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jeudi 7 février 2013

Vivre en ville

Heureusement qu'on a des scientifiques pour nous expliquer notre comportement !


Vivre en ville ''recâble'' le cerveau




1er février 2013


Vivre en ville nécessite beaucoup d'attention. Se frayer un chemin sur le trottoir encombré tout en regardant les vitrines animées et en évitant les pigeons peut sembler parfois une seconde nature, mais c'est en réalité un sacré travail pour le cerveau humain.

Les psychologues savent bien qu'une marche rapide dans un parc recentre notre attention, mais ils en sont juste à comprendre ce que l'urbanisation signifie pour les fonctions cérébrales humaines.

Une nouvelle série d'études du comportement offre certaines des plus riches preuves à ce jour de l'épuisement causé par la vie en ville. Dans un article à venir du Journal de psychologie expérimentale : perception humaine et performances, un groupe de psychologues britanniques rapporte que les gens qui vivent dans des villes montrent des capacités d'attention générale diminuées comparés à ceux des régions qui en sont éloignées. Avec tout ce qui se passe autour d'eux, les citadins ne prêtent guère attention à l'environnement sauf s'ils font extrêmement attention.



Comme les chercheurs le soulignent, les habitants des villes ont développé à la place une forme d'attention qui met la priorité sur ''la recherche de dangers potentiels ou de nouvelles opportunités. ''Alors qu'avancer avec une attention réduite peut être un avantage dans des scénarios urbains très exigeants, c'est au prix d'un niveau généralement réduit de la sélectivité de l'attention.''

L'équipe de recherche du Collège Goldsmith, qui fait partie de l'université de Londres, a fait ses études avec une population unique : les Himbas, peuple de Namibie. Certains Himbas restent éleveurs traditionnels, alors que d'autres mènent aujourd'hui une ''existence largement occidentalisée'' dans la ville proche de Opuwo. Un scénario a créé une rare opportunité pour examiner la division psychologique ville-campagne sous sa forme brute.

(Pour être sûrs que leurs découvertes soient plus pertinentes, les chercheurs ont également fait des tests avec des londoniens et ont conclu que les deux types de cerveaux urbains se ressemblaient.)

Dans la première expérience, les chercheurs ont donné aux Himbas une tâche simple d'attention spatiale. Les participants de l'étude ont identifié une cible (dans ce cas, des flèches pointant d'une certaine manière) sur un écran visuel rempli d'autres éléments de distraction (des flèches pointant autrement). Les Himbas traditionnels, vivant au loin, ont montré une attention plus soutenue pendant le travail que les Himbas de la ville. Mauvaise performance pour tous les urbanisés – ceux nés à la ville ainsi que ceux qui y avaient emménagé plus tard dans la vie.

Dans un deuxième test, les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient surcharger le cerveau des Himbas ruraux, ils l'ont donc faits comme avec les Himbas citadins. Cette fois les participants au test ont répété une tâche spatiale mais ils devaient aussi jongler avec un travail de mémoire (par exemple se souvenir de plusieurs chiffres) entre les essais. Avec cette distraction supplémentaire dans leur tête (connu sous le nom de ''charge cognitive''), les Himbas ruraux avaient la même attention réduite que celle montrée par les Himbas citadins dans l'expérience initiale.


''En réalité, les effets de charge cognitive étaient impossibles à distinguer de ceux de l'urbanisation,'' rapportent les chercheurs.

Après quelques expériences supplémentaires, les chercheurs ont formulé une théorie sur ce qui se passe ici.

Ils ne pensent pas que la vie citadine réduise réellement le pouvoir d'attention. (cela vient du fait que lors d'un test de mémoire, un Himba citadin a eu un meilleur score qu'un Himba rural.) Ils soupçonnent à la place que l'attention en ville ne devient engagée que lorsque les gens font des trajets pour quelque chose de spécialement digne d'intérêt. (pendant d'autres tests, les Himbas citadins ont montré la même attention que les Himbas ruraux quand ils regardaient des stimuli fortement impliquants, comme des visages.)

Donc un bref résumé pour les lecteurs sur le point de perdre leur concentration : le cerveau des gens de lieux tranquilles semble prêt à se concentrer sur une tâche en cours, alors que celui de leur contrepartie urbaine semble préparé à explorer les conditions toujours changeantes de la vie citadine. Cela explique certainement pourquoi certains gars de la campagne trouvent la ville assommante, et certains gars de la ville trouvent la campagne un peu ennuyeuse. Ce n'est en rien personnel – ça vient strictement des neurones.



SOURCE



Traduit par Hélios pour le BBB.

4 commentaires:

  1. Félicitations, les gars du collège Goldsmith de Londres! Autrement dit, sacrés branleurs!

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  2. http://sos-crise.over-blog.com/article-les-villes-organisent-leur-survie-alimentaire-115204521.html

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  3. lasorciererouge28 juin 2014 à 13:06

    http://www.momentpresent.com/2014/03/26/rendez-vous-de-la-presence-moment-present-tv-prendre-conscience-de-lattention/

    1/3

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  4. http://www.aryanalibris.com/index.php?post/Strawbridge-Dick-Strawbridge-James-Vivre-comme-a-la-campagne

    pdf

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