Ces réservoirs sont en plaques d'acier boulonnées entre elles, non soudées, avec un revêtement caoutchouc. Les revêtements en caoutchouc durent 5 ans.

Les ouvriers patrouillent parmi ces réservoirs et resserrent les boulons pour empêcher les fuites.

TEPCO/gouvernement ont choisi ces matériaux et cette méthode de fabrication car ils avaient besoin de ces réservoirs dès que possible, dès les premiers mois de l'accident. Le plan était que l'eau contaminée soit nettoyée par le Kurion et les systèmes d'AREVA (qui prétendait enlever plus que le césium) à la fin de 2011 et que ces réservoirs ne seraient plus nécessaires.

Avec 400 tonnes d'eau qui fuit du sol des sous-sols des bâtiments de turbine tous les jours, TEPCO continue d'avoir un énorme problème d'eau.

Mais au lieu de cela, inquiétons-nous d'un possible séisme et enlevons les assemblages de combustible à la hâte. Cela montrera au monde que le Japon est sérieux dans la gestion de l'accident. (le monde en reste bouché bée)

******************************

Blog de Kna :

Mon expérience de Premier Ministre durant la catastrophe nucléaire de Fukushima - Naoto Kan 10.03.13


Dans ce message vidéo, Naoto Kan, Membre de la Chambre des Représentants au Parlement du Japon, ancien Premier Ministre lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, résume le déroulement de ces évènements, et nous fait part de son analyse de cette crise majeure et de ses causes, ainsi que ses réflexions quant aux futures politiques énergétiques de son pays et dans le reste du monde.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.

Mon expérience de Premier Ministre durant la catastrophe nucléaire de Fukushima - Naoto Kan 10.03.13 from Kna60 on Vimeo.

Allez lire la suite ICI.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.