Bistro Bar Blog

vendredi 1 mars 2013

Ultraman, 1er mars 2013, mort d'un autre ouvrier


Un autre ouvrier décède à la centrale de Fukushima, en dehors du site, exposition cumulée aux radiations de 25 millisieverts ; TEPCO dit ne pas pouvoir révéler la cause de la mort pour l'instant


De retour dans le pays du riz abondant (à la PM Abe), un ouvrier dans la cinquantaine est mort après être tombé malade dans un site de stockage d'Hirono-machi (où se situe le J-Village, lieu d'entraînement pour le travail à la centrale) dans la préfecture de Fukushima. Il travaillait à la centrale depuis juin 2011 et plus récemment il travaillait sur le chantier préparatoire de la couverture du bâtiment du réacteur 3.

Je pense que c'est de la folie de forcer les ouvriers à se trouver près du réacteur 3, mais c'est ce que le gouvernement japonais et TEPCO ont fait pour calmer les peurs, basiquement, de soi-disant experts sur la situation dangereuse du réacteur 3 (ainsi que le 4) et pour donner l'apparence de faire quelque chose.

L'exposition cumulé d'exposition de l'ouvrier depuis juin 2011 était de 25 millisieverts, ce que NHK tente de définir comme ''faible''.

D'après NHK News (1er mars 2013) :


Un ouvrier dans la cinquantaine qui travaillait à la centrale de Fukushima a été emmené à l'hôpital après qu'il se soit plaint de se sentir mal, mais il est mort dans la soirée du 27 février.

TEPCO dit qu'ils ne peuvent révéler la cause de la mort parce qu'ils n'ont pas vu le certificat médical.

Selon TEPCO, le 25 février passé à 9h, un ouvrier dans la cinquantaine qui faisait le travail préparatoire de couverture pour le bâtiment du réacteur 3 est tombé malade sur le site de stockage de la société pour laquelle il travaillait à Hirono-machi dans la préfecture de Fukushima. Il s'est retrouvé pendant un moment en état d'arrêt respiratoire et cardiaque et a été emmené à l'hôpital d'Iwaki.

Plus tard à 23h30, le 27 février, la société a notifié TEPCO que l'ouvrier était mort.

L'ouvrier travaillait à la centrale depuis juin 2011. Son exposition cumulée aux radiations était de 25 millisieverts, plus basse que la limite annuelle de 50 millisieverts pour des ouvriers dans le nucléaire en temps normal.

5 ouvriers sont morts jusqu'à présent d'infarctus et d'autres causes depuis le début de l'accident.
La limite de 50 millisieverts de radiations par an pour les ouvriers est rarement atteinte dans les conditions normales, mais NHK n'a pas voulu s'engager dans ce genre d'information. Le journaliste indépendant Ryuchi Kino a tweeté depuis la conférence de presse de TEPCO que l'ouvrier n'a jamais repris conscience.


Avant l'accident de Fukushima, l'exposition aux radiations naturelles au Japon était d'environ 1,5 millisievert par an, y compris l'exposition interne (inhalation de radon, de potassium radioactif de la nourriture) et l'externe (venant des rayons cosmiques, de la terre).

Le communiqué de presse de TEPCO du 28 février est pratiquement le même que l'info de NHK.

Ces temps-ci au moins ils peuvent appeler une ambulance et l'ambulance peut se rendre rapidement à l'hôpital. Il avait fallu 2 heures pour emmener le tout premier ouvrier qui avait fait une crise cardiaque de la centrale jusqu'à l'hôpital d'Iwaki, à environ 48 km de la centrale.



1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Merci Hélios,

    http://www.lepoint.fr/monde/fukushima-tokyo-critique-l-etude-de-l-oms-sur-la-hausse-du-risque-de-cancer-01-03-2013-1634729_24.php

    Bien a vous tous, Léa.

    RépondreSupprimer

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.